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Tag - bibliothèques 2.0

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mardi 19 février 2008

Droit 2.0


Je vais faire la promotion aujourd'hui de la base de dépôt institutionnel Papyrus, de l'Université de Montréal, à Montréal, Québec, où s'est tenue en avril 2007 une conférence intitulée : "Droit 2.0 : Droit et web 2.0". 

Le mot de bienvenue (vidéo) de M. Gautrais, Professeur en droit de la sécurité et des affaires électroniques (blog juridique), évoque :

Le « web 2.0 » passionne face aux potentialités infinies qu’il semble être capable de proposer. Dans la courte, très courte histoire d’Internet, des relents de « nouveaux espaces », quelque peu comparables à ceux des années 1995-1996 apparaissent. Des espaces lointains, où le droit est omniprésent, de plus en plus, et ce, même si souvent son application pose problème. Du nouveau droit déjà obsolète, de l’ancien dont l’application est parfois douteuse, la communauté juridique s’interroge sur cette réalité ô combien vivante et difficile à contrôler. Autour de ce thème de « droit 2.0 », la présente activité réunie plusieurs experts nationalement et internationalement reconnus qui vont traiter de certaines des facettes de ce droit d’aujourd’hui.

De cette conférence, vous pouvez commencer par visionner les vidéos suivantes :
 
2007-04-20 « Responsabilité et approche collaborative : qui doit répondre de la wikialité ? » dans le cadre de la Conférence « Droit 2.0 : droit et web 2.0 » VERMEYS, Nicolas

Le « web 2.0 » passionne face aux potentialités infinies qu’il semble être capable de proposer. Dans la courte, très courte histoire d’Internet, des relents de « nouveaux espaces », quelque peu comparables à ceux des années 1995-1996 apparaissent. Des espaces lointains, où le droit est omniprésent, de plus en plus, et ce, même si souvent son application pose problème. Du nouveau droit déjà obsolète, de l’ancien dont l’application est parfois douteuse, la communauté juridique s’interroge sur cette réalité ô combien vivante et difficile à contrôler. Autour de ce thème de « droit 2.0 », la présente activité réunie plusieurs experts nationalement et internationalement reconnus qui vont traiter de certaines des facettes de ce droit d’aujourd’hui.


2007-04-20 « Responsabilités des blogues » dans le cadre de la Conférence « Droit 2.0 : droit et web 2.0 », 20 avril 2007.TRUDEL, Pierre

Le « web 2.0 » passionne face aux potentialités infinies qu’il semble être capable de proposer. Dans la courte, très courte histoire d’Internet, des relents de « nouveaux espaces », quelque peu comparables à ceux des années 1995-1996 apparaissent. Des espaces lointains, où le droit est omniprésent, de plus en plus, et ce, même si souvent son application pose problème. Du nouveau droit déjà obsolète, de l’ancien dont l’application est parfois douteuse, la communauté juridique s’interroge sur cette réalité ô combien vivante et difficile à contrôler. Autour de ce thème de « droit 2.0 », la présente activité réunie plusieurs experts nationalement et internationalement reconnus qui vont traiter de certaines des facettes de ce droit d’aujourd’hui.

Les autres interventions de la journée sont disponibles en ligne sur le blog de M. Gautrais et portent sur :
  1. « Définition du web 2.0 »  Michel LEBLANC - Associé fondateur d’Analyweb (vidéo) (20"46’)
  2. « Sécurité 2.0 » Benoit DUPONT - Professeur agrégé département de criminologie - UDM - titulaire de la Chaire du Canada en sécurité, identité et technologie (vidéo) (20"42’)
  3. « Responsabilité et approche collaborative : qui doit répondre de la wikialité ? » Nicolas VERMEYS, Avocat - Doctorant - Coordonnateur du CRDP (vidéo) (29"40’)
  4. Responsabilités des blogues Pierre TRUDEL, Professeur titulaire - Faculté de droit - UDM - Titulaire de la Chaire L. R. Wilson (vidéo) (24"05’)
  5. « Youtube v. Viacom ou droit d’auteur 2.0 »  Marcel NAUD - Avocat - Robic (vidéo) (32"15’)
  6. Publicité en ligne et nouveaux développements  Douglas J. SIMSOVIC, Avocat Heenan Blaikie (vidéo) (29"30’)

