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Tag - bibliothèques

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lundi 19 septembre 2011

40 usages des Médias Sociaux par des bibliothèques

La liste n'est pas de moi mais se retrouve sur accreditedonlinecolleges.

Faisant le constat du développement des réseaux sociaux y compris dans les établissements d'enseignements supérieurs américains, le site a essayé de lister quelques usages répandus dans les bibliothèque. Facebook, Twitter, FlickR, YouTube sont ainsi autant d'outils et de lieux d'expérimentations pour permettre la réalisation de nouveaux services et la mise en valeur de l'établissement. Pas mal d'idées, certaines qui existent déjà en France, d'autres qui ont été oubliées mais que vous pourrez compléter à loisir j'en suis certain. 

Les liens renvoient aux réalisations elles-mêmes ou aux articles qui en parlent (et qui du coup parfois évoquent d'autres projets tout autant intéressants).

  1. Tuesday Trivia:
    La bibliothèque McCain du Agnes Scott College organise un tournoi tous les mardi sur le blog de la biblitohèques et la page facebook et offre des prix à chaque bonne réponse (places de théâtre, bon pour un café, goodies etc.) Et elle n'est pas la seule
  2. The Incremental Project:
    Un chercheur de Cambridge University Library utilise YouTube et les médias sociaux pour rassembler des outils et de la matière de recherche sur l'Irak.

  3. Broadcasting live events:
    certaines bibliothèques diffusent des vidéos en direct des animations et événements comme des soirées jeux ou des rencontres d'auteurs etc...

  4. Facebook photo contest:
    La bibliothèque de Fairfield University sponsorise un concours de photos pour la Semaine des Bibliothèques (National Library week)

  5. Displaying new acquisitions:
    La bibliothèque de l'Université de la Vallée de l'Utah utilise Shelfari pour afficher et exposer ses nouvelles acquisitions.

  6. Rebranding:
    L'Université du Missouri à Kansas City utilise nombre de médias sociaux pour reconstruire l'identité du réseau de bibliothèques,  augmenter leur visibilité et mettre un visage humain derrière les services proposés.

  7. Creating a connected presence:
    La BU de Bryant utilise des flux RSS, des widgets, et des lignes de codes pour interconnecter leurs présences sociales, ne publier qu'une fois les informations et gagner du temps de travail.

  8. Real-time meeting feedback:
    Des bibliothèques utilisent les changements de statut Facebook pour avoir des retours en temps réel, même au milieu des réunions de travail.

  9. Working collaboratively:
    Cet article en anglais a été écrit par deux bibliothécaires universitaires qui ne se sont en fait jamais rencontrés mais ont été capables de travailler en collaboration à travers les outils sociaux.

  10. Tracking social media involvement:
    Des universités ont agrégé de l'information pour évaluer leur image sur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.

  11. Reference questions:
    @KoernerRef de l'Université de Colombie Britannique publie les questions intéressantes posées au bureau de renseignement. Le compte alimente aussi la page d'accueil de leur site internet.

  12. Tweet upon checkout:
    Avec Symphony (SirsiDynix), des bibliothèques peuvent automatiquement twitter quand de nouveaux documents ou produits sont empruntés et donc faire de la pub pour les collections de la bibliothèque.

  13. Homepage IM reference service:
    Beaucoup de bibliothèques universitaires proposent des services de références virtuels en messagerie instantanées à partir de leur page d'accueil.

  14. Pointing out useful resources:
    Des établissements publient des informations pertinentes sur la vie de la bibliothèque mais aussi de l'école/université.

  15. How do you use the library?:
    La bibliothèque de l'Université de McMaster utilise un sondage et un concours sur Twitter pour promouvoir la bibliothèque.

  16. Student worker training wiki:
    La bibliothèque Dick Smith de l'Université de Tarleton utilise un wiki pour former les stagiaires et un autre comme intranet.

  17. First Year Experience:
    La bibliothèque de McMaster’s a ouvert un wiki pour aider les étudiants à se repérer lors de leur première année dans l'Université.

