Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - bibliothèques

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 6 novembre 2009

Concours de biblioclips francophones

En 2007, les bibliothèques de la ville de Montréal ont proposé un concours un peu particulier à l'intention de leurs usagers : il s'agissait pour eux de tourner des courts métrages d'inspiration libre et de une à deux minutes environs mettant en valeur la bibliothèque ou la culture dans la ville. Les biblioclips étaient nés. Un événement reconduit l'année suivante qui a vu la distribution de plusieurs milliers de dollars canadiens aux heureux lauréats. En deux ans, près de 300 personnes se sont réunies autour de la création de 130 courts-métrages.

L'année suivante, à l'occasion de son dixième anniversaire (1998-2008), la Bibliothèque francophone multimédia de Limoge a réitéré l'événement et proposé aux usagers de mettre la bibliothèque au cœur de leurs réalisations. Les candidats pouvaient bénéficier de soutien technique et de formation de la part des ateliers multimédia de la Bfm et comme dans tout concours pouvaient être remporté des équipements tels que matériel vidéo, informatique ou lecteurs MP3. Les clips retenu sont accessibles sur le site de la Bfm.

L'idée semble mobilisatrice et il est proposée cette année de l'étendre à d'autres bibliothèques de la francophonie : si Montréal et Limoges sont de nouveau dans la course, l'ensemble des villes et des bibliothèques de la francophonie est invité à participer et proposer un biblioclip autour des thèmes "Bibliothèque" et "Monde".Le site internet créé pour l'occasion rassemble à ce jour les candidatures de Bujumbura (Burundi), Libreville (Gabon), Limoges (France), Marrakech (Maroc), Montréal (Canada) et Rouyn-Noranda (Canada) tandis que la page Facebook rassemble quelque 138 membres.

Le réseau des bibliothèques de Montréal propose une page dédiée à ce nouvel événement qui précise : Le projet BIBLIOCLIP – MONDE 2010 est réalisé pour concrétiser le renouveau des bibliothèques publiques comme lieu de médiation culturelle et de favoriser les échanges entre les bibliothèques de la francophonie.

Comme se termine le premier exemple de vidéos présenté sur cette page (exemples à visionner absolument, ils sont vraiment extraordinaires !)

"Alors qu'est-ce t'attend pour t'inscrire ? C'est fun !"

mercredi 30 septembre 2009

Banned Books Week ou la promotion de la diversité

Tous les ans les bibliothèques américaines organisent un événement célébrant la liberté de lire et l'importance du, ô combien célèbre, premier amendement : la Banned Books Week.

Organisé la dernière semaine de septembre (oui oui, c'est cette semaine justement), la "semaine de livres interdits" souligne l'importance de l'accès libre et gratuit à l'information en mettant en avant des bannings, id est des tentatives réussies ou non de censures de livres à travers les Etats-Unis. La toute-puissante Liberté états-unienne brandit une nouvelle fois son flambeau, quand bien même le contenu des livres peut parfois être considérées comme peu orthodoxes ou impopulaires.

Le plus souvent cependant, ces banned books ne sont souvent que des challenged books. Des livres qui ont fait débat mais qui au final n'ont pas été retirés des étagères.

Imaginez combien de livres pourraient être contestés-et probablement interdits ou restreints-si les bibliothécaires, des professeurs, et des libraires à travers le pays n'avaient pas l'habitude la semaine de livres interdits tous les ans pour enseigner l'importance de nos droites de premier amendement et la puissance de la littérature, et pour appeler l'attention sur le danger qui existe quand des contraintes sont imposées à la disponibilité d'information dans une société libre.

nous rappelle l'ALA sur son site internet.

Plus précisément, le site de l'Association nous propose le classement suivant à propos des livres censurés ou près de l'être en 2008 :

The "Top Ten Most Frequently Challenged Books of 2008" reflect a range of themes, and consist of the following titles:

