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Tag - RFID

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lundi 11 avril 2011

La réalité augmentée au secours des bibliothécaires

Et vive la RFID !

ReadWriteWeb nous propose une superbe application mobile qui, selon eux, pourrait faire gagner un temps précieux aux bibliothécaires. Cette application utilise l'option caméra de votre terminal mobile pour lire toute une rangée d'ouvrages d'un coup et, en ajoutant un petit logo pardessus l'image en réalité augmentée, vous signale immédiatement quels sont les livres mal rangés. L'application va jusqu'à vous indiquer où l'ouvrage aurait dû être rangé. 

Mais une vidéo vaut mieux qu'un long discours.

Remarquons que le commentateur ne parle pas uniquement des bibliothécaires mais aussi des usagers qui pourraient mieux ranger les ouvrages après consultation (alors que tout le monde sait qu'ils font exprès de les planquer pour les mieux retrouver par la suite).

lundi 7 janvier 2008

Premier baromètre des pratiques de veille stratégique des grandes entreprises françaises

C'est Deanie qui nous le dit :

La société Digimind a publié fin décembre sur son site internet le "Premier baromètre des pratiques de veille stratégique des grandes entreprises françaises". Le rapport est à télécharger au format PDF (après une inscription au préalable...).

« Ce 1er baromètre met avant tout en lumière un décalage fort entre d’un côté l’importance croissante de la veille dans l’entreprise pour soutenir sa compétitivité et de l’autre l’absence d’outils adaptés et de méthodes éprouvées pour répondre à cette mission. » (Alice Vin, auteur de l’étude à l’IAE d’Orléans)

Publication du 1er baromètre des pratiques de veille


Evidemment le rapport n'est pas neutre. Digimind est une entreprise qui propose des solution de veille et leurs outils apparaissent -probablement à juste titre- en bonne position. Néanmoins, la méthode et le travail méritent d'être signalés. On trouve leurs critères de sélection sur le site même de la société :

Qui dit baromètre dit température, et nos unités de mesure seront la maturité et la performance des cellules de veille, dont un travail de recherche amont a permis de déterminer les principaux critères : organisation de la cellule, temps consacré à l’analyse et la production d’informations à valeur ajoutée, capacité de surveillance en continu de l’environnement stratégique, exhaustivité de la surveillance, capitalisation et partage des informations, large diffusion et soutien aux problématiques stratégiques de l’entreprise.
Grâce à ce travail mené sur les indicateurs de la maturité d’une cellule de veille, nous avons ainsi pu déterminer au final trois grands profils gradués de la maturité : ceux qui sont en avance par rapport à l’ensemble « Early adopters », la majorité des cellules « Majority » et les cellules plutôt en retard, les « Laggards », le tout ; entreprise par entreprise, secteur par secteur.

D'une manière générale, les rapports Digimind sont complets et fort intéressants et l'inscription est gratuite. Il serait dommage de se priver.

Voir également :

vendredi 2 novembre 2007

RFID en bibliothèques

J’en avais déjà parlé, mais si vous lisez l’espagnol, n’hésitez pas à vous intéresser aux articles du « Profesional de la Informacion ». Le numéro de cet été (Julio-agosto 2007, Vol. 16, n°4) était dédié aux bibliothèques universitaires (sommaire en ligne).

Dans l’ensemble, il s’agit pour la revue ibérique de souligner les transformations que rencontre la bibliothèque universitaire liées au processus de Bologne et à la mondialisation des universités. On parle alors d’impact des bibliothèques dans leur environnement, de formation des usagers, de démarche qualité, de planifications… On parle de nouvelles technologies, d’arrivée du web 2.0, des opacs ou de la RFID… On parle enfin, ou plutôt on ne parle plus de bibliothèques universitaires. En Espagne, en effet, celles-ci ont été remplacées par des CRAI : centro de recursos para el aprendizaje y la investigacion ou centres de ressources pour l’apprentissage et la recherche.

Je reviendrais sur ce dernier point dans un autre billet car il me semble assez intéressant et révélateur d’une tendance lourde en ce moment un peu partout en Europe. Un autre article d’ailleurs évoque les fameux Learning centers mis en place dans les années ’90 au Royaume-Uni. Un autre billet, car je veux ici parler et retranscrire l’article sur la RFID (d'où le titre).

GOMEZ-GOMEZ, Alberto, ENA-RODRIGUEZ, Borja, PRIORE, Paolo. “RFID en la gestión y mantenimiento de bibliotecas” in El profesional de la información, 2007, juillet-août, v. 16, n. 4, pp. 319-328. disponible en ligne [sur abonnement] : http://elprofesionaldelainformacion.metapress.com/link.asp?id=m271031704t26253

Abstract:

Radio frequency identification (RFID) is an emergent technology that is currently growing in importance. Companies can improve inventory control and track their products by gathering data from RFID labels on the products. Most of the applications for libraries use RFID of 13.56MHz or less, following ISO standards 15693 and 18000-3. The components and operation of an RFID system are described and applications in diverse sectors are noted, particularly with respect to libraries. A general RFID implementation model for a library is presented and practical applications currently in use are described, along with the benefits that result.

