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Tag - jeunesse

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jeudi 4 septembre 2014

L'espace ados de la bibliothèque de Brossard (Qc)

En janvier 2014 a ouvert un tout nouvel espace ados à la bibliothèque Georgette-Lepage, à Brossard, près de Montréal. Exclusivement réservé aux jeunes âgés de 12 à 17 ans, cet espace est situé dans un ancien local d'entreposage de près de 135 m², au sous-sol de la bibliothèque et se voit, de fait, séparé physiquement du reste de l'institution, créant un lieu clos, où ils peuvent se réunir, partager des intérêts communs, jouer, travailler. 

Un espace pensé et dédié aux adolescents

La bibliothèque n'avait pas d'espace libre pour accueillir les ados particulièrement. L'idée fut donc proposée d'utiliser un local d'entreposage dans les sous-sols de la bibliothèque. Le réaménagement, mené en collaboration avec un designer d'intérieur et un architecte a abouti à la formalisation d'une pièce multifonctionnelle, aménagée en quatre zones : travail, lecture, sociabilisation et détente. Chacune des zones est délimitée par une couleur propre sans autre barrière, ce qui permet de rendre l'ensemble lumineux, joyeux (on est au sous-sol, sans lumière naturelle donc) et fluidifie l'utilisation des lieux. Le mobilier léger, sur roulette ou empilable, permet une reconfiguration rapide des espaces selon les besoins. Une estrade se déplie devant les écrans. Il est permis de manger des collations et des repas froids ainsi que de boire. Un tableau blanc, installé dans le corridor d’entrée, permet aux usagers de laisser un message, une marque, un dessin. L'ensemble a coûté pas moins de 240.000 $ canadiens à la municipalité de Brossard.

L'espace n'est pas laissé sans surveillance pour autant. Il propose toute une panoplie de services dédiés aux adolescents assurés -presque- en permanence par trois animateurs. Il est accessible du lundi au vendredi, de 16h30 à 20h et les samedi et dimanche de 12h à 17h.

Ainsi du lundi au jeudi du 16h30 à 18h30, des enseignants sont sur place pour aider les jeunes avec leurs devoirs. Cette aide est complétée par une borne interactive "Allo Prof", une collection de manuel et de livres de références descendus pour l'occasion et la possibilité d'emprunter des ordinateurs portables. On peut même utiliser, disponible dans une bannette ou sur demande, feuilles à carreaux, règles, crayons, ciseaux, compas, calculatrice... et tout matériel dont un ado pourrait avoir besoin. Côté collections, les ados peuvent lire des bandes dessinées, des revues, écouter de la musique sous des dômes d'écoute musicale, jouer à des jeux vidéo, de société mis à leur disposition. Plusieurs animations spécifiques sont également organisées, depuis la soirée jeux vidéo et de société à la projection de films ou l'organisation d'ateliers artistiques. Le vendredi est ainsi destiné à accueillir ce genre d'animation (tournoi d'impro, pizza party, tournoi FIFA 2014...) Un samedi par mois, un invité propose un atelier ou une conférence sur un sujet qui intéresse les ados. Il est possible également sur cerains poste d'utiliser des logiciels de montage vidéo, un peu à la manière d'un fablab. 

Une présence en ligne à poursuivre

Afin cependant de poursuivre l'expérience en ligne, l'espace ado s'est doté d'un nom "Soda", choisi par un jury de jeunes de 12 à 17 ans à l'issu d'un concours organisé pour les ados et renforcer l'implication du public visé. Le nom choisi, il s'est ensuite vu décliné en logo.

Cette identité permet de renforcer également la présence en ligne de Soda. Il possède en effet son propre site, doublé d'une page Facebook. Vous y trouverez d'autres images de l'espace lui-même.  Cette page sert essentiellement à communiquer avec les ados, annoncer les prochaines activités, mais ne semble pas si utilisé par les ados que cela. Il semble qu'elle manque encore d'interaction, sachant que l'espace lui-même n'a que huit mois.

Le site se veut un équivalent numérique de l'espace. On y trouve un blog annonçant les coups de cœur des bibliothécaires. Je suppose d'après la mise en page du billet (rédigé par : la bibliothécaire) qu'il espère diffuser également les coups de coeur des ados eux-mêmes. Au-delà, on y retrouve l'agenda des activités à venir, une page rassemblant les ressources pour l'aide aux devoirs, une liste de contacts pour les jeunes en questionnements (aide téléphonique, SOS suicide, numéro d'aide à la dépendance, problème de violence, questions autour de la sexualité, communautés culturelles,mais aussi la maison d'emploi des jeunes un peu perdue dans cet ensemble de numéros d'aide). un espace jeux liste les ressources disponibles (vidéo ou non) tandis qu'une page destinée aux enseignants rappelle les partenariats qui peuvent être menés. Encore une fois, je ne suis pas certain que cette page ait sa place ici, ou du moins au même niveau que les autres informations. Si le site s'adresse d'abord aux ados, il conviendrait, à mon sens, de minimiser les informations destinées aux adultes.