  18. Giving the scoop:
    Des bibliothèques publient des informations en avant-première sur Facebook et Twitter comme, par exemple, l'arrivée de nouveaux titres dans tel ou tel domaines.

  19. Zombie comic:
    La biblitohèque du McPherson’s college a créé une bande dessinée présentant l'établissement et ses ressources mettant en scène des zombies qui est devenu très populaire sur les réseaux sociaux.

  20. Library Minute:
    L'université de l'Arizona publie de courtes vidéos sur YouTube pour partager des informations sur l'actualité de la bibliothèque.

  21. Qwidget:
    La bibliothèque de l'Université du Texas propose sur sa page d'accueil d'interroger le Qwidget QuestionPoint mais également de la solliciter sur Facebook pour renseigner les usagers.

  22. Librarians do Gaga:
    Les bibliothécaires peuvent se promouvoir en faisant de super vidéos !

  23. Foursquare specials:
    Des bibliothèques mettent en place des événements spéciaux pour les étudiants qui se géolocalisent sur Foursquare et d'autres services de géolocalisation : par exemple, le droit d'emprunter plus d'ouvrages ou de vidéos pour les "Maires".

  24. Remote apps:
    Certaines applications proposées par des bibliothèques sur terminaux mobiles permettent aux étudiants de consulter les périodiques et autres ressources de n'importe où.

  25. Poll Everywhere:
    La bibliothèque du Champlain College utilise Poll Everywhere pour faire des sondages à partir de SMS, de Twitter, et bien plus rendant ces derniers amusants et augmentant le taux de participation.

  26. Text a librarian:
    La bibliothèque de Middleton offre une fonctionnalité qui propose aux étudiants de consulter un service de Questions-Réponses par SMS à toute heure du jour.

  27. The Amazing Library 101 Challenge:
    La bibliothèque de l'Université d'Ottawa a créé une vidéo sur YouTube montrant une sorte de course d'orientation à travers les différents services de la bibliothèque. C'est pas super bien filmé, mais en français, et l'idée me paraît plutôt originale et appréciable.

  28. Finals hashtags:
    La bibliothèque du Madison College, Université du Wisconsin, a ouvert un hashtag sur Twitter, #studystrong, pour aider les étudiants pendant les révisions de leurs partiels (ça n'a pas beaucoup marché apparemment, le fil est vide ou presque)

  29. Second Life sculpture garden:
    La biblitohèque de l'Université de McMaster possède une île sur Second Life dont la sculpture centrale a été créée par les étudiants de la filière "Création numérique".

  30. BiblioCommons:
    Nombres de bibliothèques universitaires et publiques utilisent BiblioCommons comme outils de partage où elles échangent des conseils, des recommandations, des tags etc.

  31. Parody videos:
    L'Université de Brigham Young a parodié une publicité très connue (outre-atlantique) pour un déodorant, pour encourager les étudiants à fréquenter la bibliothèque.

  32. Getting feedback:
    Des bibliothèques utilisent les médias sociaux pour comprendre comment leurs usagers utilisaient les services et améliorer les points négatifs qui remontaient.

  33. Tour the library:
    La bibliothèque du Harper College propose une visite des locaux en vidéos sur YouTube.

  34. IM widget for unsuccessful searches:
    quand un étudiant fait une recherche infructueuses dans le catalogue, il peut solliciter un bibliothécaire par messagerie instantanée pour l'aider dans sa recherche.

  35. Delicious tag bundles:
    Des bibliothèques propose des groupes de tags sur Delicious comme annuaire de liens validés disponibles à partir du site de la bibliothèque.

  36. Uploading visiting authors and lectures:
    D'autres bibliothèques ont chargés les enregistrements audios et vidéos d'auteurs et de conférenciers sur des sites comme Facebook, TouTube ou FlickR.

  37. Libguides:
    Des biblitohèques peuvent partager des guides et des tutoriels sur Facebook grâce à l'application Libguides. En soi c'est une super idée ce partage de tuto que chacun recréé dans son coin.

  38. Connotea citations:
    Les bibliothèques de l'Université de Duke offrent aux étudiants d'utiliser OpenURL pour créer des liens vers les ressources électroniques de l'université via leur compte Connotea.

