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Tag - livres électroniques

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mardi 18 mars 2014

Une étude sur l’offre de livres numériques en France

La société d'audit (et d'expertise comptable) KPMG vient de publier ce mois-ci une étude sur le développement de l’offre de livres numériques et son impact sur les comptes des éditeurs. L'étude ne porte donc pas sur la demande et les usages mais propose un regard du point de vue éditeur.

Elle vient compléter les récentes fiches sur le Marché du livre (dont la fiche 4 consacrée au livre numérique) publiées le mois dernier par le SNE et celles publiées récemment par l'Observatoire de l'économie du livre du Service du livre et de la lecture de la DGMIC.

1er baromètre KPMG de l’offre de livres numériques en France

Le document précise :

Sur la base d’un panel de 56 répondants classés notamment par niveau de CA et secteur éditorial, ce baromètre met en lumière les profils des éditeurs disposant ou non d’une offre de livres numériques, leurs difficultés, leurs réticences et aussi leurs facteurs clés de succès.

L'étude a été élaborée suite à une enquète menée de novembre 2013 à janvier 2014 et porte sur les réponses de 51 éditeurs indépendants et 5 groupes (sur 138 questionnaires envoyés) et à vocation, affirment-ils, à être reconduite tous les ans. Elle se subdivise en huit parties :

  1. un introduction méthodologique
  2. l'offre de livres numériques
  3. la commercialisation des livres numériques
  4. les techniques mises en places
  5. les aspects chiffrés : ventes de livres numériques
  6. les contrats numériques
  7. l'opinion des maisons d'édition
  8. KPMG en un regard.

Quelques conclusions relevées :

  • Toutes les grandes maisons et tous les secteurs éditoriaux proposent une offre numérique (en tête littérature, jeunesse et scolaire) 
  • Il s'agit pour les maisons d'édition surtout de toucher un public différent, puis de rééditer d'anciens titres (les ventes se font au titre d'ailleurs, avec un prix fixé comme une décôte du livre papier).
  • Le format adopté demeure majoritairement le ePub et le Pdf 
  • Le lancement d'offre a décollé à partir de 2009 et devraient se poursuivre dans le futur
  • les versions proposés demeurent semblables à la version papier, et ne sont donc pas enrichies (ajout de vidéo, de son, d'annexe, d'animation, d'applications...) ; une pratique encore surtout restreinte aux livres pratiques, touristiques et au scolaire.
  • Les publications exclusivement numériques portent quant à elles sur les nouveautés et, pour un tiers des répondants, sur des indisponibles.
  • Pour lutter contre le piratage, 71% des répondants utilise des DRM ou le Watermarking.
  • Le volume de vente demeure cependant encore faible, mais proportionnel à la taille de la maison d'édition
  • Les groupes privilégient les e-distributeurs tandis que les indépendants ont recours surtout aux plateformes d’intermédiation.
  • Les clients des maisons d'édition étant majoritairement Amazone, Apple, puis Kobo ou la Fnac. Google play ne semble pas décoller au niveau de ces titres. 
  • Les droits d’auteurs numériques sont négociés majoritairement en % du PPHT et en même temps que les droits papier.

Vous trouverez l'ensemble de ces conclusions et d'autres encore en ligne sur le site du cabinet.

jeudi 7 février 2013

libraries.pewinternet.org

Vous connaissez probablement le Centre de recherche sur l'internet et les modes de vie américain : Pew Research Center. Ce centre explore, entre autres, l'impact d'internet et des modifications d'usages qui s'en suivent sur les enfants, les familles, les communautés, les lieux de travail, les écoles, la qualité de vie ou l'engagement citoyen. Il est à l'origine de nombres de données et d'études qui nous permettent de suivre et d'abonder les modifications d'usages dans la société (américaine donc).