Mais aussi...

La bibliothèque de Brossard songe maintenant à créer, dans ses locaux, un espace pour les séniors. Cet espace en cours de mise en œuvre propose des fauteuils confortables, un guide des ressources spécifiques, des livres en gros caractères ainsi que des ordinateurs aux claviers adaptés (touches plus grosses, lettres larges et raccourcis)...

jeudi 19 septembre 2013

Minecraft à la bibliothèque

Décidément, l'univers virtuel est le thème de cette rentrée.

Connaissez-vous Minecraft ?

Minecraft est un jeu de construction virtuel, un univers vidéoludique qui propose aux joueurs de construire leur environnement en ligne, seul ou de manière coopérative, en empilant des briques dont vous pouvez modifier la texture. Vous pouvez casser des briques, les ajouter dans votre inventaire, en fabriquer d'autres... tout suit ce parti pris graphique qui fait penser aux premiers âges du jeu vidéo, jusqu'aux personnages, animaux et monstres.

Le jeu en lui-même a été développé par un programmeur suédois, Marcus Persson, et son entreprise Mojang. Il est sorti en novembre 2011 après plusieurs versions de tests et a rapidement connu un succès important.  On peut acquérir une licence individuelle qui permet de se créer autant de compte qu'on veut, ce qui permet de faire jouer plusieurs joueurs à la fois, chacun dans sa partie. Si vous voulez en revanche organiser des sessions où plusieurs joueurs se rencontrent et interagissent, il vous faudra alors plusieurs licences. En septembre 2013, Minecraft revendiquait pas moins de 33 million d'utilisateurs.

Le but du jeu est d'explorer le monde, construire son environnement, survivre aux monstres qui peuvent surgir. Dans le mode survie, vous devez parcourir la carte pour récolter les blocs et les matériaux dont vous avez besoin en combattant des monstres et faisant attention à votre barre de vie. Dans sa version plus créative, vous pouvez vous déplacer en volant et accéder directement aux matériaux et à la plupart des objets du jeu pour vous permettre de vous concentrer sur l'aspect construction sans craindre de blessures par des ennemis. Deux modes finalement complémentaires (jeu d'aventure ou jeu de construction).

Quel intérêt pour les bibliothécaires ? 

De plus en plus de bibliothèques s'intéressent à ce jeu qui permet de solliciter l'imagination des adolescents (et des plus grands). Dans un billet datant de juillet 2013, Mica Meerbach recense une soixantaine de bibliothèques américaines qui se sont intéressées au jeu et l'ont proposé à l'occasion d'un événement (ici un concours de constructions expliqué pas à pas dans sa mise en œuvre) ou d'une offre de service pérenne, à l'exemple de la Darien Public Library qui a acheté son propre serveur Minecraft (avec vidéo tutorielles et albums de photos Flickr).

L'offre de service est alors plutôt large :

  • proposer aux joueurs de rejoindre le serveur de la bibliothèque (Mercer County Library) et partager un espace commun où rencontrer d'autres joueurs et évoluer, sous l'égide de la bibliothèque
  • organiser des ateliers de prises en main et de construction (Minecraft Club à la NYPL)
  • Lancer des concours de construction (mode créatif) : meilleure image, meilleure construction, meilleure architecture... (Baxter Memorial Library)
  • voire un "HungerCraft", sorte de mixte entre Minecraft et Hunger Games (mode survie)

L'occasion aussi de faire participer les jeunes dans la programmation de l'établissement. À la Ann Arbor Public Library, les joueurs ont été partie prenante du projet. Pas uniquement les jeunes d'ailleurs. Sur un serveur dédié, le mode créatif est utilisé pour reconstituer la ville de Ann Arbor telle qu'elle était en 1950, 1900 ou 1850. Un forum de discussion est proposé pour permettre les échanges entre les joueurs tandis que les participants au jeu de l'été (un jeu organisé tous les étés pour impliquer les habitants) pouvaient remplir des défis dans l'univers même du jeu. Cette utilisation, sous forme de reconstruction du passé, n'est pas sans rappeler des initiatives proposées dans Second Life par des collègues américains (reconstitution de maison d'écrivain, de monuments, voire ouverture d'îles qui vous immergent complètement dans un environnement donné pour des besoins historiques ou scientifiques...).

De leur côté, les professionnels ne chôment pas et, comme dans Second Life, on voit apparaître des reproduction de bibliothèques réelles (NYPL) ou imaginaires (bibliothèque de Poudlard). Vous trouverez ici un diaporama de quelques unes d'entre elles.

La bibliothèque municipal de Mattituck-Laurel, dans l'État de New-York a ainsi été complètement reconstitué dans le monde. Elle propose des liens vers le catalogue, et d'autres vers des jeux, des puzzles et autres activités pour les plus jeunes. Bien sûr, on retrouve des collègues en ligne pour faire aussi du renseignement.