  • And Tango Makes Three, by Justin Richardson and Peter Parnell
    Reasons: anti-ethnic, anti-family, homosexuality, religious viewpoint, and unsuited to age group
  •  His Dark Materials trilogy, by Philip Pullman
    Reasons: political viewpoint, religious viewpoint, and violence
  • TTYL; TTFN; L8R, G8R (series), by Lauren Myracle
    Reasons: offensive language, sexually explicit, and unsuited to age group
  • Scary Stories (series), by Alvin Schwartz
    Reasons: occult/satanism, religious viewpoint, and violence  
  • Bless Me, Ultima, by Rudolfo Anaya
    Reasons: occult/satanism, offensive language, religious viewpoint, sexually explicit, and violence
  • The Perks of Being a Wallflower, by Stephen Chbosky
    Reasons: drugs, homosexuality, nudity, offensive language, sexually explicit, suicide, and unsuited to age group  
  • Gossip Girl (series), by Cecily von Ziegesar
    Reasons: offensive language, sexually explicit, and unsuited to age group
  • Uncle Bobby's Wedding, by Sarah S. Brannen
    Reasons: homosexuality and unsuited to age group  
  • The Kite Runner, by Khaled Hosseini
    Reasons: offensive language, sexually explicit, and unsuited to age group
  • Flashcards of My Life, by Charise Mericle Harper
    Reasons: sexually explicit and unsuited to age group

On trouve également quelques données chiffrées sur ces ouvrages problématiques sur une période allant de 2001 à 2008 :

Pendant huit ans, les bibliothèques américaines auraient affronté plusieurs débats :

  • 1 225 discussions dues à un contenu sexuel explicite (“sexually explicit” material)
  • 1 008 discussions dues à un niveau de langage inaproprié (“offensive language”)
  • 720 discussions dues à un contenu inadapté au public jeune (“unsuited to age group”)
  • 458 discussions dues à un contenu violent (“violence”)
  • 269 discussions dues à un contenu évoquant l'homosexualité (“homosexuality”)

Au delà, 103 documents étaient discutés pour leur contenu anti-familial (“anti-family”) et 233 autres pour leurs point de vue religieux (“religious viewpoints”).

Parmi ces livres controversés, 1 176 rejets (soit environs 31%) eurent lieu en salle de classe tandis que 24% (or 909)  furent objets de controverses en bibliothèques publiques. Moins de 75 débats se sont dans des CDI et seulement 36 dans des Bibliothèques universitaires. Enfin des cas épars ont été signalés dans des bibliothèques spécialisées, de prisons, de communautés ou d'associationsétudiantes. La majorité des controverses est le fruit de parents (51%), suivi par les usagers des bibliothèques et leurs administrateurs ( respectivement 11% et 6% des rejets).

Une semaine qui prend des accents d'autant plus insistant alors que se déroulait récemment l'élection du nouveau directeur de l 'UNESCO avec Farouk Hosni comme grand favori, accusé parallèlement d'antisémitisme et de censure avérée dans son pays en tant que ministre de la Culture (c'est finalement Irina Bokova qui a été élue).

Et en France ?

Il n'y a peut-être plus vraiment de censure même si le spectre de telles controverse traverse la scène ici et là notamment en ce qui concerne la littérature de jeunesse. Rappelons à ce sujet que cette dernière est toujours soumise à la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse (version consolidée le 14 mai 2009) qui stipule dans son article 2 que :

Les publications ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit(…) présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse, à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques

Il est par ailleurs précisé plus bas dans l'article 14 que :

Le ministre de l'intérieur est habilité à interdire :

- de proposer, de donner ou de vendre à des mineurs de dix-huit ans les publications de toute nature présentant un danger pour la jeunesse en raison de leur caractère licencieux ou pornographique, ou de la place faite au crime ou à la violence, à la discrimination ou à la haine raciale, à l'incitation, à l'usage, à la détention ou au trafic de stupéfiants

De fait,s'il y a eut peu de réelles interdiction en ce domaine, nombres d'ouvrages ont été ainsi critiqués, notamment ceux portant d'une part sur des sujets sensibles posant la frontière de ce qui peut-être ou non effectivement abordé avec des enfants : le rapport à la mort, à la sexualité, à la drogue, au désespoir... C'est le cas de La fille du canal ou de Un pacte avec le diable écrits par Thierry Lenain ; Maboul à zéro de Jean-Paul Nozière qui parle de racisme et du front national ; Pourquoi ? de Moka qui parle de l’excision ou encore des commentaires de la pédiatre Edwige Antier qui s'indignait de voir des livres pour la jeunesse sur l'homosexualité en bibliothèque il y a cinq ans à peine etc. 

En littérature, il est bon de rappeler que même si nombre d'auteurs n'ont pas eu à subir la censure en France, ils n'en sont pas moins inquiets pour autant et ce peut être chez nous l'occasion de revenir sur ces auteurs qui paient cher la publication de leurs livres comme ce fut le cas de Roberto Saviano, auteur de Gomorra ou en son temps de Salman Rushdie.

