Vagabondages

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vendredi 30 octobre 2009

Etat de la blogosphère 2009, selon Technorati

Tous les ans depuis 2004, Technorati propose un rapport annuel de la blogosphère. L'étude vaut ce qu'elle vaut : elle est le reflet des blogs suivis par et inscrits sur le site Technorati et ne peut donc prétendre à l'exhaustivité, ne serait-ce parce que les données sont majoritairement nord-américaines.

Les études précédentes peuvent être trouvées ici (et les commentaires de David Siffry : 2004 - 2005 partie 1 et 2 - 2006 - 2007 - 2008).

Pour la seconde fois, Technorati a directement sondé les blogueurs et ne s'est pas contenté de ses propres chiffres afin d'établir son rapport ajoutant aux données certains avis des personnes concernées et notamment des blogueurs professionnels. Du coup, un intérêt particulier a été apporté à la présence de marques dans la blogosphère et de la monétisation des blogs. Enfin, Technorati aborde Twitter et le micro-blogging dans un chapitre à part entière.

Les tendances alors continuent à souligner l'influence pérenne de la blogosphère notamment dans des sujets économiques et politiques (et on comprend l'importance de ce genre de tendances aux Etats-Unis marqués par la récession et un changement de présidence).

The Report

Day 1 — Who Are the Bloggers?
Day 2 — The What and Why of Blogging
Day 3 — The How of Blogging
Day 4 — Monetization And Revenue Generation, Brands in the Blogosphere
Day 5 — 2009 Trends: Political Impact of Blogging, Twitter Usage

De ce rapport on peut noter entre autres :

  • Un tiers des blogs est tenu par une femme
  • 60% des bloggueurs ont entre 18 et 44 ans
  • La majorité d'entre eux ont reçu une éducation supérieure
  • 75% ont un college degrees
  • Plus de la moité des blogueurs sont mariés et plus de la moitié sont parents (il y a donc une vie à côté du blog)
  • La moitié possède un travail à temps plein, mais ce n'est le cas que pour les trois quart des blogueurs professionnels
  • 86% bloguent depuis au moins un an
  • Près de la moitié des répondants avaient déjà un blog avant celui qu'ils alimentent actuellement.
  • 35% des répondants travaillent ou ont travaillé dans des médias traditionnels
  • 73% des répondants utilise Twitter, avec un compte public, sans que cela ait un impact significatif sur leur façon de bloguer.

vendredi 18 septembre 2009

Les bonnes idées des bibliothèques du Vermont

En parcourant Librarian.net, je suis tombé sur le blog des bonnes idées des bibliothèques du Vermont.

“The Vermont Department of Libraries has been publishing Good Ideas irregularly, beginning in 1988. Each edition includes the contributions of many public libraries. This blog was set up to continue the tradition but make it easier for librarians to search, use and print the resources.”


Je suis allé voir bien sûr et c'est vrai que c'est intéressant. Entre un système de dons-enchères pour les usagers, l'organisation d'un gala cookies, la mise en ligne d'un manuel du bibliothécaire volontaire, les idées fusent et je pense qu'il pourra être intéressant d'y jeter un oeil de temps à autres, la forme blog étant encore relativement récente.

lundi 8 décembre 2008

Microblogguer en Questions Réponses

Les utilisations de Twitter, le service de micro blogging sont multiples. Parmi celles-ci a été ouvert un mini service de questions réponses, sorte de Yahoo answers où les internautes répondent à une question posée toujorus par l'intermédiaire des twitts. L'historique des question restant en ligne.



Le service semble récent et les réponses forcément courtes mais l'idée est intéressante. L'idée d'ailleurs de proposer un service de référence en ligne n'est pas neuve, qu'il s'agisse d'un vrai service de question réponse ou de l'utilisation de Twitter pour récolter des suggestions ou des retours sur le site web de la bibliothèque, la politique documentaire, etc. Le service de référence de la bibliothèque du Nebraska déjà propose un twit dans lequel elle recense les questions qui ont été posées au service et l'idée avait été creusée de savoir ce que pouvait donner l'usage du micro-blogging dans un service de référence en ligne.



Ceci dit, Twitter n'est pas le seul outil disponible. Vragr est un autre outils sensiblement similaire qui propose des questions réponses et il doit y en avoir beaucoup d'autres que je ne connais pas...