Sur Actualitté, la médiathèque Louis Aragon de Martigues signalait en commentaire d'un article sur le sujet qu'un concours avait eu lieu dans son enceinte, visant à reproduire le plan de l'établissement dans le jeu Minecraft. Vous trouverez des images et un retour de l'événement sur leur site internet.

Comment faire ? 

Vous trouverez ci-après quelques retours d'expériences (en anglais) sur l'utilisation de Minecraft en bibliothèque :

Le second est un retour d'une petite bibliothèque sans grand budget ni beaucoup de postes libres.

D'abord pas forcément besoin de postes bien puissants. Minecraft existe aussi en version pocket pour les tablettes et pour la Xbox360 si vous possédez cette console. En mettant vos tablettes en réseau, vous pourrez ainsi faire jouer plusieurs jeunes avec une seule licence. Certes, c'est une version mobile donc limitée, mais c'est pour une première approche c'est pas mal (ou alors pour découvrir soi-même le monde avant d'être complètement dépassé par les jeunes).

Bien sûr, c'est le mode multijoueurs qui est plus intéressant, notamment en ce qu'il permet des interactions entre les joueurs et donc facilité la coopération et la constitution de communautés ludiques. Vous pouvez alors acquérir votre propre serveur si vous avez quelques connaissances dans le sujet ou faire héberger vos parties sur des serveurs tiers comme Minecraft Box, Servercraft, ou encore Redstone Host

La dernière solution, puisque nous sommes dans un cadre institutionnel, est d'acheter un espace sur MinecraftEdu. Cette version serveur éducation spécialement pensée pour les animations avec des groupes de jeunes permet d’avoir un contrôle plus fin sur la gestion du serveur, les options de la partie et d’attribuer des droits spécifiques à chaque joueur. Vous trouverez d'ailleurs sur ce site et le MinecraftWiki un grand nombre d'exemples d'activités à mettre en place. MinecraftEdu vous propose aussi un tutoriel pour bien prendre le monde en main et de nombreux conseils pour commencer. Pour les francophones, il existe d'autres wikis tout aussi intéressants.

Et en France alors ?

N'allez pas croire qu'il s'agit là encore d'une lubie américaine. En France, si une telle proposition vous intéresse, c'est auprès du groupe de l'AbF "Jeux vidéo en bibliothèque" que vous devez vous adresser. Ce dernier réfléchit à développer entre autres ce jeu dans les établissements hexagonaux.

Mais de nombreux établissements se sont déjà intéressés au jeu en lui-même, citons :

Des reproduction in world

Des ateliers de découvertes

  • À la Gaîté Lyrique de Paris, un atelier Minecraft a aussi été organisé en 2012
  • le réseau Médiatem de St Raphaël dans le Var qui vient d'organiser une animation, le 14 septembre dernier
  • la médiathèque d'Eperney proposait une découverte Minecraft en juillet 2013
  • la médiathèque d'Agneaux dans la Manche.
  • La médiathèque des Ulis propose un atelier cette année vendredi ou samedi après-midi.

Des animations plus poussées

  • La bibliothèque Annie Schwartz de Lyon 9e, en partenariat avec des élèves de 4e du collège Victor Schoelcher dans le quartier de la Duchère à Lyon ont utilisé le jeu de construction 3D Minecraft pour reconstituer une partie de l'univers d'un de leur roman préféré, Tobie Lolness de Timothée de Fombelle.
  • La médiathèque de Vaise, à Lyon, a proposé une animation "pictionary avec Minecraft" en juillet 2013
  • La médiathèque de Noisy-le-sec (cache google) a proposé un cycle de trois rendez-vous pour découvrir des crafts originaux et un atelier pour installer son propre serveur Minecraft en mai dernier (elle proposait un atelier découverte en octobre 2012)

Une mise à disposition des jeux

  • Sud-Ouest évoque une mise à disposition du jeu à la médiathèque de Gradignan cet été. 
  • En mars dernier, Minecraft et d'autres jeux vidéo étaient à l'honneur dans les médiathèques de Cergy et notamment dans la nouvelle médiathèque "Visages du Monde", à l'occasion de Cergy Play.
  • Médiathèque de Saint-Renan propose aussi de jouer sur place

ce à quoi on pourrait ajouter :

  • l'espace multimédia de Meudon qui proposait une soirée découverte en juin 2013
  • l'espace multimédia de Plouarzel qui a organisé un concours sur deux jours en avril 2013, avec différentes épreuves (Dé à coudre, arène, PVP, hunger game et survie)
  • Le cybercentre de Guérande qui a proposé une LAN Minecraft en juin 2013
  • Création d'un labyrinthe avec Minecraft à la cyberbase du Grand Nancy en juin 2013

Ca donne des idées, non ?

