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Tag - bibliothèques

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mercredi 6 février 2008

Les bibliothèques ont-elles besoin du web 2.0 ? Des outils au service des usagers

[EDIT du 03/03 : mise à jour des liens]

Depuis trois jours, se déroule à l'enssib un stage de formation continue, coordonné par Elisabeth Noël, sur le thème : "Les bibliothèques ont-elles besoin du web 2.0 ? Des outils au service des usagers". Dans les objectifs du stage, il s'agissait surtout de permettre aux stagiaires de découvrir les principales applications du web 2.0 (blogs, wikis, flux RSS, logiciels de partages de signets...) et les concepts sous-jacents (interactivité, participation, évolutivité, sérendipité, convivialité, effet de réseau etc.) afin de réfléchir à leur usage en bibliothèque, étant entendu qu'il s'agit d'outils et qu'il ne sert à rien de vouloir faire du web 2.0 pour faire du web 2.0.

Les interventions proposaient de manipuler directement les outils en plus des présentations stricto sensu proposées parfois par des personnalités de la biblioblogosphère. J'ajouterais les liens vers les diaporamas au fur et à mesure qu'ils seront disponibles :

  • Une introduction au web 2.0 à usage des bibliothécaires et documentalistes (diaporama)
    Il s’agissait d’un panorama général sur les outils et concepts du web 2.0 accompagné de quelques exemples et réflexions permettant de de se demander quels usages peuvent avoir ces outils dans le domaine des bibliothèques.
    Silvère MERCIER - Responsable de la médiation numérique des collections au sein du Réseau des médiathèques du San Val d'Europe

  • Like a Geemik ! ou comment le web 2.0 a permis de créer un nouveau métier : "animatrice de communauté" (diaporama)
    Présentation de la mutation survenue dans l'offre de la médiathèque de l'ESC de Lille, des concepts du Web 2.0 qui ont inspiré cette mutation et des développements/réalisations que l'équipe des Geemiks est en train de réaliser et ceux à venir. Présentation en détail la mise en place du portail 2.0 et de l'organisation d'équipe derrière.
    Isabelle BRISSET – Information manager au sein du Groupe ESC Lille - Blog Geemik

  • Impliquer les usagers. (diaporama)
    L'utilisation d'outils du web 2.0 au sein des bibliothèques pour faire participer les lecteurs, les impliquer. Intervention qui sera plus pratique que théorique, centrée sur des expériences concrètes menées dans les médiathèques en général et dans celles du pays de Romans en particulier. Pourquoi les avoir mis en place, sont-ils utilisés… ? Problèmes techniques, pratiques rencontrés. Ce qui marche, ce qui ne marche pas, les bonnes et mauvaises surprises.
    Lionel DUJOL – Responsable multimédia à la médiathèque Monnaie de Romans sur Isère - Blog Everitouthèque

  • Usages et applications du web 2.0 en bibliothèques (diaporama)
    Présentation des usages des blogs, wikis, flux RSS, partages de signets en bibliothèques à partir d'exemples de réalisation
    Xavier GALAUP – Directeur adjoint de la médiathèque départementale du Ht-Rhin à Colmar - Blog XG BlogNotes

  • Les univers virtuels : des bibliothécaires sur Second Life ? (diaporama)
    Rapide revue des univers virtuels en général, de Second Life en particulier, et de ce que peuvent y faire les bibliothèques (types de bibliothèques, nombre, activités, services proposés etc.)
    Thomas CHAIMBAULT - enssib - Blog Vagabondages

  • Le web participatif, les enjeux de l'écriture collaborative (diaporama)
    Les wikis par rapport aux différents outils d'écriture collaborative (CMS, blogs, documents partagés). Wikipedia et les autres wikis. Conseils d'utilisation, illustrés d'exemples de wikis de bibliothécaires.
    David LIZIARD – Directeur de la médiathèque du Perreux-sur-Marne

  • Web 2.0 : faut-il prendre le contrôle de l'étoile noire ? (diaporama)
    Le web 2.0 présente un côté obscur présent depuis la création du terme. Il s'agit donc de d'examiner quels peuvent être les risques, notamment ceux  liés à la gestion des traces individuelles, et quelles stratégies d'intelligence personnelle il convient de mettre en place afin d'utiliser au mieux les nouveaux outils comme hypomnemata  du savoir.
    Olivier LE DEUFF – Documentaliste au collège multisite René Goscinny de Ceauce - Blog Guide des Egarés

Les univers virtuels : des bibliothécaires sur Second Life


Dans le cadre d'un stage de formation proposé à l'enssib sur le web 2.0, on m'a demandé de faire une intervention sur les univers virtuels. Je reviendrais sur ce stage peu après, ne serait-ce que pour vous faire part des interventions de qualité qui ont rassemblé des personnalités connues et reconnues de la biblioblogosphère.

Mon intervention -qui a lieu ce mercredi matin même- se propose de faire rapidement le point les univers virtuels virtuels en général (et leur différence avec les jeux en ligne), puis de présenter l'univers de Second Life avant de terminer en expliquant plus précisément ce que font des bibliothécaires sur Second Life : quels bibliothécaires sont présents ? Quelles types de bibliothèques ? Quels services sont proposés ?

