Vagabondages

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lundi 19 mars 2012

Twitter et le fantôme de la bibliothèque

 Pendant presque un an, un artiste fantôme a sévit dans cette bonne ville d’Édimbourg où plusieurs sculptures de papiers sont étrangement apparues en plusieurs lieux de la ville. 

1. Un baobab de papier

L'histoire -asseyez-vous confortablement- l'histoire donc, débute en mars 2011 lorsqu'un article du Guardian raconte qu'un lecteur anonyme vient de laisser un mini baobab de papier dans les locaux de la  Scottish Poetry Library.

Un jour donc, les bibliothécaires découvrent cette œuvre magnifique comme oubliée sur une table. Mieux encore : elle s'accompagne d'une étiquette mentionnant le compte twitter de la bibliothèque @byleaveswelive (une référence au biologiste écossais Patrick Geddes) à travers ces mots :

It started with your name @byleaveswelive and became a tree.… … We know that a library is so much more than a building full of books… a book is so much more than pages full of words.… This is for you in support of libraries, books, words, ideas….. a gesture (poetic maybe?)

Ca a commencé par votre nom @by leaveswelive [Par les feuilles nous vivons] et devint un arbre... Nous savons qu'une bibliothèque est bien plus qu'un bâtiment empli de livres... qu'un livre est bien plus que des pages noircies de mots... Ce cadeau est pour vous, pour soutenir les bibliothèques, les livres, les mots, les idées... Un simple geste (poétique peut-être ?).

Un œuf de papier éclot, disposé à côté de l'arbre, couve les vers d'un poème de Edwin Morgan, intitulé A Trace of Wings.

On imagine aisément la joie et l'excitation du personnel qui s'est d'ailleurs empressé de prendre l'arbre en photo, rapidement intitulé "Poetree", et de remercier la, le -ou les- mystérieux donateurs sur le blog de la bibliothèque.

L'aventure apparaissait déjà agréable, elle ne venait que de commencer.

2. Les sculptures se multiplient

Personne n'est jamais venu réclamer la paternité de l’œuvre de papier et tout le monde a d'abord cru à un acte isolé, jusqu'à ce qu'en juin 2011, le personnel de la Bibliothèque nationale d’Écosse découvre à son tour une œuvre sur une table représentant cette fois un gramophone et un cercueil. 

Et toujours cette petite note faisant référence au compte twitter de la bibliothèque :

For @natlibscot – A gift in support of libraries, books, words, ideas….. (& against their exit)

Pour @natlibscot - un cadeau en soutien aux bibliothèques, livres, mots et idées... (et contre leur disparition)

La référence aux fermetures massives de bibliothèques au Royaume-Uni est directe. L’œuvre utilisée cette fois renvoyait à un livre policier : Exit Music de Ian Rankin (commentaire). Une référence d'abord anodine, mais qui se révèlera récurrente et intriguante.

Et l'histoire ne s'arrête pas là.

Plusieurs autres sculptures continuent d'apparaître dans divers endroits de la ville, dont tous détiennent un compte twitter :

  • Le festival de cinéma Filmhouse, @filmhouse, s'est ainsi vu offrir, fin juin 2011, un œuvre très détaillée représentant des spectateurs assistant à la charge de cavaliers en face d'eux, crevant l'écran.

 

avec cette note : For @filmhouse – A gift in support of libraries, books, words, ideas….. and all things *magic*.

Pour tout ce qui est magique.

  • En juillet 2011, Le Scottish Storytelling Centre, @scotstorycenter , a vu la surprise de découvrir un dragon tout juste éclot caché dans un coin peu fréquenté, sur le rebord d'une fenêtre, et toujours une référence à un roman de Ian Rankin.

La note explique :

A gift in support of libraries, books, works, ideas….. Once upon a time there was a book and in the book was a nest and in the nest was an egg and in the egg was a dragon and in the dragon was a story…..

