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Tag - Recherche

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jeudi 7 mars 2013

Les chercheurs et leur environnement numérique

Une intéressante présentation de Joyce Seitzinger et Colin Warren sur les liens entre chercheurs et numérique. Plus exactement, il s'agit d'une formation donnée dans le cadre du  Graduate Certificate in Higher Education, de l'université Deakins.

Reprenant l'environnement numérique auquel peut être confronté le chercheur, les intervenants propose une progression à la découverte des outils numériques mis à sa disposition allant de la découverte d'outils permettant la gestion de son identité numérique à la mise en place d'outils de gestion de l'information, de sélection et de diffusion.

Parmi ces "7 Habits of Networked Academics", on trouve donc :
1. Gérer son identité numérique,
avec notamment une distinction intéressante entre digital visitors/digital residents, censée remplacer le couple maintenant controversé, du moins discuté de digital native/ddigital immigrants
2. Accroître son réseau,
où l'on parle de Personal Learning Environnement et ses liens avec les réseaux professionnels auxquels les chercheurs et les doctorants sont habitués. C'est un point qu'il me semble utile de souligner puisque cela fait plusieurs fois que je rencontre cette notion d'environnement personnel d'apprentissage, même si elle recouvre des acceptions et des domaines différents en fonction du contexte utilisé.




 
3. S'ouvrir aux applications mobiles
4. Le développement des outils d'apprentissages visuels (posters scientifiques, infographies, cartes heuristiques, instagram et pinterest...)
5. Les outils de curation qui permettent de filtrer les informations
6. Les outils de partage qui permettent de diffuser l'information.
7. la création d' "artefacts" numériques à partir de tout cela.


jeudi 28 juin 2012

Rapports américains pour les bibliothèques universitaires et de recherches

L'Association of Research Libraries (ARL) est l'équivalent -en très gros- de notre ADBU ou de l'européenne LIBER

1. Utilisation du Fair Use en BU aux Etats-Unis

En janvier 2012, l'association a sorti un "Code des bonnes pratiques pour l'utilisation du Fair Use dans les bibliothèques universitaires et de recherches" (Code of Best Practices in Fair Use for Academic and Research Libraries).

Ce code de bonnes pratiques identifie huit situations représentant des pratiques professionnelles généralement acceptées pour l'utilisation de matériaux sous droits, dans des situations récurrentes mais particulières. Ces situations ont été identifiées, au regard du droit américain bien évidemment, et uniquement celui-ci, au cours d'une année de réflexion menée par un groupe de travail sur le sujet. Le groupe s'est également penché sur d'autres questions mais autour desquelles aucun consensus ne s'est dégagé ou qu'il a estimé moins prioritaires. L'ARL propose que ces recommendations soient revues régulièrement et mises ç jour en fonction de l'actualité.

Le rapport pose les questions suivantes, pour une utilisation du fair use dans l'enseignement supérieur américain :

1. Quand peut-on numériser de matériaux sous droits pour les étudiants ? Les vidéos relèvent-elles des mêmes pratiques que le texte imprimé ?
2. Comment mettre à disposition des collections particulières en ligne ?
3. Les bibliothèques peuvent-elles archiver des sites web pour une utilisation pédagogique ?

Le document est accessible en ligne : http://www.arl.org/bm~doc/code-of-best-practices-fair-use.pdf

2.Politiques documentaires en BU

Un autre groupe de travail de l'association, le 21st-Century Research Library Collections Task Force, a sorti un document en mai dernier sur le développement des collections en bibliothèque universitaire. Le document souligne l'importance des politiques d'acquisitions et de conservation partagées. Le travail en équipe et pluri-institutionnel est ainsi valorisé pour faire face aux enjeux notamment économiques auxquels sont confrontés les établissements soulignant par là-même l'émergence de nouvelles fonctions et compétences au sein des équipes.

Collective problems require collective action, which requires a shared vision.

Dans un monde en réseau, les collections locales deviennent moins pertinentes et induisent des apprentissages fragmentaires et incomplètes. De la même façon, il ne faut plus penser les collections comme des produits en soi mais bien comme des composantes de ressources informationnelles plus larges.

Rather than focusing on acquiring the products of scholarship, the library is now an engaged agent supporting and embedded within the processes of scholarship. Collections management is now a juggling act, with the three plates to keep spinning marked Local Needs, Shared Investment, and Coordinated Decisions.

