Vagabondages

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mercredi 20 janvier 2010

NCSU libraries mobile site

La bibliothèque universitaire de l'université de Caroline du Nord (NCSU - North Carolina State University) propose, parmi différents services, un site entièrement créé pour la navigation mobile, i.e. à partir de son téléphone portable.

Le site propose de nombreux services en ligne. Il est en effet désormais possible, à partir de son téléphone de :

  • vérifier la disponibilité des ordinateurs (un service qu'on retrouve souvent d'ailleurs outre-atlantique mais que je n'ai pas rencontré ici),
  • trouver des informations pratiques sur les différents bâtiments de la bibliothèque (heures d'ouvertures, services, location),
  • rechercher des documents dans le catalogue
  • accéder au service de référence en ligne
  • consulter les sites internet complets de la bibliothèque ou de l'université
  • voire de profiter des webcams disposées sur le campus.



Parmi les services en développement il est prévu encore d'ajouter une application annonçant la disponibilité des salles, ou encore la réservation des ouvrages.

Un design optimisé pour l'iPhone mais accessible à partir de tous les appareils mobiles soit directement à l'adresse du site de la bibliothèque, soit à partir du site mobile de l'université elle-même.

Cette initiative est à rapprocher de celle récente du MIT, comme de nombreuses autres bibliothèques universitaires outre-atlantique.

mercredi 16 décembre 2009

Proxima Mobile

Le 26 octobre dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état chargé de la Prospective et du développement de l'économie numérique, et Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'internet, ont présenté six des soixante-huit lauréats de l'appel à projets "Proxima Mobile". Cette initiative "unique en Europe" selon les services du secrétariat d'Etat, "est le premier portail de services innovants gratuits et accessibles depuis les téléphones mobiles consacrés à internet". 

L'appel à projet à retenu quelques 68 projets sur les 250 déposés par des TPE, PME, établissements publics, associations... couvrant un large éventail de domaines : santé, éducation, emploi, handicap, emploi, culture, développement durable, etc. L'objectif est alors triple :

  1. Créer un bouquet de services sur mobiles utiles à l’ensemble des citoyens.
  2. Permettre aux publics les moins connectés (personnes âgées ou handicapées, personnes sous condition de ressources) de bénéficier plus largement des services et applications utiles de l’Internet mobile.
  3. Stimuler l’écosystème des services Internet sur mobiles qui est devenu un enjeu stratégique pour l’ensemble des acteurs de l’économie numérique.
Dans le domaine de la culture, donc, les projets retenus étaient les suivants :
  • CultureClic - Cité des Sciences + Réunion des Musées Nationaux + BNF + Muséum national d'Histoire naturelle (retrouver les informations pratiques et touristiques, les points clés des grandes institutions culturelles, les musées et les monuments)
  • Musée du Louvre - Musée du Louvre (Présentation des collections du musée, accès aux informations pratiques et à l'actualité du musée, constitution de favoris par les utilisateurs)
  • oMusée - Redshift SAS (Aperçu et informations sur les musées et lieux d’exposition en France)
  • Petit Nemo - Kino Factory (Encyclopédie du patrimoine géolocalisée proposant des informations culturelles : texte, commentaires audio, photo, plans…)
Dans le domaine de l'éducation les projets sont :
  • Adele. mobi - Adèle (Recherche géolocalisée de logements étudiants avec assistance, accompagnement et réservation en ligne)
  • Campus@6 - TIKI'Labs SAS (Plateforme mobile donnant accès à toutes sortes d’informations pratiques liées à la vie des étudiants)
  • Conte-moi mobile - Tralalère (Diffusion des contes « audio » ainsi que des ressources associées (images, textes, informations…))
  • Mobile plus sûr - Tralalère (initier les non experts, adultes, parents et grands-parents, à une pratique responsable de l’Internet mobile)
  • Mobil-Etc - CRIJ Poitou-Charentes & Einden Studio (Services géolocalisés sur mobiles pour les jeunes donnant accès aux informations diffusées sur le portail des CRIJ (offres d'emploi, de logement, activités de loisirs, de vacances, informations de mobilité internationale, dépistage SIDA, etc.))
  • Mon université numérique mobile - UNR Paris IDF (accès aux informations sur la vie étudiante, la vie scolaire, accès aux contenus pédagogiques et culturels, fonctions de géolocalisation des différents campus et des points d’intérêt sur les sites universitaires)
  • My Cube Mobile - Le Cube (Ensemble de contenus sur mobile pour les jeunes (12-16 ans) traitant des techniques de création numérique)
  • Open Video Éducation - Ecole Polytechnique / ESSEC / Institut Télécom / EISTI / MobiClip (Service de mise à disposition des étudiants de cours au format « vidéo » sur les téléphones mobiles)
Parmi les projets présentés le 26 octobre, on retrouvait CultureClic,service permettant de tagguer les oeuvres, de les géolocaliser voire de fournir des infos sur une oeuvre grâce à la réalité augmentée. Mon Université numérique mobile (en île-de-France) se voudra quant à lui une sorte de porte d'accès mobile aux ENT des établissements. Enfin, MobiPOF sera un accès mobile au Portail national de l’Orientation et de la Formation, initié par le CentreInffo. Via MobiPOF, le mobinaute cherche et géo-localise les lieux d’informations et les actions de formation qui correspondent à sa situation et à ses besoins. Pour en savoir plus, il accède à des contenus interactifs sur les métiers qui l’intéressent, et bénéficie de conseils sur ses droits à la formation et sur les dispositifs qui lui correspondent.

