Vagabondages

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samedi 8 septembre 2007

la Journée internationale de l'alphabétisation

© UNESCO
Poster de la Journée internationale de l’alphabétisation 2007

Le 08 septembre est la Journée internationale de l'alphabétisation. Chaque année, l’UNESCO dresse alors devant la communauté internationale le bilan de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes dans le monde, un bilan encore peu satisfaisant puisque près de 781 millions d’adultes n’ont aucune notion de lecture et d’écriture ; un adulte sur cinq, dont deux tiers de femmes, ne sait ni lire ni écrire ; 72,1 millions d’enfants ne sont pas scolarisés et ils sont plus nombreux encore à fréquenter l’école de manière irrégulière ou à abandonner leurs études. Le thème de cette journée, cette année, est « L’alphabétisation, clé de la santé et du bien-être ». Ce thème est également une priorité de l’exercice biennal 2007-2008 de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation.

A cette occasion, le Courrier de l'Unesco consacre les pages de son dernier numéro aux lauréats 2007 des Prix d’alphabétisation de l’UNESCO, remis le 10 septembre à Bamako (Mali), dans le cadre de la Conférence régionale africaine sur l’alphabétisation dans le monde.

Parallèlement, six conférences régionales et sous-régionales organisées par l’UNESCO et destinées à lutter contre l’analphabétisme dans le monde sont prévues jusque la fin de l'année 2008. La seconde en date s'est ouverte à Pékin (Chine) les 31 juillet et 1er août dernier (la première s’était tenue à Doha (Qatar), en mars 2007) et a tenté de répondre à des questions telles que : Comment faire progresser l’alphabétisation dans des pays qui, comme l’Indonésie ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée, comptent une extraordinaire diversité linguistique ? Comment apprendre à lire et à écrire dans des régions rurales et enclavées? Quelles initiatives peuvent-elles être menées auprès des migrants ? 

Autant d'initiatives qui font suite à la Conférence sur l’alphabétisation dans le monde organisée par la Maison Blanche à New-York le 18 septembre 2006, sous les auspices de Laura Bush, Première Dame des Etats-Unis et Ambassadrice Honoraire pour la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation. Cette conférence avait marqué le coup d’envoi d’une vaste campagne internationale en faveur de l’alphabétisation dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (2003-2012). Un combat qui s'inscrit dans les objectifs du Millénaire pour le développement, un ensemble de huit objectifs adoptés en 2000 dans la Déclaration du Millénaire et censés être atteint en 2015.

Pour concrétiser son action dans le cadre de la DNUA, l'UNESCO a encore lancé une nouvelle initiative pour l'alphabétisation, intitulée LIFE (Initiative pour l'alphabétisation : savoir pour pouvoir, 2005-2015), visant à offrir des possibilités d'apprentissage aux adultes analphabètes, et en particulier aux femmes, dans 34 pays où les taux d'alphabétisation sont inférieurs à 50 % et/ou la population analphabète dépasse les 10 millions. 

A voir également le Portail Unesco sur l'alphabétisation et la bibliographie sur l'alphabétisation proposée par la Bibliothèque de l'Unesco.

mercredi 13 juin 2007

Le Courrier de l'Unesco

On en a très probablement parlé l'année dernière mais comme je viens de m'abonner et de recevoir mon premier numéro, je vais revenir sur la version électronique du Courrier de l'Unseco.

Cette publication date d'août 1947, soit deux ans après la création de l’UNESCO. Le Courrier reflète les idéaux et les préoccupations de l'organisation à travers des articles provenant du monde entier. En mars 2006, le courrier devient une lettre électronique à laquelle chacun peut s'abonner et consulter en ligne dans les six langues officielles de l’Organisation (anglais, français, espagnol, arabe, russe et chinois), chaque numéro de ce mensuel est consacré à un thème lié à une actualité intéressant l’UNESCO. 

Dans le numéro de ce mois-ci, par exemple, l'accent est mis sur le programme Mémoire du Monde de l'Unesco qui, depuis 15 ans, s'attache à préserver le patrimoine documentaire de l’humanité. Ainsi en 2007, les dossiers ont-ils portés sur : Les médias donnent de la voix Numéro 1 ; Femmes et science : une histoire d’atomes crochus Numéro 2 ; Musées : visite guidée Numéro 3 ; Les médias pris pour cible Numéro 4 ; Mémoire du monde Numéro 5. Et plus précisément dans ce dernier numéro :

Le patrimoine documentaire à l’ère du numérique : interview avec Abdelaziz Abid
Depuis 15 ans, le programme Mémoire du monde s’occupe de la conservation et de la numérisation du patrimoine documentaire de l’humanité. Grâce au soutien de l’UNESCO, des dizaines de collections d’archive, des milliers de mètres de pellicule, des millions de pages de manuscrits, livres ou journaux ont bénéficié de différentes mesures de protection.

Tombouctou dévoile une partie cachée de l’histoire écrite de l’Afrique
Quelque 200 000 anciens manuscrits qui se délitaient lentement mais sûrement dans des bibliothèques, caves et greniers de Tombouctou, au Mali, sont aujourd’hui systématiquement recensés, conservés et numérisés. Ces trésors inestimables, dont les plus anciens remontent au 13e siècle, témoignent que l’histoire de l’Afrique n’est pas seulement orale.

