Vagabondages

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jeudi 5 novembre 2009

L' Expresso book Machine

L'université du Michigan vient d'acquérir une Expresso Book Machine. Il s'agirait du quatrième établissement de ce genre à se doter d'un ce genre d'équipement.

Cette machine étrange, et pas très ergonomique, réduirait en fait considérablement le circuit d'édition : elle relie, broche et imprime des livres de poches à la demande pour seulement six cents la page et serait capable de créer le livre en l'espace de 10 minutes, à raison de 100 pages par minute.

Elle est disponible à l'ensemble de la communauté universitaire, étudiants, enseignants et personnels.

 

C'est l'été dernier que l'Université a acquis cette machine d'édition pour la modique somme de 75 000 dollars, laissant à l'équipe de la bibliothèque plus d'un mois pour se familiariser avec son fonctionnement et parer aux derniers et inévitables problèmes d'installation. Les éventuels bénéfices reviennent à l'institution.

Pour l'instant, quelques livres ont ainsi été publiés : un guide de rédaction d'une thèse proposé par une doctorante en sociologie, un livre de correspondances proposé par un membre de la communauté universitaire, témoignage de la vie locale, tous deux réalisé pour des coûts bien inférieurs au circuit classique, et revendus par la bibliothèque à des prix toujours extrêmement bas (pour rappel, il n'y a pas de politique de prix unique du livre aux Etats-Unis).

La bibliothèque en a d'ailleurs profité pour publier sa propre collection de "Classiques" en proposant la vente d'ouvrages tombés dans le domaine public comme Frankenstein ou La Guerre des mondes. La responsable souhaiterait d'ailleurs impliquer plus avant la communauté universitaire en lui demander de rédiger préfaces et introductions à ces ouvrages.

Au delà, ce pourrait être l'occasion de republier des ouvrages épuisés, les presses universitaires ne sont pas de grosses maisons d'éditions et il leur revient vite cher de proposer de petits tirages des titres de leurs catalogues. Un créneau dans lequel on retrouve le géant Google qui s'est récemment associé avec la société Ondemandbooks, à l'origine de la machine, pour proposer des tirages des millions de titres (épuisés ou non) de son catalogue, tombés dans le domaine public.

Voir la vidéo :

lundi 8 janvier 2007

devenir libraire : SLF et INFL

Le Syndicat de la librairie française est un syndicat professionnnel qui, comme son nom l'indique, regroupe des entreprises de librairies et se veut l'interlocuteur unique face au Syndicat national de l'édition, aux éditeurs, aux différents acteurs de la chaîne du livre (dont la Commission de Liaison Interprofessionnelle du Livre ou le réseau de distribution Dilicom). Il affirme ainsi en préambule à la charte qu'il s'est fixé :

La librairie professionnelle, indépendante se réunit en un syndicat unique dont les objectifs sont le maintien, le développement et le service des entreprises de vente au détail du livre. Ces entreprises quelles que soient leur taille et leur spécialité placent la vente du livre au centre de leurs objectifs ; elles en assument le rôle social et culturel ; elles en acceptent les contraintes économiques et, en particulier, financières.

On trouve sur leur site un panorama de la profession très riche et l'accès en texte intégral aux deux premiers numéros et aux sommaire des deux numéros suivants de leur revue professionnelle : les Cahiers de la librairie. Les dossiers abordaient portaient sur :
  • Atouts et handicaps de la librairie indépendante (novembre 04)
  • Situation de la Librairie dans quelques pays d'Europe (mai 05)
  • Librairie et édition indépendante (octobre 05)
  • Le livre comme exception culturelle (avril 06)
Le numéro 5 de la revue vient de paraître. Il se voit consacré au thème "Le livre à l'ère du numérique" via quatre entrées : "auteurs et propriété littéraire", "le numérique à l'usage des auteurs", "éditeurs et diffuseurs", "le texte numérisé et les réseaux du futur", "le commerce du livre en ligne". Les articles sont notamment de François Gèze, Michel Valensi, Paul Otchakovsky-Laurens, François Bon, Philippe Aigrain, Alain Giffard. Le numéro est coordonné par Christian Thorel qui dirige la librairie Ombres Blanches de Toulouse. Il est en vente au prix de 16 euros.
Enfin, on trouve également sur le site du SLF, des conseils pour devenir libraire qui pourraient tout autant intéresser des étudiants en Mêtier du livre et des bibliothèques. Cependant, si vous êtes intéressés par ce mêtier, c'est vers l'Institut national de formation de la librairie qu'il faudrait plutôt vous tourner. Il forme aux CAP d’employé de librairie – papeterie – presse, au Brevet Professionnel de libraire, et intervient en formation continue et en conseil aux entreprises pour les libraires en activité. Si vous êtes déjà dans un cursus ou préférez une optique universtaire, vous pourrez également rencontrer les formateurs de l'INFL qui interviennent dans des IUT et des licences professionnelles. A ce propos, il faut signaler que l’Université de Mulhouse prépare à une licence de lettres modernes option librairie, et a donc développé un enseignement universitaire spécifique pour les métiers de la librairie. Mais, de même que pour les métiers de l’édition, les DUT et les DEUST ainsi que des licences et des maîtrises, option métiers du livre, peuvent constituer une bonne base pour les métiers de la librairie.