Vagabondages

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Tag - Statistiques

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mardi 18 mars 2014

Une étude sur l’offre de livres numériques en France

La société d'audit (et d'expertise comptable) KPMG vient de publier ce mois-ci une étude sur le développement de l’offre de livres numériques et son impact sur les comptes des éditeurs. L'étude ne porte donc pas sur la demande et les usages mais propose un regard du point de vue éditeur.

Elle vient compléter les récentes fiches sur le Marché du livre (dont la fiche 4 consacrée au livre numérique) publiées le mois dernier par le SNE et celles publiées récemment par l'Observatoire de l'économie du livre du Service du livre et de la lecture de la DGMIC.

1er baromètre KPMG de l’offre de livres numériques en France

Le document précise :

Sur la base d’un panel de 56 répondants classés notamment par niveau de CA et secteur éditorial, ce baromètre met en lumière les profils des éditeurs disposant ou non d’une offre de livres numériques, leurs difficultés, leurs réticences et aussi leurs facteurs clés de succès.

L'étude a été élaborée suite à une enquète menée de novembre 2013 à janvier 2014 et porte sur les réponses de 51 éditeurs indépendants et 5 groupes (sur 138 questionnaires envoyés) et à vocation, affirment-ils, à être reconduite tous les ans. Elle se subdivise en huit parties :

  1. un introduction méthodologique
  2. l'offre de livres numériques
  3. la commercialisation des livres numériques
  4. les techniques mises en places
  5. les aspects chiffrés : ventes de livres numériques
  6. les contrats numériques
  7. l'opinion des maisons d'édition
  8. KPMG en un regard.

Quelques conclusions relevées :

  • Toutes les grandes maisons et tous les secteurs éditoriaux proposent une offre numérique (en tête littérature, jeunesse et scolaire) 
  • Il s'agit pour les maisons d'édition surtout de toucher un public différent, puis de rééditer d'anciens titres (les ventes se font au titre d'ailleurs, avec un prix fixé comme une décôte du livre papier).
  • Le format adopté demeure majoritairement le ePub et le Pdf 
  • Le lancement d'offre a décollé à partir de 2009 et devraient se poursuivre dans le futur
  • les versions proposés demeurent semblables à la version papier, et ne sont donc pas enrichies (ajout de vidéo, de son, d'annexe, d'animation, d'applications...) ; une pratique encore surtout restreinte aux livres pratiques, touristiques et au scolaire.
  • Les publications exclusivement numériques portent quant à elles sur les nouveautés et, pour un tiers des répondants, sur des indisponibles.
  • Pour lutter contre le piratage, 71% des répondants utilise des DRM ou le Watermarking.
  • Le volume de vente demeure cependant encore faible, mais proportionnel à la taille de la maison d'édition
  • Les groupes privilégient les e-distributeurs tandis que les indépendants ont recours surtout aux plateformes d’intermédiation.
  • Les clients des maisons d'édition étant majoritairement Amazone, Apple, puis Kobo ou la Fnac. Google play ne semble pas décoller au niveau de ces titres. 
  • Les droits d’auteurs numériques sont négociés majoritairement en % du PPHT et en même temps que les droits papier.

Vous trouverez l'ensemble de ces conclusions et d'autres encore en ligne sur le site du cabinet.

jeudi 18 avril 2013

Statistiques de pénétration et d'usages des terminaux mobiles

En mettant à jour un diaporama sur les terminaux mobiles en bibliothèques (plutôt que de redéposer un nouveau fichier, j'ai simplement uploader la nouvelle version en écrasant l'ancienne mais, du coup, l'adresse n'est plus bonne) j'ai été confronté à la recherche de statistiques récentes et fiables.

Voici les sites que j'ai consulté :

1. Statistiques mondiales

Pour trouver des statistiques mondiales, on peut consulter des sites de consultants qui proposent des études comparées. On trouve ainsi des sites spécialisés comme :

auxquels on peut ajouter les sites plus généralistes (mais indispensables et synthétiques) :

2. En France

En France, les principales sources d'information sont :

  • Médiamétrie (pour les usages) :  "L'internet Global"
  • ARCEP (pour la pénétration des mobiles et la couverture du réseaux)

Mais des entreprises proposent également des données qui intéressent les usages mobiles français :

Des dossiers journalistiques :

auxquels on peut ajouter les études internationales qui proposent des données françaises :

mardi 12 février 2013

Enquête US sur le marketing des bibliothèques publiques

Signalétique d'accueil de la Welcome to North Brunswick Public Library, publiée par la New Jersey State Library.

