Vagabondages

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lundi 15 février 2010

Pour une politique nationale des bibliothèques (suédoises)

Vi Alskar Bibliotek "Nous aimons les bibliothèques", en français.

 

Voilà deux ans que l'association des bibliothèques suédoises a lancé une campagne pour renforcer l'implication des politiques dans le financement des bibliothèques publiques, précisant par ailleurs que la Suède est le seul pays nordique a n'avoir pas de politique publique des bibliothèques. Consequently, Swedes do not have access to the full potential to be derived from a world-leading library system, est-il précisé. Cette campagne vise les élections politiques à venir cette année, en 2010, dans la royauté.

Ce qui est recherché à travers notamment une loi sur les bibliothèques serait la mise en œuvre d'un réseau renforcé de bibliothèques à travers l'ensemble du pays. En 2008, l'association s'inquiétait en effet de la fermeture de quelques 400 bibliothèques publiques et de l'absence de personnels qualifiés dans les établissements scolaires, quelle mettait en relation avec la hausse de illettrisme et la chute de fréquentation des bibliothèques ouvertes.

Elle a donc lancé une campagne d'information pour alerter l'opinion publique avec le logo "library lovers" pour appeler à une nouvelle politique des bibliothèques en Suède. Un engagement qui, selon l'association, suit huit directions développées dans une brochure intitulée "Les bibliothèques ont besoin d'amour" :

  1. Définition d'une stratégie nationale des bibliothèques qui expliquerait leur rôle dans la société de la connaissance, notamment autour des axes suivants :
    • La lecture et la compréhension en lecture
    • La démocratie, la liberté d'expression et la liberté d'information
    • La formation permanente, l'accès à la connaissance et le développement personnel
    • La Culture et la cohésion sociale
    • la société de l'innovation
    • A partir de cette définition, des outils d'évaluation des bibliothèques pourront être développé et mis en place.
  2. Établissement d'objectifs nationaux et d'indicateurs de qualité
  3. Lancement d'une campagne de promotion de la lecture et de "développement des langues". Un aspect de cette campagne destinée aux plus jeunes est la mise en place d'un personnel qualifié dans les établissements scolaires.
  4. Améliorer l'accès aux services des bibliothèques, notamment par le biais de campagne de promotion des bibliothèques, de la lecture et par le de subventions (pour toucher plus de groupe, créer de nouveaux services, renforcer le maillage du réseau
  5. Renforcer les infrastructures réseaux pour les services à distances
  6. Développer la Recherche en Sciences des bibliothèques et la formation initiale et continue des personnels
  7. Rendre accessible librement, en open-access, les résultats de cette recherche menée sur des fonds publics
  8. Créer une Agence nationale des bibliothèques chargée entre autres de :
    • surveiller et évaluer les stratégies et objectifs nationaux
    • développer, compiler et analyser les statistiques relatives aux bibliothèques nationales, les critères de qualité et des indicateurs de qualité
    • développer des solutions nationales, telles que les services de bibliothèque numérique, les services Web et autres plateformes technologiques
    • stimuler le développement des bibliothèques
    • engager l'intelligence qualifiée national et international
    • représenter les bibliothèques suédoises sur la scène internationale
    • encourager l'éducation, de formation et de recherche dans le secteur
    • allouer des fonds d'État pour le développement des bibliothèques, la lecture des activités de promotion, etc
Cette politique est espérée au niveau national car elle concerne tous les suédois, mais ne doit pas entrer en conflit avec les autorités locales :

Une politique nationale des bibliothèques peut - et doit - être développée de manière à ce qu'elle n'entre pas en conflit avec l'autonomie gouvernementale locale. L'accroissement de l'engagement national ne devrait pas interférer avec les pouvoirs locaux.Mais une politique nationale des bibliothèques est nécessaire pour s'assurer que les bibliothèques publiques sont utilisées d'une manière qui profite à la fois à l'ensemble de la société et au développement des individus.En termes pratiques, le but est de réduire la faible utilisation des ressources et des pertes d'impact dues au manque actuel de coordination.

Une politique qui porte ses fruits puisque qu'en ces temps électoraux, l'association estime avoir le soutien de nombres de parlementaires qui ont voté mercredi un projet de loi sur la culture. Le gouvernement devrait d'ailleurs proposer la la Bibliothèque royale de coordonner l'ensemble des réflexions et d'élaborer un plan de développement pour les années à venir. Une proposition à établir en étroite relation avec l'association des bibliothèques suédoises et l'ensemble des bibliothèques du réseau.

Avec tout ce qui nous arrive dessus en France, la réorganisation des ministères de la Culture et de l'enseignement supérieur, la disparition des direction de la lecture et sous direction des bibliothèques fondues dans le grand tout, il ne serait peut-être pas inintéressant de proposer un positionnement équivalent en France. Une loi sur les bibliothèques... le serpent de mer.

vendredi 16 février 2007

Second Life à la mode

Pour entamer le week-end, des petites nouvelles du monde virtuel cette fois loin de toute bibliothéconomie...