Toujours sur le thème du droit 2.0, on consultera avec intérêt dans Papyrus :

1. 2007-02 Disponibilité, valeur et fiabilité de la documentation juridique sur Internet
Lemay, Chantal
; Patry, Linda

Depuis la fin des années 90, on assiste au Canada à un effort de démocratisation de la documentation juridique en accès libre. Nous présenterons d'abord deux portails majeurs en droit canadien, celui de l'Institut canadien d'information juridique (IIJCan) et celui de LexUM. Afin de distinguer ces portails des sites gouvernementaux, nous examinerons quelques sites officiels tant pour la législation que pour la jurisprudence. Nous aborderons ensuite les sources de doctrine et terminerons par une description des nouveautés offertes par le Web 2.0: wikis, blogues et fils RSS.


2. la présentation (ppt et word) de Chantal Lemay sur les fils RSS en bibliothèque de droit, donnée le 1er mars 2007 devant l'Association des bibliothèques de droit de Montréal (ABDM):

De plus en plus utilisée sur Internet, la syndication de contenu, plus connue sous le nom de fils RSS, présente un réel potentiel pour les bibliothèques et pour le milieu juridique. Cette présentation porte dans un premier temps sur ce qu'est cette technologie, puis présente différentes utilisations des fils RSS en bibliothèque juridique (veille, référence, développement de collection, diffusion de l'information).


A noter enfin que parmi les collections proposées par le répertoire institutionnel se trouve les collections suivantes :

jeudi 14 février 2008

La bibliothèque dans ton mobile.



En peu de temps, plusieurs mentions aux mobiles apparaissent dans mon agrégateur, et ailleurs, à l'occasion de vagabondages sur les net. Même sans particulièrement s'intéresser au sujet, le tapage médiatique autour de l'iphone a attiré l'attention sur ces micro-ordinateurs. On va jusqu'à parler d'ultra mobile personal computer, d'ordinateur de poche en quelque sorte. Le récent lecteur de livre électronique d'Amazon souligne encore l'intérêt de lecteurs mobiles, aisément et de toutes parts utilisables. Il faut dire aussi que selon les études le marché du marketing sur mobile représenterait entre 11 et 24 milliards de dollars d'ici trois à cinq ans.


(cliquez sur l'image)

Avouons-le, en terme de pénétration, la plupart des gens possèdent un téléphone portable : plus de 85% des français, selon une récente étude de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), rapporte le Journal du Net. Rien que ça. Et je ne parle pas des PDA ou des smartphones. Et à terme, il faudra aussi probablement compter avec les consoles de jeux portables telles que la DS de Nintendo ou la PSP de Sony qui permettent déjà de se connecter à internet, voire, on parle de smart watch, de montres intelligentes qui permettraient de lire un écran à travers le cadran.

Si on y prête un peu attention, on se rend alors compte que les applications sont déjà nombreuses et que les sites web adaptés aux écrans de mobiles sont de plus en plus nombreux : on peut accéder à internet, suivre ses mails (d'autant que Google semble s'intéresser de plus en plus à cet outil), utiliser des agrégateurs netvibes-likes comme webwag ou xFruits, accéder à vos liens partagés Del.icio.us avec Mobilicio.us, blogger et micro-blogger, rechercher des flux RSS, envoyer des photos, partager des vidéos... presque tout quoi

De là à utiliser son téléphone comme d'une souris...

Chez nos chers voisins outre-atlantiques, la tendance est encore plus forte et certaines bibliothèques, toujours désireuses de repousser l'éternelle Frontier, ont décidé d'investir le web mobile, que ce soit au niveau de l'institution (ex : université) que des bibliothèques.