Sur internet ?

On pourrait penser en effet qu'à l'heure d'Internet, ce genre de levée de bouclier est rendue inutile par l'omniprésence des texte et de la circulation de l'information sur les réseaux mais c'est oublier que de grands moteurs de recherche acceptent de brider leurs résultats en fonction des pays où la requête est lancée bridant l'accès à l'internet en Chine par exemple.

C'est oublier également que plusieurs problèmes sont apparus chez les grands libraires en ligne comme en septembre 2008 lorsqu'Amazon refusait de classer les livres érotiques ou en 2009 lorsqu'en avril 2009 l'entreprise mettait sur le compte d'un bug informatique la disparition dans ce même classement des livres gays et lesbiens. Apple elle-même a censuré des applications qui donnaient accès au Projet Gutenberg et donc au célèbre Kama-Sutra, voire refusait de publier un livre qui contenait le mot "Fuck".

Et récemment, comment ne pas évoquer l'effet Big Brother d'un Kindle qui vient effacer dans notre propre bibliothèque les exemplaires légalement achetés de 1984 et de la Ferme des animaux de Georges Orwell, mais aussi de Twilight de Stéphaine Meyer ? 

Pour en savoir plus :

lundi 14 septembre 2009

Bibliothèque publique...

Cette drôle de bibliothèque traine à plusieurs coins de rue de la ville de Hanovre et un peu partout en Allemagne. C'est du moins ce que raconte l'auteure du blog Decor8 dans un de ses derniers billets.

My hood

(image: thorsten becker for decor8)

Il ne s'agit pas d'un distributeur automatique de livres comme il en existe à Seattle ou même à Paris. Il ne s'agit pas non plus d'une étagère en attente d'un quelconque déménagement ou d'encombrants. Elle est emplie de livres qui semblent n'attendre que le chaland.

De fait, cette bibliothèque, d'une facture un peu fruste est une bibliothèque vitrée tout ce qu'il y a de plus conventionnel, à ce ci prêt que les livres sont gratuitement mis à disposition des passants. Imaginez : pas de carte de bibliothèque à se faire faire, pas de lettres de rappel et donc pas d'amende non plus. Une étagère identique à celle que vous pourriez avoir dans votre salon, où il vous suffirait de tendre le bras pour prendre un livre avant d'aller le compulser un peu plus loin dans votre fauteuil préféré. Sauf que ce petit coin de lecture se transforme ici en banc public, en promenade citadine à moins que vous ne vous décidiez à l'emporter le lire chez vous.

En échange, on vous demande de déposer un autre livre dans la bibliothèque afin de ne pas la laisser vide. En gros, c'est le principe du bookcrossing, sauf qu'au lieu de laisser les livres s'ébattre dans la nature, il est ici proposé de les rassembler dans des bibliothèques publiques identifiées.

En soi, l'idée est jolie de laisser des bibliothèques à la libre disposition des usagers. Je suis cependant un peu sceptique quant à son utilisation en France. L'auteure du billet originel imagine aisément des gens embarquer tous les livres pour eux-même ou pour les revendre carrément sur un site de vente en ligne. Même si les gens jouent le jeu, je crains que les livres déposés ne soient souvent ceux dont les passants ne veulent plus, de vieux ouvrages en mauvais état, de vieux magasines, ou "L'année de la Planche 1986" dont les autres passants ne voudront évidemment pas non plus et qui du coup traineront des années dans la bibliothèque.

Et vous, vous verriez cette bibliothèque dans votre ville ?

mercredi 2 septembre 2009

Playback is so eighties...

On a pas mal parlé de Lipdubs ces derniers temps dans la twittosphère et la blogosphère. Ce long plan séquence de la longueur du titre filmant l'ensemble des collègue d'une entreprise ou d'une institution chantant en playback (lip signifie lèvres et dub  évoque le doublage) fait de plus en plus parler de lui. Les Echos eux-mêmes avaient fait un papier en mai dernier sur cette vague musicale qui léchait les établissements d'enseignements supérieurs français évoquant d'une manière un peu exagéré une "déferlante". L'ensemble de ces prestations, françaises ou non, ou peu s'en faut se retrouve sur le site universitylipdub.com.

Du coup, cet été fut l'occasion pour certaines bibliothèques de se jeter dans le bain. Mémoire2Silence en avait rêvé, les médiathèque de Vaise à Lyon et Kateb Yacine à Grenoble l'ont fait.

