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Tag - Unesco

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lundi 25 janvier 2010

Cadre de l’UNESCO pour les statistiques culturelles 2009

Dans sa dernière lettre, l'ISU institut de statistiques de l'Unesco annonce la sortie du Cadre de l’UNESCO pour les statistiques culturelles 2009.

En favorisant la mise en place d'indicateurs et la recherche analytique dans le domaine de la culture, ce cadre espère faciliter la comparaison internationale fondée sur une compréhension commune de la culture et sur l’utilisation de définitions standardisées et de classifications internationales économiques et sociales. Ainsi le document précise-t-il :

Le Cadre pour les statistiques culturelles (CSC) est un outil dont la vocation est d’organiser les statistiques culturelles à l’échelle nationale et internationale. Il se base sur des fondements conceptuels et une compréhension commune de la culture qui permettent de mesurer de nombreuses expressions culturelles, quel que soit leur mode de production social et économique. Par le biais de ses définitions standards, le cadre permet également de produire des données comparables à l’échelle internationale.

Il remplace une précédente version datant de 1986 et prend en compte les évolutions technologiques qui ont radicalement transformé la culture et ses moyens d’accès ces dernières années ainsi que de nouveaux domaines tels le patrimoine immatériel, ou encore les politiques et les pratiques culturelles sans cesse renouvelées. De fait, le CSC développe davantage une mesure de la dimension économique de la culture (notamment en raison de données économiques plus accessibles) même si les données sociales demeurent présentes. Utilisant pour ce faire plusieurs classifications, le CSC se veut un outil et une méthodologie conçus pour être utilisés à l’échelle nationale et internationale,et servir de fondement à une meilleure collecte et diffusion des statistiques culturelles. Le CSC tente de refléter le plus grand nombre possible
d’activités en lien avec la production, la distribution et l’utilisation de la culture.

Sommaire

  1. Introduction
  2. Le cadre pour les statistiques culturelles : concepts et structure
  3. Statistiques culturelles : Mesurer la dimension économique
  4. Statistiques culturelles : Mesurer la dimension sociale
  5. Collecte des données : tableaux des codes des classifications internationales
  6. Remarques finales

mardi 1 septembre 2009

Le programme Mémoire du Monde de l'Unesco

Nous apprenions fin juillet que le Journal d'Anne Frank faisait désormais partie des 35 biens du patrimoine documentaire mondial "d'intérêt universel" inscrits cette année par l'Unesco au registre "Mémoire du Monde".

Ce programme, mis en place en 1992, propose une vision bien nette qui précise que:

le patrimoine documentaire du monde appartient à tous, et qu'il devrait être entièrement préservé et protégé pour le bénéfice de tout un chacun en étant accessible à tous, de manière permanente, sans obstacle aucun, compte étant dûment tenu des spécificités et pratiques culturelles qui s'y rattachent.

L'idée initiale partait du constat de nombreux dommages subis par le patrimoine mondial au fil des siècles : pillage et dispersion, trafic illicite, destruction, locaux et financement inappropriés ont pu ainsi mettre ce patrimoine en péril. 

A partir de ce constat, plusieurs Principes directeurs (document pdf) ont été définis dans le cadre d'un contrat signé avec l'IFLA (Fédération international des associations de bibliothécaires et des bibliothèques), parallèlement à la compilation, menée par l'IFLA et le CIA (Conseil international des archives), de listes de collections de bibliothèques et de fonds d'archives endommagés de manière irréparable ce qui a mené, en 1995, à la création d'un Registre de la Mémoire du monde qui s'enrichit tous les ans de nouvelles inscriptions.

L'intérêt d'une telle inscription est multiple. L'Unesco elle-même définit au moins trois missions fondamentales à ce programme :

  • Faciliter la conservation du patrimoine documentaire mondial avec les techniques les mieux appropriées.
  • Aider à assurer un accès universel au patrimoine documentaire.
  • Mieux faire prendre conscience, partout dans le monde, de l'existence et de l'intérêt du patrimoine documentaire.