Des projets ambitieux qui demanderont nombre de développement et de travaux mais qu'on a hâte de voir aboutir.

samedi 12 décembre 2009

Une Rave à la BU

C'est @Gaelos qui nous en a donné l'info hier via  Twitter.

Il semble que les étudiants ne sachent plus quoi inventer pour finir l'année en beauté sur les campus américains et l'une des tendances actuelles serait de profiter des paisibles espaces de la bibliothèque pour organiser un flash-mob ou une rave. L'organisation, rapide et efficace se fait via les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

De nombreux établissements se sont ainsi fait prendre par surprise comme ce fut le cas à la BU de Chattanooga dans le Tennessee en avril dernier, mais aussi à l'Université du Kentucky ou encore l'Université de Caroline du Nord, Chapel Hill. A ceci près que dans le premier exemple, la police du campus s'est décidée à disperser les manifestants à la matraque (l'article propose une vidéo de l'événement). 

Sur YouTube, des étudiants de la James Madison University ont posté il y a quelques jours une autre vidéo d'une rave organisée dans leur BU rassemblant des centaines de personnes et obligeant les vigiles à fermer les portes dans une vaine tentative de maîtrise de la situation. Ceci dit, il semblerait que tout soit revenu à la normale au bout d'une demi-heure/une heure de fiesta. 

Ces rassemblements ne sont pas toujours aussi bruyants. Regardez cette vidéo tournée le 23 novembre dernier au Carslton College. Elle montre un rassemblement entièrement silencieux, bibliothèque oblige, l'ensemble des participants dansant sur une musique diffusée dans leurs baladeurs et autres lecteurs MP3. Une danse à dire vrai entrée dans les moeurs et les traditions de l'établissement, puisqu'une photo de l'événement parue sur le profil du College, sur Facebook, est sous-titrée : "Silent Dance Party, one of Carleton's newer finals-week traditions."

Une façon comme une autre de déstresser à l'arrivée des examens de fin d'année.

(J'aimerais bien voir ça dans mon établissement :D )

source : LibraryJournal

jeudi 5 novembre 2009

L' Expresso book Machine

L'université du Michigan vient d'acquérir une Expresso Book Machine. Il s'agirait du quatrième établissement de ce genre à se doter d'un ce genre d'équipement.

Cette machine étrange, et pas très ergonomique, réduirait en fait considérablement le circuit d'édition : elle relie, broche et imprime des livres de poches à la demande pour seulement six cents la page et serait capable de créer le livre en l'espace de 10 minutes, à raison de 100 pages par minute.

Elle est disponible à l'ensemble de la communauté universitaire, étudiants, enseignants et personnels.

 

C'est l'été dernier que l'Université a acquis cette machine d'édition pour la modique somme de 75 000 dollars, laissant à l'équipe de la bibliothèque plus d'un mois pour se familiariser avec son fonctionnement et parer aux derniers et inévitables problèmes d'installation. Les éventuels bénéfices reviennent à l'institution.

Pour l'instant, quelques livres ont ainsi été publiés : un guide de rédaction d'une thèse proposé par une doctorante en sociologie, un livre de correspondances proposé par un membre de la communauté universitaire, témoignage de la vie locale, tous deux réalisé pour des coûts bien inférieurs au circuit classique, et revendus par la bibliothèque à des prix toujours extrêmement bas (pour rappel, il n'y a pas de politique de prix unique du livre aux Etats-Unis).

