Vagabondages

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vendredi 28 février 2014

28 février 2005

28 février 2005. C'est la date de mon tout premier billet. Aujourd'hui, le blog à 9 ans. C'est un grand maintenant. Certes, très honnêtement, ce n'est pas neuf ans de rédactions de billets. Bon an mal an, il y eut des périodes plus ou moins longues où je n'ai pas écris une ligne et en parcourant les pages de billets rédigés dans mon interface d'administration, je me suis rendu compte que les billets d'excuse pour les absences devenaient relativement réguliers.

Comme je l'écrivais précédemment, le déplacement de la veille sur les réseaux sociaux est en partie responsable de cette chute et, pendant un temps, je me suis contenté de conserver les informations importantes sur mon Diigo sans en produire de nouvelles notes ou, a minima, de les retransmettre sur Twitter. La participation au groupe Légothèque, au sein des groupes de travail comme de l'écriture de billets participe également de ce manque de temps, ce que je ne regrette en rien. Juste qu'à certains moments il faut faire des choix et je les assume. Comme j'assume celui de réécrire ici, et donc d'accorder légèrement moins de temps à d'autres activités.

Il y a neuf ans, peu d'autres blogs en bibliothéconomie existaient. Les plus importants étaient alors celui de Nicolas Morin qui a, depuis arrêté toute activité de blogging même s'il continue à tweeter et intervenir via d'autres réseaux, et à qui je dois d'avoir ouvert mon propre outil après une présentation lors d'une formation à l'enssib ; l'autre est le Figoblog de Manue, dont les articles se sont faits plus espacés et qui donc, fêtera dans quelques semaines ses dix ans, lui (n'est-ce pas Manue, il faudra en faire un billet !). 

Quant à moi, je continue mes activités ici. Il faudra que je prenne le temps de changer de template, de revérifier tous les liens et de les mettre à jour. Ils n'ont pas bougé depuis des années. Le mieux sincèrement serait de changer de plateforme également et de quitter Dotclear via Gandi pour Wordpress, mais ce sera certainement dans un second temps.

Je continuerai d'écrire sur les bibliothèques, les outils innovants et leur utilisation dans les établissements, l'actualité de la profession. Au moins jusqu'à ce qu'un billet apparaisse dans les documents d'une note de synthèse de concours. La consécration, en quelque sorte Ce qui précède est de l'ironie [point d'ironie, même si cela me ferait secrètement plaisir]

Alors, à l'année prochaine pour les 10 ans.

jeudi 30 juin 2011

Ecrire pour un blog

Voici quelques temps que je n'avais publié et je m'en excuse.

Souvent, lorsque j'évoque mon activité de publication sur internet, les stagiaires et plus largement mes interlocuteurs me demandent quand est-ce que je prends le temps de bloguer et si cette activité est effectivement chronophage. La réponse est affirmative. Bien sûr que bloguer prends du temps comme toute activité, même si on développe tous des astuces pour réduire ce temps et le consacrer à d'autres tâches ou loisirs.

Une première réponse réside dans le recueil d'information et là interviennent les divers outils et pratiques à mettre en œuvre dans un processus de veille (cf. ce précédent billet). Le recueil d'information en lui-même n'est pas si compliqué que cela lorsque vous avez mis en place les outils ad hoc

Non, l'activité qui prend le plus de temps à dire vrai est la rédaction elle-même des billets. Vous avez là plusieurs types de billets proposés sur ce blog : 

  • Le premier concerne de simples reprises d'information de ce qu'on pourrait et peut trouver ailleurs. Ce sont alors des billets courts, rédigés plutôt rapidement parce que j'ai la chance de ne pas trop chercher mes mots lorsque j'écris (peut-être à tort d'ailleurs, mais j'ai eu peu de retour sur mon style sinon un manque de relecture). des phrases courtes, une image, une information unique. C'est le genre de billet que j'essaie de privilégier ne serait-ce pour en faciliter la consultation par les internautes et les lecteurs. Des billets courts et informatifs sont toujours plus efficaces. J'essaie d'en faire ressortir la structure et de mettre les informations essentielles en gras.
  • Le problème est que j'ai du mal parfois à faire court :-p Parmi les billets ici rédigés, il y a des articles qui agrègent des informations et proposent une synthèse de ma veille sur un sujet ou un autre, ou qui sont des comptes-rendus, tant de mes pratiques que de journées auxquelles j'ai pu assister. Ces billets sont plus longs, plus rédigés, probablement moins lisibles dans un contexte où la lecture rapide prime mais qui contiennent plus d'information. J'espère que mes lecteurs, s'ils ne les lisent pas sur le moment, les agrègent pour y revenir au moment où ils en auront vraiment besoin. Ces billets me prennent plus de temps, parfois plusieurs heures pour un seul article.
  • Il m'est arrivé également de rédiger des séries. Cela thématise un peu les billets produits et rend plus facile leur rédaction : il m'est ainsi arrivé de publier au cours de la même semaine des séries de trois quatre billets ayant le même thème : des semaines autour du traitement de l'image, des univers virtuels, du métier. Et je ne parle pas des publications récurrentes qui ont rencontré un succès inattendu comme mes billets du samedi consacrés au design en bibliothèque. La plupart des lecteurs que je rencontre ne me parlent presque plus que de ces billets !

Tout cela ne répond toujours pas à la question initiale : comment je m'en sors ? Tout simplement en préparant plusieurs billets à l'avance. Il m'arrive de passer une après-midi à travailler et rédiger des billets dont je programme une publication répartie sur quinze jours. S'il intervient un événement ou si je tombe sur une information importante, j'intercale simplement ce nouvel élément dans la publication prévue. Cela me permet de mieux organiser mes temps de travail et de loisir mais présente un défaut majeur : il m'arrive d'avoir encore du travail (cours à préparer par exemple) alors que ma réserve de billet est épuisée. La régularité de publication s'en voit contrariée, voire, emporté par d'autres activités, sévèrement compliquée.

C'est le problème d'écrire pour un blog personnel. Ce qui en fait la richesse aussi puisque je ne me sens pas attaché ni à ce blog, ni à ce canal particulier de diffusion.