Vragr is a group of users from around the world asking and answering questions, making statements, sending messages about anything they want. Users can reach other users (known or unknown) via Vragr. Newbees can ask for help and experts can expose their knowledge. Bloggers can use Vragr as a micro-blogging tool. Groups or individuals can make announcements. They can by using Vragr as broker. "One asks, another answers ..." [...]
Questions/answers etc. are submitted to Vragr by short posts into an existing channel or a channel you create yourself. You must sign up before you can ask or answer questions. After you login a text area appears above. Let's say you are looking for an Exhibition of modern art in Ireland. Here is how to do it: Enter @Ireland followed by a SPACE and then your question I'm planning a stay in Ireland from september 8th till october 7th. Where and when can I visit an Exhibition of modern art there? in the text box and hit the submit button.

jeudi 4 décembre 2008

Twitlife

En parcourant les centaines de messages qui demeurent dans mon agrégateurs, je suis tombé sur Twitlife. Proposé par Sacha et Natacha Quester-Séméon, développé par MemoireVive.TV, en co-production avec i-Marginal, cet outil se veut un agrégateur de twitts afin de rester au plus près de l’évènement en suivant les réactions à chaud, les bons liens, les pistes à suivre…

Twitlife est un outil agrégateur de tweets (1), qui vous permet de rester au plus près de l’actualité sur une thématique précise, en regroupant les messages de différentes personnes spécialistes d’un sujet. Par exemple, il vous permet de suivre les réactions à chaud, les conversations, les bons liens des acteurs ou des observateurs d’un événement, qu’ils soient blogueurs, journalistes, experts ou responsables...

Twitlife peut être adapté à n’importe quelle thématique, actus, business, culture, sciences, éducation, art, sports, cuisine, santé… à partir d’une sélection de mots clés pertinents. Grâce à de nombreuses fonctions, comme la possibilité de suivre un sujet sans restriction par auteur, d’y répondre, de le re-twitter, etc., il constitue un moyen convivial d’information et de conversation. Et très simple d’usage, puisque vous pouvez suivre les fils sans avoir au préalable un compte twitter.

Twitlife, encore en version alpha, est développé par MemoireVive.TV, en co-production avec i-Marginal.

(1) Le tweet est un message posté sur l’outil de réseau social Twitter, qui permet, par micro-blogging de rester connecter en temps réel.

Le premier agrégateur créé avec cet outil était un portail thématique suivant les élections américaines: http://us08.twitlife.com/. Imaginons ce que cela peut donner dans un contexte de veille : rassembler sur une même page un ensemble de twits, pas forcément de gens de votre réseau, mais sur des thématiques qui vous intéressent. Cela permet de faire une veille efficace tout en évitant le bruit ponctuel et inhérent de ce genre d'outil de micro-blogging.

Ceci dit, ça dépend aussi du type de veille et du type d'usage qu'on fait de twitter initialement. Un grand nombre de twits ne sont pas librement accessibles, notamment parce que d'aucun ne font pas le même usage d'un twit, ressenti comme plus impulsif parce que rapidement mis en ligne, avec un blog qui permet, grâce à la longueur des billets, une certaine analyse, synthèse d'information voire qui lui donne un caractère plus officiel.

Voir aussi :

Cet excellent billet d'Eric Delcroix sur les multiples avatars et usages de Twitter

mardi 11 mars 2008

Et de trois !

Joyeux anniversaire Vagabondages !

Et je dirai même plus : joyeux anniversaire... en retard :) Le blog "Vagabondages" est en effet né le 22 février 2005. Il a donc fêté cette année ses trois ans.

Auteur : Myrtille chessa, sur un site de coloriage pour enfants

Cette année, plutôt que d'évoquer les étranges statistiques que révèlent parfois nos logiciels (je ne comprends par exemple pas pourquoi mes billets apparaissent principalement lus entre minuit et une heure du matin, c'est l'heure de passage des robots ?), j'ai eu l'idée de faire une revue des sites possédant presque le même nom que le mien. En même temps, question méthodologie, c'est pas trop difficile, il suffit de taper le nom du blog dans quelques moteurs de recherche :)

Dans Google, le premier lien qui revient avec ce terme de recherche est www.vagabondages.com, un site de regroupement de professionnels proposant des circuits de randonnées. Mon blog apparaît en seconde position, ce qui est déjà pas mal. Sur DogPile, un métamoteur qui interroge à la fois Google, Yahoo, Live Search (MSN) et AskJeeve, c'est quand même le blog qui apparaît en premier. Yatta !