La revue professionnelle Library Journal publie cette semaine un article de Nancy Dowd, une collègue spécialiste de ces questions auprès de l'ALA et qui maintenant travaille chez Ebsco, sur les stratégies marketing des bibliothèques publiques américaines. Ces conclusions sont le résultat d'un sondage mené en novembre 2012 auprès 471 bibliothèques de toutes tailles et organisé par une division de Ebsco Publishing.

L'objectif de ce sondage était d'avoir une vision plus claire de la façon dont les bibliothèques se promouvaient elles-mêmes, afin de pouvoir développer, pour Ebsco, un produit plus adéquat et utile aux professionnels. Les questions portaient sur la façon dont ces établissements communiquaient pour toucher leurs usagers, les supports utilisés, les informations distribuées, l'efficacité ressenties de ces campagnes et les résultats obtenus, notamment en terme d'implication et d'engagement sur un territoire. 

Les résultats, selon Nancy Dowd, sont mauvais. 

Les répondants étaient les directeurs des établissements. Aux questions sur les supports de communications utilisés pour souligner la présence de leur établissement au sein de la communauté desservie, ce sont les principaux canaux qui sont remontés : un site web, des documents imprimés, des articles dans la presse locale ou encore une présence sur les médias sociaux. Mais à la question sur l'efficacité de ces moyens, les résultats chutent terriblement : si on prend l'exemple du site internet, 95% des bibliothèques répondantes utilisent leur site comme moyen de communication pour toucher les usagers mais seules 14% d'entre elles considèrent que ce moyen est réellement efficace. De la même façon, 86% des établissements ont une présence sur les médias sociaux, mais seules 4% considèrent que c'est vraiment efficace.

Plus généralement, 77% des répondants s'accordent pour souligner qu'une campagne marketing augmente la reconnaissance de la bibliothèque au sein de la communauté desservie mais seuls 47% évaluent l'efficacité de leurs campagnes tandis que 46% des bibliothèques répondent que l'évaluation est une "bonne idée mais nous n'avons pas le temps de la mettre en place".

De façon plus notable, moins de 20% des bibliothèques interrogées disent qu'elles disposent effectivement d'un plan de communication et seulement 11% d'entre elles confirment que ce plan est actualisé et utilisé. 16% des répondant affirment néanmoins réfléchir à la mise en place d'un plan de communication.

Consulter l'ensemble des résultats du sondage.

Pour aller plus loin, Nancy Dowd est co-auteur du blog, avec Kathy Dempsey  The "M" Word - Marketing libraries, consacré au marketing des bibliothèques.

jeudi 7 février 2013

libraries.pewinternet.org

Vous connaissez probablement le Centre de recherche sur l'internet et les modes de vie américain : Pew Research Center. Ce centre explore, entre autres, l'impact d'internet et des modifications d'usages qui s'en suivent sur les enfants, les familles, les communautés, les lieux de travail, les écoles, la qualité de vie ou l'engagement citoyen. Il est à l'origine de nombres de données et d'études qui nous permettent de suivre et d'abonder les modifications d'usages dans la société (américaine donc).

L'un des derniers travaux par exemple se penche sur la présence des Américains sur Facebook : 67% des Américains sont inscrits sur Facebook et parmi ces derniers, 61% pensent clore un jour ce compte. 20% des Américains qui utilisent internet mais pas Facebook disent avoir déjà eu un compte fermé depuis souvent parce qu'ils n'avaient pas le temps d'aller sur le réseau social (21%), sinon parce qu'ils estimaient qu'il ne s'y passait rien d'intéressant (10%), ou que leurs statuts de leurs contacts les énervait (9%). 8% estimaient y passer trop de temps.