Ce qui me permet également d'y revenir. 

Voir aussi : Comment rédiger un billet de blog ? / Apprendreabloguer.com

lundi 7 mars 2011

Dis-moi comment tu veilles...

La première personne pour laquelle je veille, c’est moi.

Du coup, les sites sur lesquels porte ma veille correspondent à mes besoins premiers : le monde des bibliothèques, l’innovation en bibliothèque, la formation et l’apprentissage, etc. Ma veille passe par de nombreux sites et de nombreuses sources.

I. Collecter l’information

1. Agrégateurs et flux RSS

Ma source principale est mon agrégateur.

Depuis le début de l’année, il s’agit deGoogle Reader après avoir longtemps été fidèle à Bloglines. Ceci étant, je me suis gardé un compte Bloglines sur lequel je peux m’attarder.

Mon agrégateur compte actuellement 294 flux, ce qui est évidemment beaucoup trop. Ces derniers sont regroupés en 15 dossiers dont cinq privés. Déjà, premier point non négligeable : les dossiers regroupent des flux à finalités personnelle et professionnelle. Je ne voulais pas séparer les deux dans une optique de gain de temps mais j’avoue que parfois il m’est difficile de tout lier. Je ne sais pourquoi mais ce chiffre de 300 flux agit comme une barrière psychologique et, à plusieurs reprises, une fois dépassé, je me suis pris à désherber en masse nombre de flux conservé et inutiles soit parce qu'ils ne sont plus alimentés, soit parce qu'ils sont redondants avec d'autres.

Les dossiers restant sont :

Il y a aussi un dossier "divers" qui me sert à regrouper tout ce que je ne sais pas où classer et qui finit en vraie poubelle de flux.

Évidemment, certaines catégories sont bien plus consultées que d’autres et, d’une manière générale, je concède que je devrais faire plus de désherbage qu'actuellement. Le fait est que je consulte mon agrégateur pendant environ une heure tous les matins, en fonction de ma charge de travail (il est arrivé que je l'oublie dans un coin et alors je n'ai pas eu le courage de l'effeuiller aussi, en ce cas, je marque tout arbitrairement comme lu et je recommence à zéro). Il m'arrive également en journée d'y jeter un œil, souvent vers midi puis vers 17h.

Je ne consulte pas forcément tout d'un coup non plus. Comme je prends souvent plus de temps pour lire les biblioblogs anglais par exemple, je ne consulte la catégorie qu'une fois par semaine environs. Mais il ne faut pas trop attendre parce qu'un spectre de flux non lus trop important m'empêche de les consulter, le but étant bien sûr de conserver le moins de flux non-lus possibles.

2. Les réseaux sociaux

Deuxième source importante d’information : les réseaux sociaux. Je récupère une part non négligeable de mes informations dans la veille rendue publique de nos collègues et notamment à partir de Twitter et de Facebook.

Sur Twitter je suis 223 comptes. Ces derniers sont regroupés en quatre grandes catégories thématiques :

  1. @Vagabondages/juridique
  2. @Vagabondages/biblioth-caires-et-veilleurs
  3. @Vagabondages/mondes-virtuels
  4. @Vagabondages/institutionnel

A ces catégories s’ajoutent une cinquième nommée rapidement « divers » et regroupant des comptes d’intérêt non professionnels, ces comptes qui ne rentrent nulle part ailleurs mais qui ne sont pas assez nombreux pour justifier une liste pour eux-seuls, et une sixième regroupant les amis, « privé ».

J’utilise pas mal Twitterje consulte plus que je ne participe. Le logiciel est intégré dans mon navigateur via Echofon mais l’add-on ne retransmet pas tous les tweets ai-je parfois l’impression. De toutes manières, je suis déjà un peu débordé donc ce n’est pas grave. Bien sûr, je me suis créé des alertes sur twittersearch et Google alertes aux flux desquelles je suis abonné afin de suivre quand même les thématiques et mots clefs qui me paraissent importants.

Ça permet aussi de distinguer des informations qui sont citées et recitées, potentiellement importantes (merci le Bouillon), tout en restant attentif aux signaux plus faibles, issus de comptes peu suivis, du moins dans le cercle d’influence fréquenté. C’est une grande force des réseaux justement que ces liens faibles qui apportent souvent une information, une ressource légèrement en décalage mais parfois pertinente par rapport à ce qu’on cherche.

Facebook aussi est une source importante d’information.

Mon compte Facebook est encore un compte privessionnel. Les deux tiers de mes 326 contacts sont des collègues et les messages qui s'affichent sur ma page ne sont pratiquement que des messages professionnels, dont 90% sont en fait les billets de ce blog.

Pour l’instant, je consulte essentiellement le « mur » Facebook pour ma veille. C’est-à-dire que je rate probablement 75% des informations qui y sont publiées, mais il m’arrive de cliquer sur les listes d’amis que j’ai construites afin d’y gagner un peu plus en lisibilité :

  • Amis
  • Bibliothèques
  • enssib
  • Famille

En vain. Ces listes sont encore trop vagues et, à dire vrai, n’ont pas été créées dans cet objectif : ces listes me servent essentiellement à définir des options de visibilités : le profil est largement ouvert aux amis et à la famille, en accès restreint pour les autres avec des niveaux de restrictions parfois relativement fins.

Un certain nombre d’informations se révèle redondant entre Facebook et Twitter : les collègues veilleurs les plus actifs publient sur les deux réseaux mais ce n’est pas si important que cela : je ne suis pas tout le temps sur l’un et sur l’autre en même temps et, ainsi, je peux toujours avoir accès à l’information.

Je possède également des comptes sur d’autres réseaux sociaux comme MySpace (mort), LinkedIn ou Viadeo. Mais je ne prends pas vraiment le temps de consulter aussi régulièrement ces sites. A dire vrai, je profite plus des fonctionnalités de push et donc des lettres d’informations que je reçois pour les visiter occasionnellement.

3. Les listes de diffusion

Finalement, du moins en ce qui concerne mes pratiques de travail, le courrier électronique est loin d’être mort.