C'est le cas par exemple de la Fremont Library qui propose un site adapté aux écrans de mobile. Ce dernier propose d'informaer les usagers sur les actualités, les événements, ou les services qu'ils peuvent trouver à la bibliothèque. Une quatrième page donne un certain nombre de numéros de téléphone pour contacter le bibliothécaire adéquat en fonction de ce qu'on chercher.

Les bibliothèques universitaires de Ball State sont allées plus loin encore qui proposent toute une gamme variée de services : Sur leur site web, on peut ainsi trouver :
  • un catalogue de liens (1. Reference Links),
  • un accès au catalogue de la BU (2. CardCat Mobile),
  • la possibilité de faire une recherche dans leur liste de périodique et de préciser si on cherche un périodique en ligne ou non (3. Mobile Journals),
  • L'accès à de petites vidéos présentant les lecteurs, le PEB, le centre de musique (4. Videos)
  • La possibilité de recevoir des animations médicales par MMS (4. videos)
  • Des informations sur les différentes section et le numéro du reférent (5. Collections)
  • Des informations sur les services proposés tels que le PEB, les acquisitions, le prêt de documents, de salles, de matériels, les divers sections et types de documents... (6. Services)
  • Des informations pratiques, horaires, calendrier d'ouverture, contacts... (7. Information)
De nombreux autres services sont possibles comme donner accès à des ressources, des moteurs de recherche. De nombreuses applications donnent déjà des résultats sportifs, la météo, mais il existe aussi des moteurs qui font des recherches sur plusieurs supports, et pourquoi pas se construire sa propre bibliothèque de podcasts.



Vous avez besoin d'un renseignement ? Il existe un dictionnaire, ou un service de référence par SMS (histoire de changer un peu du chat) utilisé notamment par les bibliothèques Sims Memorial Library Southeastern Louisiana University, et Curtin University of Technology’s Library, Bentley Australia. D'autres services sont Askmenow par exemple.

Vous pouvez encore accéder à des bases de données comme le propose déjà Lexis Nexis ou Westlaw. De même, Factiva vous informe sur le Dow Jones Vous pourrez meme lire des livres !

Voir aussi :

lundi 11 février 2008

Chambres de réalité virtuelle

La chambre de réalité virtuelle est un espace absolument fascinant qui relie d'une manière innovante les univers virtuels et la réalité en fournissant un moyen de proposer des panoramas photographiques d'un réalisme saisissant ou des modèles 3D sophistiqués dans les univers virtuels, dont Second Life. J'en avais d'ailleurs fait la démonstration lors de ma présentation la semaine dernière, qui alternait diaporama et visite in world.

Le potentiel éducatif est énorme. De nombreux laboratoires utilisent et travaillent sur des modèles 3D que ces chambres de réalité virtuelle peuvent intégrer complètement dans les univers virtuels. On peut alors proposer aux étudiants de découvrir des espaces et des géographies éloignées, descendre au coeur d'un volcan, visiter le corps humain de l'intérieur... Votre avatar est alors entièrement au coeur de l'environnement proposé.



Ces chambres sont proposées dans Second Life libres de droits et de charge pour les institutions éducatives et les organisation à but non lucratif par la personne qui les y a implantées : Stephane Zugzwang. Ce dernier affirme d'ailleurs :

The VRR [Virtual Reality Room] is not living up to the incredible potential of Second Life: It could do much more to educate and serve the needs of the many non-profit causes that have found a home in SecondLife. The Virtual Reality Room is an easy, cost effective tool to bring reality inside our dream world. This initiative with Info Island is meant to make it useful where it matters most.

Parallèlement, Info Island et l'ALS, l'association des bibliothécaires dans Second Life, tentent de proposer un répertoire des scènes 3D disponibles, de façon à ce que ces contenus soient catalogués et partagés. NMC, New Media Consortium, un important réseau de ressources éducatives participe également à cette distribution.