Elle alterne présentations du diaporama et visites in world de façon à ce que les stagiaires se rendent compte concrètement de ce que c'est que d'évoluer dans Second Life. Je leur montre des bibliothèques, des animations, des expositions, des lieux d'enseignements, des chambres de réalités virtuelles, mais aussi comment évoluer, comment agir, faire des gestes, parler, voler, changer son apparence ou créer des objets, le tout en 1h30 ^__^.

Comme Slideshare fonctionne mal ce soir, je vous propose de lire le diaporama en ligne sur Slideo, un autre site de partage de diaporama qui a en outre l'immense avantage d'être totalement en français. Les diaporamas sont en outre téléchargeables ensuite sous format pdf. 

Le diaporama fait 54 slides : Les univers virtuels : des bibliothécaires sur Second Life

samedi 3 novembre 2007

A Bit of Fry & Laurie - Library Sketch

A bit of Fry & Laurie est le DVD d'un duo comique anglais rassemblant Hugh Laurie et Stephen Fry. Incontournables si vous aimez l'humour anglais, ils ont un style qui rappelle celui des Monthy Pythons.



mardi 9 octobre 2007

parcours européens de formation

Nous cherchions l’autre jour des références sur les parcours européens de formation en Sciences de l’information et des bibliothèques dans les pays européens.

Dispositifs de formation en France

Déjà, en France, trouver une liste de ces formations n’est pas facile :

L’ADBS propose une page intéressante à ce sujet sur son site internet qui recense l’ensemble des parcours diplômants liés à la gestion de l’information, l’ingénierie du document et des flux numériques ou la veille mais la date de mise à jour de la page remonte au 19 septembre 2005.

Une autre ressource alors pourrait être Bibliopédia qui s’est attelée au même travail de recensement, dans sa rubrique Métier > Bibliothécaire proposant des adresses de parcours avant recrutement (universitaires), de formation initiale et continue.

Enfin, le site Cursus liste un ensemble de cours, manuels et logiciels éducatifs francophones (i.e. pas seulement français) disponible gratuitement ou non en ligne. Il propose un classement par métier dont une rubrique sur la gestion de l’information et une page plus spécifiquement proposée aux bibliothécaires. Et puisque je cite les formations à distance, on ne peut passer à côté de ce que propose le CNED.

Voir enfin, de manière plus générale, le dossier "Bibliothécaire, quelle formation ?" du dernier numéro paru du BBF : 2007, n°5.

Dispositifs en Europe

En Europe, donc, il existe peu d’information sur les différents parcours européens de formation.

Ma première réaction fut d’aller voir du côté de BOBCATSSS. Placé sous les hospices de l’association EUCLID (European Association for Library and Information Education and Research), BOBCATSSS est un colloque annuel organisé par des étudiants européens en Sciences de l’information eux-même. Le nom BOBCATSSS est d'ailleurs l’acronyme du réseau des premières universités organisatrices en 1993 et renvoie aux initiales des villes de ces universités : Budapeste, Oslo, Barcelone, Copenhage, Amsterdam, Tampere, Stuttgart, Szombathely et Sheffield. Un réseau qui s’étend aujourd’hui avec la participation d’étudiants venus de Borås, Riga, Kharkiv, Moscou, Tallinn, Toru, Varsovie, Sofia, Ljubljana, Crakovie, Bratislava, Prague, Osjiek, Zadar, Berlin et Potsdam.

Cela nous donne déjà une première liste.

L’IFLA quant à elle dispose d’une section orientée sur les programmes de formation. Cette dernière section est d’ailleurs à l’origine de la publication d’un « guide mondial des programme de formation en Sciences de l’information et des bibliothèques » dont la troisième édition est censée paraître à la fin de ce mois d’octobre 2007. La précédente édition revue et corrigée date, elle, de 1995.  Surtout, l’IFLA s’est penchée sur le sujet pas plus tard que cet été lors de son récent congrès de Durban en août dernier.

Un premier article par exemple propose un tel recensement pour l’Amérique Latine. Il s’agit de "Les défis dans l’assistance aux écoles de bibliothéconomie et des sciences de l’information dans les pays en voie de développement – Une perspective de recherche en Amérique latine" (pdf) de Ian M. Johnson. Cet article propose quelques pistes de recherches dont :

  • La page du portail des bibliothèques de l’UNESCO concernant les organismes de formation
  • Une liste proposée par InformationR.net : un site sur la recherche d’information soutenu par l’université suédoise de Lund.

Un second article se penche sur la coopération entre les parcours de Sciences de l’Information en Europe. Le titre en est "Collaboration in LIS Education in Europe : Challenges and Opportunities" (pdf) et se voit proposé par Sirje Virkus de l’université de Tallinn University en Estonie. L’article, en anglais, reprend le concept de collaboration et de partenariat entre des écoles, notamment dans le contexte du processus de Bologne et des actions de l’Union Européenne.

Surtout, pour revenir sur notre propos de parcours de formation en SIB, l’article évoque quelques 200 parcours en Europe, à savoir principalement des départements ou des programmes au sein d’une faculté universitaire. Peu d’établissement fonctionnent de manière autonome. Ces parcours enfin peuvent être divisés en « parcours orientés-discipline » et « parcours professionnels ».