Voir aussi :

- Pinterest Minecraft in the library
- Minecraft in the classroom and library
- Attract teens to your library with Minecraft
- The wonderful virtual world of minecrraft and libraries

mardi 12 mars 2013

La mallette du petit bibliothécaire

Sur son blog de créations, Mari Richards, présente -et vend accessoirement- une mallette pour jouer au bibliothécaire. Si vos enfants s'ennuient et en ont marre de jouer à la dinette, pourquoi ne pas leur offrir ce kit permettant, explique-t-elle, de rester en contact avec "de bons gros livres en papier qui respirent l'encre".

Comme vous le voyez ci-dessous, la mallette contient des fiches en carton pour y écrire la date de retour, des distinctions récompensant les meilleurs lecteurs, des cartes de lecteurs, un carnet où inscrire ses lectures, des autocollants, des pochettes pour ranger le tout et même des lettres de rappel.

C'est trop mignon :/

Je suis personnellement partagé entre l'amusement et la lassitude devant la représentation un peu datée du métier, mais je vais opter pour le premier. C'est un bon début quand on ne veut utiliser que du papier.

jeudi 14 juin 2012

Trouver des applis jeunesse

Suite à une question récente, je me suis interrogé sur les modalités pour trouver des applications identifiées jeunesse dans les différentes "stores" pour des tablettes et autres terminaux mobiles.

En soi, finalement, ce n'est pas difficile. Il existe plusieurs sites qui proposent des focus jeunesse et, à dire vrai, c'est plutôt le contraire qui devient ennuyant : comment et à partir de quoi sélectionner dans la masse des applis disponibles et là, peu de critères d'évaluation sont connus. Je ne suis pas certain qu'une vraie grille d'évaluation ait été mise en place la plupart du temps et, du coup, je serais vraiment intéressé de découvrir comment des bibliothèques comme les Champs Libre à Rennes, la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ou encore le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées ont opérés leurs choix lorsqu'ils ont établis une liste d'applications au niveau des tablettes proposées au prêt ou à la consultation.

1. Des listes d'applications pour les enfants 

Les recensions d'applications jeunesse, donc, ne manquent pas. En faisant une rapide recherche, on peut trouver des sites institutionnels qui commencent à se pencher sur la question, en plus d'autres personnels et professionnels. Je suis parti des résultats de ma propre veille et d'une recherche simple sur internet pour rassembler ces premiers sites.

A. Sites institutionnels

En France, la PBR participe donc au site DeclicKids, un magazine numérique qui propose des "chroniques" soit des critiques d'applications pour les enfants. On peut faire un tri par plateforme, par âge, par catégorie (apprendre, histoires, jeux...), éditeurs... 

Autre proposition, Edumobile est un site belge autour de l'usage pédagogique mobile. Il propose diverses catégories autour des domaines d'enseignements, des livres pour enfants et du ludo-éducatif.

Aux États-Unis, Yalsa (Young Adult Library Service Association) est la branche de l'ALA concernant les bibliothèques jeunesse. Elle dispose notamment d'un blog qui propose une rubrique intitulée"App of the Week" (archives) qui justement fait des recension d'applications. Certes c'est en anglais donc pas forcément toujours accessibles mais ce peut être une bonne piste de recherche.

De la même façon, il existe un blog proposé cette fois par leSchool Library JournalTouch and Go, qui se veut un guide des meilleures applications pour les enfants et les adolescents. Toujours en anglais bien sûr.

Enfin, vous avez probablement entendu parler récemment de la Darien Library. Cette bibliothèque propose deskits d'accompagnement au prêt de tablettes (avec des informations pour les parents, des explications sur les applications sélectionnées...). Cette bibliothèque propose également uneliste d'applications pour les tout-petits.

B. Sites perso et professionnels

Si l'on sort des sites institutionnels, il demeure plusieurs sites spécialisés autour des applications jeunesses dont les francophones : La Souris grise très présente et active sur twitter aussi proposée par la journaliste Laure Deschamps et dont l'équipe accueille notamment Axelle Desaint. Mais on pourrait citer de la même façon l'annuaire Applikids proposé par le site commercial "Affaires de mômes" ou encore le site AppliMini proposé cette fois par Odile et Valérie.

De façon plus générale, il peut être intéressant de consulter également des sites comme le portail d'information sur le livre numérique Idboox qui propose plusieurs catégories jeunesse comme "ebook pour enfants", "Ludo-éducatif", "3ans et plus"... ;

Parmi les sélections étrangères nous pourrions commencer par le site Common Sense media qui propose une liste d'applications rangées selon l'âge, le support et l'intérêt en terme d'apprentissage (ici leur sélection pour la famille). Vous trouverez en ligne leurs critères pour établir ces distinctions. Mais il existe d'autres sites comme Kirkus media qui dispose d'une section iPad pour les livres électroniques.

Les parents s'organisent puisqu'avec iKidApps, une maman, certes professeur en Sciences de l'information ce qui n'est pas anodin, a créé un portail autour des applications jeunesse tandis qu'une famille australienne propose sa propre sélection de titres (plus de deux cents titres évalués et classées par activités et âges des enfants). 