Pour en savoir plus, je vous renvoie vers ce billet du blog du NMC.

vendredi 8 février 2008

Building library 2.0


Voici une vidéo YouTube d'une intervention de Meredith Farkas, Distance Learning Librarian à l'université de Norwich, qui s'est déroulée le 02 novembre 2007 à l'occasion d'une conférence proposée par l'association des bibliothécaires de l'Université de Californie, division de Berkeley. Meredith Farkas est la créatrice du wiki Libsuccess, et biblioblogueuse reconnue et prolifique (elle a notamment fait part d'une enquète sur la biblioblogosphère américaine en octobre dernier).

La conférence cherchait à faire le point justement sur les services que des bibliothèques universitaires pouvaient proposer pour faciliter l'accès des usagers aux diverses sources de savoir et d'information.

La vidéo est proposée par l'Université de Berkeley elle-même qui s'est ouvert un compte sur YouTube pour diffuser les vidéos de ses propres événements (elle dispose en fait de plusieurs comptes, un pour la diffusion des cours, un pour les événements, un pour la vie sur le Campus, un appelé simplement "Université de Berkeley" etc.).

Enfin, les liens sont disponibles en ligne sur le site de Meredith Farkas : http://meredithfarkas.wetpaint.com/?t=anon (profitez-en pour visiter les autres présentations qu'elle a faites).


mercredi 6 février 2008

Les bibliothèques ont-elles besoin du web 2.0 ? Des outils au service des usagers

[EDIT du 03/03 : mise à jour des liens]

Depuis trois jours, se déroule à l'enssib un stage de formation continue, coordonné par Elisabeth Noël, sur le thème : "Les bibliothèques ont-elles besoin du web 2.0 ? Des outils au service des usagers". Dans les objectifs du stage, il s'agissait surtout de permettre aux stagiaires de découvrir les principales applications du web 2.0 (blogs, wikis, flux RSS, logiciels de partages de signets...) et les concepts sous-jacents (interactivité, participation, évolutivité, sérendipité, convivialité, effet de réseau etc.) afin de réfléchir à leur usage en bibliothèque, étant entendu qu'il s'agit d'outils et qu'il ne sert à rien de vouloir faire du web 2.0 pour faire du web 2.0.

Les interventions proposaient de manipuler directement les outils en plus des présentations stricto sensu proposées parfois par des personnalités de la biblioblogosphère. J'ajouterais les liens vers les diaporamas au fur et à mesure qu'ils seront disponibles :

  • Une introduction au web 2.0 à usage des bibliothécaires et documentalistes (diaporama)
    Il s’agissait d’un panorama général sur les outils et concepts du web 2.0 accompagné de quelques exemples et réflexions permettant de de se demander quels usages peuvent avoir ces outils dans le domaine des bibliothèques.
    Silvère MERCIER - Responsable de la médiation numérique des collections au sein du Réseau des médiathèques du San Val d'Europe

  • Like a Geemik ! ou comment le web 2.0 a permis de créer un nouveau métier : "animatrice de communauté" (diaporama)
    Présentation de la mutation survenue dans l'offre de la médiathèque de l'ESC de Lille, des concepts du Web 2.0 qui ont inspiré cette mutation et des développements/réalisations que l'équipe des Geemiks est en train de réaliser et ceux à venir. Présentation en détail la mise en place du portail 2.0 et de l'organisation d'équipe derrière.
    Isabelle BRISSET – Information manager au sein du Groupe ESC Lille - Blog Geemik

  • Impliquer les usagers. (diaporama)
    L'utilisation d'outils du web 2.0 au sein des bibliothèques pour faire participer les lecteurs, les impliquer. Intervention qui sera plus pratique que théorique, centrée sur des expériences concrètes menées dans les médiathèques en général et dans celles du pays de Romans en particulier. Pourquoi les avoir mis en place, sont-ils utilisés… ? Problèmes techniques, pratiques rencontrés. Ce qui marche, ce qui ne marche pas, les bonnes et mauvaises surprises.
    Lionel DUJOL – Responsable multimédia à la médiathèque Monnaie de Romans sur Isère - Blog Everitouthèque