Dans le nouveau paysagge qui se dessine, plusieurs éléments vont acquérir une importance grandissante : bien sûr, la communauté des enseignants chercheurs et leurs usages, la complexité de la constitution des collections elles-mêmes, les modèles économiques et juridiques qui vont émerger, l'efficacité des infrastructures.

Pour télécharger le PDF d'un résumé du rapport.
Pour voir le diaporama présenté lors d'une réunion de l'ARL sur le sujet.

mardi 8 mai 2012

Réaliser un travail de recherche - poster

Mathieu Plasse est "analyste en technologies éducatives" à l’Université du Québec.

Dans un billet paru sur le blog collaboratif des bibliothécaires du réseau de l'Université du Québec, Tribune Compétences Informationnelles : la collaboration au service du milieu documentaire, il a récemment proposé un poster décrivant comment , comment les bibliothécaires peuvent guider, aider et orienter les étudiants à travers les différentes étapes de leur travail de recherche.

Ce poster, issu des travaux du GT-PDCI (Groupe de travail du Programme de développement des compétences informationnelles du réseau de l’Université du Québec) est librement réutilisable selon une licence Creative commons 3.0. Les documents sont téléchargeables à partir du blog notamment.

lundi 13 février 2012

Quelles compétences pour aider la Recherche ?

Dans les brèves de l'enssib a récemment été repéré une analyse intéressante sur les compétences à mettre en œuvre en bibliothèque pour soutenir la Recherche (et les chercheurs).

Cette étude, parue en janvier 2012 et intitulée Re‐skilling for Research (pdf), se veut la synthèse d'une enquête sur le rôle et les compétences des bibliothécaires en lien avec les chercheurs pour répondre de manière efficace à leurs besoins -mouvants- d'information.

Conduite par le consortium Research Libraries in UK (RLUK), l'enquête part du constat que les dernières études s'intéressaient beaucoup à la formation et l'apprentissage, mettant de côté la Recherche. Il s'agissait alors de rééquilibrer les choses, faire le point sur les attendus des chercheurs et les traduire en fonctions et en compétences pour les bibliothécaires en lien avec eux. Bien sûr, parler de "La Recherche" n'a aucun sens : les chercheurs ne sont en aucun cas un groupe homogène et si leur approches, discours, activités diffèrent, il ne peut qu'en être de même de leurs besoins informationnels. 

Comprendre à qui l'on a affaire est ici essentiel (en terme de discipline, mais également de cursus, les besoins pouvant évoluer au fil d'une carrière). Comprendre aussi l'évolution dans la façon dont se fait la Recherche afin de lui proposer non plus seulement les traditionnels services d'aide à la recherche documentaire et de développement des collections mais également d'autres sur la gestion des données de recherche plus précisément.

Afin de répondre correctement aux besoins exprimés, l'étude dessine un champs de 32 compétences que les bibliothécaires doivent mettre en œuvre, de manière plus ou moins approfondie certes, réunies en neuf domaines clefs aujourd'hui et à venir :

  • La capacité de conseiller sur la préservation des résultats de la Recherche
    Ability to advise on preserving research outputs (49% essential in 2-­‐5 years; 10% now)
  • Avoir les connaissances nécessaires pour conseiller sur la gestion et la conservation des données, comprenant leur alimentation, leur découverte, leurs modalités d'accès, leur diffusion, leur conservation, et leur portabilité
    Knowledge to advise on data management and curation, including ingest, discovery, access, dissemination, preservation, and portability (48% essential in 2-­‐5 years; 16% now)
  • Aider les chercheursà se conformer auxdifférents mandatsdes financeurs, y compris ceux en accès libre.
    Knowledge to support researchers in complying with the various mandates of funders, including open access requirements (40% essential in 2-­‐5 years; 16% now)
  • Pouvoir conseiller sur les outils potentiels de manipulation de données utilisés dans leurs champs disciplinaires
    Knowledge to advise on potential data manipulation tools used in the discipline/ subject (34% essential in 2-­‐5 years; 7% now)
  • Pouvoir conseiller sur la récupération de données
    Knowledge to advise on data mining (33% essential in 2-­‐5 years; 3% now)
  • Pouvoir conseiller et favoriser l'utilisation de métadonnées.
    Knowledge to advocate, and advise on, the use of metadata (29% essential in 2-­‐5 years; 10% now)
  • Pouvoir conseiller sur la conservation des documents utilisés au cours du projet (comme la correspondance)
    Ability to advise on the preservation of project records e.g. correspondence (24% essential in 2-­‐5 years; 3% now )
  • Connaître les modalités de financement de la Recherche pour pouvoir conseiller au mieux les chercheurs dans leur recherche de fonds et les aider à identifier les mécènes potentiels.
    Knowledge of sources of research funding to assist researchers to identify potential funders (21% essential in 2-­‐5 years; 8% now)
  • Avoir des compétences pour développer des schémas de métadonnées et pouvoir conseiller les chercheurs sur les pratiques et les normes utilisées dans son domaine particulier.
    Skills to develop metadata schema, and advise on discipline/subject standards and practices, for individual research projects (16% essential in 2-­‐5 years; 2% now)
L'idée principale est que les professionnels de l'information doivent entrer dans une démarche proactive. Cela passe par les services traditionnels pour les chercheurs tels qu'on les connaît, mais cela concerne également des modèles dits alternatifs (selon l'étude) que la bibliothèque adopterait pour visible et pertinente dans paysage mouvant, où elle entre en compétition avec d'autres acteurs internes et externes à l'institution pour délivrer son offre de service, l'idée étant alors de considérer ces "rivaux" comme autant de partenaires potentiels.