  39. Retweeting new material:
    Le compte Twitter de nombreuses bibliothèques font souvent suivre les tweets d'auteurs et d'autres artistes présents dans leurs collections.

  40. JSTOR:
    Des bibliothèques offrent à leurs usagers de faire une recherche dans JSTOR à partir de Facebook.

mercredi 14 septembre 2011

Quoi de neuf en bibliothèque ?

"Quoi de neuf en bibliothèque ?", c'est le titre d'un stage de formation continue qui s'est déroulé à l'enssib en novembre 2010 et en juin 2011.

Un stage un peu particulier dans son contenu, comme l'explique Yves Desrichard :

L’objectif de ce stage était de proposer aux participants dix présentations, courtes (1 h 30) mais denses, sur ce qui fait l’actualité dans les principaux domaines intéressant les bibliothèques et les bibliothécaires. Il ne s’agissait pas, il ne s’agit pas, d’une présentation générale, historique ou panoptique, du domaine abordé, mais juste d’informer sous la forme la plus pratique possible des changements survenus dans chacun de ces domaines dans une période de temps de quelques années (les cinq dernières années au maximum), période évidemment variable suivant le sujet concerné.

Essentiellement destiné à des responsables d'établissement, l'ensemble des interventions de ce stage a été rédigé et proposé dans un format éditorialisé comme numéro hors-série du Bulletin des Bibliothèques de France.

Disponible uniquement en version numérique, riche de 34 pages, ce numéro aborde des thématiques très diverses, juridiques, techniques, politiques, managériales proposées par des intervenants de qualités (ou presque en ce qui me concerne)...

Jetez un œil au sommaire pour vous en convaincre :

  • Présentation
  • Actualité juridique (Yves Alix)
  • Actualité des personnels (Yves Alix)
  • Actualité des catalogues et des systèmes de gestion de bibliothèque (Marc Maisonneuve)
  • Actualité des réformes universitaires (Christophe Pérales)
  • Les bibliothèques à l’âge de l’accès et de la modernité liquide (Christophe Evans)
  • Les learning centres, un outil pour innover (Suzanne Jouguelet)
  • Actualité de la réforme territoriale (Dominique Lahary)
  • Actualité de la numérisation (Mathieu Andro) 
  • Actualités du web (Thomas Chaimbault)
Un numéro donc, à ne pas rater pour faire le point sur l'actualité des bibliothèques qu'on prépare un concours ou qu'on soit professionnel en poste tant la veille, la connaissance du milieu et de son actualité, demeurent plus que jamais important dans l'exercice de notre activité professionnelle.

samedi 10 septembre 2011

Google et les bibliothèques

Ce samedi, pas d'étagère design mais la seule photo d'un tapis. Posé à l'entrée de la bibliothèques Gungahlin Public Library de Canberra, en Australie, sa photo a fait le tour d'internet mais je ne peux m'empêcher de la proposer ici de nouveau :

mardi 6 septembre 2011

Etagères publiques en Allemagne



from http://www.dw-world.de

D'après le site Deutsche-Welle World, on voit fleurir un peu partout outre-Rhin de plus en plus de bibliothèques publiques. Bien sûr, je ne parle pas là d'établissements municipaux, mais du meuble, d'étagères emplies de livres et mis à la disposition des passants.

Au côtés de classiques et des romans plus contemporains, on trouve dans ces kiosques à livres des guides de voyages et des documentaires. Le concept n'est pas neuf ni même récent puisqu'il s'agit de bookcrossing, cette initiative d'échange d'ouvrage vous invitant à déposer un livre librement en échange d'un autre. On en parlait d'ailleurs déjà sur ce blog, il y a quelques années.

Le journaliste s'étonne que l'opération fonctionne aussi bien. Si les étagères en effet ne sont pas complètement vides, elles ne sont pas non plus pleines et le système d'échange semble fonctionner. Grâce notamment à un groupe de bénévoles qui gère ces bibliothèques, appelées simplement ici Bücherschrank (étagère en allemand). Un succès qui a amené l'association à intégrer également d'autres types de documents comme des œuvres d'art produite par les étudiants d'écoles locales et qui sont renouvelées tous les mois.