European LIS education has gradually moved from vocational education to academic HE. Audunson (2005) distinguishes between the discipline-oriented and profession-oriented approach taken by European LIS schools. However, the institutional affiliation, approach as well as conceptual, theoretical, and methodological perspectives influence the way how teaching and learning is organized. There is also great diversity in the curricula content, but it is beyond the scope of this paper to discuss this topic.

Comparer les offres de formations

Ces approches différentes dans les cursus mériteraient d’être étudiée également, je trouve. Ce pourrait être intéressant de voir ce qui est étudié ailleurs et ce sur quoi les autres écoles mettent l’accent. Une diversité précise l’article qui pourrait être une force dans la formation mais qui peut aussi être un frein pour la mobilité des étudiants. Une étude comparée de ces formations est proposée dans un article intitulé « A Survey of Library & Information Science Schools in Europe » et publié dans un ouvrage "European Curriculum Reflections on Library and Information Science Education" de L.Kajberg and L.Lorring de la Royal School of Library and Information Science de Copenhagen datant de 2005.

Une autre partie de cet ouvrage intitulée «Library and Information Science Curriculum in a European perspective » distingue en Europe des formations à trois niveaux :

  • Un niveau Bachelor consistant en 180 à 240 ECTS (European Credits Transfer System), généralement délivré en 3 ans
  • Un niveau Master dispensé en 2 ans et consistant en 60 à 120 ECTS
  • Un niveau de Doctorat, dispensé généralement en 3 ans et valant couramment 80 ECTS.

Les auteurs notent des disparités selon les pays, mais signalent également que le processus de Bologne tend à harmoniser les pratiques et permettent de mieux comparer la qualité des enseignements dispensés. Enfin, ils proposent sur ce sujet une bibliographie tant internationale que par pays.

Pour aller plus loin :

lundi 25 juin 2007

Utilisations du web 2.0 dans les bibliothèques


edit : C'est la première fois que j'utilisais la fonction "pièces jointes" de Gandi. En fait, la pièce jointe, et donc la diaporama apparaît en bas, à côté du lien vers les commentaires, sous la mention "une annexe. Pas très visible, je vous l'accorde. Pour y remédier, et comme annoncé, je vous propose en fin de billet, de le visionner grâce à SlideShare.

Aujourd'hui même se déroule une journée d'étude organisée par BibliEst sur le thème du web 2.0 et des bibliothèques. La journée se déroule en deux temps, soit deux tables-rondes :

La matinée est consacrée aux outils du web 2.0 et voit intervenir Frédéric Bidegain (IGE informatique) sur la définition du web 2.0, David Liziard (responsable de Bibliopédia et directeur de bibliothèque) sur les wikis et l'exemple de bibliopédia et moi-même sur "les outils du web 2.0 dans un contexte bibliothéconomique".

L'après-midi se veut plutôt un moment de réflexion qui se voit intitulé "Web 2.0 : nouveaux usages en bibliothèques ?". Parmi les interventions,  nous retrouverons Frédéric Bidegain qui tentera une "non-définition du web 2.0", cette fois mis en regard des contributions de Cécile Elwalid (documentaliste) qui reviendra sur la mutation des métiers et ce qu'est un "bibliothécaire 2.0", Pascal Leray (Bibliothécaire territorial) analysera quant à lui l'impact d'internet sur le rôle du professionnel de l'information, Françoise Prouvoyeur (IUT Paris 5) enfin évoquera les pratiques émergentes liées à l'apparition du web 2.0 et Xavier Polidoro (juriste) terminera la journée par un point de droit face à ces nouveaux moyens de communication.

Une journée bien chargée donc sur laquelle j'aurais peut-être l'occasion de revenir, à moins que David ne le fasse lui-même. En attendant, et d'après l'heure à laquelle ce billet est censé être publié, je dois être en pleine intervention. Pour vous permettre alors de profiter également de cette dernière, je vous propose de télécharger le diaporama que j'ai fait pour l'occasion. J'espère que la fonction "joindre un fichier" de la plateforme Gandi fonctionne correctement mais il ne devrait pas y avoir de raison.

Le diaporama s'intitule "Les bibliothèques à l'épreuve du web 2.0" et se compose de deux grandes parties : une première revient rapidement sur les concepts du web 2.0 et une seconde recense quelques applications en bibliothèque à partir exemples concrets (enrichir les données, valoriser les services, informer des actualités, former les usagers, partager les ressources, participer à un opac 2.0). En fait, honnêtement rien de bien neuf par rapport à ce qui existe déjà et dont je me suis inspiré en partie (diaporamas de Bibliosession (ppt) ou d'Affordance (ppt) entre autres).

N'hésitez pas à critiquer et commenter le document. Il manque un certain nombre d'éléments (notamment sur la contextualisation des bibliothèques sur Amazon ou LibraryThing par exemple) ou celui de statistiques de prêts mais l'intervention n'était censée durer que 20 minutes (et déjà, là, je pense déborder un peu).

lundi 30 avril 2007

Le Bouclier bleu

Dans mon compte-rendu de l'intervention d'Alex Byrne, je disais que l'IFLA travaillait de concert avec le Bouclier bleu en promettant de revenir sur ce comité international.