2. Une grille d'évaluation

 Pour revenir à la question d'une grille d'évaluation, il me semble que la plupart de ces sites utilisent leur propre système. Il existe bien quelques liens sur le sujet mais les informations sont encore éparses et demandent à être réécrites et repensées. Par exemple :
Cependant, si l'on reprend les critères rencontrés ont peut définir plusieurs catégories :

Des données techniques :
  • Quelle date de création
  • Quelle version de l'application 
  • Quel support / plateforme d'utilisation (iPhone, iPod, Android...) ;
  • éventuellement durée du jeu ;
Des données autour du contenu :
  • âge recommandé
  • Concept
  • Description
  • domaine (jeux, matière abordée, livre électronique, outils de création, livre électronique ou BD...) ;
  • type d'interaction ;

et enfin,

  • auteur ;  
  • coût éventuel ;
  • âge recommandé :

Commun Sense Media complète ces premières informations avec des questionnements autour de l'intérêt de l'application (est-elle amusante, passionnante ?), de l'approche éducative (cette approche est-elle centrale ou non, les concepts sont-ils transférables dans la vie réelle ? quelles compétences l'enfant développe-t-il ?), du retour qu'obtiennent les enfants (quels retours ? le jeu s'adapte-t-il à ce que font les enfants ?), au contexte. 

D'autres idées ?

mercredi 6 juin 2012

Applis de recommendation

Les applications de bibliothèques commencent à se développer. La plupart offrent accès à des ressources (catalogues, bases de données, ressources numériques) et des services (accès au compte-lecteur, visite virtuelle, renseignements, réservation...) qu'on pourrait presque qualifier d'habituels et, parfois, on trouve sur de petites perles.

Ainsi les applications sont plus efficaces lorsqu'elles sont réservées à un service ou une fonction particuliers, laissant les principales informations et accès aux ressources aux sites mobiles. C'est ce qu'on compris les établissements ci-dessous qui nous propose de manière pertinente et originale des applications de recommandation de lectures. 

Le principe est simple : il s'agit de proposer de manière plus ou moins aléatoire et ludique un titre aux usagers, en fonction de grands critères de recherche. 

1. Shake it !

C'est le cas par exemple de l'application "Shake it !" de l'Orange County Library System. Ce réseau de bibliothèque situé en Floride récolte régulièrement des prix outre-atlantique pour la mise en place de services innovants. Voir leur page consacrée à leurs multiples applications pour terminaux mobiles

L'OCLS propose donc une application amusante appelée "Shake it", "Secoue [ton mobile]". L'idée est simple et amusante : en secouant son terminal, on lance une recherche aléatoire dans le catalogue de la bibliothèque comme on tirerait sur le bras d'un bandit manchot : et voilà l'appareil qui propose une ressource selon les filtres prescrits (type de public, genre littéraire, support), permet d'affiner les résultats en bloquant un item et de consulter la notice soit directement dans l'application soit en ouvrant un navigateur.


L'application est disponible sur l'App Store et sur Google Play (Android).

A consulter aussi l'excellente vidéo de présentation du service.


2. Book Genie

Un autre exemple est le Book Genie de la bibliothèque de l'Université d'État d'Oregon. On ne profite plus de l'accéléromètre cette fois-ci mais on formule un vœu à la machine du style "trouve-moi un ouvrage dans telle catégorie". Les catégories en question sont :

  • All - un choix au hasard parmi toutes les catégories
  • American Literature - Littérature américaine du XVIIe à nos jours
  • Award-Winning Books - Des titres qui ont reçu des prix littéraires
  • Banned Books - Titres issus de la liste des livres censurés établie annuellement par l'American Library Association
  • British Literature - Littérature britannique du XVIIe à nos jours
  • Children's and Young Adult Books - Des fictions de la section jeunesse
  • Diversity Authors - Des titres écrits par des auteurs de la diversité (notable multi-cultural authors)
  • OSU Authors - Des ouvrages écrits par des chercheurs et enseignants de l'Oregon State University
  • OSU Press Books - Des titres des Presses de l'OSU

En fonction de la catégorie choisie, donc, la machine propose aléatoirement un titre dont le lecteur peut ensuite sauvegarder dans son espace personnel, qu'il peut s'envoyer par mail ou envoyer par sms à un ami. Chaque notice propose un rapide sommaire de l'ouvrage, un lien vers la notice catalogue et un second vers la notice Google books pour accéder des extraits, la disponibilité du titre, sa côte et sa localisation permettant d'en faciliter l'emprunt.




A dire vrai, ce n'est pas tout à fait une application mais plutôt un service accessible en ligne, quelque soit le navigateur web dont on dispose (y compris à partir d'un ordinateur de bureau donc) mais le service est notable et initialement destiné aux terminaux mobiles ; du moins présenté comme tel.

