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mardi 19 mars 2013

IFLA Lyon 2014 !

Vous le savez peut-être, en tout cas, vous devriez en entendre beaucoup parler au fil des prochains mois, mais le congrès international de l'IFLA se tiendra en France, à Lyon, du 16 au 22 août 2014.

L'IFLA, c'est une Fédération internationale d'associations de bibliothèque et de bibliothécaires (International Federation of Library Associations and Institutions - IFLA) dont nous fêterons l'an prochain le 80ème anniversaire. Ses bureaux sont aujourd'hui situés dans les locaux de la bibliothèque royale des Pays-Bas à La Hague. En tant qu'organisation internationale indépendante, la fédération œuvre en faveur d'une valorisation des services de bibliothèque et des valeurs que celles-ci promeuvent : liberté d'information, droit de/à l'information ou encore accès égal à tous.

La France n'avait pas accueilli de congrès de ce genre depuis 1989 et le Congrès de Paris. Il s'agit là vraiment d'une opportunité incroyable de rencontrer plus de 3.500 collègues de 130 nationalités différentes et d'assister pendant une semaine à plus de 600 communications dans vos différents domaines d'intérêt. Mais l'IFLA, ce sont aussi des réunions satellites organisées dans des villes situées à 3 heures de transport maximum, comme celui de l'Association internationale francophone des bibliothécaires et des documentalistes à Limoges tout de suite après le congrès de Lyon, mais également ceux des différentes divisions de la fédération qui profitent de la manifestation pour se rencontrer, comme le groupe des New profesionals, ou la section Rares books and manuscripts.

Le thème de ce congrès lyonnais tourne autour de la notion de confluence. Son slogan officiel est :"Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance". Il s'agit donc de mettre en avant les notions de bibliothèque comme lieu de construction de la connaissance et de la citoyenneté, et de souligner l'importance de la communauté (confluer, créer ensemble). C'est aussi ce que symbolise le logo de l'événement où l'on devine la confluence du Rhône et de la Saône en cette bonne ville de Lyon sur fond noir. 

Actuellement, la manifestation ne dispose pas encore d'un site internet, mais elle anime une page Facebook où sont rassemblées toutes les informations utiles et notamment une brochure de présentation (pdf).

Ne l'ignorons pas, assister à un congrès de cette taille est onéreux : entre 400 et 600 euros mais c'est à mettre en balance avec l'incroyable opportunité en laquelle l'événement consiste (une session en France tous les trente ans quand même et des possibilités d'échanges et de rencontres démultipliées) et il faut souligner également que des facilités de participation sont proposées aux collègues qui se proposeraient comme bénévoles ou comme volontaires. Ce volontariat consiste à donner un peu de son temps en échange d'une entrée offerte au congrès, ce pour des activités d'accueil, de tenues de stand, distribution de casques de traduction, de compte-rendu pour l'IFLA Express, de traduction etc.

En attendant, le Congrès lyonnais sera présenté au prochain congrès de l'Association des bibliothécaires de France qui se tiendra également à Lyon du 7 au 9 juin prochain sur le thème de "La bibliothèque, fabrique du citoyen" et au Congrès de l'IFLA 2013 prévu en août à Singapour.

Et si vous souhaitez apporter votre pierre à la communication autour de l'événement, pourquoi ne pas participer au Tour de France des bibliothèques, une représentation très visuelle et ludique pour promouvoir nos bibliothèques françaises en vue du congrès IFLA 2014 à l'exemple de la photo ci-dessous. Il suffit pour cela simplement de vous prendre en photo avec votre vélo devant votre bibliothèque préférée. Les photos seront ensuite imprimées et épinglées sur une carte de France, affichée lors des congrès de l'ABF 2013, de l'IFLA 2013 et bien sûr de l'IFLA 2014. N'hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, sur vos pages facebook, sur twitter (#cyclobib)

mardi 19 février 2013

Mini libraries et library boxes

Outre-Atlantique, l'association Urban Librarians Unite (ULU) lutte contre les dégâts environnementaux provoqués par les récents ouragans et tempêtes. Elle a ainsi pu rassembler, par exemple, plus de 20.000 livres pour enfants pour remplacer les collections détruite par l'ouragan Sandy à New York. Et en attendant que les bâtiments eux-mêmes soient de nouveau opérationnels, elle a placé des "boîtes à livres", mini libraries, dans la rue, à l'emplacement des bibliothèques d'arrondissements les plus endommagées.