Récemment, donc, le directeur de Pew Internet, Lee Rainie, a fait une intervention au cours du Congrès d'Hiver de l'ALA, notamment pour évoquer les derniers développements et conclusions de son centre autour des bibliothèques. Il y a quelques mois, en effet, le centre a ouvert un portail consacré aux bibliothèques, libraries.pewinternet.org, sur lequel il rassemble toutes les études concernant ou ayant un impact sur nos institutions. On y retrouve notamment des données sur les habitudes de lectures des américains (par communautés notamment ou pour les ados par exemple), les livres électroniques et les possesseurs de tablettes et de liseuses, la typologie des services à l'ère du numérique et leur utilisations par les usagers ou encore les communautés d'apprentissage. En fait, on pourrait rassembler ces études autour de trois grands thèmes : les contenus numériques, les services des bibliothèques et les segmentations d'usagers.

Au cours de son intervention, Lee Rainie a développé ces différents points (je reprends et traduis là un billet de David Lee king qui se fait l'écho de cette intervention) pour exposer les dernières conclusions :

1. contenu numérique

  • On lit beaucoup plus de livres numériques. 16% des américains de plus de 16 ans en 2011, 23% en 2012. Au cours de la même période, la lecture de livres imprimés décline de 72% en 2011 à 67% en 2012.
  • 40% des américains dispose d'un appareil de lecture numérique : 31% ont une tablette, 26% une liseuse
  • Les lecteurs de livres électroniques auraient moins de 50 ans, seraient allé à l'Université, sont plutôt aisés (50k+), et sont de gros lecteurs. Ils achètent leurs livres électroniques.
  • Près de la moitié des Américains disposent d'un smartphone.
  • L'an dernier, près de 5% des Américains de plus de 16 ans aurait emprunté des livres électroniques à la bibliothèque.
  • Les usagers d'ailleurs sont de mieux en mieux informé de l'existence de ce service (31% du public).
  • Cependant plus de la moitié de ces usagers, s'ils connaissent l'existence de ce service, ne savent pas s'il leur est adressé ou non (57%).
  • Les problèmes rencontrés dans les cas de prêts concernent :
    • une incompatibilité matérielle avec la liseuse
    • l'absence de liste de réservation
  • Plus de la moitié des usagers attend une aide et des conseils de la part des bibliothécaires à propos de ce service.

2. Services de bibliothèques et usagers

  • Les répondants adorent leurs bibliothèques, plus pour ce qu'elles font pour leur territoire que en ce qu'elles répondent à leurs besoins. 
    • 91% pensent que les bibliothèques sont importantes dans les communautés
    • 6% disent que les bibliothèques sont importantes pour eux et leur famille
    • Les usagers aiment les bibliothécaires.
  • Les bibliothèques sont reconnues comme espaces numériques (libraries have rebranded themselves as tech hubs)
    • 77% considèrent qu'un accès gratuit à un ordinateur et à internet est un service très important
  • Les répondants veulent tous pouvoir accéder aux mêmes services
    • Les Africain-Americains et les Latinos sont particulièrement enthousiastes à propos des services qui leurs sont proposés.
  •  Les répondants attendent une plus grande implication des bibliothécaires
    • S'impliquer dans les écoles, la lutte contre l'analphabétisme, proposer des espaces confortables, plus de services en ligne est une attente des usagers.
    • A propos des services en ligne, 42% des américains pensent qu'ils sont incontournables, 34% pensent que les bibliothèques devraient en proposer, soit 76% de répondants qui estiment que les bibliothèques devraient plus investir le web.
  • Les bibliothèques ont des problèmes / opportunités de relations publiques. 
  • Il est facile de déterminer des cibles pour élargir son public.
    • Il y a encore une large part de la population qui n'utilise tout simplement pas la bibliothèque ni ne lit de livre.

mercredi 19 décembre 2012

Statistiques du dépôt légal

Parmi les missions de la Bibliothèque nationale de France se trouve celle de collecter tous les documents mis à disposition du public qu'ils soient imprimés, graphiques, photographiques, sonores, audiovisuels, multimédias, ainsi que les logiciels, les bases de données et, depuis 2006, les sites internet, au titre du dépôt légal. Une mission qui s'est certes élargie et étoffée au fil des siècles mais n'a pas fondamentalement évoluée. Ainsi rassemblé, l'ensemble de ces documents offre, de fait, une source d'information inédite et extrêmement riche sur les évolutions de l'édition française notamment. 