Cela signifie également que les bibliothécaires doivent se former, y compris dans des établissements destinés aux chercheurs, donc en dehors des seuls organismes qui leurs sont dédiés, si besoin est. Voire, recruter des chercheurs et des professionnels issus directement du monde de la Recherche.

La littérature professionnelle et scientifique fait toujours état de la bibliothèque comme lieu ressource par excellence, en terme de collection, d'espaces, de services. C'est à elle alors de s'emparer de cette image et de la concrétiser. Au delà de la gestion de l'information, du développement des collections, des formations à la recherche d'information, elle doit prendre une part plus importante encore dans le processus même de recherche et notamment dans la gestion, conservation des données de la Recherche, comme dans la valorisation et la communication scientifique des résultats de la Recherche. 

Le besoin est réel pour le monde de la Recherche. Si les bibliothèque n'embrassent pas ce rôle, ils se tourneront ailleurs, sans état d'âme.

Image tirée du tumblr américain This is what a scientist look like, luttant contre les stéréotypes liés à la représentation du chercheur. Depuis le début de l'année, il en existe une version française proposée par le magasine La Recherche : un chercheur, ça ressemble à ça

vendredi 26 novembre 2010

Documents numériques en bibliographies

Digital Scolarship est un portail proposé et maintenu par le chercheur Charles W. Bailey, Jr, qui propose des bibliographies en accès-libre sur de nombreux domaines dont :

Ces bibliographies apparaissent comme autant de sites web indépendants, au format XHTML, qui proposent chaque fois des références organisées d'ouvrages, articles, études et travaux de recherches sur le domaine concerné. Il s'agit également de références récentes (très rarement antérieures à 2000). Tous les travaux cependant sont en anglais.

Par exemple, la bibliographie sur les répertoires institutionnels se compose de la façon suivante :

  1. General
  2. Country and Regional Institutional Repository Surveys
  3. Multiple-Institution Repositories
  4. Specific Institutional Repositories
  5. Institutional Repository Digital Preservation Issues
  6. Institutional Repository Library Issues
  7. Institutional Repository Metadata Issues
  8. Institutional Repository Open Access Policies
  9. Institutional Repository R&D Projects
  10. Institutional Repository Research Studies
  11. Institutional Repository Software
  12. Electronic Theses and Dissertations in Institutional Repositories
  13. Appendix A. Related Bibliographies
  14. Appendix B. About the Author

Chaque bibliographie est librement réutilisable selon la licence Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 United States, soit citation de l'auteur, aucune utilisation commerciale possible. En revanche, il vous est loisible d'utiliser tout ou partie de ce travail dans un autre cadre et de le partager. Des moteurs Google Custom Search Engine sont également proposés pour parcourir rapidement la bibliographie.

Digital Scholarship est également sur Facebook en tant que projet et LinkedIn au nom de Charles Bailey. Le blog DigitalKoans se fait l'écho de la veille du chercheur et des nouveautés sur le site concernant le numérique. Un compte a d'ailleurs été ouvert sur Delicious pour agréger l'ensemble de cette veille et un autre sur Twitter pour en faciliter la diffusion.


mercredi 24 novembre 2010

Connaître les besoins bibliographiques des chercheurs

Sur son blog collections 2.0, Steven Harris se demande comment récupérer les besoins de ressources de ses usagers, et notamment des enseignants-chercheurs. C'est un problème récurrent dans toute bibliothèque d'enseignement supérieur.