Par mail, je reçois des lettres d’informations nombreuses et variées :

  • de Second Life et des groupes de bibliothécaires, ce qui me permet de rester au courant de ce qui s’y passe même si je lis l’info occasionnellement (Alliance Second Life ; Librarians of Second Life ; LIS Student Unions…)
  • des réseaux sociaux et notamment les lettres d’infos des groupes auxquels je me suis abonnés sur différents sites comme les groupes « Library 2.0 Group Members » ou « ADBS » sur LinkedIn
  • Je reçois les lettres du site http://www.territorial.frnotamment sur les thématiques de la Culture, de la Communication, la RH et de la Documentation (liste complète des Lettres)
  • Je reçois la lettre EDUCPRO du groupe l’Etudiant,
  • le courrier de l’Unesco et celles de l’ABF (nationale + mails du groupe régional)

Je suis aussi abonnés à des listes de diffusion, notamment deux-trois de l’IFLA ([DIGLIB] pour les bibliothèques numériques, [IFLA-IT] sur la technologie del 'information et [UNIVERS] pour les bibliothèques universitaires et de recherche) mais avec un succès franchement mitigé : la seule vraiment active [DIGLIB] recense essentiellement des appels à colloques donc d'intérêt limité. Je reçois également  celle de l’AIFBD liée au site Bibliodoc. Plus efficace déjà mais à partir d'une autre adresse mail ce qui complique quand même les choses.

Enfin arrivent aussi par mail les informations que me passent collègues et amis sur des messages susceptibles de m’intéresser, ce dont je leur en suis gré.

II. Sélectionner l’information


Bien sûr, tout cela est bien beau mais paraît passablement indigeste. D’autant que, s’il m’arrive une à deux fois par an de revenir sur mes abonnements pour faire un peu de nettoyage, je demeure souvent bien en peine d’en tirer rapidement la substantifique moelle.

Quand je tombe sur une information intéressante, j’essaie le plus possible de la garder en mémoire. Pour ce faire, mon outil essentiel est Diigo. J’ai commencé avec Delicious, mais je suis rapidement passé à Diigo, tout en ayant relié les deux de sorte que mes ajouts sur le second alimentent automatiquement le premier. Ainsi, que l’info provienne de Twitter, d’un mail ou d’un butinage sur internet, je sauvegarde rapidement la page sur le site de partage de signets. Le site est facilement accessible, notamment grâce à un plug-in et une barre idoine installés dans le navigateur. J’y entre le titre, rarement une explication et ajoute quelques mots clefs.

Ce n’est pas la Panacée, loin de là. Sincèrement, j’avoue avoir un peu de mal avec ces mots-clefs parce que je ne veux pas les multiplier à l’infini et que je suis très réticent lorsqu’il faut en créer de nouveaux. Je crains en effet l’éparpillement des mots-clefs et donc potentiellement la perte des liens sauvegardés. Mais du coup, je tords un peu les mots-clefs utilisés jusqu’à ce que je cède et il me semble que ce n’est guère mieux. D'autant qu'alors, je ne prends pas toujours le temps de parcourir mes liens déjà sauvegardés pour leur attribuer le mot-clef correct nouvellement créé. Hey, j'aimerais vous y voir aussi.

Mes mots-clefs recouvrent plusieurs réalités. Devant catégoriser une information, je me trouve avec des métadonnées différentes toutes placées au même niveau. Ainsi les mots-clefs que je vais employer vont désigner :

  • le contenu de la ressource (statistiques ; usages ; mobile ; identité_numérique ; …)
  • une précision formelle le cas échéant (bibliographie ; tutoriel)
  • Parfois une indication géographique (France, Etats-Unis)
  • un type d’outils (Facebook ; Second_Life ; iPad ;…)
  • une description physique (image ; diaporama)

Je sais que c’est tendre le bâton pour se faire battre mais ce n’est pas tout :-(. J’ai des tags en anglais et d’autres en français : parfois en effet, lorsque je vais un peu trop vite, il m’est arrivé d’accepter des mots-clefs en anglais proposés automatiquement par Diigo. Je suis revenu sur la page des mots-clefs pour corriger tout cela mais certains me paraissent utiles : « Recherche» et « Research » me permettent de distinguer la « Recherche » universitaire des fonctionnalités de moteurs de recherche. Parfois il y a des redondances dues à de premières incertitudes (ex : « SecondLife » et « Second_Life ») que je corrige lentement mais il peut paraître fastidieux de reprendre les 130 occurrences d’un « SecondLife ».

Reste que, dans mes erreurs, il m’arrive aussi de sauvegarder des pages que je suis censé lire plus tard et que, bien évidemment, je ne lis pas plus tard. Ou presque. C’est important mais pas si grave que cela : on ne peut jamais tout lire. C’est impossible. Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Les enregistrer est une façon de les garder sous le coude, pour plus tard, quand le besoin s’en fera sentir. C’est une façon aussi de les parcourir rapidement et de garder dans un coin de la tête qu’un document récent aborde telle problématique ou tel sujet dont on peut avoir besoin ultérieurement.

III. Rendre l’information

Veiller pour accumuler ne sert à rien. Si ce n’était que pour cela, je gagnerai du temps à ne rien faire et me contenterai d’interagir avec mes amis.

La première personne pour laquelle je veille, c’est moi. Du coup, le rendu de la veille doit se faire dans une forme qui m’intéresse en premier lieu. C’est aussi pour cela que j'alimente un blog. Cela me permet de garder trace des informations qui m’ont intéressé, voire d’en proposer des synthèses. Un blog publique parce que j’ai la faiblesse de croire que certains des billets que je rédige peuvent intéresser d’autres collègues, mais pas vraiment un blog d’opinion. Ce n’est pas pour cela que je l’ai ouvert.

Un second type de rendu recouvre les supports de cours que je donne. Que ce soit en formation initiale ou en formation continue, j’essaie toujours d’alimenter mes cours et mes présentations de références récentes et particulières. Je passe donc un temps certain à parcourir l’ensemble des ressources que j’ai pu sauvegarder sous un mot-clef donné, quitte pour certaines donc à les découvrir pour la première fois. De fait, je n’ai pas de plan de cours inné dans la tête. Ce dernier se dégage sensiblement des informations dont je dispose que j’organise petit à petit. Une gigantesque et perpétuelle note de synthèse, en somme.