La bibliothèque en a d'ailleurs profité pour publier sa propre collection de "Classiques" en proposant la vente d'ouvrages tombés dans le domaine public comme Frankenstein ou La Guerre des mondes. La responsable souhaiterait d'ailleurs impliquer plus avant la communauté universitaire en lui demander de rédiger préfaces et introductions à ces ouvrages.

Au delà, ce pourrait être l'occasion de republier des ouvrages épuisés, les presses universitaires ne sont pas de grosses maisons d'éditions et il leur revient vite cher de proposer de petits tirages des titres de leurs catalogues. Un créneau dans lequel on retrouve le géant Google qui s'est récemment associé avec la société Ondemandbooks, à l'origine de la machine, pour proposer des tirages des millions de titres (épuisés ou non) de son catalogue, tombés dans le domaine public.

Voir la vidéo :

mardi 29 septembre 2009

Lire à l'université

Sur le site de la Biblioteca de la Universidad Complutense de Madrid se trouve une rubrique entièrement consacrée à la promotion de la lecture en milieu universitaire.

Cada vez más bibliotecas universitarias se están involucrando en la animación a la lectura. No es extraño, puesto que la lectura es la base para otras "alfabetizaciones". El acceso a la información, y un manejo adecuado de las TICs, pasan por una buena comprensión lectora. El compromiso con la lectura es algo que atañe a las bibliotecas de todo tipo y está relacionado con su carácter de instituciones culturales. Aquí os proponemos algunos enlaces a blogs de bibliotecas, y de bibliotecarios, que se han lanzado a utilizar herramientas de la Web 2.0 para comunicarse con sus usuarios. En todos hay un denominador común y es que intentan dar más visibilidad a los fondos de la biblioteca y, de paso, unir esfuerzos para fomentar la lectura.

L'idée centrale est que la maîtrise de l'information passe obligatoirement par la maîtrise de la lecture et que toute bibliothèque doit faire face au défi posé par l'illettrisme. Des bibliothèques et des bibliothécaires se sont donc emparés de certains outils du web 2.0 pour promouvoir la lecture.

Leur première action est de proposer un blog intitulé : Sinololeonolocreo, si je ne l'ai pas lu je n'y crois pas. Ils ont des catégories intéressantes.

  • "En peligro de extinción" : Les livres qu'on ne trouve plus qu'en bibliothèques car épuisés.
  • "De tal libro... ¿tal película?": Les livres qui sont adaptés au cinémas et inversement.
  • "El índice ": Les livrse qu'ils n'aiment pas..
  • "El Lapidario ": les citations sur la lecture et les livres.
  • "El personaje de la semana": les billets qui se servent d'un personnage pour explorer la lecture.
  • "Leyendo se va a... ": les livres qui font voyager
  • "Libro sobre libro ": quand une lecture fait découvrir d'autres titres
  • "Sin palabras ": les livres où il n'est pas besoin de lire des mots (albums, livres de photos...)
  • "Vidas de libro": livres de souvenirs et biographies.

Le blog est animé par sept contributeurs, cinq bibliothécaires, un enseignant et un étudiant, mais accepte les contributions de tous les membres de l'Université.

Au delà, il s'agit de rassembler nombre de ressources sous forme de blogs à l'instar de ce que propose l'Université polytechnique de Valencia (Connecta’t a la lectura), ou de ce que propose la Section Sciences de la Biblioteca de la Universidad de Cantabria. D'autres ressources sont proposées comme la partie "Lectures"d'un portails sur les Sciences Humaines ou un dossier proposé par une revue en Sciences de l'Education.

Enfin, il s'ouvre aux initiatives étrangères, exclusivement américaines pour l'instant:

Vous en connaissez d'autres ? Et notamment des initiatives françaises ?

La bibliothèque fait parti du réseau ALFIN : une communauté autour de la alfabetización informacional (comment traduire cela ?). Voir aussi la page de l'Atelier de l'Unesco aux compétences informationnelles.

PS : Profitez-en pour jeter un oeil à la façon dont le site est organisé, 

lundi 28 septembre 2009

Une plateforme de blogs pour l'enseignement supérieur

Lu sur le blog du "Centre de doc - Centre d'Economie de la Sorbonne", le site Educpros.fr du groupe L’Etudiant a développé une plateforme de blogs dédiée à la formation, l’enseignement supérieur, la recherche, ce qu'affirme la Charte en ces mêmes termes :

Le site Educpros.fr (groupe L’Etudiant) développe une plateforme de blogs dédiée aux questions relatives à la formation, l’enseignement supérieur, la recherche et l’éducation de façon plus large.