Première remarque, l’article a été coécrit par deux professeur de gestion en entreprise et un ingénieur en télécommunication ; du coup, ce dernier s’attarde pas mal sur les aspects techniques de la mise en place. Le papier en lui-même propose une première partie sur la technologie RFID (systèmes, étiquettes, lecteurs), puis une seconde sur les applications techniques, possibles et réalisées en bibliothèques.

La technologie RFID

Le système d'identification à haute-fréquence se compose d’un lecteur (transmetteur/récepteur + codoficateur) qui lit et écrit des données et d’un transponder (étiquette de radio-fréquence) située dans l’objet que l’on veut identifier. Les deux dipositifs communiquent entre eux. Je passe sur les aspects électriques, disons juste que la portée, la vitesse et le protocole de transmission dépendent de l’étiquette et de la fréquence choisie.

Les étiquettes sont de deux sortes, les « passives » qui ne fonctionnent qu’à proximité d’un lecteur et ne sont pas capables de générer des signaux de forte intensité et qui sont plus adaptées aux produits dont le mouvement est constant et contrôlé, et les « actives » qui disposent d’un système d’alimentation interne, plus puissantes et plus chères et dont l’usage est plus adapté à des processus dynamiques, où l’interrogation de bases de données est nécessaire.

Les lecteurs sont chargés de détecter les étiquettes présentes dans leur champ d’action. Un lecteur doit être capable de conditionner le signal reçu, de détecter et de corriger les erreurs. Enfin, la majorité d’entre eux peut communiquer avec un ordinateur, voire un téléphone mobile ou un PDA.

Je passe sur les usages en entreprises pour m’attarder sur

La RFID et les bibliothèques

La première bibliothèque à employer de la RFID fut la Farmington Community Library dans le Michigan, en 1999. En plus d’améliorer les opérations de prêt et de retour, de faciliter le rangement des ouvrages et d’alléger la charge de travail des bibliothécaires, les systèmes de RFID promettent de fournir un meilleur contrôle face au vol et aux ouvrages non rendus. Toutefois, il convient de souligner que dans l'actuel état de développement de la technologie, son introduction dans les bibliothèques rencotnre plusieurs problèmes non encore résolus. Parmi les plus importants, on peut souligner le manque de contrôle devant le caractère privé des données, l'absence de standards et le coût, tant des dispositifs comme du développement de systèmes RFID.

Dans une bibliothèque, il faudrait d’abord étiqueter tous les types de documents (livres, revues, CDs…) Les étiquettes peuvent se coller sur une feuille de papier, elles ont une mémoire en lecture/écriture et font aussi fonction d’antivol. Quand elle est lue pour un prêt, la partie « antivol » se désactive. C’est un grand changement par rapport aux systèmes actuels où le mode d’identification et le système antivol sont séparés. Le système de prêt est formé d’un lecteur pour identifier l'usager, lequel dispose d'une carte, un lecteur RFID sur lequel se posent les livres et d’un écran tactile pour aider dans la procédure de prêt automatique. Les livres sont alors placés sous le lecteur et la carte de l’usager sous un scanner de code-barres ; L’étiquette est lue, ce qui désactive la fonction antivol et enregistre le prêt dans la base de données. Le retour peut se faire de la même façon. Pour mener à bien le récolement des ouvrages ou vérifier leur rangement, on peut utiliser des lecteurs portatifs. Le système derrière, en plus de recueillir et de visualiser des informations peut proposer d’autres données statistiques comme les heures et la quantité des prêts, des retours, la moyenne de livres prêtés par usager, la durée moyenne des prêts et des comparaisons entre le prêt automatique et le prêt assuré par le personnel.

dispositif 3M proposé par Libraryman

Concrètement ça donnerait : l’usager effectue la recherche d'un livre ou d’un article, avec l'aide ou non du personnel. Une fois qu'il a choisit un document, il va à l’automate de prêt et place sa carte de sous le lecteur de code à des barres ou de RFID, suivant le cas. L'ordinateur l'identifie et lui montre ses informations en cours (livres ou articles en prêt, date de retour, etc.). Si l’usager remplit toutes les conditions, il peut effectuer un prêt, et pour cela passe le livre sous le lecteur RFID, qui fournit l'information à la base de données et désactive le bit de sécurité. Au moment de quitter la bibliothèque, l’usager doit traverser les bornes antivol situées à la sortie qui activeraient une alarme au cas où le livre n'aurait pas été correctement emprunté. Pour rendre ses emprunts, l’usager passe ses ouvrages à l’automate de retour,  pour  mettre à jour ses données et faire apparaitre ses documents dans la base de données comme rendus.

