Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - catalogage

Fil des billets

vendredi 2 septembre 2011

Les FRBR sur RéVOdoc

Le catalogue de la BDP du Val d'Oise intègre désormais les FRBR (Functional Requirements for Bibliographic Records / Spécifications fonctionnelles des notices bibliographiques), un modèle conceptuel de données bibliographiques élaboré par un groupe d’experts de l’IFLA dans les années 90.

Mme Crépin, célèbre usager de la BDP veut lire "Crimes et Châtiments" mais le catalogue affiche près de 60 pages de notices. Comment faire pour la guider au milieu de tous ces doublons ? Heureusement, la fée RBR est là.


Sketch: RBR par CGValdOise

Un sketch avec, entre autres, la star des bibliothèques, Dominique Lahary.

Précisons que FRBR n'est pas un ISBD ni même code de catalogage. Les FRBR se situant au niveau conceptuel, n’ont aucun caractère prescriptif, et ne vous disent pas comment enregistrer l’information bibliographique dans la pratique quotidienne. D'où l'intérêt de RDA (Ressources : Description et Accès).

La BDP du Val d'Oise n'en est pas à son premier essai, en témoigne le sketch ci-dessous qui présente le catalogue RéVOdoc et la réserve départementale de prêt.

Quand la BDP revisite un genre : l'infodivertissement !


Sketch: RéVOdoc par CGValdOise

jeudi 15 février 2007

La mort du catalogage ?


Je me fais l'écho d'un billet d'Eli Jacobowitz publié sur son blog "Clarifying and Explaining" et intitulé : The virtues and limits of cataloging.

Dans cet article de vulgarisation, l'auteur met en balance la pratique des tags et de la folksonomie -i.e. indexation par les internautes- d'une part et d'autre part le catalogage professionnel des bibliothécaires, dans une société débordante d'informations et de données. Les premiers constats ne sont pas en faveurs des tags qui semblent fragiles :

  • tous apparaissent au même niveau sans réelle catégorisation au contraire des standards MARC ou DUBLIN CORE ;
  • il n'y a aucun contrôle dans le vocabulaire utilisé et "italien" ne donnera pas les mêmes résultats qu' "Italien" ou "italiens" au contraire des vocabulaires contrôlés des professionnels
  • de nombreux problèmes persistent ensuite au moment du catalogage pour décrire correctement l'objet, qui plus est pour des ressources numériques et là encore, les bibliothécaires l'emportent en ce qu'ils ont établi des règles de catalogages ;
  • On pourrait ajouter le caractère personnel d'une indexation non contrôlée et les problèmes de synonymie (une personne pourra utiliser "roman" quand une autre emploiera le terme "littérature") ou encore passer outre les barrières de l'homographie (le mot-clef "mousse" désigne-t-il un marin, un dessert, un végétal ?)...
Les pratiques professionnelles semblent donc avoir de beaux jours devant elles. Oui mais voilà, le problème est que pour s'en servir, il faut avoir un diplôme en bibliothéconomie alors même que la masse d'information disponible sur internet semble doubler tous les trois ans et l'auteur de se demander : "It is a serious and valid question whether it will be humanly possible to catalog even the fraction of information that we find worth keeping". Il conclut alors que le catalogage professionnel doit s'adapter, ou mourir.

Confiant, le billet se poursuit sur la remarque qu'aujourd'hui nous pouvons avoir des outils qui écoutent et suivent les recommandations des bibliothécaires mais ne peut s'empêcher de conclure :

Eventually, robots might catalog for us. (Librarians shudder.) What we now know is just how far away that is - bot catalogers will need much better AI than currently exists. But in order for this project to even be possible, we have to make our data bot-readable. That means implementing some of the cataloging technologies invented and refined by librarians over the centuries.

Les robots au final devraient cataloguer pour nous, mais pour ce faire, il faut rendre nos données aisément accessibles à ces robots. Nous avons besoin, poursuit-il, de standardiser formats et contenus des métadonnées. Les ressources numériques n'ont pas seulement besoin de métadonnées, mais également de méta-métadonnées qui décrivent les standards qu'elles reconnaissent.

Plusieurs solutions sont à l'étude pour régler ces problèmes et se rapprocher d'un web sémantique, ce que Xavier Lacot précise :

L'expression de faits non ambigus au sujet de ressources données peut se faire par le biais d'ontologies ; depuis 2004, le W3C (World Wide Web Consortium) s'est doté d'un langage XML permettant de décrire des ontologies (OWL - Web Ontology Language). Ce qui manque, désormais, ce sont les outils adaptés pour peupler ces ontologies. Les wikis sémantiques sont une tentative, mais leur emploi demeure encore trop complexe pour obtenir du succès auprès du grand public. Une fois que ces outils seront en place, l'universalisation des informations disponibles sur le Web pourra à nouveau faire un pas en avant.

Et Eli Jacobowitz de clore en affirmant qu'utiliser des formats ouverts serait déjà une première étape.

Autrans 2004


Pour aller plus loin:

lundi 8 janvier 2007

Library of Congress : Cataloging and Acquisitions

La bibliothèque du Congrès vient d'ouvrir un site consacré au catalogage et aux acquisitions qui se veut le portail consacré dans le domaine, du moins en ce qui concerne les ressources de la bibliothèque. Il remplace les trois sites qui existaient auparavant sur le sujet Cataloging , Cataloging Policy and Support Office, et Acquisitions. La page d'accueil est organisée en thématiques plutôt qu'en départements selon l'organigramme proposant ainsi une vision transversale du catalogage à la LC. Les thèmes sont donc :
  • Subject Headings
  • Classification
  • Cataloging Tools, Documentation
  • General, Descriptive Cataloging
  • Products for Purchase
  • Catalogs, Authority Records
  • Cooperative Programs
  • About the Organization
Enfin, le site met en avant des actualités, propose un moteur de recherche et l'inscrition à une lettre de diffusion Library of Congress Cataloging Newsline.

source : Pintiniblog