  • Usages et applications du web 2.0 en bibliothèques (diaporama)
    Présentation des usages des blogs, wikis, flux RSS, partages de signets en bibliothèques à partir d'exemples de réalisation
    Xavier GALAUP – Directeur adjoint de la médiathèque départementale du Ht-Rhin à Colmar - Blog XG BlogNotes

  • Les univers virtuels : des bibliothécaires sur Second Life ? (diaporama)
    Rapide revue des univers virtuels en général, de Second Life en particulier, et de ce que peuvent y faire les bibliothèques (types de bibliothèques, nombre, activités, services proposés etc.)
    Thomas CHAIMBAULT - enssib - Blog Vagabondages

  • Le web participatif, les enjeux de l'écriture collaborative (diaporama)
    Les wikis par rapport aux différents outils d'écriture collaborative (CMS, blogs, documents partagés). Wikipedia et les autres wikis. Conseils d'utilisation, illustrés d'exemples de wikis de bibliothécaires.
    David LIZIARD – Directeur de la médiathèque du Perreux-sur-Marne

  • Web 2.0 : faut-il prendre le contrôle de l'étoile noire ? (diaporama)
    Le web 2.0 présente un côté obscur présent depuis la création du terme. Il s'agit donc de d'examiner quels peuvent être les risques, notamment ceux  liés à la gestion des traces individuelles, et quelles stratégies d'intelligence personnelle il convient de mettre en place afin d'utiliser au mieux les nouveaux outils comme hypomnemata  du savoir.
    Olivier LE DEUFF – Documentaliste au collège multisite René Goscinny de Ceauce - Blog Guide des Egarés

vendredi 4 janvier 2008

Profesional de la informacion en 2008



Un rapide billet pour signaler le dossier du Profesional de la informacion consacré, dans son numéro 6, vol. 16, de septembre-octobre 2007 aux ontologies :

Septiembre-octubre 2007, vol. 16, núm. 6
Ontologías

Observatorio

Ontologías y organización del conocimiento: retos y oportunidades para el profesional de la información [ver]
Francisco-Javier García-Marco

Artículos

Lenguajes documentales y ontologías [ver]
Rodrigo Sánchez-Jiménez y Blanca Gil-Urdiciain

De repente, ¿todos hablamos de ontologías? [ver]
Sonia Sánchez-Cuadrado, Jorge Morato-Lara, Vicente Palacios-Madrid, Juan Llorens-Morillo y José Antonio Moreiro-González

Web semántica y ontologías en el procesamiento de la información documental [ver]
Rafael Pedraza-Jiménez, Lluís Codina y Cristòfol Rovira

On the nature and typology of documentary classifications and their use in a networked environment [ver]
Aida Slavic

Metodología para la estructuración del conocimiento de una disciplina: el caso de PuertoTerm [ver]
Jose A. Senso, Pedro-Javier Magaña-Redondo, Pamela Faber-Benitez y Amparo Vila-Miranda

Características y difusión de las revistas científico-técnicas españolas de ciencias de la actividad física y el deporte [ver]
Miguel Villamón-Herrera, José Devís-Devís, Alexandra Valencia-Peris y Javier Valenciano-Valcárcel

Análisis

Evolución y uso de los lenguajes controlados en documentación informativa [ver]
Lourdes Castillo y Alejandro de-la-Cueva

Aplicación de un nuevo sistema de indización en una colección de recursos especializados en ciencias de la educación [ver]
Mariàngels Granados y Anna Nicolau

Normalización de la información: la aportación de IraLIS [ver]
Tomàs Baiget, Josep-Manuel Rodríguez-Gairín, Fernanda Peset, Imma Subirats y Antonia Ferrer-Sapena

Indicadores

SCImago journal & country rank: un nuevo portal, dos nuevos rankings (artículo en open access) [ver]
Grupo Scimago

Software

Gestores personales de bases de datos de referencias bibliográficas: características y estudio comparativo [ver]
Emilio Duarte-García

Reseñas

31th ELAG Seminar sobre la biblioteca 2.0 [ver]
Sílvia Redondo

Diseño de un sistema de información y evaluación científica (Doctoral Thesis by Daniel Torres-Salinas) [ver]
Henk F. Moed