1. L'observatoire du dépôt légal 

La BnF traitait déjà les documents reçus au titre du dépôt légal, ne serait-ce pour des fins de gestions de ses collections. Depuis cet automne, l'ensemble de ces traitements statistiques sont proposés en ligne sur son site internet et diffusés dans une nouvelle publication annuelle sobrement intitulée : l’Observatoire du dépôt légal : reflet de l’édition contemporaine.


La bibliothèque présente cette nouvelle publication de la façon suivante :

L’Observatoire couvre tous les supports documentaires et tous les secteurs de l’édition. Il intègre dans un même panorama l’édition commerciale et ce qu’on pourrait appeler « les zones grises du patrimoine » : auto-édition, édition associative, publications de la société civile, etc.

Il ne s’agit pas pour la BnF de constituer une source exhaustive sur l’édition française mais de proposer une vision originale, propre au dépôt légal, qui viendra utilement compléter les analyses publiées par d’autres organismes publics et privés.

Actuellement, ce sont les chiffres du dépôt 2011 qui sont en ligne. Les fichiers proposés sont au format xls et donc potentiellement réutilisables par tout un chacun. Un peu moins d'une dizaine de documents sont accessibles qui proposent des données portant sur les livres imprimés, les périodiques imprimés, l'audiovisuel, la musique imprimée, les documents cartographiques, les estampes et les photographies ou encore les sites internet. Chaque classeur propose ensuite des indicateurs circonstanciés sur le support. De fait, chaque type de document requiert des indicateurs spécifiques qui rendent caduque toute tentative d'agrégation plus large des données. Ainsi, dans le classeur sur les livres imprimés trouve-t-on des feuillets portant sur les dépôts (nombre, tirage, prix moyen), les déposants (par nombre de dépôt, région, catégorie...), les imprimeurs (nombre, lieu d'impression), genre (classe thématique, part des fictions et des documentaires, publications officielles, jeunesse), pays, langues, traductions, collections etc.

En plus de ces tableaux, aux données évidemment systématiquement sourcées, la BnF propose un document de synthèse et de focus qui, est-il précisé, pour cette première édition, porte sur la dématérialisation des périodiques et de la presse (pdf). On y parcourt, sans grande surprise, la tendance à la dématérialisation de la presse, emportée par la vague du numérique et les évolutions des usages comme des techniques tout en soulignant l'extraordianire vitalité des publications imprimées, certaines publications nées en ligne suscitant parfois la création de revues imprimées. 

Afin de proposer une vision globale de l'évolution du paysage éditorial et de la production française, le document de synthèse porte sur plusieurs années de dépôt et non plus seulement sur les données 2011. Ainsi, pour garder mon exemple des livres imprimés, découvre-t-on que l’augmentation du nombre de dépôts est chaque année continue et croissante (70 109 livres ont été enregistrés en 2011, soit 4 % de plus qu’en 2010 (67 278). Cette augmentation est de 12 % en 5 ans (62 527 en 2006), de 25 % en 10 ans (55 941 en 2001), de 57 % en 20 ans (44 530 en 1991), de 286 % en 50 ans (18 176 en 1961)).

Un document dont la lecture apparaît aujourd'hui éclairante et indispensable.

2. Statistiques de la bibliographie nationale française

Les professionnels du livre connaissent la Bibliographie nationale française, un document publié environ deux fois par mois qui recense et rassemble les notices bibliographiques des documents édités ou diffusés en France, et reçus par la BnF au titre du dépôt légal. l s'agit alors d'un instantané sur tous les documents parus en France à un moment donné. La Bibliographie est ensuite accessible via deux modes de feuilletages : un cadre de classement regroupant les notices sous de grandes classes thématiques, correspondant à la classification décimale Dewey, et des index (auteurs, titres, sujets...). Ainsi peut-on savoir quels sont les titres publiés jeunesse sur tel ou tel thème en février 2011 en Bretagne par exemple. Les notices présentées renvoient bien sûr ensuite au catalogue de la BnF et, partant, donne accès à ses services : constitution d'un panier, envoi par courriel, impression ou ajout de la notice aux favoris. .