Une initiative a mettre en regard avec de nombreux autres programmes de sauvegarde du patrimoine de l'Unesco :

mercredi 26 novembre 2008

Statistiques aux Nations Unies

Grâce au blog de la bibliothèque de Sciences Po, je découvre que La division Statistiques des Nations Unies a mis en ligne UNdata, une sorte de "méta-base de données qui agrège les données statistiques de la plupart des agences (UNESCO, ILO, FAO, etc.) avec un champ de recherche unique type google".

Il est possible de faire des recherches par thème (population, industrie), par grand indicateurs ou par pays et obtenir des données téléchargeables et exportables (xml, xls, txt). Mais c'est pas toujours très parlant, du moins pour un novice tel que moi : parmi les indicateurs par exemple on trouve dans les données mondiales de l'UNESCO un "Book production, titles by the Universal Decimal Classification" dont je ne comprends pas très bien ce qu'il recouvre (outre le fait que la période couverte court de 1995 à 1999).

Le blog de la bibliothèque de Science Po continue et précise dans son billet. "Pour une recherche plus élaborée, utilisez plutôt la recherche avancée (disponible en cliquant sur “More”) qui permet de construire une véritable requête. La source est bien entendue indiquée pour chaque table de données et liée à un wiki et un glossaire qui vous en disent plus sur le contenu de la base, la méthodologie de recueil des données, etc." A noter également un lien discret, en haut à droite de la page vers un formulaire de retour ou encore la possibilité d'ajouter une barre de recherche dans votre propre site :



Pour information, L’ISU (institut de statistiques de l'Unesco)  est en train de réviser le Cadre de l’UNESCO sur les statistiques culturelles de 1986 afin de mieux refléter la situation des pays en voie de développement et l’impact des nouvelles technologies. Selon les propres dires de l'ISU, le cadre précédent était basé sur une vision formelle et immuable de la culture, privilégiant par exemple la collecte de statistiques sur les fréquentations des musées, le nombre d’employés dans les théâtres professionnels ou les compagnies de danse, une vision qui ne reflète pas les conditions et les priorités des pays en développement pour lesquels la culture peut être une source de revenus supplémentaires en plus de ceux issus de l’agriculture. Àla suite d’une série de consultation avec les États membres, le cadre révisé sera présenté lors de la Conférence Générale de l’UNESCO en 2009.

L’Institut propose de télécharger le cadre révisé en français et reste ouvert à tout commentaire sur cette version préliminaire.

Voir aussi l'article Nouveaux outils et cadres de travail pour l’étude des sociétés de l’information et des questions clés dans le domaine de la culture.

samedi 8 septembre 2007

la Journée internationale de l'alphabétisation

© UNESCO
Poster de la Journée internationale de l’alphabétisation 2007

Le 08 septembre est la Journée internationale de l'alphabétisation. Chaque année, l’UNESCO dresse alors devant la communauté internationale le bilan de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes dans le monde, un bilan encore peu satisfaisant puisque près de 781 millions d’adultes n’ont aucune notion de lecture et d’écriture ; un adulte sur cinq, dont deux tiers de femmes, ne sait ni lire ni écrire ; 72,1 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l’école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études. Le thème de cette journée, cette année, est « L’alphabétisation, clé de la santé et du bien-être ». Ce thème est également une priorité de l’exercice biennal 2007-2008 de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation.

A cette occasion, le Courrier de l'Unesco consacre les pages de son dernier numéro aux lauréats 2007 des Prix d’alphabétisation de l’UNESCO, remis le 10 septembre à Bamako (Mali), dans le cadre de la Conférence régionale africaine sur l’alphabétisation dans le monde.

Parallèlement, six conférences régionales et sous-régionales organisées par l’UNESCO et destinées à lutter contre l’analphabétisme dans le monde sont prévues jusque la fin de l'année 2008. La seconde en date s'est ouverte à Pékin (Chine) les 31 juillet et 1er août dernier (la première s’était tenue à Doha (Qatar), en mars 2007) et a tenté de répondre à des questions telles que : Comment faire progresser l’alphabétisation dans des pays qui, comme l’Indonésie ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée, comptent une extraordinaire diversité linguistique ? Comment apprendre à lire et à écrire dans des régions rurales et enclavées? Quelles initiatives peuvent-elles être menées auprès des migrants ? 