Steven Harris cependant propose une solution fondées sur les médias sociaux. Il explique :

Idées pour rassembler les demandes d'acquisitions des enseignants chercheurs

  • Demandez si les enseignants utilisent Zotero pour gérer les références bibliographiques, notamment la version 2.0 qui permet de synchroniser plusieurs ordinateurs. Ils peuvent ensuite partager leur "bibliothèque" sur zotero.org (cf par exemple : http://www.zotero.org/srharris19/items). Ils doivent se créer un profil. S'ils se créent un profil public, et que vous connaissez le nom du compte, vous pouvez visiter le compte et voir les références enregistrées. Vous pouvez même suivre ce profil Zotero via un flux RSS de sorte que vous n'avez pas à en mémoriser l'URL.
  • Ensuite, ils peuvent créer un dossier ou une collection intitulée "requête pour la bibliothèque" ou quelque chose du genre. Vous pouvez ainsi connaître facilement leurs besoins sans que cela change rien à leur façon d'utiliser Zotero : lorsqu'ils trouvent des références bibliographiques pour la bibliothèque, ils n'ont qu'à les enregistrer dans Zotero. Vous les repérez dans la collection idoine et les commandez.
  • Bien sûr, une organisation similaire peut être mise en place avec d'autres outils comme deli.cio.us, Evernote, Springpad, Connotea, voire WorldCat local.

Le plus important dans cette approche est que rien ne change fondamentalement pour l'enseignant chercheurs qui utiliserait déjà ces outils au cours de ses travaux ou de sa veille. En effet, s'ils doivent s'arrêter dans leur activité pour envoyer un courriel, appeler ou remplir un formulaire, cela risque de s'avérer pour eux trop ennuyeux voire, précise Steven Harris, breaks their process and train of thought, rompre le fil de leur pensée, tandis que si les bibliothécaires peuvent capturer ce qu'ils font ou récupérer ce dont ils veulent sans paraître intrusif, ils auront plus de succès.

Bonne idée. Encore faut-il que ce public utilise ces nouveaux outils.

mardi 23 juin 2009

Quels services en ligne proposer aux chercheurs ?

Diaporama de Perrine Helly, conservateur à la Bibliothèque universitaire de Bretagne Occidentale :

En partant d'une liste de services qu'une bibliothèque spécialisée peut proposer à ses usagers chercheurs ou enseignants-chercheurs, cette présentation tente de faire le tour des outils web 2.0 utiles pour la valorisation de l'information scientifique et technique sur le web.

Après un retour sur le web 2.0 et les bibliothèques 2.0, l'auteur essaie de partir de répondre aux besoins des chercheurs (leur faire gagner du temps et valoriser l'information pertinente) au travers de huit services :

  1. Autonomie et efficacité du chercheur dans sa quête d'information : Améliorer le catalogue
  2. Valorisation de ressources pertinentes sur le web : sélections de ressources
  3. Informer sur le monde mouvant de l'IST : un journal de l'information tenu à jour par les bibliothèques
  4. Votre bibliothécaire veille pour vous : Endosser la casquette du documentaliste
  5. Produire du contenu directement utilisable par le chercheur : vers la bibliothèque productrice de savoir
  6. Aider le chercheur à valoriser son travail sur le web : Identité numérique et publication en ligne
  7. Aider le chercheur nomade à gagner du temps : balado-diffusion et tutti quanti, vers l'u-bibliothèque
  8. Répondre à ses questions et à ses remarques : services de renseignement en ligne

Le diaporama revient ensuite sur ce que l'identité en ligne de la bibliothèque

Si le diaporama ne s'affiche pas, vous pouvez le consulter sur SlideShare.

lundi 1 décembre 2008

Google Scholar signale l'open access


Une nouvelle option de Google Scholar permet aux usagers de trouver des ressources gratuites pour les articles académiques.

Admettons que vous faites des recherches dans le moteur et qu'un article vous intéresse : malheureusement, le lien vous dirige vers une demande de souscription pour accéder au texte intégral. Et bien si vous revenez dans la liste de recherche et que vous cliquez sur "all x versions" (voir touets les versions de l'article), vous pourrez voir un petit triangle vert signalant les ressources en accès libre.