Il y a également les informations qui rentrent dans divers produits documentaires. Lorsque j’étais au département des ressources documentaires de l’enssib, je me servais bien sûr des connaissances acquises et des ressources trouvées pour répondre le plus justement possible au service Questions ?Réponses!, pour proposer une brève au blog d’actualités du monde de l'information et des bibliothèques, pour rassembler les informations les plus pertinentes et construire des produits documentaires pertinents (dossiers et fiches pratiques). Maintenant, les informations me sont surtout destinées, mais je continue à envoyer des messages aux collègues potentiellement intéressés.

Enfin, il y a toutes ces informations qui ne sont pas traitées mais qui viennent enrichir une connaissance diffuse, ces liens qu’on fait suivre aux collègues et ces pages qu’on garde pour soi, parce qu’elles nous ont plu mais dont on sait qu’on ne tirera pas grand-chose pour le moment sinon pour soi.

lundi 7 février 2011

Les statistiques de Vagabondages.

C'est le genre de billet que je réserve à la date anniversaire du blog, mais comme je la rate consciencieusement chaque année (on s'en approche de toute façon : 28 février 2005, bientôt 6 ans ! :D ) et que que Lully propose d'évoquer le sujet, je vais revenir sur les statistiques de Vagabondages. L'occasion pour moi de reprendre les logiciels de statistiques installés mais, contrairement à Lully, guère consultés. A dire vrai, j'ai une connaissance relativement imprécise du nombre de lecteurs et j'avoue ne pas être parvenu à savoir si les stat' comptabilisaient les flux agrégés ou non.

J'évoquais les logiciels de statistiques, parce que j'en ai plusieurs : j'avais en effet installé sur le blog, ou plus exactement son avatar précédent lorsqu'il était hébergé sous blogger, un logiciel qui s'appelleStatcounter que je me suis contenté de reprendre sous gandi.net. Il s'agit de quelques lignes de codes qui apparaissent sous forme d'un compteur en bas de ma page d'accueil. Statcounter m'expliquant que j'utilise pleinement les possibilités gratuites (Your log size of 500 has 500 entries. Upgrade to 5,500 for just $5 a month) et qu'il serait judicieux de passer à une version premium, j'ai profité ensuite du changement de plateforme pour m'inscrire chezGoogle Analytics. Je craignais que ces statistiques étant combles n'en deviennent partielles.

Enfin, Gandi.net, propulsé par Dotclear, me fournit quelques statistiques également de consultations mais ces dernières n'étant pas accessible sous forme de synthèse annuelle (j'ai des chiffres mensuels peu clairs) je ne vais pas les reprendre ici.

Qu'apprend-on ?

1. Visiteurs

Selon Statcounter, il y aurait eu une moyenne de 6.080 visiteurs/mois l'an dernier, avec des pics dépassant les 7.000 visiteurs ces trois derniers mois (9.675 en novembre 2010). Google Analytics signale quand à lui une moyenne de 4.039 visiteurs par mois. Mais je ne sais pas d'où vient ce différentiel. Gandi ne propose pas de moyenne annuelle. Je suppose que c'est à moi de refaire le calcul mois après mois, ce que donc, je ne ferai pas.

Ces visiteurs ne restent pas longtemps : 1,47 minutes en moyenne pour Google Analytics tandis que Statcounter m'explique que 93% de ces visiteurs reste moins de cinq minutes. Je comprends que pour lire le dernier billet il ne faille pas beaucoup de temps, mais peut-être ce chiffre est-il faussé par les flux RSS qui viennent se mettre à jour rapidement ?

Quoiqu'il en soit, selon Google Analytics toujours, seuls 18,75% des visiteurs sont des returning visitors (13,9% pour statcounter). Un truc sympa : Google précise que 727 visites (1,24% du nombre total de visiteurs), via 11 systèmes d'exploitations différents, consultent depuis des terminaux mobiles. 

2. Contenu

Au départ, c'est pour cela que j'ai voulu avoir des statistiques : découvrir ce qui était consulté sur Vagabondages.

Outre la page d'accueil, Vagabondages.org, les pages les plus consultés selon Statcounter sont : 

  1. Les livres dans la peau, un billet sur le tatouage bibliocentré
  2. Devenir bibliothécaire d'Etat
  3. Ron Arad et l'Etat gère, un billet sur une étagère design en forme des États-Unis
  4. QR codes et tutoriels
  5. Connaître les outils de la veille informationnelle
  6. tag Van Gogh
  7. Comment archives, musées et bibliothèques contribuent à la formation tout au long de la vie ?
  8. Les liaisons dangereuses : livre-objet
  9. Bibliothèque publique...
  10. Devenir fonctionnaire européen
Google propose, quant à lui le classement suivants :
  1. Les livres dans la peau
  2. La seconde carrière des enseignants
  3. Connaître les outils de la veille informationnelle
  4. Devenir bibliothécaire d'État
  5. Ron Arad et l'État gère
  6. Les réseaux sociaux et les bibliothèques, un cours que j'avais tenu à l'Urfist de Rennes
  7. Devenir fonctionnaire européen
  8. Modalités d'inscriptions au concours de bibliothécaire d'État
  9. 25 outils de réseaux sociaux à destination des bibliothécaires
  10. tag Van Gogh

Il est intéressant de noter que parmi les thématiques proposées sur ce blog (réseaux sociaux, usages mobiles, représentations des bibliothèques, ressources professionnelles, Sciences de l'information, univers virtuels et bibliothèques, patrimoine, propriété intellectuelle, questions métier...), on retrouve des sujets pas forcément très sérieux dans le top 5. Parmi les billets restants, et la tendance est plus marquée encore dans le top dix, ce sont les questions métiers qui attirent les visiteurs : devenir bibliothécaire d'État, modalité d'inscriptions aux concours des bibliothèques, devenir fonctionnaire européen etc... Un thème qui déjà me valait l'essentiel du trafic sur blogger avec des billets comme "Comment devient-on bibliothécaire" et "Travailler en bibliothèque" : les seuls qui généraient plus de trafic que la page d'accueil.