Les blogeurs d'Educspro, pour l'instant sont Michel Abherve,Henri Audier,Yann Bergheaud,Bernard Deforge, Pierre Dubois, ,Jean-François Fiorina, Denis Lapert, Claude Lelièvre,et Olivier Oger : des chercheurs et enseignants-chercheurs dont vous trouverez une description ici.

La plateforme vient d'ouvrir. Elle publiera les billets des participants au fur et à muesure. Ces derniers cependant ne sont ni indexés ni catégorisés, les seules catégories proposées permettant de retrouver les interventions en fonction de leur auteur.

mardi 21 juillet 2009

Twitter à l'université

En parcourant ce post sur les twits institutionnels d'Universités aux Etats-Unis, j'ai découvert celui de l'Université de Chicago.

TweetChicago est le fil officiel de la faculté de droit de l'Université de Chicago, mais il va bien au-delà de la simple timeline habituelle. Cette page recense et présente de manière visuelle l'ensemble des tweets des membres de l'Ecole, qu'ils soient universitaires, chercheurs, présidents du conseil des élèves etc. Chaque twitter est brièvement présenté à partir de son profil twitter et les deux derniers tweets présentés sous forme de phylactère.

L'université justifie ainsi sa démarche :

What is this page? It's a collection of Law School community members' contributions ("tweets") to the microblogging platform known as Twitter. By answering the question, "What are you doing right now?" our Tweeters provide you with a continuously updated snapshot of daily life at Chicago Law.

Personnellement, je suis vraiment emballé par l'idée qui permet de regrouper et valoriser une forme de comunication parralèlle, alternative et à la fois institutionnelle.

Plus largement, je me demande s'il serait possible de regrouper de la sorte des profils, plus que des fils dont le contenu est déjà accessible par hashtags, pour créer une certaine valeur ajoutée d'un point de vue thématique : tous les profils de fournisseurs de revues électroniques, tous les profils des services communs de l'université, tous les profils de grands journaux, ensemble sur une même page à la Netvibes pour nos usagers.

je suis certain qu'il y aurait là matière à creuser.

mardi 24 février 2009

Modifications des fonctions de directeur de SCD

Olivier Tacheau, directeur du SCD d'Angers, nous apprend sur son blog que :

Le décret 85-694 du 4 juillet 1985 relatif à la création des services communs de documentation (SCD) dans les universités et aux fonctions de leurs directeurs(trices) vient d’être modifié par le décret 2009-207 du 19 février 2009 (article 3).

Sont concernés en effet les articles 10, 12 et 16 du décret 85-694, l'article 16 reportant pour les directeurs des établissements interuniversitaires les dispositions de l'article 10 des directeurs de services universitaires. Pour comparer, vous trouverez ici la version initiale de l'article 10, valable du 29 mars 1991 au 22 février 2009.

A propos du décret initial de 1985, le récent rapport 2008-005 de l'IGB intitulé : "La fonction de direction des services communs de la documentation : évolutions récentes et perspectives / Rapport à Madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche" précisait que:

Toujours en vigueur, le décret n° 85-694 du 4 juillet 1985 (modifié par le décret 91-320 du 27 mars 1991) avait deux objectifs principaux : faire du SCD un organe regroupant l’ensemble des bibliothèques de l’université ; en corollaire, intégrer pleinement le SCD dans le fonctionnement de l’université, ce qui passe à la fois par le renforcement du rôle du Président (qui donne son avis sur la nomination du directeur, qui a autorité directe sur le SCD, qui préside le conseil de la documentation, etc.) et par la participation active du directeur du SCD aux instances universitaires.

La Loi n° 2007-1199 du 10 août 2007, dite loi LRU, dans son titre II, article 6, alinéa 4 renforcait déjà le rôle du Président d'université puisqu'elle stipulait :

« Sous réserve des dispositions statutaires relatives à la première affectation des personnels recrutés par concours national d’agrégation de l’enseignement supérieur, aucune affectation ne peut être prononcée si le président émet un avis défavorable motivé. »

Cette précision soulignant la consultation impérative du Président d'université devrait être applicable pour les directeurs de SCD mais n'a pas encore été reportée sur le décret de 1985, du moins en tant que telle puisque l'article 9 rappelle néanmoins que la nomination se fait effectivement par le ministre après avis du président d'université, sans qu'il soit précisé pour autant si un avis favorable est nécessaire ou pas.