1er lipdub dans un bibliothèque française nous annoncait Bakelith fin juillet, les personnels de la médiathèque de Vaise à Lyon ont repris le tube de Björk "It's oh so quiet" pour évoquer la bibliothèque. Une vraie réussite et beaucoup d'audace pour ces collègues spécialisés dans le spectacle vivants.

http://vimeo.com/5652270

Mais Bakelith se trompait puisque les collègues de la bibliothèque Kateb Yacine, à Grenoble, postaient déjà un lipdub en avril dernier sur l'air des Histoires d'A, des Rita Mitsouko sur une chorégraphie aussi impressionnante qu'amusante. Bravo à tous ! 

Alors quels seront les prochains ?

Attention cependant au choix de la chanson doublée. Cette dernière est le plus souvent sous droit et en novembre 2008, Youtube avait dépublié un lipdub sur plainte d'Universal pour une réutilisation d'une chanson du chanteur Mika. Youtube d'ailleurs propose une sorte de bibliothèque de chansons libres de droits pour permettre à ses utilisateurs d'ajouter rapidement et facilement dit le site, de la musique à ses vidéos.

dimanche 1 mars 2009

VDM à la bibliothèque

C'est un site comme tant d'autres qui fonctionne plutôt bien en ce moment. En tout cas, j'en ai entendu plusieurs fois parler par  différentes sources ces dernières semaines. VDM, pour Vie De Merde suit un principe relativement simple : les internautes ydécrivent rapidement une mésaventure qui leur est arrivé (contenu généré par les usagers, on est en plein dans le web 2.0), l'info est rangée dans une catégorie, tandis que les internautes votent (si l'usager a ou non mérité ce qui lui est arrivé) et peuvent laisser des commentaires (vote, interaction, toutes les ficelles sont présentes).

Bref, j'ai un peu parcouru le site lorsque je suis tombé sur une confession évoquant les bibliothèques... Le site propose fortuitement un moteur de recherche, je me suis donc amusé a retrouvé les mésaventures qui se déroulent dans notre cadre de prédilection :

VDM contenant : bibliothécaire

Aujourd'hui, je demande un renseignement à la bibliothécaire, une jeune fille très jolie. Elle prend un papier et, tout content, je vois qu'elle y inscrit un numéro. "Je vous appelle ce week-end ?", lui dis-je d'un air qui se veut charmeur. Elle me regarde, surprise. Sur le papier, la cote du livre. VDM
le 25-02-2009 à 19:55 par Inconnu

Aujourd'hui, je suis en retard de trois jours pour rendre à la bibliothèque un livre qui me sert pour ma thèse sur le suicide. La bibliothécaire m'a appelé pour savoir si j'étais toujours en vie. VDM
le 01-11-2008 à 13:39 par Loa

Aujourd'hui, le bibliothécaire de la fac m'a expliqué, avant même de voir ma carte de B.U., que j'abusais, comme toutes les 1re année, car je n'avais pas le droit de prendre autant de livres puisqu'il y avait des gens qui en avaient vraiment besoin. J'ai un bac+5 et je passe le barreau. VDM
le 02-10-2008 à 17:57

Et quelques unes contenant le mot "bibliothèque" :

Aujourd'hui, mon petit frère est revenu de la bibliothèque. "J'ai pris un livre en pensant à toi". Le livre s'intitule : "Agathe la vache". VDM
le 03-01-2009 à 01:49 par agathe

Aujourd'hui, professeur des écoles en petite section, je m'aperçois que les poissons rouges de la classe ont disparu. Je questionne mes élèves. Un petit garçon me répond qu'il les a rangés... dans un des livres de la bibliothèque. VDM
le 22-12-2008 à 09:36 par moxo

Aujourd'hui, je suis à la bibliothèque. Je m'installe alors qu'une belle fille me regarde, je lui réponds d'un petit sourire. Après 2h, alors qu'elle ne m'avait pas lâché des yeux, elle part en laissant tomber un papier avec son numéro. Le soir, je l'appelle. "Bonsoir, quelle pizza désirez-vous ?" VDM
le 21-09-2008 à 11:58 par l'artiste

Aujourd'hui j'étais à la bibliothèque, j'enlève mes tongs pour bosser "à la cool" et les mets dans mon sac pour pour ne pas les perdre. En fait, ce n'était pas mon sac mais celui de mon voisin de table qui est parti avant moi. Dans le métro et les rues, les gens m'ont pris pour une folle. VDM
le 06-06-2008 à 00:34 par lapoisse