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Le Bouclier Bleu est un symbole choisi par la Convention de l'UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé ("Convention de La Haye" - 1954) . Cette Convention adoptée à la suite des destructions massives infligées au patrimoine culturel au cours de la Seconde Guerre Mondiale, est le premier instrument international à vocation universelle qui soit exclusivement axé sur la protection du patrimoine culturel. Elle s'applique aux biens meubles ou immeubles, y compris les monuments d'architecture, d'art ou d'histoire, les sites archéologiques, les oeuvres d'art, les manuscrits, les livres et autres objets d'intérêt artistique, historique ou archéologique, ainsi que les collections scientifiques de toute nature, sans égard à leur origine ou propriétaire. Au départ simple emblème marquant les sites culturels à protéger, il est devenu également le nom d’un comité international créé en 1996 pour protéger le patrimoine culturel mondial en cas de guerre ou de catastrophe naturelle.

Le comité international du bouclier bleu réunit cinq organisations non-gouvernementales qui sont :

Le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels y possède un statut d’observateur et la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO ont des représentants présents aux réunions du Comité. Depuis peu, un représentant de la Croix-Rouge est également appelé à assister aux réunions. Selon son président, le Bouclier bleu se veut l’équivalent de la Croix-Rouge pour les biens culturels à ceci près, ajouterais-je, que le Bouclier bleu coordonne plutôt des actions préventives que supplétives. La Convention de la Hague stipule en effet :

Les États parties à la Convention bénéficient de la mise en place d'un réseau composé de plus de cent États qui se sont engagés à adopter des mesures préventives pour assurer cette protection non seulement en période d'hostilités (à ce stade, il est en général trop tard), mais également en temps de paix, par des mesures variées :
• sauvegarder et respecter les biens culturels en cas de conflit armé (cette obligation s'applique également aux conflits de caractère non international) ;
• envisager la possibilité d'octroyer une protection spéciale pour un nombre restreint de refuges destinés à abriter des biens culturels meubles en cas de conflit armé, de centres monumentaux et d'autres biens culturels immeubles de très haute importance en les inscrivant dans le "Registre international des biens culturels sous protection spéciale" ;
• envisager la possibilité d'employer le signe distinctif de la Convention pour certains bâtiments et monuments importants, et ;
• créer des unités spéciales, au sein des forces armées, qui soient chargées de la protection du patrimoine culturel ;
• pénaliser les violations de la Convention et promouvoir largement la Convention auprès du grand public, et des groupes-cibles comme des professionnels du patrimoine culturel, des militaires ou des services chargés de faire respecter la loi.

En 1999, une Second Protocole à la convention de la Haye est adopté afin de pallier au flou et au manque de moyens définis par la Convention de La Haye. Il introduit en effet de nouvelles mesures, avec la création d'une nouvelle catégorie de protection renforcée pour les biens culturels particulièrement importants pour l'humanité induisant des « mesures de protections exceptionnelles » ; il crée aussi un Comité intergouvernemental chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention et du deuxième Protocole, et un Fonds pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Le comité international du Boucler bleu se voit alors investi d’un rôle de conseil privilégié auprès de ce Comité intergouvernemental pour la Protection du Patrimoine.

D’une manière générale, le Bouclier Bleu est l'une des composantes du Programme de Préparation aux Situations d'urgence, plan cohérent d'action pour l'action concertée de diverses agences et organisations régionales et internationales, qui comprend donc cinq éléments :
  1. Un Fonds indépendant
  2. Le Bouclier Bleu
  3. Documentation et Information
  4. Formation et Manuels
  5. Campagnes de sensibilisation

Les objectifs du Bouclier bleu sont de :
  • faciliter l’intervention de la communauté internationale lorsque le patrimoine culturel est menacé ou lors de situations d’urgence ;
  • encourager la sauvegarde et le respect du patrimoine culturel et plus particulièrement la prévention des risques ;
  • former des experts au niveau national et interrégional capables de prévenir et maîtriser une catastrophe puis d’assurer un retour à la normale ;
  • intervenir en tant que consultant pour protéger le patrimoine culturel en danger ;
  • travailler en liaison avec d’autres organisations notamment l’UNESCO, l’ICCROM et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Pour l’instant les actions du Bouclier bleu ont été surtout centrées sur les grands conflits internationaux tels que la guerre en Irak, le conflit israélo-palestinien, les inondations en Europe de l’Est ou en Asie, l’absence d’institutions culturelles en Afghanistan… Pour y arriver, le Comité du Bouclier bleu exhorte les gouvernements, attire l’attention de l’opinion publique et des médias sur les problèmes, essaie de développer la conscience publique sur les formidables dommages qui pourraient être causés notre héritage culturel et parfois, il envoie des experts et de l’équipement de « premier secours » en cas d’urgence. En certaines occasions, il peut être amené à collecter des fonds pour aider les équipes locales. Les actions du Comité sont donc :

  • collecter et partager les informations sur les risques menaçant le patrimoine culturel à travers le monde ;
  • sensibiliser le grand public aux dommages causés au patrimoine culturel ;
  • communiquer les règles de bonne gestion des risques aux différents responsables du patrimoine culturel (institution, gouvernement...) ;
  • inviter les décideurs et les professionnels à prendre les mesures nécessaires pour la prévention et l’établissement d’un plan d’urgence, ainsi que l’intervention en cas de sinistre et la remise en état ;
  • offrir l’expertise de professionnels en cas d’urgence ;
  • identifier les ressources nécessaires à la prévention des catastrophes et à une intervention rapide en cas d’urgence ;
  • encourager la formation de comités nationaux du Bouclier bleu.