Ce qui est peut-être un peu moins bien connu, ce sont les statistiques que le service propose. On peut ainsi avoir accès, sur les trois dernières années, des données sur :
  • le nombre des dépôts pour les livres, les publications en série, la musique, les atlas, les cartes et plans ;
  • la répartition par grande discipline pour les livres et les publications en série ;
  • les chiffres pour les livres jeunesse et les livres scolaires.

Comme pour l'obseratoire, un document de synthèse est disponible au format pdf qui rassemble les données disponibles au cours des trois dernières années.

vendredi 16 septembre 2011

Les chiffres des réseaux sociaux (aux États-Unis)

L'agence Nielsen vient de publier son dernier rapport sur les chiffres statistiques des réseaux sociaux aux États-Unis. Un phénomène qui toucherait près de 80% de la population outre-atlantique et qui aurait une incidence forte sur le marketing en ligne : 60% des cyber-acheteurs ayant entendu parler d'une marque sur un réseau social, et 48% à partir d'une pub sur Facebook ou Twitter.

1. Fréquentation des Réseaux Sociaux

L'influence des réseaux sociaux n'est plus à démontrer. D'après les chiffres clés dévoilés par l'agence, près du quart du temps passé sur internet le serait sur un réseau social (22.5%) devant les jeux en ligne et les e-mails. Cela concerne les 4/5e des internautes.

L'usager moyen serait une femme, entre 18 et 34 ans, diplômée, habitant la côte Est des États-Unis (Nouvelle-Angleterre) mais à faible revenus. Les hommes ne sont majoritaires que pour la fréquentation de sites professionnels comme LinkedIn mais Nielsen précise quand même que les internautes américains passeraient plus de temps sur Facebook que sur n'importe quel autre site.

Soulignons enfin l'émergence nette de Tumblr qui triple son audience en moins de 1 ans et qui se place en troisième place dans le quintet des sites les plus fréquentées (derrière Facebook, blogger et devant Twitter et LinkedIn).

2. Usages mobiles

Les internautes sont, en fait, de plus en plus des mobinautes : 40% des visites sur les réseaux sociaux sont effectuées à partir d'un dispositif mobile et placent les applications dédiées à la troisième place en terme d'usages des smartphones (derrière les applications de jeux et celles pour lire la météo). Une progression mobile qui, si elle est habituelle pour les jeunes générations, se voit menée par les 55 ans et plus

01

vendredi 29 juillet 2011

Cartes déformées et bibliothèques

Quelques cartes littéraires.

Sur le site Worldmapper, on peut trouver près de 700 cartes où les pays sont déformés en fonction du sujet étudié.Les données proviennent de rapports de l'ONU et remontent à 2004. Vous pouvez cliquer sur les images pour accéder au site où un mini commentaire accompagne ces présentations.

Ici, une carte sur la proportion d'adulte analphabètes :

et d'enfants :

Là, les livres publiés dans le monde: 

Là la part de livres empruntés dans les bibliothèques publiques (catégorie communication) où l'on découvre l'importance du Japon et celle finalement faible de la France, mais le pays ayant le plus de livres empruntés est la fédération de Russie :

Et enfin une carte marquant l'importance de la Recherche scientifique par pays (plus exactement, le nombre d'article publiés) :

La catégorie "Education" propose ainsi les cartes suivantes :

aps

Map
Title
World Total Unit Year
Youth Literacy 783 million people aged 15-24 2002
Adult Literacy 3608 million people over 15 2002
Illiterate Young Women 19 million women aged 15-24 2002
Illiterate Women 251 million women over 15 2002
Primary Education 101 million children per year group 2002
Secondary Education 73 million children per year group 2002
Girls not at Primary School 3 million girls per year group 2002
Girls not at Secondary School 3 million girls per year group 2002
Tertiary Education 105 million people 2002
Women not in Tertiary Education 6 million women 2002
Science Research 644436 science papers published per year 2001
Science Growth 155560 science papers published per year 1990-2001
Primary Education Spending 784108 million PPP US$ 2001
Primary Education Spending Growth 248971 million PPP US$ 1990-2001
Secondary Education Spending 807187 million PPP US$ 2001
Secondary Education Spending Growth 172885 million PPP US$ 1990-2001
Tertiary Education Spending 455334 million PPP US$ 2001
Tertiary Education Spending Growth 155318 million PPP US$

lundi 25 juillet 2011

Statistiques internationales du trafic sur internet

ComScore vient de lancer le service,"Device Essentials". Ce dernier propose des données sur le trafic internet de plusieurs appareils pouvant se connecter à internet tels que ordinateurs bien évidemment, mais aussi téléphones mobiles, tablettes, lecteurs de musique, e-lecteurs, consoles de jeux, et autres appareils compatibles.