1.Selon FredCavazza, Linden Lab, l'organisme qui gère Second Life, viendrait de publier ses statistiques pour janvier 2007. Dans ces dernières, on découvre que les résidents français de Second Life représente 12,3 % de la population totale soit la deuxième plus grosse population derrière les Etats-Unis. Les pays européens totalisent près de 53 %. Pour information, Second Life se targue de 3.5 millions d'habitants, dont plus 1 million s'est loggué au cours du mois précédent.



2. La Suède est le premier pays à ouvrir une ambassade dans ce monde virtuel. Le but n'est évidemment pas de fournir des passeports ou des visas à l'instar de n'importe quelle ambassade mais bien de servir un véritable portail d'information sur le pays expliquant comment obtenir un passeport dans la "vraie" vie ou proposant des liens vers des sites internets sur la nation. Parallèlement, une île appelée la "Seconde Suède" a été ouverte sur l'initiative d'un entrepreneur suédois qui explique :

Second Sweden is not only intended to be a place where Swedes can live, where tourists can come and see why their next vacation should be spent on a moose safari or in the archipelago - it's also a place where scientists can try their thesis, where architects can show their latests creations and where we will try to show how changes in the way we live today might give us a better environment.

3. La maison Dior lance sa nouvelle collection de bijoux en avant-première dans Second Life. Créée par Victoire de Castellane, cette collection est visible sur l’île de Belladone Island et, dans le monde réel, elle ne le sera à l'Orangerie, à Paris, qu'à partir du 27 janvier. D'après La Presse, citée par Michel Leblanc sur son blog :

Selon la même source, «il n’y a pas de plan marketing derrière» cette initiative de Victoire de Castellane qui crée depuis 1999 pour Dior des bijoux volumineux et extravagants. La collection, dont les prix vont de 150 000 à 1,2 million d’euros, ne peut pas être achetée sur Second Life et aucun lien avec le site Dior n’est prévu.

Il s’agissait d’être «ludique toujours» et de trouver «un écrin ultra-contemporain» pour la collection, baptisée «Belladone Island» et conçue «autour du thème de la nature» et de «femmes-plantes très sensuelles qui envoûtent les hommes et se nourrissent d’eux», a-t-on précisé chez Dior.



By the way, voici quelques marques célèbres qui ont investi SL : Adidas, Amazon, AOL, BBC Radio 1, BNP Paribas, Channel 10 (Microsoft), CNET, Dell, Duran Duran (le groupe de musique), IBM, Nissan, Reebok, Reuters, Sony, Sun Microsystems, Toyota (et sa voiture Scion), Warner Bros Music, Wired Magazine... Une liste est même disponible sur Wikipédia.

4. Hogwart a disparu. J'avais trouvé un groupe et une île qui voulait recréer l'ambiance des livres de jeune sorcier mais l'île et ses bâtiments ont disparu alors même que venaient d'être créés une allée consacrée à la magie noire. Il semblerait qu'une histoire de gros sous soit derrière tout cela, à savoir que le bail de l'île était arrivé à échéance. C'est dommage car on pouvait apprendre des sorts et les utiliser, lancer les trois sorts interdits, se balader dans le village qui jouxte le château... Le groupe afférent est lui toujours actif mais n'a plus de réelle raison d'être.

Pourtant, d'autres lieux obtiennent plus de succès à l'instar de nombreuses zones issues de l'univers de Star Wars. Vous pouvez ainsi vous balader sur Tatooine (zone de combats) ou retrouver la hutte de Yoda sur sa planète marécageuse. Ci après, c'est la Bibliothèque de Anoi (ou un truc dans le genre ^^) que mon avatar vous présente. Elle contient toutes les informations indispensables et moins importantes que vous devez savoir sur Star Wars (comment devenir Jedi, les différentes races, etc.). Habits et sabres lasers sont évidemment en vente un peu partout. Dans la plupart de ces zones à thème, un minimum de roleplay est demandé aux joueurs de façon à respecter l'ambiance des lieux.

Snapshot_003.bmp

5. La campagne présientielle française se déroule aussi dans Second Life. En effet, le Front National a été le premier à ouvrir une permanence dans le monde virtuel et possèderait déjà un bâtiment imposant. En réaction, des français se sont organisés en groupes et manifestent pour bouter l'extrême-droite hors du monde. De son côté, Ségolène Royal, déjà la cible de plaisantins ayant créé un avatar, "SuperSégo" la parodiant et reprenant ses discours a pris elle-même les choses en main. Mi janvier, en effet, elle lançait officiellement un comité de campagne sur Second Life. Si la permanence n'est pas une initiative directe de Ségolène Royal, la candidate s'est pourtant empressée d'enregistrer un message vidéo appuyant la création de ce « 748e comité de soutien ». On peut donc assister à des meetings virtuels, avec quelques dizaines d'autres avatars, ou repartir avec un t-shirt virtuel offert, portant l'inscription « Segolène Royal pour la France ».