3. Yalsa Teen book finder

Bon, là, tout de suite le nom est moins glamour mais l'appli demeure intéressante. Après la bibliothèque publique et celle universitaire, nous sommes ici devant une application de recommandation proposée par une association professionnelle. YALSA, en effet, est la division de l'American Library Association dédiée à la littérature de jeunesse, l'acronyme signifiant Young Adult Library Services Association.

A travers cette application, donc, l'association nous propose de faire une recherche parmi les titres récompensés par des prix ou listés par les professionnels au cours des trois dernières années. Un peu comme si l'ABF sortait une appli qui permettait de retrouver tous les prix Sorcières de ces dernières années, super idée non ?

Il est donc possible d'interroger une base de données des prix des dernières années, de faire un tri par nom d'auteur, titre d'ouvrage, année du prix, genre littéraire, type de prix ou bibliographie. Une bouton Find it! proposé par l'API de recherche dans Worldcat permet de savoir si une bibliothèque à proximité possède le titre en question. Enfin, il est possible d'enregistrer le tri dans un espace personnel et de partager le titre en question sur des réseaux comme Twitter ou Facebook.

Pour l'instant, il n'existe qu'une version Apple de l'application mais son équivalent Android devrait sortir d'ici la fin de l'année.

lundi 4 juin 2012

Ressources numériques en section jeunesse

Jeudi 31 mai, j'intervenais -rapidement- dans le cadre d'une journée d'étude coorganisée par Médiaquitaine et le Centre national de la littérature pour la jeunesse - La Joie par les livres sur le thème des "Politiques documentaires jeunesse à l'heure du numérique" dont vous trouverez ici le programme au format pdf.

Ce dernier présente la journée de cette façon :

Les politiques documentaires, en particulier jeunesse, s’inscrivent désormais dans un contexte du développement des ressources numériques.
Qu’en est-il des notions d’acquisition, de collection, bousculées par celles d’accès et de service ? Que proposer, face à quelles attentes, pour quels usages ? Avec quels moyens ? Pour quelles finalités ? Quelle gestion, entre concurrence, coexistence, complémentarité ? En février 2011 Médiaquitaine organisait avec l’ABF une journée d’étude nationale : « Politiques documentaires jeunesse : quelles réalités aujourd’hui ? ». En prolongement de cette journée et pour en approfondir la thématique, on s’interrogera sur ces bouleversements.

Je ne reviendrai pas sur cette dernière, vous en trouverez des comptes-rendus en ligne (par exemple ici ou ici, sur le  sur le blog de l'inspecteur d'académie Jean-Pierre Véran sollicité pour faire la synthèse de la journée).

Ma propre intervention devait traiter des ressources numériques en bibliothèque jeunesse et je l'ai construite en trois temps :

  1. Un contexte en mutations
  2. Panorama des ressources numériques
  3. Stratégies de mise en œuvre

La première partie revenait sur les évolutions des usages, expliquant combien les plus jeunes avaient un accès facilité aux appareils et, partant, aux ressources numériques ce qui n'était pas sans conséquence pour nos propres établissements. L'idée était donc d'évoquer les évolutions d'usages et la désinstitutionalisation comme la désintermédiation qui en résultaient ce qui, paradoxalement, renforce le rôle des bibliothèques et des médiathèques puisque cette désintermédiation ne signifie pas tant disparition qu'invisibilité des intermédiaires. Benoît Tuleu, qui me précédait dans la journée et évoquait l'impact du numérique sur les politiques documentaires, avait déjà abordé ces changements menant à un certain flou dans les repères professionnels.

La seconde partie revenait sur les principales ressources numériques disponibles en sections jeunesse, comprises au sens large soit pouvant accueillir tant les tout-petits que les adolescents. Je ne me suis pas attardé sur les cédéroms et autres dévédés pour me concentrer sur les ressources toutes dématérialisées à savoir 1°) les livres numériques et la presse en ligne, 2°) la vidéo à la demande et la musique en streaming, 3°) les jeux vidéo. Sont évoqués également les ressources d'autoformation et les livres sonores. Il s'agissait à chaque fois de faire le point sur les enjeux de chaque type de ressources (pourquoi sont-ils importants, quels questions techniques, juridiques, économiques ils posent...), évoquer rapidement une description des ressources disponibles et esquisser les modes de valorisation possibles. Pour ce faire, je suis parti des rapports et des premiers retours d'expérimentations existants.

Si l'on considère simplement l'offre jeunesse existante, il n'y a guère de surprise à avoir : elle demeure faible et mal valorisée par les éditeurs. Souvent, on trouve des titres compris dans les abonnements adultes mais plus rares sont les abonnements destinés uniquement à la jeunesse. Probablement sera-t-il intéressant pour un établissement de signaler au sein d'une même page ressources jeunesse spécifiques et titres cachés dans les abonnements adultes.