Ce qui est rassurant aussi est que les billets plus anciens continuent à être consultés : "la seconde carrière des enseignants" date de 2008 par exemple ; j'espère juste que les visiteurs se rendent compte de l'ancienneté du billet et de la parfois nécessaire mise à jour à effectuer.

3. Trafic

15,69% des visiteurs selon Google est arrivé par accès direct au site, et non via un site référent. Ces sites référents sont souvent des agrégateurs d'ailleurs.

Par ces sites référents on trouve : des agrégateurs, des blogrolls et Google surtout selon Statcounter. Google Analytics souligne quant à lui 45,39% du traffic généré à partir d'un moteur de recherche : essentiellement Google lui-même et ce en tant que moteur de recherche d'une part, et de moteur d'image d'autre part.

Vagabondages est très sollicité pour les images qu'il emprunte honteusement à d'autres sites, ce qui pollue largement les stats. Il faudrait que je prenne plus de temps lors de la rédaction de billets pour mieux choisir ces illustrations et surtout les enregistrer sur le serveur de Gandi.net afin d'éviter d'une part cette pollution statistique et d'autre part la disparition des illustrations sur certains billets au bout de quelques mois (sans parler de notions de netiquette et de vol de bande passante) mais c'est le genre de chose que je repousse toujours un peu plus.

Google Analytics continue avec 38,18% de trafic généré à partir de sites référents (Google.fr, netvibes.com, images.googles.fr, twitter.com, google.com, facebook.com, rezo.net, bibliobsession.net, vagabondages.blogspot.com, google.be) , 15, 69% de trafic généré par accès direct donc et un petit 0,73% d'autres indéfinis.

Les mots clefs les plus utilisés pour arriver sur mon blog sont, selon Google Analytics : 

  1. veille informationnelle
  2. vagabondages
  3. reconversion professionnelle enseignant
  4. etat unis
  5. carte etat unis
  6. etagere lumineuse
  7. adopter un mot
  8. bibliotheque design
  9. seconde carrière des enseignants
  10. la veille informationnelle
Et sont, selon Statcounter :
  1. carte Etat unis
  2. qr code
  3. les bibliotheques et la lutte contre le sida
  4. etat unis
  5. la veille informationnelle
  6. echange poste bibliothécaire avec etranger
  7. etat unis carte
  8. concours bibliothécaire d'état
  9. etudes de cas concours bibliothecaire
  10. blog monde des bibliothèques
Manifestement, il se passe des trucs avec les États-Unis.

Après, hors les 80% de visiteurs français, les visiteurs proviendraient de Canada, Belgique, Suisse, Maroc, Tunisie pour Google Analytics et de Canada, Corée du Sud (sic), Suisse, Belgique, Etats-Unis, Russie et Côte d'Ivoire pour Statcounter.

Conclusions

Je ne sais pas. Honnêtement, je ne regarde pas vraiment ces chiffres sinon pour m'amuser des mots-clefs étranges ayant pu amener vers mon blog ou pour m'inquiéter ponctuellement des sujets qui ont plu. Je partais du principe que ce blog, avant tout privessionnel et donc rédigé pour mon loisir même si sur des thématiques professionnelles, n'avait pas à être contraint par de quelconques statistiques d'usages. Ce d'autant plus qu'à deux ou trois reprises il y a eut des blancs dans la régularité de publications des billets (il suffit de remonter au mois de janvier dernier où le premier billet du mois date du 17 janvier, trois semaines après le début de la rentrée). Et puis je l'avoue, ces différences de chiffres ne me convainquent guère. Comme le dit Lully, j'assume mes stats, là-dessus pas de problème, mais du coup, je ne sais pas ce que je peux en retirer et j'ai mis la réflexion pour l'instant de côté.


vendredi 11 décembre 2009

Tentative

Voilà Vagabondages qui revêt ses atours hivernaux. Un mois que je n'ai rien posté.

Je reconnais que ce n'est pas vraiment sérieux comme je reconnais avoir évidemment quelques excuses. Je m'étais arrêté le temps de me consacré à d'autres projets professionnels plus urgents mais les blogs ont cette faculté étrange : plus longtemps on s'arrête de poster des billets, moins on a l'envie de reprendre. Peut-être aussi une forme de lassitude, peut-être la révélation que l'alimentation était en partie due à l'habitude, peut-être l'occasion d'un questionnement sur ce que signifie bloguer aujourd'hui.

Une forme de lassitude ? Ce journal en ligne fêtera en février prochain ses cinq ans. C'est à la fois peu et énorme au regard d'internet. La publication des billets essaie de se conformer à une espèce de régularité mise à mal ces derniers mois pour des raisons personnelles comme professionnelles. Parallèlement, le flux perpétuel de l'information donne envie de continuer à ce rôle de relai et de médiateur. Mais est-il vraiment important de bloguer encore alors que Bibliopedia annonce près d'une centaine de blogs de bibliothécaires, une trentaine de documentalistes, une dizaine de blogs de chercheurs en  SIC, et que de nouveaux titres apparaissent tous les jours dans ce paysage en perpétuelle évolution ? Encore dernièrement, je me dois de saluer -avec plaisir toujours- les blogs "Crieurs Publics", "24 hours library people", "Ma(g)BU" ou encore "Paralipomènes".

Une forme d'habitude aussi. Je blogue essentiellement pour moi, je n'ai pas à le cacher. Je blogue pour les collègues et à dire vrai, pour tous ceux qui souhaiteront me lire et qui trouveront un intérêt dans mes billets. Je ne cherche pas à toucher spécifiquement tel groupe de lecteur car il faut que cette activité demeure un loisir et non pas une contrainte ce qu'elle est déjà sous une certaine forme : lire des flux d'information de toutes parts (mon agrégateur explose et même sans cela, les réseaux sociaux suffisent à inonder le professionnel que je suis, à peine capable de faire des coupes franches dans tous ces flux) pousse à écrire des billets ; appartenir à une communauté, même informelle, force tout autant à de telles publications. En même temps, c'est une activité plaisante et gratifiante.