«Nos mini bibliothèques vont rencontrer les mêmes limites que toute autre petite bibliothèque," affirme ULU sur son site internet. "Elles ne pourront jamais être vues comme une alternatives aux bibliothèques qu'elles remplacent. Elles offrent simplement un peu de réconfort et de secours, en particulier aux enfants et aux familles, et elles rappellent combien les bibliothèques -et leurs bibliothécaires- sont réactifs, attentionnés et rapides pour répondre aux besoins de leurs communautés."

Une initiative qui fait penser aux little free libraries d'un côté, qui essaiment de plus en plus, y compris en France, mais dans des communes moins importantes et d'un autre côté à ce que peut proposer le bouclier bleu en terme de protection des biens culturels et patrimoniaux face aux situations d'urgence.

De son côté, l'association ULU espère proposer également prochainement des Library boxes, un dérivé de PirateBox avec du contenu culturel et informationnel

La LibraryBoxest un outil numérique mobile de distribution de fichiers open-source basé sur du matériel bon marché qui offre un contenu éducatif, social, et tout autre contenu important pour les usagers.

Incidemment, Urban Librarians Unite avait déjà fait parler d'elle récemment en organisant des actions pour sauver la bibliothèque de New York d'importantes coupes budgétaires en organisant une distribution gratuite de livres en mai 2012, une séance de câlins collectifs et une chaîne humaine en mai 2011 ou surtout une Zombie March for libraries (galerie FlickR) en octobre 2010.

samedi 6 octobre 2012

Lumières et littérature dans la rue

En juin dernier fut organisée une étrange installation dans les rues de Melbourne, à l'occasion du Light in Winter festival dont le thème, cet année, portait sur "la lecture".

A cette occasion, donc, fut mise en place une installation intitulée Literature vs Traffic, proposée par le collectif d'Art urbain Luzinterruptus et qui avait déjà été installée à New York précédemment.

Le collectif a donc récupéré pas moins de 10.000 exemplaires, désherbés des collections de bibliothèques municipales australiennes et rassemblés par l'Armée du Salut pour le collectif. Ce dernier les a ensuite épendu dans la rue avec de petites lumières comme seul point de mire.

L'objectif est de créer une rivière de livres, une rivière qui déborde dans l'espace urbain, les zones piétonnes, les aires de stationnements et grignote, vole de l'espace aux traffic routier, symbolisant l'emprise de la littérature sur l'espace public et affirmant le pouvoir de l'écrit.

Déjà, en soi, l'installation est impressionnante. Au-delà, mise en résonnance avec les autres installations et événements proposée comme cette performance intitulée Walking Through Words, proposée par Tony Yap et Yumi Umiumare en collaboration avec les habitants des quartiers de la ville. 

L'installation en elle-même a duré un mois, tout le mois de juin plus précisément. Et la dernière nuit, les livres exposés étaient offert aux passants qui pouvaient flâner, prendre leur temps, et choisir les plus intéressants à leurs yeux. Parallèlement, la compagnie Yumi a organisé une performance impromptue de dons de livres aux conducteurs de voitures qui longeaient l'installation.

Images: Gustavo Sanabria.

Plus, beaucoup plus, de photos sur le site de Luzinterruptus.

vendredi 11 mars 2011

Semaine de la Francophonie 2011

C'est presque un marronnier sur ce blog, presque, car j'ai laissé échappé quelques années, mais régulièrement depuis 2005 je me suis fait l'écho ici de la semaine de la francophonie (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010).

1. La semaine de la Francophonie.

La semaine de la Francophonie, c'est la manifestation française aboutissant à la Journée internationale de la Francophonie, prévue le 20 mars prochain.