Alors quels homonymes ?

  • Vagabondages.com, donc, est un site de professionnels proposant des circuits de randonnées et de vacances plus actives (mais non motorisées au su des lieux visités).  Tous ces professionnels sont signataires d'une "charte vagabondages" dans laquelle ils s'engagent à proposer des séjours de qualité et respecter l'environnement.
  • Vagabondages.net, quant à lui renvoie vers un site promotionnel pour un film d'art et d'essai racontant les "aventures rocambolesques de Sansa à travers le monde", sortie en 2004 à ce qu'il semble.


  • Vagabondages.fr quant à lui est le site d'une structure culturelle basée à Caluire et Cuire, dans l'agglomération de Lyon, et destinée à promouvoir le théâtre contemporain. Ils essaient de créer des spectacles à partir de textes contemporains et les présenter au public, d'animer des ateliers théâtre pour enfants, adolescents, adultes et seniors, proposer des sorties culturelles aux enfants et aux personnes âgées, partager des moments exceptionnels à l’occasion d’événements autour du théâtre contemporain.

Après cette rapide revue, revenons au blog. Vagabondages.org est un blog abordant des questions autour du monde des bibliothèques, des sciences de l'information. On y parle outils de publication, réseaux sociaux, univers virtuels, bibliothèques bien sûr et à travers elles, toujours même si en filigrane, services au public, qui sont le coeur de notre métier. J'essaie d'y écrire des articles de fonds, plus ou moins bien tant il est vrai que l'écriture dans un blog a ses propres exigences. J'essaie d'être plus léger également. Il ne s'agit pas de me prendre la tête pour alimenter ce qui demeure avant tout un loisir, même si sur une thématique professionnelle. Je l'alimente de ma veille personnelle, issue de stratégies de veille claires et définies comme de trouvailles que je glanes sur internet. Et si maintenant il suit peu ou prou une ligne éditoriale implicite, ce blog garde une marge de manoeuvre propre sur laquelle je n'ai pas toujours prise. J'aime l'idée qu'il y ait un ton qui définisse mon blog et je crois que cette tonalité vient également de la liberté et du plaisir que je prends à l'alimenter.

Quoiqu'il en soit, il était temps que je récupère le nom de domaine en .org, puisque les autres ont déjà été pris. Celui-ci, je le garde, et pour encore de nombreuses autres années je l'espère.

Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?

mardi 12 février 2008

Twitter et cie



On constate un certain regain de la sphère Twitter ces dernières semaines. Moi-même qui m'était inscrit en juin dernier pour en évaluer l'intérêt en bibliothèque je n'y avais plus guère mis les pieds qu'occasionnellement. Pourtant, voilà que cette application de micro-blogging refait parler d'elle, lors du stage sur le web 2.0, évidemment, mais également parallèlement dans des billets de Marlène et de Daniel, tout ça parce que nos collègues du SCD de Poitiers l'utilisent quand ils sont en banque de renseignement (on peut s'abonner au fil RSS d'ailleurs). Merci Nicolas P. et coucou à Louise :D

Je profite donc de ce revival qui n'en est probablement un que pour moi pour faire une petite revue de liens Twitter glanés sur le web (et notamment sur le blog de Jean-Luc Raymond) :



Et une liste de bibliothèques américaines utilisant Twitter (comme service de ref', pour promouvoir la bib', pour bloguer...) :

vendredi 15 juin 2007

Gazouiller en bibliothèque avec Twitter

Un service qui semble en plein essor, i.e. que je vois de plus en plus cité dans les différents billets proposés par mon agrégateur, est celui de Twitter qu’on pourrait traduire grosso modo par "gazouilleur".


Qu'est-ce que Twitter ?

Ce service n'est pas neuf semble-t-il qui a été lancé en juillet 2006 sous le nom de twttr mais ce n'est que depuis quelques semaines qu'il a vraiment pris de l'ampleur. De quoi s'agit-il ? Twitter est ce qu'on pourrait appeler un système de micro-blogging, couplé à un réseau social ou, comme l'explique TechCrunch

il s’agit d’une plateforme hyper simplifiée de blog qui permet de publier textes et liens (c’est tout) et qui est construite autour d’un réseau social permettant de suivre les mises à jours des membres de la communauté. Twitter explique que cette plateforme est destinée à vous informer ou informer les utilisateurs sur “ce que vous faites”.