Dès lors, comment faire ? Faut-il continuer à bloguer ? Je répondrai volontiers par l'affirmative. A quelle régularité ? Je ne sais pas. A dire vrai, ce n'est pas tant la fréquence qui importe que la régularité. Je peux très bien ne publier qu'une seule fois par semaine si je me tiens à une telle contrainte. L'ennui est que j'ai peur de ne pas arriver à me tenir à une telle échéance, si je ne suis pas le nez dans le guidon. J'en étais venu ces derniers temps à ne publier qu'un jour sur deux, avec une bonne moitié des billets préparés à l'avance quitte à en remplacer quelques uns en fonction de l'actualité. Je vais essayer de garder ce rythme : ou presque. Dur dur avec les vacances qui approchent.

Que publier également ? Mes billets sont essentiellement des billets d'information qui n'appellent pas à commentaire. Issus de ma veille, ils portent sur des thématiques qui me sont chères avec une particularité : celui du samedi porte sur la thématique du design par jeu. Je propose peu de billets construits, de réflexion. Disons que je me réserve le temps de telles rédactions lorsque je le juge utile mais que je ne me contraint pas à ce que tous les billets aient une telle teneur. La blogosphère semble pencher vers des billets plus approfondis, les informations brute étant publiées sur d'autres réseaux, mais je pense qu'il demeure de la place pour les deux types d'écrits. Je ne suis pas même entièrement convaincu que le blog soit le bon médium pour des billets trop longs que les lecteurs peinent à lire.

Le temps de se poser donc, et on repart. Vous êtes d'accord ? 

mercredi 22 juillet 2009

Aujourd'hui...

Aujourd'hui, je change de dizaine. :)

mercredi 30 mai 2007

débats de biblioblogueurs anonymes



Je parcours mon biblioblogroll et je tombe sur un sujet récurrent quant aux contenus des biblioblogs. Il y a bien sûr la dernière enquête de Bibliothèques 2.0 (pdf disponible) mais il y a surtout, je pense, les messages de Nicolas Morin et Marlène Delhaye à propos de la parution de leur article dans le dernier numéro du BBF. Dans ce dernier, nos chers collègues écrivent, à propos notamment de l’anonymat :

"[...] En forçant le trait, on pourrait décrire le cheminement suivant : un bibliothécaire veut écrire un blog, prend un pseudonyme pour pouvoir écrire sans se mettre en porte-à-faux par rapport à ses collègues ou à sa hiérarchie. Lesquels, il n’est pas naïf, finiront par savoir qu’il tient un blog, ce qui l’amène à ajouter l’autocensure à l’anonymat : il ne parlera pas de ce qui pourrait fâcher (les statuts, la gestion des collections, la gestion au jour le jour de sa bibliothèque, etc.). Dès lors, de quoi parler? De Google.

Est-ce un constat un peu triste sur les biblioblogueurs? Peut-être, mais pas seulement : c’est un constat un peu triste aussi sur la culture professionnelle des bibliothécaires français, dont on a le sentiment qu’ils n’ont pas l’habitude du débat, et qu’ils le craignent. Cette culture professionnelle « fermée », dont ils ont une conscience très claire quand on les interroge, incite finalement les blogueurs à se réfugier dans l’anonymat et les généralités. [...]"

Parler de Google, des nouvelles technologies « soûleraient » les lecteurs, ajoute Nicolas Morin dans son style un peu provocateur, qui préféreraient alors lire des billets plus en phase avec le travail quotidien, trouver des retours d’expériences… Mais parler de Google serait aussi une sorte de fuite en avant permettant d’éviter justement de parler de son institution pour les biblioblogueurs frileux à l’idée de quelques débats ou de redoutables foudres administratives… ce qu’ils concluent comme faisant partie intégrante de la culture professionnelle dite « fermée » de la bibliosphère hexagonale, ce que Jean-Michel Salaün appelle, dans un commentaire : « une pratique discutable du Web, une frilosité fonctionnaire et, peut-être, une bien mauvaise tendance franchouillarde ».

La question de l’anonymat

A titre personnel d’abord, puisque Vagabondages fait partie des 13 blogs étudiés et que j’ai effectivement répondu à l’enquête des auteurs, l’anonymat n’avait, à l’origine, rien à voir avec le côté professionnel du blog, ce dernier n’étant pas alors destiné à être un blog professionnel. Lully l’explique également dans un commentaire au billet de Nicolas Morin : « quand on créé un blog, on ignore encore ce qu’on va mettre dedans ». Je n’avais pas alors particulièrement envie qu’on me reconnaisse et je n’ai guère fait de publicité pour Vagabondages dans les listes de diffusion professionnelles à la manière d’un Bibliobsession par exemple.

Ensuite, lorsque le blog a commencé à être connu, il m'a semblé pertinent de garder l'anonymat, d'abord parce que j'étais connu sous mon pseudo, ensuite pour des raisons de confidentialité vis à vis de ma bibliothèque de rattachement. Je ne voulais pas qu’on puisse penser que j’écrivais au nom de mon institution ce qui n’était pas le cas, et puis ne pas évoquer cette bibliothèque me permettait d’éviter qu’on me reconnaisse. Le monde est petit.

L’anonymat, en outre, apparaissait, et apparaît, de plus en plus comme une simple façade. Je ne cache pas que je suis blogueur auprès de mes collègues et il n’est guère difficile de retrouver mon nom et ma fonction, donc mon établissement, ne serait-ce qu’en demandant. Mais justement, je ne souhaitais pas qu’ils apparaissent explicitement sur le blog. A dire vrai, je ne considère pas la question de l’anonymat comme primordiale. Dans un sens comme dans l’autre : je ne suis pas absolument attaché à mon anonymat comme je ne suis pas désireux de l’abandonner tout de suite.