Au Québec, cette fête trouve son écho dans la Francofête, dont la quinzième édition se déroulera du 4 au 27 mars 2011 avec pour slogan "Le français, pour agir ensemble". Des manifestations seront aussi organisées notamment en Belgique, du 12 au 20 mars 2011, pour "La langue française en fête" sous le thème des solidarités, et en Suisse où les francophones sont invités à "prendre langue", c'est-à-dire établir des liens et éprouver de nouveau une forme de solidarité par le biais des mots. 

Haïti n'est pas oubliée. Cette année, l'Organisation internationale de la Francophonie et l'Agence universitaire de la Francophonie dont Port-au-Prince accueille le siège de l'antenne régionales pour la Caraïbe, organisent également des manifestations depuis le début du mois de mars sur l'île (projections, lectures, expositions, émissions...). Une façon de souligner et de rappeler l'importance des solidarités, ici francophones, pour la reconstruction d'Haïti. L'Agence universitaire de la Francophonie fête cette année ses 50 ans.

Pour rappel, l’Organisation internationale de la Francophonie née le 20 mars 1970, date de la signature du Traité de Niamey initié par Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et Norodom Sihanouk, est fondée sur le partage de la langue française et des valeurs universelles. Elle a fait de la reconnaissance et de la promotion de la diversité des cultures un facteur de dialogue et de paix au service du développement et compte aujourd’hui 75 États et gouvernements dont 56 membres et 19 observateurs.

Et en France alors ? En France, vous retrouvez ce thème central de la solidarité décliné avec l'opération des Dix mots : Dix mots qui nous relient. Tous les ans en effet, dix mots sont ainsi mis à l'honneur, parfois choisis par des hommes et femmes de sciences comme en 2005, parfois l'occasion de mettre un écrivain à l'honneur comme Sédar Senghor en 2006, l'occasion également de partir à la rencontre d'autres cultures comme en 2007 à la suite d'écrivains francophones. En 2009, les manifestations et le choix des mots s'inscrivaient dans les festivités anniversaires du Ministère de la Culture.

2. Dix mots pour tout changer

2011 se veut une année autour du lien. Ce sont donc des mots autour de cette thématique qui ont été retenus : accueillant, fil, avec, cordée, harmonieusement, agapes, réseauter, chœur, complice, main. Ces mots vous sont proposés, définis à leur façon par des écrivains connus. Ces mots vous sont offerts. Offerts à votre envie, à votre imagination, à votre créativité. Offerts à dire, à écrire, à « slamer », à calligraphier, à représenter.

Vous êtes dès lors invités à composer un texte court contenant chacun de ces dix mots et participer ainsi à la Chaîne des mots. On se croirait presque dans une émission des Papous dans la tête, l'émission France-Culture de Françoise Treussard réunissant des écrivains jongleurs de mots joliment OuLiPiens, dont l'émission d'ailleurs du 20 mars se déroulera depuis le Salon du Livre de Paris. Et si vous êtes joueurs, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France de l'AUF, dans le cadre de l’opération « Dis-moi dix mots » propose dix autres mots faisant l'objet d'un concours demandant de raconter un fait-divers en utilisant les mots : baladeur,crescendo, escagasser, remue-méninges, mentor, zapper, cheval de Troie, mobile, galère, variante.

Dernier jeu, dont je ne pense pas qu'il soit lié même si la date de rendu est fixée au 20 mars 2011 à 12h SLT est ce concours de Build, de constructions, autour du thème "Lettres et mots" lancé par la Bibliothèque Francophone du Métaverse. La fidélité au thème, la qualité et l'originalité seront les critères essentiels du jury et les gagnants se partageront 20.000 L$ (environ 80 US$).

Vous êtes invités enfin à participer au projet WikiLF, un wiki où les internautes peuvent voter ou proposer un équivalent à un terme étranger soumis par la Commission générale de terminologie et de néologie, ou encore soumettre à l’avis de la Commission un nouveau terme accompagné de sa définition.Ce qui nous éviterait parfois des traductions, sitôt décrétées, sitôt oubliées.

Un événement à suivre aussi sur Facebook et sur Twitter.