Quelques questions pour une offre de contenus numériques

  • Offre documentaire (bouquet ou non, support, ressources gratuites…)
  • Modèle économique (abonnement, titre à titre) et Coût  (subventions possibles)
  • Questions juridiques (cf. Ressources numériques en bibliothèque : aspects juridiques et modes d'acquisition / Lionel Maurel)
  • Aspects techniques (streaming, téléchargement, formats de fichiers, logiciels requis, statistiques)
  • Accès au service (prêt, sur place, à domicile) et Valorisation
La dernière partie voulait traiter plus spécifiquement des modalités de mise en œuvre au sein des établissements mais, même si je l'avais prévue plus succincte dans le déroulé du diaporama, je me suis tout de même retrouvé à court de temps libre pour la développer à bien.

Il s'agissait néanmoins d'insister sur plusieurs écueils récurrents à l'occasion de la mise en place de ces nouveaux services comme

  1. Ouvrir un service parce que c’est à la mode (Acquérir pour acquérir)
  2. Croire que tous les établissements se valent
  3. Céder aux sirènes technologiques
  4. Penser que parce que c’est en ligne, ça ne coûte rien
  5. Sous-estimer les questions techniques
  6. Sous-estimer les coûts sur le long terme
  7. Penser que les usagers seront enthousiastes
  8. Laisser le service dans les mains d’une seule personne
  9. Ne compter que sur son seul enthousiasme
  10. Avoir un personnel peu formé et à l’aise avec ces questions

L'idée est évidemment d'intégrer ses services comme autant de projets dans la stratégie de l'établissement, ce qui doit permettre de lier ces outils à des objectifs définis, réfléchir à leur valorisation, la communication à mettre en œuvre et la médiation que vous allez développer autour. Et je terminais en suivant deux orientations plus stratégiques : Développer une vision globale en terme d'offre de service que ce soit sur la façon dont l'offre s'insère dans l'offre de service de la bibliothèque d'une part (ne pas penser les services numériques en parallèle et déconnectés des services et des ressources physiques mais bien réfléchir en terme de complémentarité tant au niveau de l'offre que de la valorisation) et, d'autre part, comment ces ressources numériques s'insèrent dans l'archipel des services numériques de la bibliothèques (services en ligne, services numériques sur place, modalités d'accès aux collection...) tout en insistant sur l'importance de la formation, de l'expérimentation, de la connaissance de l'offre et de ces modalités, du rôle primordial du médiateur.

La présentation est disponible sur mon compte slideshare (cliquer sur l'image).N'hésitez pas à la compléter, commenter, discuter...

samedi 23 avril 2011

Lire au lit...

Vous souvenez-vous de cette couette ingénieuse qui vous permettait de lire au lit en ne quittant pas ce dernier (et de parfaire votre anglais par la même occasion) ? J'en avais fait un billet il y a quelques années, malheureusement il ne s'agissait alors que d'un projet d'étudiants. 

Pour notre samedi-design, et pour rester dans cette idée, le blog espagnol Nosololibros nous propose une création de la photographe japonaise Yusuke Suzuki qui réinvente de manière ludique le traditionnel futon. "Child's Play" est ainsi un deux-en-un : un lit le soir, une aire de jeux ou livre pop-up en journée, l'un et l'autre que l'on peut plier et ranger pour faire de la place par la suite. Futé, non ?

dimanche 23 janvier 2011

Winnie l'Ourson contre la sorcière magique

Aujourd'hui c'est dimanche, et je reposte cette vidéo d'une petite fille qui nous raconte une aventure inédite de Winnie l'Ourson et de Tigrou avec des crocodiles, des lions, des sorcières, un mammouth griffu, des pouvoirs magiques et des bébés singes !

So cute ^^

mercredi 15 décembre 2010

Les jeunes ne savent pas utiliser le Web

Je reprends là le titre du billet de Brainsfeed qui signale un rapport du groupe CIBER pour le JISC et la British Library sur les évolutions de l'information sur le web et les compétences à acquérir pour la trouver.

The broad aims of the study are to gather and assess the available evidence to establish:

  • whether or not, as a result of the digital transition and the vast range of information resources being digitally created, young people, the `Google generation’, are searching for and researching content in new ways and whether this is likely to shape their future behaviour as mature researchers?
  • whether or not new ways of researching content will prove to be any different from the ways that existing researchers and scholars carry out their work?
  • to inform and stimulate discussion about the future of libraries in the internet era

Brainsfeed précise que, selon l'étude, finalement les digital natives ne seraient pas plus performants que les "anciens" sur le Web et que s'ils utilisaient plus facilement l'outil, ils manquent de visibilité périphérique et seraient très souvent mono-moteurs. rencontrant dès lors des difficultés de cette "génération Google" (i.e. née après 1993) pour comprendre et exprimer des besoins précis en information, elle aurait du mal à mettre en œuvre des stratégies de recherche efficaces.