Ces initiatives internationales sont relayées et encouragées par des initiatives locales. Des comités du Bouclier bleu ont donc été créés ou sont en cours de constitution dans plusieurs pays qui rassemblent des professionnels d’horizons variés, des instances gouvernementales locales et nationales, des services d’urgence et l’armée. Ils forment les polices à reconnaîtres les objets volés, encourages les institutions à préparer des plans de secours en cas de désastre, entrainent les services d’urgence à protéger les biens culturels. Pour l’instant des comités nationaux ont été créés : en Australie, en Belgique, au Bénin, en République Tchèque, en France, En Italie, en Ireland, en Macédoine, en Norvège, aux Pays-bas, en Pologne et au Royaume-Uni. D’autres comités nationaux sont en cours de constitution au Canada et au Pérou.


Lire aussi:
Avec le bouclier bleu, protégeons notre patrimoine culturel en danger (pdf) actes de la session co-organisee par le programme fondamental PAC et la section des bibliothèques nationales de l’IFLA lors de son 68e congrès annuel à Glasgow en 2002.

mercredi 18 avril 2007

Qui a besoin des bibliothèques à l’heure de Google ?

Ce soir l’enssib recevait Alex Byrne, directeur de la Bibliothèque de l’université de technologie de Sydney, en Australie, et surtout président de l’IFLA, l’international federation of librarian associations and institutions, une fédération internationale fondée en 1927 –elle fête donc cette année ses 80 ans- dans le but de favoriser le développement des bibliothèques et plus largement de l’accès à l’information.

Mr Byrne était donc invité à ce titre et a proposé aux participants une intervention en quatre parties : Dans la première, il s’est d’abord présenté et a évoqué l’université et la bibliothèque dans laquelle il travaille. Ensuite est venue l’intervention à proprement parler où il a d’abord évoqué le développement des technologies de l’information et l’emballement lié au web 2.0, puis il a expliqué ce qu’était l’IFLA, ses missions, ses axes de travail, et son rôle notamment au sein du dernier sommet mondial sur la société de l’information. Enfin, il est revenu sur le rôle des bibliothèques à l’heure de Google.

Rapidement, la bibliothèque de l’université de technologie de Sydney est relativement récente. L’université elle-même date de 1988, même si elle est issue d’un Sydney Technical College remontant, lui, à 1893. C’est une université de 32.000 étudiants, dont 5.000 étudiants étrangers.

La bibliothèque se veut « highly digital », résolument numérique. Dans cette optique, elle propose l’accès à 23.000 périodiques électroniques et pas moins de 80.000 livres électroniques ce qui me semble véritablement surprenant quand on sait combien ce genre de document a du mal à percer dans le paysage documentaire hexagonal. Elle propose également 560.000 ouvrages papiers. L’implémentation de la technologie RFID est prévue pour décembre 2007. Une recherche croisée entre toutes leurs ressources en ligne est possible via le service SFX de Metalib mais ils n’en sont pas satisfait, ne serait-ce parce qu’au final, l’usager se retrouve avec nombre d’interfaces différentes et qu’il se sent un peu perdu. A ce sujet, la maîtrise de l’information est un élément très important, « a major priority », à la bibliothèque qui aimerait qu’elle soit mieux intégrée dans les cursus. Enfin, son service de référence est un service en ligne, utilisant Reftrackers et propose un accès à sa base de connaissance.

Technologies de l'information et bibliothèques

Alex Byrne a ensuite évoqué le formidable développement des ressources sur internet, qu’il s’agisse des bases de données spécialisées (incontournable dans une activité de recherche), des revues en texte intégral, des agrégateurs ou des sites internets dont le récent dynamisme (par opposition aux pages statiques) posait des problèmes notamment en matière d’archivage et de préservation des données. Au-delà, il a abordé les technologies « émergentes » et liées au web 2.0, évoquant l’évolution dans les modes de publications, de recherche, d’accès à l’information grâce à l’utilisation d’outils tels que wiki, blogs, podcasts, grâce aux réseaux sociaux, aux mashups. Alors qu’il parlait des podcasts, il en a profité pour évoquer rapidement les problèmes d’évolution des supports d’information et de pérénisation des outils pour lire les données, de même le développement des moteurs de recherche apportant une information rapide et gratuite a été pour lui l’occasion de rappeler l’opposition de l’IFLA aux accords entre la Chine et Yahoo puis Google afin que ces firmes proposent une version édulcorée, id est censurée de leur moteur. Surtout, il a opposé le dynamisme de l’information sur internet aux catalogues statiques et peu attrayant des bibliothèques.