Autant d'initiatives qui font suite à la Conférence sur l’alphabétisation dans le monde organisée par la Maison Blanche à New-York le 18 septembre 2006, sous les auspices de Laura Bush, Première Dame des Etats-Unis et Ambassadrice Honoraire pour la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation. Cette conférence avait marqué le coup d’envoi d’une vaste campagne internationale en faveur de l’alphabétisation dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (2003-2012). Un combat qui s'inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement, un ensemble de huit objectifs adoptés en 2000 dans la Déclaration du Millénaire et censés être atteint en 2015.

Pour concrétiser son action dans le cadre de la DNUA, l'UNESCO a encore lancé une nouvelle initiative pour l'alphabétisation, intitulée LIFE (Initiative pour l'alphabétisation : savoir pour pouvoir, 2005-2015), visant à offrir des possibilités d'apprentissage aux adultes analphabètes, et en particulier aux femmes, dans 34 pays où les taux d'alphabétisation sont inférieurs à 50 % et/ou la population analphabète dépasse les 10 millions. 

A voir également le Portail Unesco sur l'alphabétisation et la bibliographie sur l'alphabétisation proposée par la Bibliothèque de l'Unesco.

mercredi 13 juin 2007

Le Courrier de l'Unesco

On en a très probablement parlé l'année dernière mais comme je viens de m'abonner et de recevoir mon premier numéro, je vais revenir sur la version électronique du Courrier de l'Unseco.

Cette publication date d'août 1947, soit deux ans après la création de l’UNESCO. Le Courrier reflète les idéaux et les préoccupations de l'organisation à travers des articles provenant du monde entier. En mars 2006, le courrier devient une lettre électronique à laquelle chacun peut s'abonner et consulter en ligne dans les six langues officielles de l’Organisation (anglais, français, espagnol, arabe, russe et chinois), chaque numéro de ce mensuel est consacré à un thème lié à une actualité intéressant l’UNESCO. 

Dans le numéro de ce mois-ci, par exemple, l'accent est mis sur le programme Mémoire du Monde de l'Unesco qui, depuis 15 ans, s'attache à préserver le patrimoine documentaire de l’humanité. Ainsi en 2007, les dossiers ont-ils portés sur : Les médias donnent de la voix Numéro 1 ; Femmes et science : une histoire d’atomes crochus Numéro 2 ; Musées : visite guidée Numéro 3 ; Les médias pris pour cible Numéro 4 ; Mémoire du monde Numéro 5. Et plus précisément dans ce dernier numéro :

Le patrimoine documentaire à l’ère du numérique : interview avec Abdelaziz Abid
Depuis 15 ans, le programme Mémoire du monde s’occupe de la conservation et de la numérisation du patrimoine documentaire de l’humanité. Grâce au soutien de l’UNESCO, des dizaines de collections d’archive, des milliers de mètres de pellicule, des millions de pages de manuscrits, livres ou journaux ont bénéficié de différentes mesures de protection.

Tombouctou dévoile une partie cachée de l’histoire écrite de l’Afrique
Quelque 200 000 anciens manuscrits qui se délitaient lentement mais sûrement dans des bibliothèques, caves et greniers de Tombouctou, au Mali, sont aujourd’hui systématiquement recensés, conservés et numérisés. Ces trésors inestimables, dont les plus anciens remontent au 13e siècle, témoignent que l’histoire de l’Afrique n’est pas seulement orale.

Le Matenadaran, du moine copiste à l’ère du numérique
En plein cœur d’Erevan, la capitale arménienne, le Matenadaran abrite 17.000 manuscrits et 30.000 documents dont certains remontent à l’Antiquité. Des textes sur des thèmes très variés s’y côtoient en arabe, persan, syriaque, grec, latin, amharique, japonais et certaines langues indiennes dans ce musée-bibliothèque qui a vu le jour en même temps que l’alphabet arménien, en 405. Aujourd’hui, le Matenadaran entre dans l’ère numérique grâce à l’UNESCO.

Un pont entre les cultures
Quatre siècles de colonisation sont racontés et illustrés dans la « Colleccion des Lenguas Indigenas » conservée à Guadalajara (Mexique). Ces 166 livres, imprimés à partir de 1539, gardent aussi la mémoire de 17 langues indigènes dont certaines ont quasiment disparu. La collection est candidate à l’inscription au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.