Aujourd'hui j'ai revu la fille que j'avais dragué il y a quelques temps à la bibliothèque, elle m'avait fait comprendre que j'étais trop jeune. Elle était avec un mec qui est dans ma promo. VDM
le 27-03-2008 à 12:39 par rubikube

Aujourd'hui je suis dans la fosse de la bibliothèque, il est presque midi je décide de partir et pour cela je dois emprunter les escaliers. Pour me la péter un peu je les monte en courant et me ramasse lamentablement. Tous les regards se fixent sur moi alertés par le bruit de ma pitoyable chute. VDM
le 16-03-2008 à 19:58 par romer78

Aujourd'hui, je suis a la bibliothèque de ma fac et il est impossible de travailler du fait qu'elle organise un événement sportif avec de la musique a fond, techtonik et autre. VDM
le 06-03-2008 à 16:29 par biloute

Aujourd'hui, j'ai voulu tester mon nouveau photophore super design et super cher que je viens d'acheter. J'ai mis le feu à ma bibliothèque. VDM
le 04-03-2008 à 20:23 par wonderliza

mercredi 21 janvier 2009

Le flux RSS de la SDBIS

Tout a fait fortuitement, je viens de me rendre compte que la SDBIS, sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique, proposait un flux rss sur son site internet depuis octobre dernier !

Discrètement, cette page a reçu ces derniers mois un sérieux lifting et une remise en forme appréciable. Cette page qui ne paie pas de mine est en fait une véritable mine d'or pour qui chercherait des informations sur le monde des bibliothèques dans l'enseignement supérieur :

Et le flux RSS alors ? Il propose pour l'instant des informations sur les nouveautés qui interviennent sur le site, à savoir l'inscription de nouveaux événements et conférences du calendrier des conférences internationales professionnelles (il y a un page de comptes-rendus de congrès aussi), ou lorsqu'il y a de nouvelles entrées dans la liste d'archives ouvertes et institutionnelles des établissements d'enseignement supérieur et de recherche français.

De quoi se tenir au courant de ces petites nouveautés qui ont tendance à passer inaperçues.

Enfin, à l'heure où l'ABF s'alarme de la disparition programmée de la "sous-direction des bibliothèques" et en appelle directement à Valérie Pécresse, on ne peut qu'espérer que de tels outils demeure à la disposition des professionnels de l'information et des bibliothèques.

mercredi 31 décembre 2008

Bibliothèques hantées

Je finis l'année par une drôle de veillée... Puisque l'heure avance dans la nuit, puisque l'année présente bientôt ne sera plus, il est plus que temps d'aborder le thème des Bibliothèques hantées ! *musique inquiétante*

Ce sujet a été abordé cette année par le blog de la British Library. Pour Halloween -qui se prêtait quand même mieux à l'exercice que la fin d'année, il faut l'avouer-, ce blog a proposé une série de cinq billets rédigés par George Eberhart, travaillant à l'American Library Association, recensant des bibliothèques victimes ou témoins de phénomènes paranormaux. *re musique inquiétante*

Quatre billets sont consacrés aux bibliothèques américaines, et pour cause, évoquant tour à tour la présence de fantômes, celles de bruits lugubres, de pages qui se tournent seules, des livres qui tombent de leurs étagères, des "points froids" où la température chute inexplicablement,... On voit les fantômes d'une précédente bibliothécaire, d'une bienfaitrice, d'un vieil homme assis dans un fauteuil à bascule, un livre ouvert sur les genoux et intimant parfois d'un shht bref l'ordre de se taire aux passants médusés.

“Workers and students report that there have been strange screams echoing up from the basement levels, transparent girls thumbing through books, disembodied glowing red eyes, book carts being moved without anyone present, and all sorts of other phenomena.”

Le dernier billet de la série évoque des cas similaires dans d'autres pays, essentiellement anglo-saxons. Sont rapportés des cas de bibliothèques hantés au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Australie, en Afrique du sud, mais aussi en Russie, aux Philippines ou au Mexique. Alors, des anecdotes à raconter pour compléter le recensement de notre collègue avec des cas français ?

Monday: Libraries in the Northeast, U.S.

Tuesday: Libraries in the Midwest, U.S.

Wednesday: Libraries in the South, U.S.

Thursday:   Libraries in the West, U.S.