Nicolas et Marlène considèrent que se mettre en avant est largement profitable pour la profession dans son ensemble et pour le blog en particulier, ne serait-ce parce que les billets ne seront plus reçus de la même manière : si j’avais écrit que j’étais bibliothécaire responsable des ressources numériques dans un SCD l’an dernier, mes billets sur les ressources numériques ou le wifi auraient rencontré une oreille plus attentive.

En même temps, en recoupant les diverses informations qui trainent sur ce blog et ailleurs, on sait que je suis un jeune homme, bibliothécaire de grade, en poste dans un établissement d’enseignement supérieur lyonnais et appelé Thomas. Il ne manque plus grand chose pour finir de dévoiler mon identité… Ah si, je pourrais ajouter que je travaille sur le numérique en bibliothèque et des projets de bibliothèque numérique ou de production de document. Mais peut-être manque-t-il simplement à Vagabondages un encart « Qui suis-je ? » regroupant ces informations…

Quid des billets légers, privés ? Les deux formes d’écrits, professionnels et privés, ne semblent pas incompatibles aux auteurs de l’article publié dans le BBF, pour peu qu'on ait pris la précaution de dire que le blog n'est pas un blog de l'établissement. Fondamentalement, je pense qu’ils ont raison et il ne s'agit certes pas de cacher sa vie privée même si c'est une chose de parler de sa vie privée à ses collègues et une autre de l'évoquer librement à des centaines d'inconnus et de fait mes réticences portent plus sur mon institution : suffit-il de dire qu'il ne s'agit pas d'un blog institutionnel pour ne pas impliquer quand même son institution à travers ses propos ? Je n'en suis pas certain ni complètement convaincu.

J’aurais appelé cela respect envers son institution et liberté de ton mais il semble que ce soit plutôt un certain manque de courage de ma part face à d’une part mon institution et d’autre part la prise de parole, donc de risques, et l’ouverture de débats professionnels.

La question de la prise de parole et des débats

Bibliobsession dans un commentaire au message de Marlène revient sur cette question des débats, d’absence de débats plutôt, que PascalK appelle le caractère « lénifiant » de la biblioblogosphère francophone. Je suis un peu surpris à mon tour de tels propos.

Dans sa réponse, Bibliobsession explique que :

« si les "débats enragés" ne se passent pas dans cette sphère, c'est peut-être et il me semble que c'est le cas aussi en dehors de la biblioblogosphère, que les débats enragés se font rares sur le thème des bibliothèques en général. Nous ne sommes plus au temps de grands modèles qui s'affrontent ou d'écoles, mais au temps ou les professionnels de la lecture publique se posent des questions et cherchent des réponses adaptées à leurs contextes dans un monde complexe... »

J’entends là Nicolas rétorquer que c’est justement cela qu’il attend : découvrir ce que sont ces réponses adaptées à un contexte particulier. Du moins espéré-je ce qu’il attend car je ne vois pas l’intérêt de débattre pour le seul plaisir de débattre. Cependant, si les biblioblogs parlent beaucoup de web 2.0 n’est –ce pas aussi parce que leurs auteurs sont principalement des bibliothécaires chargés de ce genre de questions (ce que concède l’article d’ailleurs) ? Le récent blog Bibliothèque = public, animé par Jean-Christophe Brochard, chargé des services au public dans une bibliothèque universitaire, aborde justement d’autres questions que les toujours plus nombreuses bibliothèques européennes inféodées au grand méchant Google. Je pense qu’il doit en être de même avec les blogs de nos collègues discothécaires (XG blog -qui n’est pas uniquement un discoblog, discobloguons). A moins qu’il n’y ait pas encore assez de messages polémiques mais alors il faudra expliquer ce qui est vraiment attendu. Bibliobsession rappelle à ce titre combien la profession s’est mobilisée contre les DRM, mais il est vrai qu’il ne s’agit pas là d’un sujet interne, qui remet en question certains dogmes.

En fait, je serais d’avis de suivre Sophie lorsqu’elle écrit sur Desperate Librarian Housewife que les biblioblogs ont plus un rôle informationnel, faire découvrir ce qu’il se passe, les nouveautés et les questions que se posent les collègues, y compris les collègues américains, de servir d’aiguillon. Elle trouve que ce terme convient mieux que celui de débat plus approprié aux listes de discussions, ce que confirme Bruit et Chuchotements quand il affirme que « les blogs sont plus un espace d’incubation approximatif et au quotidien des recherches, des réflexions, des doutes ».

Lully pour finir fait deux remarques intéressantes. La première est une question regrettant l’absence de blogs professionnels tenus par des bibliothèques ou des institutions à destination des professionnels : Pourquoi ces problèmes professionnels ne sont-ils évoqués que sur des blogs perso ? :

« je ne vois pas ce qui empêche une bibliothèque de monter un blog à destination des autres bibliothèques, sur son travail interne, les choix qu’elle fait et les raisons de ses choix, etc. ».

La seconde est une liste d’autres questionnements qu’il faudrait se poser à propos des blogs :

« (…) il aurait surtout fallu insister sur la redondance des sujets, et la non-représentativité de la diversité des préoccupations des bibliothécaires (que vous mentionnez, mais vous n'appelez pas à une "mobilisation" des bloggeurs ou de ceux qui envisagent de le devenir) ».

En ce qui concerne ma propre pratique, je n’ai pas beaucoup rédigé de billets polémiques tout simplement parce que ce ne s’est pas présenté. Je ne suis pas certain non plus de me sentir biblioblogueur engagé – et par rapport à quoi ? – et ce n’était pas mon but en écrivant ici. Cela dit, une réflexion sur ses propres pratiques est toujours intéressante et bienvenue.



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vendredi 23 mars 2007

Peau neuve


 Comme annoncé Vagabondages fait peau neuve et se pare des couleurs du printemps. Exit le mauve hivernal, l'arbre enneigé et les pictos de glace du thème Hermione, développé et proposé par Kozlika.