Les billets ainsi publiés sont dès lors d'un minimalisme confondant et d'une simplicité extrême. Pas d'analyse complexe, ni de ces longs et illisibles billets que l'on retrouve ci et là (dont sur ce blog ^^). C'est plutôt la longueur et le style d'un SMS qui sont ici prônés, avec l'effet réseau d'une messagerie instantanée. Internet Actu précise :

Le principe est simple, vous disposez d’une page personnelle sur laquelle vous pouvez envoyer des messages via IM ou SMS. Vos amis peuvent s’abonner à votre page pour être alertés à chaque fois que vous envoyez un message - en choisissant eux aussi la manière, IM ou SM

Un moyen de tenir ses amis au courant de ce qu'on fait, et d'envoyer des SMS gratuitement. Et donc envoyer des messages sur twitter via l'interface web, IM ou SMS. Si vous voulez voir un exemple de ce que cela peut donner, allez voir la page d'Amy Kearns, bibliothécaire.

Une façon également d'être toujours présent -et quelque part, c'est cela qui importe, peut-être bien plus que de participer. Une façon qui souligne aussi le nomadisme grandissant des outils et des pratiques sociales.

L'ensemble des utilisateurs apparaît sur une Twittermap, une carte donc, consultable également sur Twittervision, et il est possible de faire des recherches grâce à une fonctionalité propre intitulée Twittersearch (c'est original).

Critiques

On pourrait néanmoins formuler quelques critiques vis à vis de ce service. La première réside dans l'intérêt réel des posts. Twitter veut répondre à la question "qu'est-ce que je fais" mais du coup, il y a nombre de billets qui sont d'un intérêt quasi nul. Savoir qu'untel est dans le train ou que telle personnalité trompe son conjoint parce que l'abonné vient de le lire sur la devanture d'un magazine est à mon avis fort peu appréciable.

Du coup, on arrive à une nouvelle forme d'infopollution qui souligne une nouvelle critique à formuler : nous avons des journées déjà parcellisées, je veux dire que nous sommes constamment dérangés pour une raison x ou y et qu'il devient rare et difficile de seulement s'assoir à son bureau et consacrer une heure ou deux à une même tâche. Si en plus, nous voilà dérangés par des SMS dénués d'intérêt, ça commence à devenir insupportable.

Utilisation de Twitter dans l'enseignement supérieur

Nonobstant ces critiques, certaines utilisations intéressantes de twitter semblent émerger... ou plutôt pourraient émerger, puisque ce n'est pas encore le cas. Ainsi, l'enseignant chercheur journaliste Manuel Canevet, sur son blog Toujours Plus, s'est-il penché sur les utilisations du logiciel dans un cadre universitaire :

Imaginons qu’une université se créé un compte twitter. Imaginons que ses étudiants également et connectent leurs profils. L’université peut de façon très simple envoyer des messages à ses étudiants et les toucher avec une quasi certitude : « Mr Untel reporte son cours », « la B.U. sera fermée demain »…..tout ça par SMS et gratuitement.  Après les panneaux d’affichage en liège, les mails sur des boites @univ-… voici venu le temps de twitter ?

Le même Manuel Canevet est allé plus loin encore qui a créé un compte Twitter pour l'AEF afin de diffuser encore plus largement les Actualités de l'Enseignement Supérieur déjà accessibles en ligne sur leur site internet, vous permettant ainsi de suivre toute l'actualité idoine sur votre téléphone mobile :

J'ai créé un compte Twitter à l'AEF ( http://twitter.com/aef ). Cela va vous permettre de recevoir gratuitement par SMS,  par messagerie instantanée (msn, jabber...) ou par internet, toute la journée, quasiment en temps réel les titres des dépêches de l'AEF. Plus besoin d'être derrière son ordinateur pour apprendre la dernière nomination au ministère ou la dernière déclaration du ministre, la tenue d'un prochain colloque ou bien le nombre de manifestants dans un mouvement de protestation. Dans un premier temps cela sera sans doute un peu artisanal, et je me concentrerais uniquement sur les titres des dépêches "enseignement supérieur | recherche".