Friday (Halloween):  International Libraries

Et bonne année à tous bien sûr !

jeudi 25 décembre 2008

Sapins de Noël

J'aime beaucoup cette initiative de la section jeunesse de la Carnegie Library of Homestead :

Joyeuses fêtes à toutes et tous.

jeudi 11 décembre 2008

Bibliothèque Universitaire à louer

Selon "The Chronicles of Higher Education", la bibliothèque de l'Université Johns Hopkins loue ses services. Certes, voilà un service qui n'aura de cesse de surprendre nos compatriotes français où la bibliothèque est avant tout un service public, donc libre d'accès, mais cette idée semble beaucoup moins étrange outre-atlantique, d'autant que cela se passe dans un contexte bien particulier.

a_vendre

L'heureux bénéficiaire est, en effet, l'Excelsior College, un établissement d'enseignement à Distance situé à Albany, N.Y., qui peut se targuer de quelques 33 000 étudiants éparpillés dans tous les États-Unis. Ces étudiants, privés de campus et a fortiori de bibliothèque universitaire, n'avaient nulle part où aller pour profiter d'un service de référence en ligne, par exemple, d'une aide à la recherche ou pour utiliser les ressources proposées. C'est là qu'intervient la Johns Hopkins University's libray qui, par contrat, met à disposition de ces étudiants une équipe de quatre personnels entièrement consacrée à la maintenance de la bibliothèque en ligne de l'Excelsior et au soutien des étudiants, que ce soit par téléphone ou en ligne. Un service monnayé pour pas moins d'un million de dollars cette année, l'article précisant : "The arrangement is rare among college libraries, which typically spend money rather than making it.".

Cet accord n'est pas récent. Il a été contracté il y a déjà huit ans avec succès et fait entièrement partie d'un programme spécifique appelé "Johns Hopkins’ Entrepreneurial Library Program" qui s'adresse par ailleurs également à d'autres institutions privées ou publiques et adapte ses tarifs en fonction du nombre d'usagers (étudiants, personnels, chercheurs) à desservir. Il comprend tous les services qu'un établissement peut attendre de sa bibliothèque, depuis la gestion des ressources en ligne (périodiques, bases de données, livres électroniques), à la proposition de services (service de référence, gestion de compte, prêt entre bibliothèque) en passant par la mise en place de formations à la recherche d'information.

Afin d'éviter les problèmes liés aux licences d'utilisation des ressources, l'Excelsior paie ses propres ressources, en fonction de ses FTE, ce qui permet également aux bibliothécaires de tester d'autres ressources et de mutualiser ensuite les résultats : 

Although Mr. Stuart believes an arrangement of the type between Excelsior and Johns Hopkins is rare, libraries at large universities are finding ways of their own to cut costs on site licenses and journal subscriptions, he says. Many have banded together to obtain packaged discounts on services that would be more expensive if the institutions were to purchase them independently, he said.

mardi 9 décembre 2008

Choisis ton arme

En tout petit et en blanc est écrit "Une campagne de bibliothèque sans frontières". L'idée est la suivante : si le livre était une arme, lequel choisiriez-vous pour incarner ou promouvoir la paix et la justice dans le monde ?

D'abord, je suis d'accord, l'idée est étrange. Promouvoir la paix par une arme est toujours un sentiment dérangeant. L'association "Bibliothèque sans frontières"(profil Facebook), qui trie et collecte des livres pour les envoyer dans les bibliothèques des pays en voie de développement, s'en explique ainsi :

Vous trouvez l'association Livre & Arme choquante ? Mais imaginez le monde si toutes les armes étaient des livres ! La campagne Choisis Ton Arme.fr a pour objectif d'alerter le public sur l'importance du livre dans la transmission du savoir et des valeurs de paix et de démocratie. Le livre est une arme pour la paix, nous en sommes convaincus et les bibliothèques sont de véritables lieux d’échange, de dialogue et d’ouverture sur le monde. Le combat pour l’accès aux livres et au savoir au Sud doit être partagé par tous pour construire le monde de demain. Nous avons besoin de votre soutien !

Cette liste définie, elle veut proposer une bibliothèque numérique, c'est à dire une plateforme en ligne, accessible de n'importe où dans le monde -à condition d'avoir un PC- proposant de télécharger gratuitement l'ensemble des titres retenus au format numérique.

Après tout, pourquoi pas, si cela peut aider à la diffusion du savoir et la créations de bibliothèques dans le monde...

- page 1 de 4