Cette fois, j'ai opté pour le thème "Connections", développé par Franck Paul, et auquel j'ai essayé tant bien que mal d'adjoindre quelques modifications comme, vous l'aurez remarqué, l'image principale. Ce changement pour le néophyte que je suis n'a pas été simple puisqu'il s'agit là d'un format particulier et que redimensionner les images qui me plaisaient me proposait des étrangetés incongrues. Finalement, j'ai découpé dans une image plus grande, un encart à la bonne dimension. Puis il a fallu changer la couleur du nom du blog qui devenait illisible.
 Autres différences, le calendrier n'apparaît pas et les archives non plus. En fait, ma barre de menu reste la même ce qui en soi est assez logique. Mais je me pencherais sur ces questions lorsque j'aurais plus de temps. Vous me direz ce que vous en pensez.

En attendant, voici ce à quoi vous avez échappé :

  1. Thème Citron
  2. Thème Marie
  3. Thème Lakmé
  4. Thème Sunflower
  5. Thème Webplume
J'aime bien le dernier et je l'ai même installé un temps mais je trouvais finalement qu'il n'était pas très lisible et j'en ai préféré un plus classique. Pour le thème Citron, j'aime beaucoup les pictogrammes et je trouve l'idée originale mais je lui ai préféré finalement quelquechose de plus classique. quant au thème Lakmé, j'ai apprécié l'idée des deux colonnes de menus à gauche qui facilitent la lecture et évitent de trop utiliser l'ascenseur. Une prochaine fois peut-être, avec un crabe et les pieds dans l'eau ;)

mardi 23 janvier 2007

Nouvelle route


Ce blog est la suite du blog Vagabondages, toujours consultable sur : http://vagabondages.blogspot.com.

Voilà longtemps que j'en parlais... Dès juillet 2005, soit cinq mois à peine après avoir ouvert Vagabondages, j'évoquais l'idée de passer sous Dotclear. Je venais de découvrir les Kozeries de Kozlika, suivais avec amusement la grande saga de l'été "L'hôtel des blogueurs", retrouvais avec plaisir -et un brin de perplexité, je l'avoue- les messages de Romuald, enfin me voyais gagné par l'irrésistible vague en faveur du libre qui roule autour de moi et au sein de mon milieu professionnel.

Il aura fallu attendre encore un an et demi et ce n'est pas sans une pointe d'appréhension que je quitte Blogger. Alors certes, je me dis que c'est bien fait pour le Grand Méchant Google qui m'a peu ou prou mis à la porte, mais en même temps, Blogger était une interface que j'avais fini par assez bien maîtriser et les nouvelles fonctionnalités proposées par la Version 2 étaient justement celles que j'avais attendu depuis tant de temps : une catégorisation des billets, la possibilité de s'abonner aux commentaires... Je quitte également mon template avec le phare que j'aimais bien pour celui de l'arbre enneigé, ô combien d'actualité par ces temps hivernaux. Je songe ainsi à changer de modèle de temps à autres, selon mon envie où jusqu'à ce que j'en trouve un qui me convienne particulièrement.

Parmi tous les thèmes proposés, j'avais d'abord choisi l'image d'un chemin qui illustrait bien je trouve l'idée de balades et de vagabondages à l'origine de ce blog et que je voulais garder. Je sais que ce n'est pas un nom très pratique parce qu'on ne le retient pas forcément, parce que certains services informatiques le mettent en liste noire ou encore parce qu'on me retrouve difficiliement lorsqu'on interroge un moteur de recherche, mais j'aime les significations et la symbolique de ce nom.

A l'origine, je ne savais pas vraiment ce que j'allais faire d'un blog. J'avais des amis qui en avaient ouvert un et l'idée me tentait mais je ne savais pas vraiment quelle orientation lui donner. Je partais donc du principe que la rédaction elle-même des billets lui donnerait au fur et à mesure une identité propre. L'idée de vagabondages me plaisait justement en ce qu'il évoquait cette envie de voyager, d'arpenter la Toile, de flâner aussi. Vagabonder pour moi devient butiner. Cela renvoit à la teneur à la fois personnelle et professionnelle du blog, cela renvoit à la ronde de lecture des blogs et des sites plus ou moins professionnels qui alimentent ce blog, cela renvoit à un certain esprit de rencontre, à une volonté de partage. Et puis dernier argument : Vagabondages est le titre d'un recueil de poésies et de comptines que je lisais dans ma plus tendre enfance.  Parfois, ça tient à peu de choses quand même...

Me voilà ainsi de nouveau à vagabonder par les sentes dorénavant. Il va falloir que je trouve comment changer l'image proposée ici et remplace cette route goudronnée par un sentier de forêt ou quelque chose approchant. Je suppose que ce doit être faisable. L'ennui est que je me suis ouvert -et payé- un espace hébergé par Gandi qui propose une solution DotClear 2 clefs en main mais du coup, je ne suis pas certain d'avoir accès aux templates et autres paramétrages. Il faudra ainsi que je prenne le temps d'explorer tout cela.

J'ai essayé enfin d'importer mes anciens billets mais ce n'est pas possible. Il existe bien une option d'import mais importer des billets depuis Vagabondages ne fonctionne pas : le blog est reconnu comme vide, ce qui ne m'étonne guère au su des problèmes que j'ai rencontré pour la migration. Le fichier de sauvegarde que j'avais fait en septembre n'est pas non plus valide, n'étant pas un fichier DotClear. Il me reste à essayer de récupérer les billets remis sous Vagabondages2. Mais je ne suis pas convaincu de l'utilité de garder un blog incomplet... Finalement, peut-être qu'un simple lien vers le premier blog suffira...

Merci de m'avoir suivi,

PS : l'image est l'oeuvre d'un artiste qui écrit avec l'ombre des mots : Fred EErdekens. Il joue avec les vides, les pleins, les ombres, les lumières pour recréer des mots et réinventer l'écriture. C'est très impressionnant et admirable. Hubert Guillaud en avait déjà parlé sur Lafeuille.

lundi 1 janvier 2007

Bonne et Heureuse année 2007



Bonne et heureuse année 2007 à chacune et chacun d'entre vous.

Je vous souhaite

  • une année toute pailletée de joies et de ces bonheurs qui colorent la vie un peu plus chaque jour,
  • une année emplie de réalisations qu'elles soient professionnelles ou personnelles,
  • une année placée aussi sous le signe de la santé.


A très bientôt,

Th.

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