En ce qui concerne la participation active des directeurs de SCD aux instances universitaires, le nouveau décret 2009-207 revient justement sur ce point qui stipule désormais que le directeur peut être entendu, sur sa demande, par les instances délibérantes et consultatives de l'établissement sur toute question concernant la documentation. Alors certes, comme le rappelle M. Lecoq, inspecteur générale auteur du rapport suscité, les décrets de 1985 et 1991 n’ont pas été appliqués de façon uniforme et la réalité de la participation du directeur de SCD aux différentes instances universitaires se révèle très contrastée suivant les établissements. Mais il semble que la question est réglée par le bas en rendant cette participation tout bonnement facultative. On s'éloigne de l'esprit initial du décret.

M. Tacheau pointe également deux autres nouveautés, ou suppressions, tout aussi importantes et fondamentales : tout un paragraphe disparaît dans ce nouveau décret 2009-207 qui n'est pas sans conséquences ! Le paragraphe en question stipulait en effet que :

Par délégation du président de l'université, il [le directeur de SCD] exécute le budget propre du service commun de la documentation en qualité d'ordonnateur secondaire et dirige le personnel affecté au service commun de la documentation qu'il répartit entre les sections documentaires.

Le directeur de SCD n'a donc plus l'exécution budgétaire de son budget propre (ce qui potentiellement le relègue à un simple rôle d’exécution, écrit M. Tacheau) et il perd également la direction de son propre personnel, rien que ça.

Ces changements interviennent dans le cadre de la loi libertés et responsabilités des universités (LRU), en vigueur depuis le 11 août 2007, qui  prévoit notamment l'élargissement des responsabilités et compétences des établissements en matière de  gestion des ressources humaines, dont celle des personnels de bibliothèque, mais qui pourraient mener à une déprofessionnalisation de la fonction en mettant à la tête des SCD des enseignants-chercheurs par exemple.

Une affaire à suivre...

lundi 11 juin 2007

Combien gagne un chercheur européen ?

Bon, promis, les sujets sur les livres et leurs avatars vont se faire plus rares. J'arrive à la fin de mes réserves, pas complètement mais ça se tarit peu à peu.

En attendant, je vous renvoie vers un billet paru ce matin sur le blog du Centre de doc - Centre d'Economie de la Sorbonne que je suis avec plaisir depuis quelques semaines et dont je pense vous avoir déjà parlé... Il fait partie des rares blogs d'établissement que je lis.

Dans leur billet de ce matin, donc, les documentalistes évoquent un rapport européen intitulé "Study on the remuneration of researchers in the public and the private commercials sectors" (document pdf)("étude sur la rémunération des chercheurs de l'Union Européenne dans les secteurs commerciaux publics et privés"), rapport final paru en avril 2007, et publié par la commission européenne à la recherche. L'introduction explique que :

This document presents the results of the study on the remunerations of researchers in the public and private commercial sectors. This study was launched and managed by the European Commission, Directorate D "Human Factor, Mobility and Marie Curie Actions, Strategy and Policy Aspects" of Directorate General for Research. Its main purpose was to have a clear picture of the remunerations of
researchers in Europe (EU25 and Associated Countries). The study collected information on the gross and net remunerations of researchers in the public and private commercial sectors. As such, it is the first attempt to gain insight into the profession of researchers. The study also discusses researchers’ career recognition, which seems to have fallen behind compared to other professions.

The results of the study, carried out from May 2006 to March 2007, show the remuneration scheme of the researchers in Europe, and compare it against the situation of researchers in other countries (Australia, China, India , Japan and the United States), as well as against the remuneration schemes of other similar professions in each country.

This study is one of the activities that the European Commission is performing in order to contribute to the creation of a more attractive Europe for researchers and young people entering a scientific career, the final aim of which is to become a more knowledge-based society.

Je n'ai pas encore (?) - j'ajoute un point d'interrogation parce que je ne sais pas quand je prendrais le temps de le parcourir, honnêtement- parcouru le document mais nos collègues du Centre de doc nous expliquent que cette étude compare les salaires nets et bruts des chercheurs à différentes étapes de leur carrière :

En tenant compte du coût de la vie dans chaque pays, les chercheurs les mieux payés sont ceux résidant en Autriche (avec un salaire de 60530 EUR par an), aux Pays-Bas (56721 EUR) et au Luxembourg (56268 EUR). Ces salaires se situent bien au-dessus de la moyenne de l'UE, s'élevant à 40126 EUR, et sont comparables aux revenus que reçoivent les chercheurs aux États-Unis (62793 EUR) et au Japon (61991 EUR).
Les autres États membres offrant des salaires séduisants sont la Belgique (55998 EUR par an), l'Allemagne (53358 EUR), le Royaume-Uni (52776 EUR) et Chypre (50549 EUR).

C'est marrant, on ne cite pas la France parmi les grands bénéficiaires...