[...] Il était une fois un livre, ce livre parlait d'un nid, et dans ce nid il y avait un œuf, et dans cet œuf il y avait un dragon et dans ce dragon il y avait une histoire...

Au festival international du livre, ce ne sont pas moins de deux autres sculptures qui font leur apparition :
  • La première est dédiée au festival en lui-même et représente une tasse de thé un un cupcake. Un sachet de thé posé sur le côté propose les mots "by leaves we live" en référence à la bibliothèque de Poésie. Dans la coupe tournent la phrase : "Nothing beats a nice cup of tea (or coffee) and a really good BOOK", "rien n'est meilleur qu'une bonne tasse de thé (ou de café) et un très bon livre", et au mied du gâteau "except maybe a cake as well", "sauf peut-être un bon gâteau".

To @edbookfest ‘A gift’ This is for you in support of libraries, books, words, ideas…… & festivals xx

  • Le second est lui adressé à @edincityoflit (UNESCO Edinburgh City of Literature), et fut déposé discrètement à l'entrée de leur stand


L'ouvrage fut taillé dans The Private Memoirs and Confessions of a Justified Sinner de James Hogg, dont le titre, très apprécié, est connu pour avoir influencé le travail de Ian Rankin. Un lien qui ne peut plus être considéré comme une coïncidence.

  • Fin août, c'est encore dans une bibliothèque, la bibliothèque centrale de prêt du pont Georges IV, qu'est apparu la sculpture suivante, négligemment déposée sur une étagère :



La loupe agrandit les vers de Edwin Morgan (tiens, plus de Rifkin cette fois)

"When i go in
I want it bright
I want to catch
Whatever is there
In full sight"

"Quand j'arrive, j'aime que tout soit très éclairé pour bien voir tout ce qui se trouve là"

La note accompagnatrice, elle, indiquait :

For Central Library ‘A Gift’ @Edinburgh_CC This is for you in support of libraries, books, words, ideas…. LIBRARIES ARE EXPANSIVE

[...] Les bibliothèques élargisse notre horizon

Dans le texte original, il est écrit "expensive", "sont trop chères", encore une référence aux fermetures de bibliothèques anglo-saxonnes, mais le E est barré et remplacé par un A, transformant le sens du mot en "s'étendre, élargir".

3. Fin de l'histoire ?

Lorsqu'en septembre, le journal Edinburgh Evening News a prétendu avoir démasqué l'identité du sculpteur, personne n'a voulu savoir de qui il s'agissait : ses actes apparaissaient plus merveilleux entourés de mystère. Et ils ont finalement atteint leur finalité première : chaque sculpture est exposée, sous vitrine, dans la bibliothèque où elle fut découverte, attirant plus de visiteurs, d'usagers.

Plus de nouvelles sculptures cependant, jusqu'à ce qu'en novembre 2011, quelqu'un laisse ces mots dans le cahier de contacts de la bibliothèque :

“Hopefully next time I’ll be able to linger longer – I’ve left a
little something for you near Women’s Anthologies X. In support of
Libraries, Books, Words and Ideas….”

"J'espère que la prochaine fois, je pourrais continuer un peu plus longtemps. J'ai laissé un petit quelque chose pour vous dans la section Women’s Anthologies X"

Un message d'au revoir, non d'adieu, et renvoyant vers une ultime sculpture : un bonnet de plumes et une paire de gants, le tout en papier toujours.

La note cette fois était accompagnée d'une notice d'explication :

"Il est important qu'une histoire ne soit pas trop longue...ne devienne pas trop ennuyeuse...
"Vous devez savoir quand mettre fin à une histoire", pensait-elle.

Souvent, une bonne histoire se termine là où elle commence. Cela signifierait un retour à la Bibliothèque de Poésie. Le lieu même où avait été laissé la première des dix sculptures.

Retour vers ceux qui avaient aimé ce petit arbre, et l'ont encouragé à essayer encore et encore.