Par extension, l'étude souligne le rôle des bibliothèques et pointe leur manque de visibilité et de reconnaissance, de "branding". Il propose également qu'elles s'appuient sur les réseaux sociaux largement utilisés par ces jeunes. Elles doivent mettre en place des formations pour acquérir ce genre de compétences informationnelles, et surtout des dispositifs d'évaluation des usages. Non seulement les mettre en place mais les prendre en compte et changer leurs politiques en fonction.



Information behaviour of the researcher of the future
http://bit.ly/16oT6s
Langue: anglais
Accès: gratuit

mercredi 8 décembre 2010

Ressources collaboratives en littérature de jeunesse

Il existe plusieurs ressources collaboratives sur la littérature de jeunesse proposées par des collègues et des institutions :

1. Portail Netvibes

A. BDP de la Vienne

Cet été la BDP de la Vienne a mis en ligne son nouveau portail. Au-delà des contenus traditionnels, ce dernier propose deux wikis et des articles autour du livre et de la lecture.

On y trouve notamment un portail Netvibes autour de la littérature de jeunesse qui propose une sélection de sites et blogs consacrés à la littérature jeunesse répartis dans les onglets suivants : "auteurs/illustrateurs", "blogs de bibliothécaires", "blogs de lecteurs", "éditeurs", "libraires", "institutionnels" et "médias". il s'agit là de suivre l'actualité du domaine.

B. Solène Font, Documentaliste du CDDP du Tarn

Solène Font, Documentaliste du CDDP du Tarn propose également un netvibes sur la littérature de jeunesse qui propose plusieurs onglets sous les thématiques : "Les incontournables", "Animation/Pédagogie", "Actualités littéraires", "Actualité de la recherche", "L'illustration jeunesse", "Évènements", "Lectures en réseaux".

C. Sophie Hacquin, "jeune professionnelle du livre" à Rennes

Ce dernier univers consacré à la littérature de jeunesse propose quant à lui les onglets suivants : "Actualités", "Informations et critiques littéraires", "Auteurs, illustrateurs", "Editeurs", "Chercheurs", "Librairies jeunesse", "Salons du livre jeunesse" et "prix littéraire jeunesse".

2.Wiki à la BDP de la Vienne

Le nouveau portail de la BDP de la Vienne ne se contente pas du Netvibes puisqu'il propose également We[kid], un wiki qui recense des critiques de livres et des chemins de lectures (si vous avez aimé, vous aimerez aussi...). L'ensemble de ces commentaires est publié par les bibliothécaires du département de la Vienne participant à un groupe de travail sur l'édition jeunesse constitué en 2003 à l'initiative des bibliothécaires du secteur jeunesse de la BDV. Les productions sont organisées par catégories (albums, BD, contes, documentaires, romans) puis classées par ordre alphabétique de titres.

2. Le Forum

A. de la Petite Bibliothèque Ronde

Depuis cet automne, la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart a ouvert quant à elle, un forum de discussion voulant créer un lien entre les acteurs de la culture jeunesse en France et dans le monde. Ce dernier fait suite au colloque sur les "Nouvelles pratiques culturelles des enfants face au numérique" dont il espère prolonger les réflexions et les attentes. 

Pourquoi un forum ?

Nous avons pu constater que les espaces uniquement dédiés aux professionnels de la jeunesse faisaient défaut. Nous souhaitons donc, par le biais de ce forum, combler ce manque et centraliser les problématiques (et les solutions) au même endroit. Le média Internet a également un grand avantage, il fait disparaître les frontières, de Paris à Ouagadougou en passant par Medellín, il devient tout à coup possible d’échanger et de comparer ses expériences.

Le cœur de ce projet et sa réussite résident essentiellement dans la capacité que nous aurons à questionner, débattre, soulever et apporter des réponses.

Pour l'instant, le tout récent outil regroupe une cinquantaine d'inscrits et propose quatre grands fils de discussion : "Formations et conférences", "la médiathèque et son territoire", "la formation des personnels aux outils numériques", "jeux vidéos et bibliothèque" mais il ambitionne d'évoquer plusieurs pistes : numérique, bibliothéconomique et réflexives sur les enjeux et la place des espaces culturels.

B. Le Forum Bibliothèques jeunesse

Ce forum de professionnels vient faire échos à celui, peut-être plus confidentiel mais pas moins actif créé par des collègues (l'administratrice, Isa, travaille à la Médiathèque municipale de Teyran (34)) en manque de ce genre d'outils : biblitohèques jeunesse.

Ce forum propose plusieurs catégories (accueil, section jeunesse, offre et demande d'emploi, autres sujets sur les bibliothèques) dans lesquels se répartissent les fils de discussions traitant des collections, des animations, du multimédia, de la formation etc...

Addendum :

Puisque je parle de bibliothèques jeunesse, je signale également cette revue québecoise apparemment en ligne "Pluie de science", réalisation d'une Société pour la promotion de la science et de la technologie dont le numéro 40 - Hiver 2010 porte sur le dossier "Adolescents et bibliothèques publiques : à la recherche de l’indispensable contact" à travers trois étapes :

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