C'est un service payant, et vous abonner sur la page permet d'accéder uniquement aux "essentiels" retenus et proposés par la firme.

On y découvre néanmoins que le trafic internet, hors ordinateurs, se fait essentiellement sur téléphones mobiles (68.3%), puis sur tablettes (22.4%) avant le reste (9.3%). Pas de grande nouveauté sinon d'avoir des chiffres datés (mai 2011).

Le site Services-mobiles, en revanche, d'où je tire l'information, nous propose des tableaux intéressants qui soulignent la prédominance des produits Apple par rapport aux appareils sous android en France (iPad, 26.9% de parts de marché, iPhone 34.3% de parts de marché).

Capture d’écran 2011-06-29 à 14.21.04

Services-mobiles précise que "Device Essentials" fournit également une visibilité sur le trafic par catégorie de site de contenu par pays avec le type d'appareil.

Ainsi, il renvoie vers un autre tableau où comScore examine les modèles de trafic dans la catégorie de journaux en ligne pour comprendre combien chaque type d'appareil contribue à la circulation de la catégorie totale et par rapport à la consommation de contenu total. C'est mieux en image. Je ne reproduit pas le tableaux mais je vous renvoie vers leur billet.


lundi 7 février 2011

Les statistiques de Vagabondages.

C'est le genre de billet que je réserve à la date anniversaire du blog, mais comme je la rate consciencieusement chaque année (on s'en approche de toute façon : 28 février 2005, bientôt 6 ans ! :D ) et que que Lully propose d'évoquer le sujet, je vais revenir sur les statistiques de Vagabondages. L'occasion pour moi de reprendre les logiciels de statistiques installés mais, contrairement à Lully, guère consultés. A dire vrai, j'ai une connaissance relativement imprécise du nombre de lecteurs et j'avoue ne pas être parvenu à savoir si les stat' comptabilisaient les flux agrégés ou non.

J'évoquais les logiciels de statistiques, parce que j'en ai plusieurs : j'avais en effet installé sur le blog, ou plus exactement son avatar précédent lorsqu'il était hébergé sous blogger, un logiciel qui s'appelleStatcounter que je me suis contenté de reprendre sous gandi.net. Il s'agit de quelques lignes de codes qui apparaissent sous forme d'un compteur en bas de ma page d'accueil. Statcounter m'expliquant que j'utilise pleinement les possibilités gratuites (Your log size of 500 has 500 entries. Upgrade to 5,500 for just $5 a month) et qu'il serait judicieux de passer à une version premium, j'ai profité ensuite du changement de plateforme pour m'inscrire chezGoogle Analytics. Je craignais que ces statistiques étant combles n'en deviennent partielles.

Enfin, Gandi.net, propulsé par Dotclear, me fournit quelques statistiques également de consultations mais ces dernières n'étant pas accessible sous forme de synthèse annuelle (j'ai des chiffres mensuels peu clairs) je ne vais pas les reprendre ici.

Qu'apprend-on ?

1. Visiteurs

Selon Statcounter, il y aurait eu une moyenne de 6.080 visiteurs/mois l'an dernier, avec des pics dépassant les 7.000 visiteurs ces trois derniers mois (9.675 en novembre 2010). Google Analytics signale quand à lui une moyenne de 4.039 visiteurs par mois. Mais je ne sais pas d'où vient ce différentiel. Gandi ne propose pas de moyenne annuelle. Je suppose que c'est à moi de refaire le calcul mois après mois, ce que donc, je ne ferai pas.

Ces visiteurs ne restent pas longtemps : 1,47 minutes en moyenne pour Google Analytics tandis que Statcounter m'explique que 93% de ces visiteurs reste moins de cinq minutes. Je comprends que pour lire le dernier billet il ne faille pas beaucoup de temps, mais peut-être ce chiffre est-il faussé par les flux RSS qui viennent se mettre à jour rapidement ?