Avec le web 2.0, le public espère plus de dynamisme, d’interactivité, d’immédiateté dans son rapport à l’information. Il veut pouvoir prendre part à sa diffusion et les bibliothèques, qui sont elles-mêmes en pleine mutation, doivent s’approprier ces nouvelles technologies. Prenant pour exemple l’important travail de numérisation des onze volumes de la Description de l’Egypte proposée par la Bibliotheca Alexandrina, Mr Byrne nous a rappelé combien ces technologies pouvaient nous apporter en matière d’amélioration de la recherche, de travail sur un document (on peut l’annoter, le consulter autant de fois qu’on le souhaite sans toucher à l’intégrité du document), de travail collaboratif etc…

Le rôle de l'IFLA dans la société de l'information

En second lieu, Mr Byrne est revenu sur l’IFLA. Il a ainsi rappelé que l’association vieille de 80 ans regroupait 1700 membres issus de 150 pays différents, eux-mêmes adhérents à des associations nationales (ou internationales) de bibliothécaires, des bibliothèques, des services de bibliothèques des secteurs publics, privés et bénévoles, mais encore des membres individuels qui soutiennent ses objectifs et participent à son travail. Son action repose sur trois piliers :

  1. Le pilier des Membres reposant sur les services offerts, les congrès proposés y compris dans des zones peu accessibles (cette année le congrès de l’IFLA aura lieu en Afrique, à Durban, afin de permettre aux collègues africains qui ont plus de difficultés pour se déplacer de pouvoir participer). Pour information, le congrès annuel 2006 s’était tenu à Séoul, en Corée du Sud, et en 2008 se tiendra à Québec, au Canada. Ce pilier repose enfin également sur les publications de l’association.
  2. Le pilier Profession désigne le fonctionnement très hiérarchique de la fédération découpée en 48 sections réunies en 8 divisions. Il coordonne des programmes fondamentaux spécifiques autour du développement des bibliothèques dans le Tiers-monde (ALP), des normes bibliographiques, de la préservation et de la conservation des documents (PAC), de l’Unimarc.
  3. Le pilier Société souligne l’impact des bibliothèques et des services d’information sur la société. Il travaille dans ce cadre sur deux programmes fondamentaux, le premier autour du copyright (CLM) et le second sur le libre accès à l’information et la liberté d’expression (FAIFE). Ils travaillent également dans ce cadre avec d’autres partenaires tels que le bouclier bleu [sur lequel je reviendrais], l’Unesco, l’association internationale des éditeurs… et participent au sommet mondial sur la société de l‘information dont j’avais parlé à l’époque.

Au Sommet Mondial sur la Société de l’Information qui s’est tenu à Genève en 2003 puis à Tunis en 2005, l’IFLA a publié un manifeste d’Alexandrie (parce qu’adopté à Alexandrie, Egypte, à la Bibliotheca Alexandrina, le 11 Novembre 2005 lors du pré-sommet de Tunis) revenant sur le rôle des bibliothèques dans la société de l'information et insistant, à l'endroit des gouvernements, sur l'importance et les enjeux d'une véritable politique publique et une proclamation d'Alexandrie sur la maîtrise de l'information et l'apprentissage tout au long de la vie qui rappelle entre autre que :

La maîtrise de l'information est au coeur de la formation tout au long de la vie. Elle permet aux gens, dans tous les chemins de la vie, de chercher, d'évaluer, d'utiliser et de créer l'information pour des objectifs personnels, sociaux, professionnels et éducationnels. C'est un droit humain de base dans un monde numérique qui apporte l'intégration de tous les peuples.

Les bibliothèques à l'heure de Google

L’accès à l’information est un droit. Il ne saurait être réservé à une partie de la population et les bibliothèques voient là leur rôle se conforter et devenir d’autant plus prégnant, en tant qu’espace neutre, sans parti pris d’aucune sorte, d’accès à l’information et à une information pertinente, en tant qu’espace, et en tant que lieu d’apprentissage, notamment de maîtrise d’information. L’information est fondamentale pour le développement économique et culturel. Contre Google, enfin, les bibliothèques peuvent se poser à plusieurs niveaux :
  • fiabilité des sources
  • service d’information non commercial
  • conseils pour une information de qualité
  • découverte et usages d’information
  • apprentissage à la maîtrise de l’information
  • encouragement à la création de contenu par les usagers
  • préservation de l’information et du savoir pour le futur

Lutter contre Google, c’est donc avant tout aider les gens à maîtriser l’information, identifier la provenance et la validité des informations que le moteur leur présente.

Les questions ensuite portèrent sur les résultats du Sommet de Tunis, ce qui fut l’occasion d’évoquer les enjeux de la gouvernance de l’internet. Une seconde aborda le libre-accès et là Mr Byrne a souligné que les bibliothèques avaient un rôle à jouer en rendant accessibles les périodiques en accès-libre, travaillant avec les facultés pour soutenir le mouvement voire le soutenir de façon active en proposant elles-mêmes la publication de périodiques en accès libre.