En ce qui concerne le monde de l'entreprise, Benoît Descary explique que ce peut être un bon moyen de faire passer rapidement des informations à un groupe de personnes, si par exemple vous possédez un commerce et que vous désirez informer votre clientèle des nouveautés que vous recevez en boutique, ou tout simplement pour informer des nouveautés du groupe.

Utilisation de Twitter dans les bibliothèques

Et pour les bibliothèques ? Vous pensez bien que nos collègues américains se sont déjà penchés sur la question, et en réflechissant aux possibilités du service on peut lister deux grandes utilisations. La première consiste à alerter ses usagers :

  • Alerter une communauté des nouveautés y compris, et pourquoi pas ?, en fonction des groupes d'usagers (ados, parents, étudiants, chercheurs d'emploi...)
  • Prévenir les usagers lorsque les ouvrages qu'ils ont réservés sont arrivés
  • Prévenir lorsque le catalogue tombe en panne
  • Rappeler des ouvertures/fermetures exceptionnelles de la bibliothèque
  • Prévenir des événements divers et variés...
L'autre usage potentiel réside dans l'ouverture d'un service de référence en ligne, et c'est sans surprise le blog Digital reference qui évoque la question en parlant de ce que propose la Nebraska Library Commission dont le compte Twitter est empli de questions posées par les usagers (mais pas des réponses ensuite données). Incidemment ça permet de se faire une idée des questions qui peuvent être posées à un service municipal de références en ligne.

Stephen Francoeur, du blog Digital reference explique ce que pourrait donner une telle utilisation :

  1. Library sets up a Twitter account for reference and advertises it on library web site (among other places, obviously)
  2. Users add the library as a friend in Twitter so they can send reference questions to Twitter, having been forewarned that there is no privacy in submitting their questions this way (the library could tell users that it's like putting a question on an online bulletin board or forum). Users might also use the direct message option in Twitter to submit their questions.
  3. The library answers the question in Twitter using the direct message option.

Ou avec l'implémentation d'une base de connaissance alimentée par un flux RSS :

  1. User submits question to library (via Twitter direct message option or via chat, IM, email, reference desk, SMS reference, etc.)
  2. Library answers the question and asks permission to add it (stripped of all personally identifiable information) to a publicly searchable knowledgebase available from the library's web site. That knowledgebase spits out a RSS feed of all newly entered question/answer pairs.
  3. With permission from the user, the question and answer are added to the knowledgebase, which in turn sends out its RSS feed, which itself is sent to rss2twitter to be passed along to the library's Twitter account.

Bon, je demeure un peu sceptique, ne serait-ce parce que je pense notre société française et notre profession beaucoup moins à l'aise que nos chers voisins outre-atlantique avec ce genre de nouveautés technologiques. D'ailleurs, même ces derniers ne sont pas tous convaincus. Néanmoins, ça valait le coup de le mentionner au su de l'utilisation croissante qui apparaît.

mercredi 30 mai 2007

débats de biblioblogueurs anonymes



Je parcours mon biblioblogroll et je tombe sur un sujet récurrent quant aux contenus des biblioblogs. Il y a bien sûr la dernière enquête de Bibliothèques 2.0 (pdf disponible) mais il y a surtout, je pense, les messages de Nicolas Morin et Marlène Delhaye à propos de la parution de leur article dans le dernier numéro du BBF. Dans ce dernier, nos chers collègues écrivent, à propos notamment de l’anonymat :

"[...] En forçant le trait, on pourrait décrire le cheminement suivant : un bibliothécaire veut écrire un blog, prend un pseudonyme pour pouvoir écrire sans se mettre en porte-à-faux par rapport à ses collègues ou à sa hiérarchie. Lesquels, il n’est pas naïf, finiront par savoir qu’il tient un blog, ce qui l’amène à ajouter l’autocensure à l’anonymat : il ne parlera pas de ce qui pourrait fâcher (les statuts, la gestion des collections, la gestion au jour le jour de sa bibliothèque, etc.). Dès lors, de quoi parler? De Google.