Quoiqu'il en soit, selon Google Analytics toujours, seuls 18,75% des visiteurs sont des returning visitors (13,9% pour statcounter). Un truc sympa : Google précise que 727 visites (1,24% du nombre total de visiteurs), via 11 systèmes d'exploitations différents, consultent depuis des terminaux mobiles. 

2. Contenu

Au départ, c'est pour cela que j'ai voulu avoir des statistiques : découvrir ce qui était consulté sur Vagabondages.

Outre la page d'accueil, Vagabondages.org, les pages les plus consultés selon Statcounter sont : 

  1. Les livres dans la peau, un billet sur le tatouage bibliocentré
  2. Devenir bibliothécaire d'Etat
  3. Ron Arad et l'Etat gère, un billet sur une étagère design en forme des États-Unis
  4. QR codes et tutoriels
  5. Connaître les outils de la veille informationnelle
  6. tag Van Gogh
  7. Comment archives, musées et bibliothèques contribuent à la formation tout au long de la vie ?
  8. Les liaisons dangereuses : livre-objet
  9. Bibliothèque publique...
  10. Devenir fonctionnaire européen
Google propose, quant à lui le classement suivants :
  1. Les livres dans la peau
  2. La seconde carrière des enseignants
  3. Connaître les outils de la veille informationnelle
  4. Devenir bibliothécaire d'État
  5. Ron Arad et l'État gère
  6. Les réseaux sociaux et les bibliothèques, un cours que j'avais tenu à l'Urfist de Rennes
  7. Devenir fonctionnaire européen
  8. Modalités d'inscriptions au concours de bibliothécaire d'État
  9. 25 outils de réseaux sociaux à destination des bibliothécaires
  10. tag Van Gogh

Il est intéressant de noter que parmi les thématiques proposées sur ce blog (réseaux sociaux, usages mobiles, représentations des bibliothèques, ressources professionnelles, Sciences de l'information, univers virtuels et bibliothèques, patrimoine, propriété intellectuelle, questions métier...), on retrouve des sujets pas forcément très sérieux dans le top 5. Parmi les billets restants, et la tendance est plus marquée encore dans le top dix, ce sont les questions métiers qui attirent les visiteurs : devenir bibliothécaire d'État, modalité d'inscriptions aux concours des bibliothèques, devenir fonctionnaire européen etc... Un thème qui déjà me valait l'essentiel du trafic sur blogger avec des billets comme "Comment devient-on bibliothécaire" et "Travailler en bibliothèque" : les seuls qui généraient plus de trafic que la page d'accueil.

Ce qui est rassurant aussi est que les billets plus anciens continuent à être consultés : "la seconde carrière des enseignants" date de 2008 par exemple ; j'espère juste que les visiteurs se rendent compte de l'ancienneté du billet et de la parfois nécessaire mise à jour à effectuer.

3. Trafic

15,69% des visiteurs selon Google est arrivé par accès direct au site, et non via un site référent. Ces sites référents sont souvent des agrégateurs d'ailleurs.

Par ces sites référents on trouve : des agrégateurs, des blogrolls et Google surtout selon Statcounter. Google Analytics souligne quant à lui 45,39% du traffic généré à partir d'un moteur de recherche : essentiellement Google lui-même et ce en tant que moteur de recherche d'une part, et de moteur d'image d'autre part.

Vagabondages est très sollicité pour les images qu'il emprunte honteusement à d'autres sites, ce qui pollue largement les stats. Il faudrait que je prenne plus de temps lors de la rédaction de billets pour mieux choisir ces illustrations et surtout les enregistrer sur le serveur de Gandi.net afin d'éviter d'une part cette pollution statistique et d'autre part la disparition des illustrations sur certains billets au bout de quelques mois (sans parler de notions de netiquette et de vol de bande passante) mais c'est le genre de chose que je repousse toujours un peu plus.

Google Analytics continue avec 38,18% de trafic généré à partir de sites référents (Google.fr, netvibes.com, images.googles.fr, twitter.com, google.com, facebook.com, rezo.net, bibliobsession.net, vagabondages.blogspot.com, google.be) , 15, 69% de trafic généré par accès direct donc et un petit 0,73% d'autres indéfinis.