Presentación de Medes (Medicina en español) [ver]
Tomàs Baiget

Pour information, les thèmes de 2008 devraient porter sur :

* janvier 2008: Software libre para bibliotecas [logiciels libres pour les bibliothèques]
* mars 2008: Innovación en bibliotecas públicas [innovation pour les bibliothèques territoriales]
* mai 2008: Presente y futuro de la profesión [Présent et futur pour la profession]
* juillet 2008: Libros electrónicos [les livres électroniques]
* septembre 2008: Información en la empresa [information en entreprise]
* novembre 2008: Redes sociales [les réseaux sociaux]

vendredi 2 novembre 2007

RFID en bibliothèques

J’en avais déjà parlé, mais si vous lisez l’espagnol, n’hésitez pas à vous intéresser aux articles du « Profesional de la Informacion ». Le numéro de cet été (Julio-agosto 2007, Vol. 16, n°4) était dédié aux bibliothèques universitaires (sommaire en ligne).

Dans l’ensemble, il s’agit pour la revue ibérique de souligner les transformations que rencontre la bibliothèque universitaire liées au processus de Bologne et à la mondialisation des universités. On parle alors d’impact des bibliothèques dans leur environnement, de formation des usagers, de démarche qualité, de planifications… On parle de nouvelles technologies, d’arrivée du web 2.0, des opacs ou de la RFID… On parle enfin, ou plutôt on ne parle plus de bibliothèques universitaires. En Espagne, en effet, celles-ci ont été remplacées par des CRAI : centro de recursos para el aprendizaje y la investigacion ou centres de ressources pour l’apprentissage et la recherche.

Je reviendrais sur ce dernier point dans un autre billet car il me semble assez intéressant et révélateur d’une tendance lourde en ce moment un peu partout en Europe. Un autre article d’ailleurs évoque les fameux Learning centers mis en place dans les années ’90 au Royaume-Uni. Un autre billet, car je veux ici parler et retranscrire l’article sur la RFID (d'où le titre).

GOMEZ-GOMEZ, Alberto, ENA-RODRIGUEZ, Borja, PRIORE, Paolo. “RFID en la gestión y mantenimiento de bibliotecas” in El profesional de la información, 2007, juillet-août, v. 16, n. 4, pp. 319-328. disponible en ligne [sur abonnement] : http://elprofesionaldelainformacion.metapress.com/link.asp?id=m271031704t26253

Abstract:

Radio frequency identification (RFID) is an emergent technology that is currently growing in importance. Companies can improve inventory control and track their products by gathering data from RFID labels on the products. Most of the applications for libraries use RFID of 13.56MHz or less, following ISO standards 15693 and 18000-3. The components and operation of an RFID system are described and applications in diverse sectors are noted, particularly with respect to libraries. A general RFID implementation model for a library is presented and practical applications currently in use are described, along with the benefits that result.

Première remarque, l’article a été coécrit par deux professeur de gestion en entreprise et un ingénieur en télécommunication ; du coup, ce dernier s’attarde pas mal sur les aspects techniques de la mise en place. Le papier en lui-même propose une première partie sur la technologie RFID (systèmes, étiquettes, lecteurs), puis une seconde sur les applications techniques, possibles et réalisées en bibliothèques.

La technologie RFID

Le système d'identification à haute-fréquence se compose d’un lecteur (transmetteur/récepteur + codoficateur) qui lit et écrit des données et d’un transponder (étiquette de radio-fréquence) située dans l’objet que l’on veut identifier. Les deux dipositifs communiquent entre eux. Je passe sur les aspects électriques, disons juste que la portée, la vitesse et le protocole de transmission dépendent de l’étiquette et de la fréquence choisie.

Les étiquettes sont de deux sortes, les « passives » qui ne fonctionnent qu’à proximité d’un lecteur et ne sont pas capables de générer des signaux de forte intensité et qui sont plus adaptées aux produits dont le mouvement est constant et contrôlé, et les « actives » qui disposent d’un système d’alimentation interne, plus puissantes et plus chères et dont l’usage est plus adapté à des processus dynamiques, où l’interrogation de bases de données est nécessaire.