Une troisième enfin s’interrogeait sur la pérennité à terme des bibliothèques dans un monde où l’information devenait de plus en plus numérique. A cela Mr Byrne répondit qu’il était vrai que les supports de l’information changeaient : les annuaires par exemple semblaient avoir complètement disparus sous forme papier au profit du numérique et certaines disciplines scientifiques comme la médecine avaient besoin d’une information sans cesse à jour pour continuer leurs recherches mais en ce qui concernait la littérature, il allait être difficile de dépasser la forme du codex. Dans les années ’50-’60, les gens pensaient que les microformes étaient les formats ultimes de préservation et de diffusion des documents. Aujourd’hui, ils sont clairement dépassés mêmes s’ils sont encore parfois utilisés. Les supports varient, mais ils ne s’opposent pas. Ils se placent en compléments les uns des autres, en complément du livre. Enfin, même sans livres, les bibliothèques existeraient toujours que ce soit en tant qu’espace physique pour les usagers ou que ce soit en tant que lieu virtuel, de bibliothèque numérique riche de services à proposer.

En soi, la conférence était intéressante même si Mr Byrne n’a rien dit de vraiment révolutionnaire et puis, honnêtement, je m’attendais à autre chose sans vraiment savoir quoi. Il est amusant également de remarquer cette mode toute américaine, disons anglo-saxonne, de proposer des diapos emplies de seules photos, car Mr Byrne en a largement profité pour nous montrer, outre les environs de Sydney, des photographies de bibliothèques issues des quatre coins du monde : Chili, Suède, Chine, Egypte…

Pour conclure, si cela vous intéresse, le diaporama de l’intervention devrait être rapidement disponible sur le site internet de l’enssib, ainsi que l’ensemble de la conférence : cette dernière à cet effet était filmée et je pense qu'elle devrait être également mise en ligne.

Mise à jour du lien La vidéo de l'intervention est disponible sur le site de l'enssib.

mercredi 17 janvier 2007

L'archipel des InfoSciences

Sur l'invitation muette de Manue, je me suis inscrit et promené hier soir dans Second Life (et il ne faut pas se tromper dans l'adresse parce qu'on trouve de tout comme fake).
La prise en main n'est pas très compliquée mais demande quand même qu'on s'y attarde un tant soit peu au début, malgré le tutoriel. Ce n'est pas un jeu avec une quelconque quête à remplir mais bien un "simple" univers virtuel dont l'intérêt principal repose sur l'interaction de l'avatar avec son environnement. Ensuite, comme il n'y a pas de but précis, on se demande ce qu'on peut faire. On traine un peu, écoute les conversations des voisins et sourit lorsque ça parle français. On visite un peu les immenses buildings, les maisons volantes, les villes médiévales et celles futuristes. Je ne saurais pas même y retourner maintenant mais j'ai pu ainsi rencontrer dans une manoir orné du symbole de Fly, Edwige herself, la chouette effraie de Harry Potter. Finalement, visiter Second Life, c'est un peu se prendre pour le Philémon de Fred( et ici), quittant la réalité pour une visite onirique des mondes des lettres de l'Océan Atlantique. On peut marcher sous l'eau, se perdre dans des châteaux suspendus, on croise des personnages hauts en couleurs : j'ai croisé des vampires habillés façon début de siècle (début 20e), des chevaux dits "elfiques", une ange aux ailes noires et l'épée d'acier, même un drôle de monstre ressemblant à un alien mais parfaitement inoffensif. C'est qu'on ne peut pas se battre ici, les zones de combats sont des zones réservées, de même que les avatars subissant des poussées d'hormones sont priés de les satisfaire dans des zones spécifiques désignées par un M, pour mature (pour rappel, il existe un Teen Second Life réservé aux moins de 18 ans). On peut se déplacer sur les îles en marchant, courant (ctrl+r) ou volant, qui demeure quand même la commande la plus pratique. On peut aussi tout simplement se téléporter à l'endroit désiré par téléportation spontanée (c'est beau la technique) ou par l'intermédiaire de bornes de téléportation. L'une d'entre elles par exemple se trouve devant "Mystery Manor" et vous transporte devant les principaux bâtiments de l'île InfoIsland dont celui de Google ou de l'Alliance Second Life Library. On peut forcer le jour si on n'y voit plus très bien, visiter de nuit ou préférer l'aurore. On y trouve de tout donc, y compris le fameux archipel Info Island dont les collègues nous ont déjà parlé.
L'archipel des InfoIles est un ensemble de huit îles pour l'instant, soit, par ordre alphabétique :
  • Commonwealth Island se veut un espace pour les organisations ;
  • Cybrary Island est dédiée aux "individuals library" ;
  • Echoditto Island, un centre pour les organisations politiques et environnementales ;
  • EduIsland s'adresse à la communauté des formateurs et des enseignants ;
  • HealthInfo Island à la communauté médicale (professionnelle, informationnelle ou non) ;
  • Info Island sur laquelle je vais revenir ;
  • Info Island 2 qui est une île plutôt réservée aux expositions bien qu'on y trouve l'université Bradly et SIQuery ;
  • SISU SLIS dont je ne vois pas trop ce qu'elle recouvre.
Sur Info Island vous pouvez trouver Parvenu Towers, une grande tour qui propose des ressources sur les Beaux-Arts (1er étage), les documents officiels (2e), les entreprises (3e), les Sciences Humaines (4e), les Sciences et techniques (5e), la généalogie (9e), un centre de conférence... Un auditorium est disponible à ciel ouvert pour tous. Il a été offert par le International Space and Flight Museum. Un calendrier liste même les prochains événements. Mystery Manor est censé enfermer des livres d'horreur (mais nous n'avons pu y entrer hier lors de notre visite avec Manue) tandis que la fantasie est accessible via le Talis Sci-Fi portal. Life2life, elle, est une librairie interfacée avec Amazon... Le bâtiment de Google permet de faire des recherches et propose par la suite un ensemble de liens qui font sortir du monde virtuel.
C'est d'ailleurs là que le bât blesse. Nombre de liens sont des liens hypertextes habituels. Tout le côté valorisation, tout ce qui permet d'enrichir le monde par des apports souvent mène simplement à l'extérieur de Second Life. Utiliser un catalogue, lire un historique, suivre une requête... tout n'a évidemment pas été retranscrit dans ce monde virtuel mais je trouve que l'interfaçage aurait mérité d'être un peu paufiné voire repensé afin de nous présenter quelque chose d'original et innovant. D'une manière générale, mon avis demeure mitigé quant à cet univers. Je trouve cela très amusant voire impressionnant par les réalisations effectuées, le temps et l'énergie déployés. Voici par exemple l'historique de la création d'EduIsland :