Un mouvement né à Cologne en 2007 sous le nom Eselsohr, qui signifie littéralement "oreille d'âne" mais désigne également le fait de corner une page pour la retrouver plus tard, et qui s'est vu installé principalement dans des lieux très passants et fréquenté comme des places publiques ou, au début de l'opération, dans les magasins d'un partenaire, Ikea.

Pas de vandalisme. C'est un fait notable. Mais surtout une rotation intéressante des ouvrages. Condition sine qua non à la bonne marche de l'opération. Une initiative populaire dont je ne suis pas certain qu'elle fonctionnerait avec la même efficacité dans notre pays.

jeudi 25 août 2011

Un nouveau décret pour les bibliothèques universitaires.

  Un nouveau décret concernant les bibliothèques universitaires vient de paraître dans le JORF n°0196 du 25 août 2011. Ce décret, sobrement appelé Décret n° 2011-996 du 23 août 2011 relatif aux bibliothèques et autres structures de documentation des établissements d'enseignement supérieur créées sous forme de services communs, remplace et abroge les précédents décrets n° 85-694 du 4 juillet 1985 sur les services de la documentation des établissements d'enseignement supérieur relevant du ministre de l'éducation nationale (et n° 91-321 du 27 mars 1991 relatif à l'organisation des services de la documentation des établissements d'enseignement supérieur des académies de Paris, Créteil et Versailles relevant du ministère de l'éducation nationale).


1. Bibliothèques et services communs de documentation

A. Bibliothèque

En premier lieu, comme le souligne la brève de l'enssib, on retrouve l'appellation "bibliothèque" pour évoquer ces "structures de documentation des établissements d'enseignement supérieur". La notice d'introduction du décret précise en effet :

Ce décret réintroduit le terme bibliothèque utilisé par l'ensemble de la communauté universitaire, rénove les missions de ces services communs en mentionnant notamment le développement des ressources documentaires numérique et simplifie leur cadre réglementaire laissant aux établissements la libre organisation de leurs bibliothèques.

Concernant cette nomination, l'article 1 précise que "tous les services [d'activité technique et documentaire d'intérêt commun] qui accueillent du public sont dénommés bibliothèques".

B. Services communs

En fait, ce premier article rappelle la possibilité de créer des services communs de documentation et des services interétablissements. Une capacité inscrite dans le code de l'éducation sous les articles L. 714-1 et L.714-2. D'ailleurs, l'article 4 réaffirme que "toute bibliothèque ou tout centre de documentation de l'université a vocation à être intégré dans un service commun,(...) les autres centres documentaires de l'université sont associés au service commun". Volonté est faite d'évoquer le cas de ces myriades de bibliothèques associées que n'arrivent pas toujours à signaler, gérer, et encore moins intégrer, les SCD malgré les textes. 

Ceci dit, disparaissent des articles sur l'organisation des SCD en sections documentaires et sur l'organisation interne d'un SCD. Cet article étant probablement obsolète.

C. Groupement d'Intérêt Public

Le décret évoque enfin une autre possibilité : la création de groupements d'intérêt public

Un groupement d'intérêt public est une personne morale. Il permet à des collectivités publiques de s'associer entre elles et avec des personnes privées, normalement pour une durée limitée, afin d'exercer ensemble une activité d'intérêt général ou de réaliser un projet commun.

Cette possibilité n'est pas neuve. Elle existait déjà dans le précédent décret de 85, article 12, titre II sur la coopération documentaire interétablissement : "Le statut du groupement d'intérêt public peut être substitué à celui de service commun, par décision des établissements contractants et dans les conditions fixées par l'article L. 719-11 du code de l'éducation" et concerne notamment les complexes coopérations entre bibliothèques sur Paris et sa région.


2. Les missions des bibliothèques

Les missions de ces établissements ne changent guère, et se voient même étoffées.