L'image vous renvoie vers l'article de Google System qui explique cette astuce.

Liberal education Today, d'où je tire cette information, cite un autre blog un peu plus mordant à l'égard des bibliothèques :

synthesize-specialize-mobilize observes:

This is a good example of Google Scholar leveraging the Google web index to provide something you can't get within the research systems that libraries have built and licensed. It's also yet another reminder that libraries and publishers have lost their role sole as provider and intermediary for academic content.

Je ne parlerai pas de perte de place mais plutôt de redéfinition. Il existe de nouveaux outils que l'institution doit savoir utiliser tout à son profit, sans tomber ni dans le rejet pur et simple, ce qui serait suicidaire, ni dans l'adoration béate, ce qui serait tout autant stérile.

mardi 18 novembre 2008

Rapport canadien sur la recherche universitaire et la mobilisation du savoir

La bibliothèque du Centre de santé et de services sociaux de Laval nous informe via son blog (et hop, un nouveau blog de biblitohèque médicale) de la parution d'un "rapport sur la recherche universitaire et la mobilisation du savoir", édition 2008, et proposé par l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) (brochure pdf).

Ce travail démontrerait l’importance du rôle des universités dans le domaine de la recherche et développement en faisant état des investissements en recherche, des principaux bailleurs de fonds, des facteurs de changement, des partenariats en recherche et développement et finalement des avantages de la recherche universitaire et de la mobilisation du savoir.

En plein essor : Édition 2008 du rapport sur la recherche universitaire et la mobilisation du savoir est la deuxième édition du rapport de l'AUCC sur les efforts collectifs des universités en matière de recherche et de transmission du savoir. Le rapport fournit aux intervenants, aux chefs de file du secteur public et à la population un compte rendu détaillé des investissements effectués par le gouvernement fédéral dans la recherche universitaire et illustre l’importance de celle-ci pour la population canadienne.

En plein essor présente un aperçu de l’état de la R-D au Canada, rend compte des rôles que jouent certains secteurs clés, dont le milieu universitaire canadien, en fonction de leurs investissements dans la R-D et des recherches qu’ils effectuent.

Il examine aussi les répercussions qu’auront plusieurs facteurs de changement sur la recherche universitaire au Canada et ailleurs dans le monde au cours des prochaines années; les modes de collaboration des universités avec le secteur privé, les gouvernements, les collectivités et les partenaires étrangers; et les retombées de ces partenariats et de la recherche universitaire en général.

Considérés ensemble, les chapitres du rapport constituent une évaluation détaillée, qui tient compte des délais nécessaires pour atteindre les objectifs à long terme de la recherche. Ils illustrent également à quel point le financement et le rendement de la recherche doivent être évalués et réévalués soigneusement, complètement et continuellement en tenant compte de la concurrence internationale.

vendredi 26 octobre 2007

Que sont les Sciences de l'Information et des Bibliothèques ?

Notes pour moi-même ...

1. Des questionnements...

Si je veux faire des recherches en Sciences de l'information et des bibliothèques, de très nombreuses ressources s'offrent à moi. Les premières sont des ressources institutionnelles (ministères, enssib, ABES dans une certaine mesure, voire sites des URFIST, des CFCB), voire semi-institutionnelles (revues professionnelles comme le BBF, associations professionnelles, archives des listes de diffusion...). D'autres sont plutôt des initiatives personnelles (sites internet personnels, blogs, forum, wiki...). 

Je pensais au départ que ce genre de recensement serait rapide et effectivement, j'avais listé aisément un certain nombre de sites, mais j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose.

En premier lieu, que chercher ? Je cherche de l'information validée, francophone, en Sciences de l'information et des bibliothèques.

Question : que sont les SIB exactement ?

Cela signifie apparemment d'aborder des sujets tels que : la chaîne du livre ; la bibliothéconomie (i.e. le catalogage, la normalisation documentaire, l'indexation, le circuit du document, la formation des usagers, la politique documentaire, les techniques de conservation...) ; les métiers du livre ; l'ingénierie et l'informatique documentaire ; le droit de l'information ; le traitement de l'information ; les régimes de circulation de l'information/des savoirs dans la société ; la réception de l'information ; les pratiques culturelles... Cela concerne-t-il aussi le traitement automatique du langage ? (quelque part oui aussi mais pas directement) ; la sémiologie ; les TIC/E ; les médias... ?