Le Matenadaran, du moine copiste à l’ère du numérique
En plein cœur d’Erevan, la capitale arménienne, le Matenadaran abrite 17.000 manuscrits et 30.000 documents dont certains remontent à l’Antiquité. Des textes sur des thèmes très variés s’y côtoient en arabe, persan, syriaque, grec, latin, amharique, japonais et certaines langues indiennes dans ce musée-bibliothèque qui a vu le jour en même temps que l’alphabet arménien, en 405. Aujourd’hui, le Matenadaran entre dans l’ère numérique grâce à l’UNESCO.

Un pont entre les cultures
Quatre siècles de colonisation sont racontés et illustrés dans la « Colleccion des Lenguas Indigenas » conservée à Guadalajara (Mexique). Ces 166 livres, imprimés à partir de 1539, gardent aussi la mémoire de 17 langues indigènes dont certaines ont quasiment disparu. La collection est candidate à l’inscription au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.

Le Retour de Kelly Gang
Enquêtes, progrès technique et chance, tels sont les ingrédients du succès de la restauration de « L'Histoire de Kelly Gang », le premier long métrage du monde. L’Australie a ainsi retrouvé la toute première trace d’un mythe cher à son cœur, qui fait partie de sa mémoire collective.

Archives de la traite négrière : escales
Registres et journaux de bord, mémoires et récits de voyage, recensements d’esclaves… les archives de la traite négrière atlantique balisent aujourd’hui les itinéraires des anciens négriers reliant l’Europe, les Amériques et l’Afrique. Où peut-on trouver ces précieux documents ?

Bon, je vais finir par créer une nouvelle catégorie pour ces sujets portant sur l'Unesco...

mardi 5 juin 2007

Programme Information pour tous de l'UNESCO (PIPT)

Selon les spécialistes de la préservation de l’information qui participaient le 3 avril 2007 au débat thématique organisé par le Programme Information pour tous de l’UNESCO (PIPT) à la Bibliothèque nationale de France à Paris, “plus de 80 % des collections audiovisuelles témoignant de la diversité culturelle et linguistique dans le monde ne bénéficient pas d’un traitement professionnel”.



Le Programme Information pour tous est un programme intergouvernemental, créé en 2000. Dans le cadre du PIPT, les gouvernements du monde entier se sont engagés à mobiliser les nouvelles opportunités de l'ère de l'information pour créer des sociétés équitables grâce à un meilleur accès à l'information. Le PIPT travaille en étroite collaboration avec d'autres organisations intergouvernementales et des ONG internationales, en particulier avec celles qui sont spécialisées dans la gestion et la préservation de l'information, comme la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA) et le Conseil international des archives (CIA).

Dans le cadre de leur 12ème réunion, le 3 avril dernier donc, les membres du Bureau du PIPT se sont penchés sur les problèmes et les impératifs que soulève la préservation de l’information, en particulier à l’ère du numérique.

Le communiqué de presse explique :

Nos ancêtres n’avaient pas besoin de prendre des mesures particulières pour préserver le contenu fixé sur papyrus ou parchemin. Alors que ces documents se sont conservés pendant des millénaires, le contenu numérique a une espérance de vie d’une dizaine d’années seulement. Le problème ne réside pas forcément dans la dégradation des supports, mais plutôt dans l’obsolescence des formats. “A l’ère du numérique, si rien n’est fait pour préserver l’information, nous allons tout perdre”, a observé Dietrich Schüller, vice-président du Conseil du PIPT et spécialiste de l’archivage audiovisuel.

Tout au long du débat, le PIPT a précisé le rôle que les gouvernements ont à jouer pour développer des politiques volontaristes et établir des priorités afin d’assurer la préservation de l’information. L’information numérique demande une attention particulière et constante.

“Des réservoirs d’information en bonne et due forme ne représentent pas uniquement la mémoire du monde, ils fournissent des informations vérifiées, complètes et fiables, ainsi que des exemples de bonne gouvernance”, a souligné Laurence Zwimpfer, président du Conseil du PIPT. Les intervenants ont incité les gouvernements à reconnaître que l’accès à l’information est un capital et que sa préservation accroît sa valeur. Les gouvernements, sachant que les ressources seront toujours limitées, sont invités à consulter des professionnels de la préservation de l’information pour définir des priorités et faire des choix sur ce qui doit être préservé.

La préservation n’est pas un but en soi, mais c’est une condition indispensable pour permettre aux citoyens du monde d’avoir accès à l’information et de l’utiliser. Promouvoir et protéger l’information à travers l’accès et la préservation font partie des grandes priorités du Programme Information pour tous.

Le Programme Information pour tous a été créé en 2001 pour répondre aux problèmes et aux opportunités soulevés par la société de l’information. Il se mobilise pour défendre les populations exclues par la fracture informationnelle.

Les actes du débat thématique et le document contenant les résultats (“Key messages for Governments and Industry”) sont accessibles ici.