On retrouve en effet dans le nouveau décret 8 missions principales :

  1. Mettre en œuvre la politique documentaire de l'établissement. Cette mission existait déjà.
  2. Accueillir les usagers et les personnels (...) et organiser les espaces de travail et de consultation. Cette mission n'était pas formulée dans le précédent décret. Le fait de l'inscrire dans le décret renforce justement le rôle d'accueil et souligne l'importance de la bibliothèque comme lieu.
  3. Acquérir, signaler, gérer, communiquer documents et ressources. Cette mission a été reprise telle quelle.
  4. Développer les ressources documentaires numériques. L'importance de la documentation numérique est ici affirmée et reconnue. Il est demandé expressément à la bibliothèque de participer à la production de l'IST, "notamment par la production, le signalement et la diffusion de documents numériques". Je souligne le terme de production qui entérine une évolution notable dans le discours professionnel de ces dernières années appelant non plus seulement à signaler les ressources mais bien à participer activement et produire des documents.
  5. Participer à la recherche et aux activités d'animation culturelles, scientifiques et technique de l'établissement. Je souligne ici qu'est réaffirmée la dimension culturelle de la bibliothèque. Une dimension déjà présente dans le décret précédent mais qui s'est vue inégalement exploitée.  
  6. Favoriser toute initiative dans le domaine de la formation initiale, continue et de la recherche. Encore une fois, honnêtement, rien de neuf ici. Ceci étant, c'est l'occasion de souligner le rôle de la bibliothèque comme laboratoire d'innovation dans la droite ligne des discussion échangées dans nos milieux professionnels.
  7. Coopérer avec les bibliothèques qui concourent aux mêmes objectifs (...) notamment par la participation à des catalgues collectifs. Cela existait déjà.
  8. Former les utilisateurs à l'IST. On perd l'emploi du terme "usagers" et je me demande pourquoi ? Encore une fois, cette mission existait déjà, mais il est important de la souligner et d'insister de nouveau sur la mission formatrice de la bibliothèque. 
Nous avons donc des missions réparties en 4 grandes catégories :
  • Des missions documentaires (poldoc ; acquérir, gérer, signaler ; gestion des espaces) avec un focus concernant expressément la documentation numérique : la bibliothèque comme lieu d'information
  • Une mission d'accueil et culturelle : la bibliothèque comme lieu de rencontre et de vie.
  • Une mission de formation : la bibliothèque comme lieu de formation
  • Une mission de production et d'innovation : la bibliothèque comme lieu de création


3. Direction et conseil de la documentation

A. Le directeur

A la tête de l'institution se trouve un directeur nommé sur proposition du Président de l'université (et non plus après avis de) par le Ministre. Finalement rien de bien neuf : il s'agit de conformer ce décret au décret 2009-207 portant notamment sur les fonctions des directeurs de SCD et à la mise en place de la LRU. 

Le nouvel article ici précise que le directeur prépare les délibérations du conseil documentaire, notamment en matière budgétaire. Un budget dont le projet est voté au Conseil documentaire (sic) donc mais qui est validé en CA.

Le directeur dirige le service et les personnels, organise les relations avec les partenaires extérieurs, élabore le règlement intérieur voté en conseil documentaire. Il présente au Conseil d'Administration un rapport annuel. (Tout cela existait déjà hors la mention expresse au règlement intérieur). Je rappelle que le directeur n'est plus appelé à siéger au Conseil d'administration, hors consultation ou demande de sa part.

Tout ce qui est subvention de fonctionnement et d'équipement disparaît du décret, les nouvelles lois ayant transféré ces subventions directement aux universités. Il est juste précisé qu'une part des droits annuels de scolarité est affectée au budget propre du service et que ce dernier peut bénéficier de dotations.

De la même façon, il n'est plus précisé que les personnels sont affectés au SCD. En remplacement, on a droit à une phrase bateau précisant que" Les personnels recrutés dans les corps de personnel scientifique, technique et de service des bibliothèques ont vocation à mettre en œuvre la politique documentaire dans l'ensemble des bibliothèques de l'établissement". C'est important, mais on peut espérer que les personnels du SCD vont faire leur travail, oui. 

B. Le Conseil documentaire

J'ai enfin, l'impression que le Conseil documentaire se voit renforcé. Les arrêtés fixant les modalités de fonctionnement des anciens conseils des services communs (notamment l'Arrêté du 4 juillet 1985 ont tous été abrogés par un arrêté paru dans le même JORF. 