Est-ce un constat un peu triste sur les biblioblogueurs? Peut-être, mais pas seulement : c’est un constat un peu triste aussi sur la culture professionnelle des bibliothécaires français, dont on a le sentiment qu’ils n’ont pas l’habitude du débat, et qu’ils le craignent. Cette culture professionnelle « fermée », dont ils ont une conscience très claire quand on les interroge, incite finalement les blogueurs à se réfugier dans l’anonymat et les généralités. [...]"

Parler de Google, des nouvelles technologies « soûleraient » les lecteurs, ajoute Nicolas Morin dans son style un peu provocateur, qui préféreraient alors lire des billets plus en phase avec le travail quotidien, trouver des retours d’expériences… Mais parler de Google serait aussi une sorte de fuite en avant permettant d’éviter justement de parler de son institution pour les biblioblogueurs frileux à l’idée de quelques débats ou de redoutables foudres administratives… ce qu’ils concluent comme faisant partie intégrante de la culture professionnelle dite « fermée » de la bibliosphère hexagonale, ce que Jean-Michel Salaün appelle, dans un commentaire : « une pratique discutable du Web, une frilosité fonctionnaire et, peut-être, une bien mauvaise tendance franchouillarde ».

La question de l’anonymat

A titre personnel d’abord, puisque Vagabondages fait partie des 13 blogs étudiés et que j’ai effectivement répondu à l’enquête des auteurs, l’anonymat n’avait, à l’origine, rien à voir avec le côté professionnel du blog, ce dernier n’étant pas alors destiné à être un blog professionnel. Lully l’explique également dans un commentaire au billet de Nicolas Morin : « quand on créé un blog, on ignore encore ce qu’on va mettre dedans ». Je n’avais pas alors particulièrement envie qu’on me reconnaisse et je n’ai guère fait de publicité pour Vagabondages dans les listes de diffusion professionnelles à la manière d’un Bibliobsession par exemple.

Ensuite, lorsque le blog a commencé à être connu, il m'a semblé pertinent de garder l'anonymat, d'abord parce que j'étais connu sous mon pseudo, ensuite pour des raisons de confidentialité vis à vis de ma bibliothèque de rattachement. Je ne voulais pas qu’on puisse penser que j’écrivais au nom de mon institution ce qui n’était pas le cas, et puis ne pas évoquer cette bibliothèque me permettait d’éviter qu’on me reconnaisse. Le monde est petit.

L’anonymat, en outre, apparaissait, et apparaît, de plus en plus comme une simple façade. Je ne cache pas que je suis blogueur auprès de mes collègues et il n’est guère difficile de retrouver mon nom et ma fonction, donc mon établissement, ne serait-ce qu’en demandant. Mais justement, je ne souhaitais pas qu’ils apparaissent explicitement sur le blog. A dire vrai, je ne considère pas la question de l’anonymat comme primordiale. Dans un sens comme dans l’autre : je ne suis pas absolument attaché à mon anonymat comme je ne suis pas désireux de l’abandonner tout de suite.

Nicolas et Marlène considèrent que se mettre en avant est largement profitable pour la profession dans son ensemble et pour le blog en particulier, ne serait-ce parce que les billets ne seront plus reçus de la même manière : si j’avais écrit que j’étais bibliothécaire responsable des ressources numériques dans un SCD l’an dernier, mes billets sur les ressources numériques ou le wifi auraient rencontré une oreille plus attentive.

En même temps, en recoupant les diverses informations qui trainent sur ce blog et ailleurs, on sait que je suis un jeune homme, bibliothécaire de grade, en poste dans un établissement d’enseignement supérieur lyonnais et appelé Thomas. Il ne manque plus grand chose pour finir de dévoiler mon identité… Ah si, je pourrais ajouter que je travaille sur le numérique en bibliothèque et des projets de bibliothèque numérique ou de production de document. Mais peut-être manque-t-il simplement à Vagabondages un encart « Qui suis-je ? » regroupant ces informations…

Quid des billets légers, privés ? Les deux formes d’écrits, professionnels et privés, ne semblent pas incompatibles aux auteurs de l’article publié dans le BBF, pour peu qu'on ait pris la précaution de dire que le blog n'est pas un blog de l'établissement. Fondamentalement, je pense qu’ils ont raison et il ne s'agit certes pas de cacher sa vie privée même si c'est une chose de parler de sa vie privée à ses collègues et une autre de l'évoquer librement à des centaines d'inconnus et de fait mes réticences portent plus sur mon institution : suffit-il de dire qu'il ne s'agit pas d'un blog institutionnel pour ne pas impliquer quand même son institution à travers ses propos ? Je n'en suis pas certain ni complètement convaincu.