EduIsland was purchased by the Alliance Library System in mid-November 2006. Before its purchase, a survey was sent to educators on two listservs; approximately 30 people responded that they would be interested in renting land on an island. After the island was ordered, respondents could choose from four plot sizes, each of which would require rent for one year. For example, a plot measuring 1024 sq m is $100 per year for the tenant. The tenants were then asked to help draft (via a wiki) a Community Agreement, which was then voted on by them and approved. During the drafting period, the land was divided into plots as ordered and land was deeded to SL groups representing the organizations.

On y trouve pourtant pleins de monde à certaines heures (enfin pas hier parce que c'était mort ^^) et c'est impressionnant de voir que certaines institutions y croient comme les universités de l'Oregon, du Montana, de l'Etat de New-York, Cincinnati, Deleware, Hawaï... De fait, les bibliothèques sont présentes et font vivre l'endroit.

Already there is a portable (well, in fact Head-Up Display) searchTool that can search Second Life Library , Second Life stuff itself but also special web resources, such as WorldCat, Google, Amazon & Library Tours can be selfservice by means of a tool like Chatfeeder that users carry with them. They can read e-books, listen to audio-books and look at streaming video. We have RSS-feeds visually displayed. We can search PubMed in Second life, offer Reuters health News. Our virtual Reference Desk is using QuestionPoint and we are training a Chatbot to talk to people when we are not there, for some reason. And this is just the beginning.

PascalK suggérait que l'enssib s'y installe également et fasse pignon sur rue (virtuelle) mais je ne suis pas encore assez convaincu. Je vois encore cela comme un gadget plus que comme un nouveau lieu de rencontres avec ses usagers et l'ouverture d'un blog ou d'un wiki me semble plus pertinent pour une bibliothèque. Cela dit, ça dépend vraiment de l'usage souhaité. Le vrai intérêt à créer (payer en Linden$) un avatar de l'enssib dans Second Life serait en terme de renommée et de visibilité. Pour l'école d'une part, et pour le français d'autre part, même si la communauté française est déjà bien organisée dans ses bons (monuments comme Notre-dame, la tour Eiffel, un tutoriel spécial en français) et ses mauvais aspects (on trouve quand même une zone du Front National). Allez, j'y reviendrai. Par curiosité d'abord et ensuite parce que j'ai maintenant une responsabilité : j'ai rencontré hier, après le départ de Manue, Abbey Zenith une bibliothécaire de InfoIsland. Nous avons discuté un peu et elle m'a admise dans le groupe des bibliothécaires. J'ai donc un joli "librarian" au dessus de la tête et ma conscience professionnelle... a bon dos, oui je sais ^__^. A ce sujet, les bibliothécaires dans Second Life sont réunis au sein d'une association, l'Alliance Library System qui a organisée le week-end des 12 au 14 octobre dernier un grand symposium empli de conférences et d'activités afin de faire le point sur les six derniers mois. Des visites guidées étaient organisées (et il est toujours possible d'en faire en contactant Lorelei Junot ou Abbey Zenith). Les conférences étaient "audibles" à savoir disponibles en format audio. La vidéo ci dessous qui présente un peu l'île a été prise à cette occasion (auteur).

Ah oui, mon nom là-bas est Tau Yao.


[vidéo]

Pour aller plus loin :
  • SLurl est un site qui fournit des liens Second Life (SL urls) permettant de se téléporter directement aux lieux de votre choix dans l'univers, à condition bien sûr d'avoir installé le petit executable.
  • InfoIsland est présent aussi sur le web via un blog (http://infoisland.org/), un set Flickr (http://flickr.com/groups/secondlifelibrary), un espace MySpace (http://www.myspace.com/infoisland) où j'ai pris certaines des illustrations.