La composition de ce nouveau conseil est précisée (pas plus de vingt membres contre trente auparavant, dont le Président, des Enseignants-Chercheurs, des étudiants, des personnels du service). Les mandats demeurent de 4 ans (sauf les représentants étudiants dont le mandats est de deux ans). L'ensemble de la composition et du fonctionnement de ce Conseil doit être définit dans le règlement intérieur.

Parmi ses missions, le Conseil doit :

  • voter le projet de budget du SCD
  • élaborer des propositions concernant la politique documentaire
  • est consulté sur les projets de conventions relatives à la documentation
  • est tenu informé des crédits alloués aux organismes documentaires associés et à leurs utilisation
Une façon de formaliser un peu l’existence de ce Conseil, en espérant qu'il sera mieux reconnu au sein des établissements.


Un été en bibliothèques

Quelques anecdotes et histoires de bibliothèques, cet été.

1. Une bibliothèque solidaire à Lyon

(source)

En Juin dernier, la délégation régionale de la Croix-Rouge Française a décidé de créer une bibliothèque solidaire ouverte à tous. Au même titre que l’aide alimentaire ou les vestiboutiques, l’ouverture de cette bibliothèque -riche de près de 4 700 ouvrages de tous genres- entre dans l'offre sociale de l'association qui précise que : "l'accès à la culture est une mission à part entière".

Ce qui m'intéresse est le justificatif suivant, notamment :

Ce projet de bibliothèque est né d’une opportunité, le don de 400 livres, et d’un constat, la difficulté d’accéder à la lecture dans les autres établissements d’emprunt. En effet, il faut en général présenter sa carte d’identité et un justificatif de domicile pour s’inscrire. Un barrage, donc, pour les personnes sans-papier, sans domicile fixe ou demandeurs d’asile.
(...)
« [C]ontrairement aux autres établissements d’emprunt, nous ne fonctionnons pas sur une durée d’emprunt car il est difficile de lire vite lorsque l’on est en plein apprentissage de la langue. Notre souci, c’est que le livre soit lu ; peu importe qu’il soit rapporté six mois plus tard. »

Un outils de plus dans la lutte contre l'exclusion et l’illettrisme pour l'association. Mais pourquoi n'avoir pas proposé un partenariat avec les bibliothèques de la région ?

2. Des bibliothèques à l'Office national des Forêts

(source)

Un exemple de bibliothèque éphémère parmi tant d'autres, comme il en fleurit de nos jours sur les plages et les lieux estivaux. Avec l'opération, "De l'arbre au livr, la bibliothèque de Carcans et l'ONF invitent le public à lire dans la nature. Trois bibliothèques sont ainsi proposées entre Bombannes et Maubuisson, les rayonnages ayant été creusés à partir de récupération (bois flotté et pin récupéré après la tempête Klaus). L'ensemble se veut ludique et surtout libre d'accès, chacun pouvant y déposer et emprunter ouvrages et revues.

3. Bibliothèque de Berlin et ouvrages nazis

(source)

La bibliothèque centrale de Berlin vient d'affirmer qu'elle allait retourner les ouvrages volés par les Nazis au Parti Social Démocrate dont une copie, en anglais, du manifeste communiste.

Cette copie date de 1883 et aurait appartenu à Friedrich Engels qui a corédigé avec Karl Marx le document original en allemand (1848).

Le retour des quelques 70 ouvrages est prévu pour la fin du mois d'août.

4. La riche bibliothèque de Paul Morand, de l'Académie Française

On termine ce rapide tour d'horizon avec "Au fil des pages",une émission de la rédaction de Canal Académie consacrée aux livres d'académicien. L'émission, mise en ligne le 14 août 2011, est disponible sur le site du magazine culturel et se voit consacrée cette fois à la bibliothèque de l'écrivain Paul Morand.