J’aurais appelé cela respect envers son institution et liberté de ton mais il semble que ce soit plutôt un certain manque de courage de ma part face à d’une part mon institution et d’autre part la prise de parole, donc de risques, et l’ouverture de débats professionnels.

La question de la prise de parole et des débats

Bibliobsession dans un commentaire au message de Marlène revient sur cette question des débats, d’absence de débats plutôt, que PascalK appelle le caractère « lénifiant » de la biblioblogosphère francophone. Je suis un peu surpris à mon tour de tels propos.

Dans sa réponse, Bibliobsession explique que :

« si les "débats enragés" ne se passent pas dans cette sphère, c'est peut-être et il me semble que c'est le cas aussi en dehors de la biblioblogosphère, que les débats enragés se font rares sur le thème des bibliothèques en général. Nous ne sommes plus au temps de grands modèles qui s'affrontent ou d'écoles, mais au temps ou les professionnels de la lecture publique se posent des questions et cherchent des réponses adaptées à leurs contextes dans un monde complexe... »

J’entends là Nicolas rétorquer que c’est justement cela qu’il attend : découvrir ce que sont ces réponses adaptées à un contexte particulier. Du moins espéré-je ce qu’il attend car je ne vois pas l’intérêt de débattre pour le seul plaisir de débattre. Cependant, si les biblioblogs parlent beaucoup de web 2.0 n’est –ce pas aussi parce que leurs auteurs sont principalement des bibliothécaires chargés de ce genre de questions (ce que concède l’article d’ailleurs) ? Le récent blog Bibliothèque = public, animé par Jean-Christophe Brochard, chargé des services au public dans une bibliothèque universitaire, aborde justement d’autres questions que les toujours plus nombreuses bibliothèques européennes inféodées au grand méchant Google. Je pense qu’il doit en être de même avec les blogs de nos collègues discothécaires (XG blog -qui n’est pas uniquement un discoblog, discobloguons). A moins qu’il n’y ait pas encore assez de messages polémiques mais alors il faudra expliquer ce qui est vraiment attendu. Bibliobsession rappelle à ce titre combien la profession s’est mobilisée contre les DRM, mais il est vrai qu’il ne s’agit pas là d’un sujet interne, qui remet en question certains dogmes.

En fait, je serais d’avis de suivre Sophie lorsqu’elle écrit sur Desperate Librarian Housewife que les biblioblogs ont plus un rôle informationnel, faire découvrir ce qu’il se passe, les nouveautés et les questions que se posent les collègues, y compris les collègues américains, de servir d’aiguillon. Elle trouve que ce terme convient mieux que celui de débat plus approprié aux listes de discussions, ce que confirme Bruit et Chuchotements quand il affirme que « les blogs sont plus un espace d’incubation approximatif et au quotidien des recherches, des réflexions, des doutes ».

Lully pour finir fait deux remarques intéressantes. La première est une question regrettant l’absence de blogs professionnels tenus par des bibliothèques ou des institutions à destination des professionnels : Pourquoi ces problèmes professionnels ne sont-ils évoqués que sur des blogs perso ? :

« je ne vois pas ce qui empêche une bibliothèque de monter un blog à destination des autres bibliothèques, sur son travail interne, les choix qu’elle fait et les raisons de ses choix, etc. ».

La seconde est une liste d’autres questionnements qu’il faudrait se poser à propos des blogs :

« (…) il aurait surtout fallu insister sur la redondance des sujets, et la non-représentativité de la diversité des préoccupations des bibliothécaires (que vous mentionnez, mais vous n'appelez pas à une "mobilisation" des bloggeurs ou de ceux qui envisagent de le devenir) ».

En ce qui concerne ma propre pratique, je n’ai pas beaucoup rédigé de billets polémiques tout simplement parce que ce ne s’est pas présenté. Je ne suis pas certain non plus de me sentir biblioblogueur engagé – et par rapport à quoi ? – et ce n’était pas mon but en écrivant ici. Cela dit, une réflexion sur ses propres pratiques est toujours intéressante et bienvenue.



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