Le Retour de Kelly Gang
Enquêtes, progrès technique et chance, tels sont les ingrédients du succès de la restauration de « L'Histoire de Kelly Gang », le premier long métrage du monde. L’Australie a ainsi retrouvé la toute première trace d’un mythe cher à son cœur, qui fait partie de sa mémoire collective.

Archives de la traite négrière : escales
Registres et journaux de bord, mémoires et récits de voyage, recensements d’esclaves… les archives de la traite négrière atlantique balisent aujourd’hui les itinéraires des anciens négriers reliant l’Europe, les Amériques et l’Afrique. Où peut-on trouver ces précieux documents ?

Bon, je vais finir par créer une nouvelle catégorie pour ces sujets portant sur l'Unesco...

mardi 5 juin 2007

Programme Information pour tous de l'UNESCO (PIPT)

Selon les spécialistes de la préservation de l’information qui participaient le 3 avril 2007 au débat thématique organisé par le Programme Information pour tous de l’UNESCO (PIPT) à la Bibliothèque nationale de France à Paris, “plus de 80 % des collections audiovisuelles témoignant de la diversité culturelle et linguistique dans le monde ne bénéficient pas d’un traitement professionnel”.



Le Programme Information pour tous est un programme intergouvernemental, créé en 2000. Dans le cadre du PIPT, les gouvernements du monde entier se sont engagés à mobiliser les nouvelles opportunités de l'ère de l'information pour créer des sociétés équitables grâce à un meilleur accès à l'information. Le PIPT travaille en étroite collaboration avec d'autres organisations intergouvernementales et des ONG internationales, en particulier avec celles qui sont spécialisées dans la gestion et la préservation de l'information, comme la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA) et le Conseil international des archives (CIA).

Dans le cadre de leur 12ème réunion, le 3 avril dernier donc, les membres du Bureau du PIPT se sont penchés sur les problèmes et les impératifs que soulève la préservation de l’information, en particulier à l’ère du numérique.

Le communiqué de presse explique :

Nos ancêtres n’avaient pas besoin de prendre des mesures particulières pour préserver le contenu fixé sur papyrus ou parchemin. Alors que ces documents se sont conservés pendant des millénaires, le contenu numérique a une espérance de vie d’une dizaine d’années seulement. Le problème ne réside pas forcément dans la dégradation des supports, mais plutôt dans l’obsolescence des formats. “A l’ère du numérique, si rien n’est fait pour préserver l’information, nous allons tout perdre”, a observé Dietrich Schüller, vice-président du Conseil du PIPT et spécialiste de l’archivage audiovisuel.

Tout au long du débat, le PIPT a précisé le rôle que les gouvernements ont à jouer pour développer des politiques volontaristes et établir des priorités afin d’assurer la préservation de l’information. L’information numérique demande une attention particulière et constante.

“Des réservoirs d’information en bonne et due forme ne représentent pas uniquement la mémoire du monde, ils fournissent des informations vérifiées, complètes et fiables, ainsi que des exemples de bonne gouvernance”, a souligné Laurence Zwimpfer, président du Conseil du PIPT. Les intervenants ont incité les gouvernements à reconnaître que l’accès à l’information est un capital et que sa préservation accroît sa valeur. Les gouvernements, sachant que les ressources seront toujours limitées, sont invités à consulter des professionnels de la préservation de l’information pour définir des priorités et faire des choix sur ce qui doit être préservé.

La préservation n’est pas un but en soi, mais c’est une condition indispensable pour permettre aux citoyens du monde d’avoir accès à l’information et de l’utiliser. Promouvoir et protéger l’information à travers l’accès et la préservation font partie des grandes priorités du Programme Information pour tous.

Le Programme Information pour tous a été créé en 2001 pour répondre aux problèmes et aux opportunités soulevés par la société de l’information. Il se mobilise pour défendre les populations exclues par la fracture informationnelle.

Les actes du débat thématique et le document contenant les résultats (“Key messages for Governments and Industry”) sont accessibles ici.