Les lecteurs sont chargés de détecter les étiquettes présentes dans leur champ d’action. Un lecteur doit être capable de conditionner le signal reçu, de détecter et de corriger les erreurs. Enfin, la majorité d’entre eux peut communiquer avec un ordinateur, voire un téléphone mobile ou un PDA.

Je passe sur les usages en entreprises pour m’attarder sur

La RFID et les bibliothèques

La première bibliothèque à employer de la RFID fut la Farmington Community Library dans le Michigan, en 1999. En plus d’améliorer les opérations de prêt et de retour, de faciliter le rangement des ouvrages et d’alléger la charge de travail des bibliothécaires, les systèmes de RFID promettent de fournir un meilleur contrôle face au vol et aux ouvrages non rendus. Toutefois, il convient de souligner que dans l'actuel état de développement de la technologie, son introduction dans les bibliothèques rencotnre plusieurs problèmes non encore résolus. Parmi les plus importants, on peut souligner le manque de contrôle devant le caractère privé des données, l'absence de standards et le coût, tant des dispositifs comme du développement de systèmes RFID.

Dans une bibliothèque, il faudrait d’abord étiqueter tous les types de documents (livres, revues, CDs…) Les étiquettes peuvent se coller sur une feuille de papier, elles ont une mémoire en lecture/écriture et font aussi fonction d’antivol. Quand elle est lue pour un prêt, la partie « antivol » se désactive. C’est un grand changement par rapport aux systèmes actuels où le mode d’identification et le système antivol sont séparés. Le système de prêt est formé d’un lecteur pour identifier l'usager, lequel dispose d'une carte, un lecteur RFID sur lequel se posent les livres et d’un écran tactile pour aider dans la procédure de prêt automatique. Les livres sont alors placés sous le lecteur et la carte de l’usager sous un scanner de code-barres ; L’étiquette est lue, ce qui désactive la fonction antivol et enregistre le prêt dans la base de données. Le retour peut se faire de la même façon. Pour mener à bien le récolement des ouvrages ou vérifier leur rangement, on peut utiliser des lecteurs portatifs. Le système derrière, en plus de recueillir et de visualiser des informations peut proposer d’autres données statistiques comme les heures et la quantité des prêts, des retours, la moyenne de livres prêtés par usager, la durée moyenne des prêts et des comparaisons entre le prêt automatique et le prêt assuré par le personnel.

dispositif 3M proposé par Libraryman

Concrètement ça donnerait : l’usager effectue la recherche d'un livre ou d’un article, avec l'aide ou non du personnel. Une fois qu'il a choisit un document, il va à l’automate de prêt et place sa carte de sous le lecteur de code à des barres ou de RFID, suivant le cas. L'ordinateur l'identifie et lui montre ses informations en cours (livres ou articles en prêt, date de retour, etc.). Si l’usager remplit toutes les conditions, il peut effectuer un prêt, et pour cela passe le livre sous le lecteur RFID, qui fournit l'information à la base de données et désactive le bit de sécurité. Au moment de quitter la bibliothèque, l’usager doit traverser les bornes antivol situées à la sortie qui activeraient une alarme au cas où le livre n'aurait pas été correctement emprunté. Pour rendre ses emprunts, l’usager passe ses ouvrages à l’automate de retour,  pour  mettre à jour ses données et faire apparaitre ses documents dans la base de données comme rendus.