On a donc des questions qui portent la bibliothéconomie en tant que telle (traitement du document, des collections), sur les services à proposer, sur les métiers et l'évolution de carrière, sur l'environnement de la bibliothèque (politique, institutionnel, sociologie des usages...), d'autres sur les Sciences de la Communication, ou les Sciences de l'Information.

2. Des pistes ?

Si l'on se penche sur les divers répertoires dans ces domaines afin de se donner une idée de l'existant, on trouve des descriptions telles que :

BIBLIOPEDIA : http://biblio.wikia.com/wiki/Accueil
Métier
Publics et services
Collections
Organisation
Informatique documentaire
Sites web

répertoire SIBEL : http://sibel.enssib.fr/
Bibliothèque
Bases de données
Formations
Livre et lecture
Organisations
Ressources en ligne
Sciences de l'information
Autres thèmes


 > Le répertoire est en cours de refonte et devrait proposer une nouvelle arborescence cette année


le répertoire @rchiveSIC nous propose comme domaines :

Bibliométrie, scientométrie
Cinéma, art, esthétique
Collectivités territoriales
Communication et information scientifique
Conflits, Stratégie, Veille
Documentation
Droit de l'information/communication
Economie, industries culturelles
Edition électronique
Education, formation
Espace public
Géopolitique
Gestion des connaissances
Histoire de l'information/communication
Hypertextes, hypermédia
Ingénierie des systèmes d'information
Médias de masse
Muséologie
Organisation et communication
Sociologie de l'information/communication
Théories information/communication
Autres

JITA : C'est la classification proposée sur le répertoire institutionnel e-lis http://eprints.rclis.org/jita.html 
Généralités en SIB
Sociologie des usages
Maîtrise de l’information
Collections matérielles
Edition
Gestion
Domaine d’activité
Supports et vecteur de l’information
Services techniques
Technologie de l’information

Pas vraiment d'unité entre ces répertoires qui proposent parfois des domaines peu ou prou éloignés des SIB (plus souvent SIC d'ailleurs) comme "services techniques" (JITA) ou "géopolitique" (archiveSIC). Les grandes catégories qui semblent se dessiner concernent alors "la bibliothèque et son environnement", "les collections", les "publics et les services", ce qui relève de la "gestion", du "patrimoine",  de l' "informatique  documentaire", de la formation

3. Un début de réponse

3.1 La 71e section du CNU :  http://cnu71.online.fr/

Dernière piste, On s'éloigne des SIB à proprement parler mais au niveau nationale, les SIC sont réunies au sein de la 71e section du Cnu (cf toutes les sections du Cnu), le Conseil national des universités, à savoir l'instance nationale compétente à l'égard du recrutement et du suivi de la carrière des enseignants-chercheurs. Le site de la 71e section défini ses domaines de compétences comme suit :

La 71e Section du CNU a vocation à accueillir les enseignants-chercheurs inscrits dans le champ des Sciences de l’information et de la communication. Elle considère que les SIC recouvrent particulièrement :

A. Les études sur les notions d’information et de communication, sur leurs relations, sur la nature des phénomènes et des pratiques ainsi désignés, de même que les différentes approches scientifiques qui s’y appliquent.

B. L’étude, d’une part, des processus, des productions et des usages de l’information et de la communication, d’autre part, de la conception et de la réception de celles-ci. Ainsi que l’étude des processus de médiation et de médiatisation.

C. L’étude des acteurs, individuels et institutionnels, de l’information et de la communication, l’étude des professionnels (dont notamment les journalistes) et de leurs pratiques.

D. L’étude de l’information, de son contenu, de ses systèmes sous l’angle des représentations, des significations ou des pratiques associées.

E. L’étude des médias de communication et des industries culturelles sous leurs divers aspects.

Le champ de la section est résolument interdisciplinaire.

(...)

à titre indicatif, sont recevables à condition de respecter l’approche définie précédemment les travaux portant sur des objets tels que :

  • l’intelligence économique, l’intelligence territoriale, l’intelligence collective, l’information médicale, l’information géographique, le traitement automatique de la langue, la lexicographie, l’infométrie, les services en ligne (e-learning, e-commerce, e-gouvernance…), les interface homme-machine, le Web sémantique, le traitement de données…
  • le cinéma, l’audiovisuel, les spectacles, les arts, les productions littéraires, l’édition, le design…
  • les musées, les bibliothèques, les archives, les autres institutions culturelles…
Je remarque incidemment que l'Histoire de l'information est citée dans ces répertoires mais pas l'histoire du Livre en tant que telle (elle doit être dans une section liée à l'Histoire commela 21e)...