Certains se sont demandé qui il était, laissant ces petits objets étranges. Certains se sont même demandé si c'était un «il»! ....... Comme si !

D'autres se sont tournés vers les artistes de livres, dont plusieurs sont plutôt bons en fait...

Mais ils n'auraient jamais pu l'y trouver. Parce que, bien qu'elle sache sculpter, c'était la première fois qu'elle disséquait les livres et les avait utilisé simplement parce qu'ils semblaient convenir ....

La plupart cependant ont choisi de ne pas savoir ..... ce qui importe peu vraiment.

Le cadeau, l'endroit où s'asseoir, regarder, se demander, rêver ..... à l'impossible peut-être .......

Un petit geste pour aider des endroits spéciaux .....

Donc, ici, elle mettra fin à cette histoire, dans un endroit spécial ... Une bibliothèque de poésie ... où ils sont bien utilisés comme "anonymes".

Mais avant de partir ... quelques remerciements. Il aurait pu y  en avoir plus, parce que nombreux sont ceux qui ont permis ce travail ....... quelques uns du moins.

- La communauté de Twitter qui en quelque sorte a donné naissance cette étrange idée
- @chrisdonia qui a donné sa place à cette l'histoire, une apparence et de très belles photos
- Et non des moindres @Beathhigh dont les livres et la réputation ont été utilisés éhontément dans la fabrication de ce mystère ........

... Mais attendez. Quelqu'un a oublié une paire de gants et son bonnet ..........?

Je t'embrasse Edimbourg, ce fut très amusant!


4. Dix sculptures ?

Oui, car deux autres sculptures sont apparues dans les jours qui ont suivi :

  • la première, au Musée national d’Écosse sur le point de réouvrir, trouvé au pied d'un squelette et représentant un Tyrannosaure Rex surgissant d'un livre. Enfin, pas de n'importe quel livre : du Monde Perdu de Conan Doyle, évidemment.

  • La seconde au musée des écrivains(the Writer’s Museum) déposée sur une boîte dans la salle Robert Louis Stevenson, représentant cette fois une façade de maison sous une lune brumeuse avec un homme en cape, des oiseaux sur un fil et un pentagramme. Le livre utilisé est Hide and Seek de Ian Rankin, une version moderne, selon Rankin du Dr Jekyll et Mr Hide de Stevenson.

L'histoire en fait ne s'arrête toujours pas là.

Une vidéo qui montre une animation de papier a circulé sur Twitter au moment de Noël et une autre sculpture est apparue un peu plus tôt, en novembre, qui présente deux squelettes assis sur un cercueil, en référence à un autre livre de Ian Rankin, An impossible dead... une sorte de bonus track. Elle avait été envoyée directement à l'auteur.

Un projet d'exposition est en préparation (oui, préparer un projet... rien n'est moins sûr) même si plusieurs des sculptures sont visibles dans les bibliothèques concernées. En attendant, on ne peut que rêver devant les images et -secrètement- espérer qu'un de nos lecteurs fasse de même, non ?

Voir aussi :

samedi 28 janvier 2012

Des paysages creusés dans le papier

Guy Laramee est un artiste québécois qui vit à Montréal. Un grand artiste.

Il travaille, explique-t-il, sur l'érosion des Cultures, la façon dont elles croissent, deviennent obsolètes et sont remplacées par d'autres. L'une de ces cultures et celle du Livre. 

On nous dit souvent que le livre papier va mourrir. La bibliothèque, en tant que lieu, est finie. On pourrait répondre : Et alors ? Croyons-nous vraiment que les "nouvelles technologies" vont changer quoique ce soit dans notre dilemme existentiel, notre condition hulmaine ? Et même si nous pouvions changer le contenu de tous les livres sur Terre, cela changerait-il quoi que ce soit à la prégnance de notre savoir analytique su notre savoir intuitif ?