Cette bibliothèque présente un intérêt certain : composée en grande partie d’éditions rares, de tirages numérotés, d’ouvrages avec envois, de livres anciens, d’œuvres poétiques, d’ouvrages en langue anglaise et de traduction des œuvres de Morand. Elle reflète bien entendu les goûts littéraires, les amitiés, les curiosités d’un homme qui fréquenta et influença tout le Paris littéraire d’entre les deux guerres et de l’après-guerre, ainsi que les goûts de son épouse Hélène Soutzo, et même de son père Eugène Morand (1853-1930, homme de lettres lui aussi).

L'émission est disponible et téléchargeable en podcast.

vendredi 29 juillet 2011

Cartes déformées et bibliothèques

Quelques cartes littéraires.

Sur le site Worldmapper, on peut trouver près de 700 cartes où les pays sont déformés en fonction du sujet étudié.Les données proviennent de rapports de l'ONU et remontent à 2004. Vous pouvez cliquer sur les images pour accéder au site où un mini commentaire accompagne ces présentations.

Ici, une carte sur la proportion d'adulte analphabètes :

et d'enfants :

Là, les livres publiés dans le monde: 

Là la part de livres empruntés dans les bibliothèques publiques (catégorie communication) où l'on découvre l'importance du Japon et celle finalement faible de la France, mais le pays ayant le plus de livres empruntés est la fédération de Russie :

Et enfin une carte marquant l'importance de la Recherche scientifique par pays (plus exactement, le nombre d'article publiés) :

La catégorie "Education" propose ainsi les cartes suivantes :

aps

Map
Title
World Total Unit Year
Youth Literacy 783 million people aged 15-24 2002
Adult Literacy 3608 million people over 15 2002
Illiterate Young Women 19 million women aged 15-24 2002
Illiterate Women 251 million women over 15 2002
Primary Education 101 million children per year group 2002
Secondary Education 73 million children per year group 2002
Girls not at Primary School 3 million girls per year group 2002
Girls not at Secondary School 3 million girls per year group 2002
Tertiary Education 105 million people 2002
Women not in Tertiary Education 6 million women 2002
Science Research 644436 science papers published per year 2001
Science Growth 155560 science papers published per year 1990-2001
Primary Education Spending 784108 million PPP US$ 2001
Primary Education Spending Growth 248971 million PPP US$ 1990-2001
Secondary Education Spending 807187 million PPP US$ 2001
Secondary Education Spending Growth 172885 million PPP US$ 1990-2001
Tertiary Education Spending 455334 million PPP US$ 2001
Tertiary Education Spending Growth 155318 million PPP US$

mercredi 27 juillet 2011

Faire ses courses dans le métro... grâce aux QR Codes

Les Sud-Coréens sont fous... et particulièrement retors.

Bon, je suppose que cela dépend de l'optique adoptée : l'argument ici est de faire gagner du temps aux pauvres consommateurs qui peuvent faire leurs courses dans le métro à partir d'images des produits dont ils ont besoin. Il suffit alors de scanner le QR Code associé au produit pour le commander directement dans une boutique qui vous le livrera à domicile sans que vous ayez besoin de vous déplacer. Je vous concède que j'y vois une façon de nous pousser encore et toujours à consommer et que je ressens cela plus comme une agression qu'autre chose mais le discours de ce spot publicitaire est évidemment tout autre.

Allez, transposons. Vous imaginez des représentations d'étagères dans le métro et les usagers qui n'auraient plus qu'à scanner l'ouvrage qu'ils souhaitent lire pour le recevoir par la suite chez eux ? Non, même cela ne marche pas : d'une je vois déjà les best-seller déjà empruntés et les usagers frustrés, de deux, je vois déjà des problèmes de politiques de prêts (je viens d'avoir une mésaventure à Lyon hier et elle m'a suffisamment agacé). Il faudrait que le QR Code renvoie directement au catalogue de la BM de la ville où l'image a été collée. Donc renvoyer directement au permalien de chaque notice pour connaître la disponibilité des exemplaires souhaités. Certes, c'est faire fi du côté troisième lieu de la bibliothèque, du plaisir de flâner dans les travées et de feuilleter les dos ou les couvertures des ouvrages, de se laisser aller à la sérendipité mais l'objectif deviendrait de faire venir la culture (ou pas) aux citoyens et de mettre en avant son établissement.