Les mots clefs les plus utilisés pour arriver sur mon blog sont, selon Google Analytics : 

  1. veille informationnelle
  2. vagabondages
  3. reconversion professionnelle enseignant
  4. etat unis
  5. carte etat unis
  6. etagere lumineuse
  7. adopter un mot
  8. bibliotheque design
  9. seconde carrière des enseignants
  10. la veille informationnelle
Et sont, selon Statcounter :
  1. carte Etat unis
  2. qr code
  3. les bibliotheques et la lutte contre le sida
  4. etat unis
  5. la veille informationnelle
  6. echange poste bibliothécaire avec etranger
  7. etat unis carte
  8. concours bibliothécaire d'état
  9. etudes de cas concours bibliothecaire
  10. blog monde des bibliothèques
Manifestement, il se passe des trucs avec les États-Unis.

Après, hors les 80% de visiteurs français, les visiteurs proviendraient de Canada, Belgique, Suisse, Maroc, Tunisie pour Google Analytics et de Canada, Corée du Sud (sic), Suisse, Belgique, Etats-Unis, Russie et Côte d'Ivoire pour Statcounter.

Conclusions

Je ne sais pas. Honnêtement, je ne regarde pas vraiment ces chiffres sinon pour m'amuser des mots-clefs étranges ayant pu amener vers mon blog ou pour m'inquiéter ponctuellement des sujets qui ont plu. Je partais du principe que ce blog, avant tout privessionnel et donc rédigé pour mon loisir même si sur des thématiques professionnelles, n'avait pas à être contraint par de quelconques statistiques d'usages. Ce d'autant plus qu'à deux ou trois reprises il y a eut des blancs dans la régularité de publications des billets (il suffit de remonter au mois de janvier dernier où le premier billet du mois date du 17 janvier, trois semaines après le début de la rentrée). Et puis je l'avoue, ces différences de chiffres ne me convainquent guère. Comme le dit Lully, j'assume mes stats, là-dessus pas de problème, mais du coup, je ne sais pas ce que je peux en retirer et j'ai mis la réflexion pour l'instant de côté.


lundi 25 janvier 2010

Cadre de l’UNESCO pour les statistiques culturelles 2009

Dans sa dernière lettre, l'ISU institut de statistiques de l'Unesco annonce la sortie du Cadre de l’UNESCO pour les statistiques culturelles 2009.

En favorisant la mise en place d'indicateurs et la recherche analytique dans le domaine de la culture, ce cadre espère faciliter la comparaison internationale fondée sur une compréhension commune de la culture et sur l’utilisation de définitions standardisées et de classifications internationales économiques et sociales. Ainsi le document précise-t-il :

Le Cadre pour les statistiques culturelles (CSC) est un outil dont la vocation est d’organiser les statistiques culturelles à l’échelle nationale et internationale. Il se base sur des fondements conceptuels et une compréhension commune de la culture qui permettent de mesurer de nombreuses expressions culturelles, quel que soit leur mode de production social et économique. Par le biais de ses définitions standards, le cadre permet également de produire des données comparables à l’échelle internationale.

Il remplace une précédente version datant de 1986 et prend en compte les évolutions technologiques qui ont radicalement transformé la culture et ses moyens d’accès ces dernières années ainsi que de nouveaux domaines tels le patrimoine immatériel, ou encore les politiques et les pratiques culturelles sans cesse renouvelées. De fait, le CSC développe davantage une mesure de la dimension économique de la culture (notamment en raison de données économiques plus accessibles) même si les données sociales demeurent présentes. Utilisant pour ce faire plusieurs classifications, le CSC se veut un outil et une méthodologie conçus pour être utilisés à l’échelle nationale et internationale,et servir de fondement à une meilleure collecte et diffusion des statistiques culturelles. Le CSC tente de refléter le plus grand nombre possible
d’activités en lien avec la production, la distribution et l’utilisation de la culture.

Sommaire

  1. Introduction
  2. Le cadre pour les statistiques culturelles : concepts et structure
  3. Statistiques culturelles : Mesurer la dimension économique
  4. Statistiques culturelles : Mesurer la dimension sociale
  5. Collecte des données : tableaux des codes des classifications internationales
  6. Remarques finales

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