(...) Mon travail en 3D comme mes peintures partent de l'idée très simple que le savoir ultime pourrait tout autant être une érosion qu'une accumulation. Le titre de l'une de mes oeuvres est "All ideas look alike" (les idées sont toutes pareilles). L'art contemporain semble avoir oublié qu'il y a un extérieur à l'intellect. Je veux examiner la pensée, non seulement l'objet de la pensée [what we think] que le fait même de penser [that we think].

Alors je creuse des paysages dans les livres et je peins de paysages romantiques. Les montagnes d'un savoir inusé redeviennent ce qu'elles sont : des montagnes. Elles s'érodent encore un peu et deviennent des collines. Elles s'applatissent ensuite et deviennent des champs où apparemment rien ne se passe. Des piles de vieilles encyclopédies retournent à ce que n'a pas besoin d'être dit, ce qui simplement EST. Les brumes et les nuages effacent tout ce que nous savons, tout ce que nous pensons être.

Après trente ans de pratique, la seule chose que je souhaite toujours que soit mon art est cela : nous projeter dans cet épais nuage d'Inconnaissance [thick Cloud of Unknowing].






samedi 10 décembre 2011

L’art du rangement d’Ursus Wehrli

Je suis tombé récemment sur cet article de La boite verte, présentant le travail de l'artiste et comédien Suisse Ursus Wehrli. Ce dernier s'est spécialisé dans l'art du rangement, avec une première série où il s'attaquait aux tableaux de grand maîtres comme Chagall, Seraut, ou Paul Klee, et "range" les oeuvres en en réorganisant méticuleusement les éléments ou recréant des variations. on trouve son oeuvre dans un beau-livre intitulé l'Art en bazar.

Cet été, l'artiste nous a proposé une nouvelle version de son célèbre rangement en s'attaquant cette fois à des objet du quotidien et des photographies.

samedi 5 février 2011

Les liaisons dangereuses : livre-objet

Foin de grands designers internationaux cette semaine. C'est le travail d'une amie, Christelle Mozzati, jeune graphiste lyonnaise, que je tiens à souligner, et notamment ce projet de livre objet intitulé "les liaisons dangereuses".

Laissons-lui la parole :

Un livre-objet visant à illustrer le plaisir de nuire qui est un thème récurrent dans l’œuvre de Laclos.

Le livre est dans une enveloppe recouverte d’une photographie d’un corps de femme nue emprisonnée par un homme.
Pour l’ouvrir, ce corps est déchiré à l’endroit du cœur de la jeune femme.
Au fur et à mesure, de plus en plus de papier est voué à être déchiré, coupé.
Pratiquement tous les débuts des correspondances sont cachés derrière les pages non massicotées.

Le lecteur peut maltraiter son livre, le déchirer à la main ou le traiter avec respect en utilisant un coupe papier.
Dès lors qu’il est pris en main, l’auteur comme le graphiste ne le maîtrisent plus, le lecteur a toutes les clés et tous les pouvoirs…

Voir l'ensemble des photos sur le site personnel de Christelle Mozzati.

vendredi 24 décembre 2010

Christmas Book Art

Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

En ce jour ci particulier, je vous renvoie vers des constructions artistiques particulières puisque réalisée dans des livres. Remarquez, sur ce blog, on aurait pu s'y attendre.

Voici donc quelques réalisations sur le thème de Noël :

Ainsi, Tiffany de ShabbyScrap nous propose cette première réalisation (2008) dont j'apprécie le travail et la composition.  :

Un second exemple moins fouillé mais potentiellement tout aussi beau est cet exemple de livre pop up fait maison. Une idée intéressante de seconde vie pour des livres que vous auriez envie de jeter au rebut (quoiqu'à prendre avec des pincettes, certains usagers risquant de ne pas apprécier que l'on détériore leurs chers livres). Cet exemple nous est proposé par le designer Kara Paslay, publiant sous le pseudo made2create sur Flickr :

J'aime beaucoup l'idée qui paraît simple et accessible.