En ce qui concerne le respect de la vie privée, le personnel doit s’assure de la confidentialité des données. Certaines personnes craignent que les étiquettes de leurs livres puissent être lues et divulguer ainsi leurs données (numéro de lecteurs, etc.). Ceci peut être évité en stockant ces données uniquement dans les cartes des usagers. Mais les principaux problèmes liés à la vie privée apparaissent quand on parle d’introduire des puces RFID sur la carte d’identité où résident des informations sensibles, ce qui est éloigné de l’usage possible en bibliothèque et relève plutôt des compétences du législateur.

from Doctor fun

Les avantages en revanche sont nombreux : dans la majorité des cas en bibliothèques on a employé des étiquettes de Haute Fréquence à 13.56 MHz, puisqu'on n'a pas besoin d'une grande portée de lecture et qu’il s’agit du standard le plus diffusé aujourd’hui. Les principaux standards de HF pour bibliothèques sont l'ISO15693 et l'ISO18000-3 (ISO, 2001). Les étiquettes sont passives parce que la quantité d'information nécessaire pour stocker les informations n'est pas très importante. Avec la RFID, on gagne du temps dans les processus de circulation du document (automatisation des tâches), au moment du récolement, le système détecte même les ouvrages qui sont mal rangés. Pour obtenir des statistiques fiables sur l'utilisation du lieu on peut installer des capteurs dans les points de lecture. Le coût peut être un obstacle mais il devrait être réduit au fur et à mesure de l’utilisation de la technologie, et au su des bénéfices engendré, il apparaît moindre.

Quelques bibliothèques qui ont adopté la RFID

Les étapes de mis en place sont :

  • Étiquetage des documents  
  • Installation des lecteurs, appareils de prêt et retour.
  • installation de logiciels adéquat pour la gestion, le contrôle et le maintien des données des usagers et de la localisation des livres, permettant l'acquisition de données en temps réel.
  • Mise en œuvre.

 Le tableau suivant donne une idée du temps nécessaire pour étiqueter tous les livres selon le nombre d’appareils dont on dispose :

 

temps nécessaire pour l'étiquetage des documents (en semaines)

Nº de stations

Nº de documents

50.000

250.000

500.000

750.000

1

10

50

100

150

2

5

25

50

75

3

3,5

17

34

51

4

2,5

12.5

25

37.5

5

2

10

20

30

6

1

5

10

15


Enfin, quelques exemples de bibliothèques ayant mis en place la RFID dans leurs établissement :
Biblioteca pública West Bloomfield Township : http://checkpointsystems.com/docs/cpt-west_bloomfield _library.pdf
Cerritos Library (California): http://checkpointsystems.com/docs/CPT-Cerritos.pdf
Biblioteca Colchester : http://www.intellident.co.uk/downloads/ColchesterCaseStudy.pdf
Centro de Humanidades y Ciencias Sociales de Madrid: el Ministerio de Educación yCiencia  : http://www.rfid-magazine.com/noticias/detalle.php?id=454

[pour des ressources en France et en français voir Bibliopédia : http://biblio.wikia.com/wiki/RFID et le gros dossier de l'ADDNB : http://addnb.fr/rubrique.php3?id_rubrique=50]

Voir aussi (toujours proposé dans l'article) :
  • Gartner consulting. Gartner high-lights key emerging technologies in 2005 hype cycle. http://www.gartner.com/press_releases/asset_1344 60_11.html
  • Kern, c. "Radio-frequency-identification for security and media circulation in libraries”. in: The electronic library, 2004, v. 22, n. 4, pp. 317-324
  • Libbenga, J. Vatican library adopts RFID, 2004. http://ww.theregister.co.uk/2004/07/09/vatican_library_rfid
  • Mccullough, J.  “Redesigning library applications for PDAs: ILS vendor perspective”. in: Library hi tech, 2003, n. 21, pp. 393-399.
  • singh, J.; Brar, N.; Fong, c. “The state of RFID applications in libraries”. in: Information technology and libraries, 2006, n. 25, pp. 24-32.
  • sue, K. “The implementation of the RFID system for improving customized service: the case of the National Library of Korea”. in: World library and information congress, 2006. http://www.ifla.org/IV/ifla72/papers/140-Kim-en.pdf
  • Wu, N. c.; Nystrom, M. A.; Lin, T. R.; yu, H. c. “Challenges to global RFID adoption”. En: Technovation, 2006, v. 26, n. 12, pp. 1.371-1.323.