On parlait de disruption, d'un changement d'image. Il s'agirait là d'adopter un discours plus offensif, en tout cas plus présent et d'aller à la rencontre des usagers. On s'éloigne des travées autocollantes pour une image seule, mettons format abribus, avec quelques best-sellers à la clefs histoire d'attirer le chaland et pour chaque un QR Code renvoyant vers le permalien de la notice à la bibliothèque.

Finalement, ça peut le faire, non ?

samedi 5 mars 2011

Ranger sa bibliothèque : stop-motion video

Aujourd'hui, pas de construction de design élaborée mais plutôt une très sympathique vidéo en stop-motion intitulée "Organizing the bookcase proposée par Lisa Blonder Ohlenkamp (blonderland.com) and son mari (ohkamp.com) sur YouTube.

Je vous laisse découvrir.


mardi 14 septembre 2010

Comment archives, musées et bibliothèques contribuent à la formation tout au long de la vie ?

C’est le titre d’une étude produite par le National Institute of Adult Continuing Education dans le cadre d’une grande enquête sur le devenir de la formation tout au long de la vie (Inquiry into the Future for Lifelong Learning). L’enquête en elle-même étudie une dizaine de grands secteurs dans lesquels cette formation peut se développer, à l’instar de la petite enfance, de l’école, le milieu familial, l’enseignement supérieur, les institution privées, les organisations communautaires ou culturelles…

Le rapport en question, mené par le MLA (Museum, Libraries and Archives Council) se penche sur les archives, bibliothèques et musées, essayant de souligner comment ces institutions la médiation autour des collections, la mise en espace ou les programmes de formation, d’animation peuvent contribuer à la formation tout au long de la vie.

Le rapport reconnaît la place de plus en plus prégnante de la formation dans les institutions culturelles (cf. the learning revolution, mars 2009). Cette « révolution tranquille » transparaît avec la mise en place de la gratuité, le développement de programme d’apprentissage et de formation, celui des espaces multimédia ont largement contribué à l’accès à la formation pour tous.

L’idée est alors de reconnaître ces efforts et d’aller plus loin notamment en développant quatre axes de travail :

  1. ouvrir plus encore, et différemment, ressources et espaces pour multiplier les opportunités : par exemple en accueillant séminaires, conférences, expositions, groupes de lectures, mais aussi aides de recherches généalogiques ou encore des permanences d’autres institutions sociales, de recherche d’emploi ou de santé. Organiser des visites de collections non plus seulement par des experts mais aussi par des usagers passionnés pour apporter un regard différent.
  2. Agir comme la colonne du secteur de la formation tout au long de la vie : notamment en travaillant avec les institutions scolaires pour proposer des initiatives communes, apporter notre savoir en terme de médiation culturelle, apprendre ce qu’elles peuvent proposer en terme de médiation pédagogiques et d’interfaces, bref, travailler de concert.
  3. Renforcer le côté « universel » des institutions en s’assurant que les offres s’adressent à toutes les catégories de populations, identifier les faiblesses et les combler au possible. Adopter une approche segmentaire des publics permet de les mieux identifier pour adapter les offres de formations. Il convient aussi de prévoir le vieillissement de la population et de développer services et campagnes à destination de ce public
  4. Développer le rôle central des bibliothèques comme centres d’information local dans les communautés qu’elles desservent. Avoir accès à la meilleure information permet d’améliorer sa vie personnelle, sociale, économique, et ce sont les bibliothèques qui sont au cœur de la circulation de l’information dans la cité.

L’ensemble de ces axes ne pourra réussir que si les institutions ont la volonté de s’ouvrir et de prendre part à la vie de leurs communautés, de les accueillir et de les former. Si, également, les autorités comprennent les enjeux et le rôle clef que peuvent jouer les institutions culturelles dans la formation tout au long de la vie des citoyens et développent, organisent des programmes clairement coordonnés, transversaux entre les institutions, entre les projets locaux et nationaux.

How museums, libraries and archives contribute to lifelong learning (IFLL) http://ff.im/-qADTb

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