Toujours à partir d'un livre, mais cette fois-ci en se contentant d'en plier les pages, voici une proposition intéressante et charmante qu'un usager, James Downing, 78 ans, a offert en 2008 à sa bibliothèque, la Kimbrough Library. Parfois il n'en faut pas plus pour magnifier une banque d'accueil.

Le compte Flickr de la Kimsbrough Library montre d'autres photos de sculptures sur livre proposées par Peter Rampson, un étudiant en art. 

Enfin, si vous doutez de vos talents artistiques, parfois un simple empilement d'ouvrages produira le même effet...

Joyeuses fêtes de fin d'année !

samedi 28 février 2009

A l'ombre des mots

Sombra de las palabras. A veces mala sombra, como la de "muerte", a veces acogedora y fresca, como la de "árbol". Lo que hay delante de la palabra (la luz), lo que hay detrás de la palabra (la sombra). Significante. Significado. La sombra y su huella, la huella de las palabras.
Sombras, sombras y restos, restos de las palabras en los trabajos de Sarah Mizer.

L'ombre des mots. Parfois ombre mauvaise, comme celle de "Mort", parfois accueillante et fraiche comme cellle de l'"arbre". Ce qu'il y a devant le mot (la lumière), ce qu'il y a derrière le mot (l'ombre). L'ombre et sa trace. La trace des mots.

C'est ce qu'écrit Nosololivros dans son dernier billet sur l'ombre des mots pour nous présenter le travail de Sarah Mizer, un travail ici tout en relief et en légèreté, un travail là plus lourd qui se confronte à l'objet livre lui-même, à sa matérialité, un travail qui se concentre encore sur la représentation et la manifestation de l'écrit.

Un travail, mais quel travail !

samedi 29 novembre 2008

Signets liquides

Après sa Liquid lamp, Kyouei Design nous propose des marques-page "Liquid bookmark. Le principe reste le même : l'objet, fabriqué à la main par le designer lui-même, dégouline à la façon d'une montre de Dali, donnent l'impression qu'une flaque de peinture s'est abîmée sour votre livre préféré. Une idée originale dans tous les sens du terme puisque chaque pièce, réalisée artisanalement, est unique. Disponible pour 24$ chez DesignBoom.

mercredi 20 février 2008

Le bon gros géant


Je vous renvoie aujourd'hui vers le blog de Brouhaha qui relaie un appel pour trouver un nouveau toit au géant lecteur de la bibliothèque de Montréal. Ces derniers déménagent bientôt  et pour des raisons de place doivent abandonner leur sculpture de livres...

A vot' bon coeur m'sieurs-dames...




Oh, et puis que j'en suis à évoquer les sculptures de livres, ce même Brouhaha évoquait le mois dernier les sculptures et les installations de l'artiste Mike Stilkey. Ci dessous, Grey cat creeping (vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

mercredi 2 janvier 2008

Book Art


Heureuse année à toutes et tous, lecteurs passagers et plus assidus. Merci de vos remarques et de vos commentaires, merci simplement de votre intérêt.

Je vous souhaite une bonne année et une bonne santé selon la formule qui pour être rituelle n'en est pas moins sincère. Je vous souhaite également une vie emplie de grands moments mais aussi de ces petites joies qui transforment le quotidien, qui n'ont l'air de rien mais qui font tout, de celles qui font naître un simple sourire, mais ô combien raffraichissant et agréable.

La photo ci-dessus m'est encore envoyée par une collègue que je remercie au passage. Elle rappelle un angelot dont la présence évoque le sapin livresque de la note précédente. Cette photo est l'oeuvre de la photographe américaine Cara Barer qui a beaucoup travaillée sur la distortion des livres et de leur mise en signification.

Un thème du livre dont l'Art s'est souvent emparé comme le montre cette collection du prestigieux musée londonien Albert et Victoria, ou cette compilation proposée sur le blog Fun Forever richement illustrées.

Bonne et heureuse année 2008 à chacune et chacun.