3.2 European Curriculum Reflections on Library and Information Science Education

Dans le remarquable travail "European Curriculum Reflections on Library and Information Science Education" [pdf] déjà cité lors du billet sur les parcours européens de formation,  ce questionnement du champ couvert par les SIB a fait l'objet d'une discussion menée par Tor Henriksen. Au su du thème de l'ouvrage, les SIB se voient néanmoins replacées dans une perspective d'enseignement., i.e. des institutions, laboratoires de recherches et organisations se trouvant en position d'enseigner les Sciences de l'information et des bibliothèques. Je traduis à la volée...

"Ce travail a déterminé trois champs d'étude qu'il considère comme fondamentaux :

  • L'étude des documents [cf les travaux de RTP-doc]
  • L'étude de l'organisation de la connaissance, e.g. des micro-opérations sur le document
  • L'étude de ce qu'on appelle normalement administration ou gestion -management- des institutions : généralités, politique culturelle et informationnelle, législation, organisation, etc.
Les principes fondamentaux sous-tendants ces subdivisions sont :
  • Une distinction entre les entités (documents) et les opérations (micro et macro)
  • Une disctinction entre les approches synchroniques et diachroniques (aspects historiques, prospectives...)
  • Une orientation-usager

a) L'étude des documents
Ce champs recouvre deux genres principaux : les fictions et les non-fictions. Pour certains types d'usagers, une orientation spécifique est recommendée (ex : les enfants, les personnes handicapées, les chercheurs...).
Le document est une combinaison entre un texte et un support, étant entendu qu'il convient d'étudier la diversité des supports depuis ses formes les plus anciennes à ses avatars numériques.

b) organisation du savoir et recherche d'information
Ce champs a déjà atteint un certain niveau de standardisation et recouvre les items suivants :

  • Analyse formelle et de sujet (Formal and subject analysis)
  • Représentation de forme et de contenu (avec ou sans langage d'indexation (Formal (bibliographic) and content representation (with or without indexing languages))
  • Traitement (Storage (cataloguing, shelving, databases))
  • Recherche et récupération de l'information (Searching and retrieval (including search behaviour))
  • Evaluation des performances (Evaluation of performances).

Des aspects diachroniques pourraient être l'étude de l'histoire des classifications par exemple.

c) Gestion et organisation. Politique d'information et culturelle, législation.
Cet item recouvre en premier lieu les institutions et les organisation liées à la documentation mais également celles plus largement concernées par la gestion de l'information. Ses sujets de recherche recouvrent la constitution des collections, d'archives, à travers l'adoption de politiques documentaires, l'étude des usagers et l'organisation des différents services.
Une approches diachroniques évidente sera l'histoire des institutions, par exemple, l'histoire des bibliothèques ou la mise en place de scénarii pour le futur.
Des thèmes plus généraux tels que la gestion des personnels, le budget, la gsetion des bâtiments devraient se retrouver dans cette catégorie.Le groupe de travail s'est également penché sur l'impact révolutionnaire de l'Internet et du web à propos des approches communicationnelle et de mise en réseau.  

Le professeur Ted Wilson de l'Université de Sheffield a présenté une dernière approche, dans son article “Mapping the curriculum in information studies” (en ligne, payant, sur Emerald par exemple) paru en 2001 dans la revue New Library World, qui ajoute un quatrième champ d'investigations aux trois précédents (les acteurs). Le modèle de Wilson a été utilisé pour comparer les programmes en SIB des nouveaux pays entrés dans l'espace européen (Juznic, and Badovinac, 2005). Ce modèle Wilson résulte de l'interaction entre quatre domaines :

  1. le contenu de l'information (la fonction "traditionnelle" de la bibliothèque et les services liés) ;
  2. les systèmes d'information (soit les modes d'organisation de l'information) ;
  3. les acteurs (usagers et fournisseurs d'information) ;
  4. et les organisations (producteurs d'information, bibliothèques, centres de ressources etc.)"

Donc, si je résume, les SIB concernent l'essence de l'information dans la société, ses vecteurs (supports, modes de circulation), ses acteurs (individuels, institutions..., usagers, fournisseurs, etc.) à chaque fois dans une optique diachronique, i.e. historique et prospective.

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