En ce qui concerne le respect de la vie privée, le personnel doit s’assure de la confidentialité des données. Certaines personnes craignent que les étiquettes de leurs livres puissent être lues et divulguer ainsi leurs données (numéro de lecteurs, etc.). Ceci peut être évité en stockant ces données uniquement dans les cartes des usagers. Mais les principaux problèmes liés à la vie privée apparaissent quand on parle d’introduire des puces RFID sur la carte d’identité où résident des informations sensibles, ce qui est éloigné de l’usage possible en bibliothèque et relève plutôt des compétences du législateur.

from Doctor fun

Les avantages en revanche sont nombreux : dans la majorité des cas en bibliothèques on a employé des étiquettes de Haute Fréquence à 13.56 MHz, puisqu'on n'a pas besoin d'une grande portée de lecture et qu’il s’agit du standard le plus diffusé aujourd’hui. Les principaux standards de HF pour bibliothèques sont l'ISO15693 et l'ISO18000-3 (ISO, 2001). Les étiquettes sont passives parce que la quantité d'information nécessaire pour stocker les informations n'est pas très importante. Avec la RFID, on gagne du temps dans les processus de circulation du document (automatisation des tâches), au moment du récolement, le système détecte même les ouvrages qui sont mal rangés. Pour obtenir des statistiques fiables sur l'utilisation du lieu on peut installer des capteurs dans les points de lecture. Le coût peut être un obstacle mais il devrait être réduit au fur et à mesure de l’utilisation de la technologie, et au su des bénéfices engendré, il apparaît moindre.

Quelques bibliothèques qui ont adopté la RFID

Les étapes de mis en place sont :

  • Étiquetage des documents  
  • Installation des lecteurs, appareils de prêt et retour.
  • installation de logiciels adéquat pour la gestion, le contrôle et le maintien des données des usagers et de la localisation des livres, permettant l'acquisition de données en temps réel.
  • Mise en œuvre.

 Le tableau suivant donne une idée du temps nécessaire pour étiqueter tous les livres selon le nombre d’appareils dont on dispose :

 

temps nécessaire pour l'étiquetage des documents (en semaines)

Nº de stations

Nº de documents

50.000

250.000

500.000

750.000

1

10

50

100

150

2

5

25

50

75

3

3,5

17

34

51

4

2,5

12.5

25

37.5

5

2

10

20

30

6

1

5

10

15


Enfin, quelques exemples de bibliothèques ayant mis en place la RFID dans leurs établissement :
Biblioteca pública West Bloomfield Township : http://checkpointsystems.com/docs/cpt-west_bloomfield _library.pdf
Cerritos Library (California): http://checkpointsystems.com/docs/CPT-Cerritos.pdf
Biblioteca Colchester : http://www.intellident.co.uk/downloads/ColchesterCaseStudy.pdf
Centro de Humanidades y Ciencias Sociales de Madrid: el Ministerio de Educación yCiencia  : http://www.rfid-magazine.com/noticias/detalle.php?id=454

[pour des ressources en France et en français voir Bibliopédia : http://biblio.wikia.com/wiki/RFID et le gros dossier de l'ADDNB : http://addnb.fr/rubrique.php3?id_rubrique=50]

Voir aussi (toujours proposé dans l'article) :
  • Gartner consulting. Gartner high-lights key emerging technologies in 2005 hype cycle. http://www.gartner.com/press_releases/asset_1344 60_11.html
  • Kern, c. "Radio-frequency-identification for security and media circulation in libraries”. in: The electronic library, 2004, v. 22, n. 4, pp. 317-324
  • Libbenga, J. Vatican library adopts RFID, 2004. http://ww.theregister.co.uk/2004/07/09/vatican_library_rfid
  • Mccullough, J.  “Redesigning library applications for PDAs: ILS vendor perspective”. in: Library hi tech, 2003, n. 21, pp. 393-399.
  • singh, J.; Brar, N.; Fong, c. “The state of RFID applications in libraries”. in: Information technology and libraries, 2006, n. 25, pp. 24-32.
  • sue, K. “The implementation of the RFID system for improving customized service: the case of the National Library of Korea”. in: World library and information congress, 2006. http://www.ifla.org/IV/ifla72/papers/140-Kim-en.pdf
  • Wu, N. c.; Nystrom, M. A.; Lin, T. R.; yu, H. c. “Challenges to global RFID adoption”. En: Technovation, 2006, v. 26, n. 12, pp. 1.371-1.323.