L'un des derniers travaux par exemple se penche sur la présence des Américains sur Facebook : 67% des Américains sont inscrits sur Facebook et parmi ces derniers, 61% pensent clore un jour ce compte. 20% des Américains qui utilisent internet mais pas Facebook disent avoir déjà eu un compte fermé depuis souvent parce qu'ils n'avaient pas le temps d'aller sur le réseau social (21%), sinon parce qu'ils estimaient qu'il ne s'y passait rien d'intéressant (10%), ou que leurs statuts de leurs contacts les énervait (9%). 8% estimaient y passer trop de temps.

Récemment, donc, le directeur de Pew Internet, Lee Rainie, a fait une intervention au cours du Congrès d'Hiver de l'ALA, notamment pour évoquer les derniers développements et conclusions de son centre autour des bibliothèques. Il y a quelques mois, en effet, le centre a ouvert un portail consacré aux bibliothèques, libraries.pewinternet.org, sur lequel il rassemble toutes les études concernant ou ayant un impact sur nos institutions. On y retrouve notamment des données sur les habitudes de lectures des américains (par communautés notamment ou pour les ados par exemple), les livres électroniques et les possesseurs de tablettes et de liseuses, la typologie des services à l'ère du numérique et leur utilisations par les usagers ou encore les communautés d'apprentissage. En fait, on pourrait rassembler ces études autour de trois grands thèmes : les contenus numériques, les services des bibliothèques et les segmentations d'usagers.

Au cours de son intervention, Lee Rainie a développé ces différents points (je reprends et traduis là un billet de David Lee king qui se fait l'écho de cette intervention) pour exposer les dernières conclusions :

1. contenu numérique

  • On lit beaucoup plus de livres numériques. 16% des américains de plus de 16 ans en 2011, 23% en 2012. Au cours de la même période, la lecture de livres imprimés décline de 72% en 2011 à 67% en 2012.
  • 40% des américains dispose d'un appareil de lecture numérique : 31% ont une tablette, 26% une liseuse
  • Les lecteurs de livres électroniques auraient moins de 50 ans, seraient allé à l'Université, sont plutôt aisés (50k+), et sont de gros lecteurs. Ils achètent leurs livres électroniques.
  • Près de la moitié des Américains disposent d'un smartphone.
  • L'an dernier, près de 5% des Américains de plus de 16 ans aurait emprunté des livres électroniques à la bibliothèque.
  • Les usagers d'ailleurs sont de mieux en mieux informé de l'existence de ce service (31% du public).
  • Cependant plus de la moitié de ces usagers, s'ils connaissent l'existence de ce service, ne savent pas s'il leur est adressé ou non (57%).
  • Les problèmes rencontrés dans les cas de prêts concernent :
    • une incompatibilité matérielle avec la liseuse
    • l'absence de liste de réservation
  • Plus de la moitié des usagers attend une aide et des conseils de la part des bibliothécaires à propos de ce service.

2. Services de bibliothèques et usagers

  • Les répondants adorent leurs bibliothèques, plus pour ce qu'elles font pour leur territoire que en ce qu'elles répondent à leurs besoins. 
    • 91% pensent que les bibliothèques sont importantes dans les communautés
    • 6% disent que les bibliothèques sont importantes pour eux et leur famille
    • Les usagers aiment les bibliothécaires.
  • Les bibliothèques sont reconnues comme espaces numériques (libraries have rebranded themselves as tech hubs)
    • 77% considèrent qu'un accès gratuit à un ordinateur et à internet est un service très important
  • Les répondants veulent tous pouvoir accéder aux mêmes services
    • Les Africain-Americains et les Latinos sont particulièrement enthousiastes à propos des services qui leurs sont proposés.
  •  Les répondants attendent une plus grande implication des bibliothécaires
    • S'impliquer dans les écoles, la lutte contre l'analphabétisme, proposer des espaces confortables, plus de services en ligne est une attente des usagers.
    • A propos des services en ligne, 42% des américains pensent qu'ils sont incontournables, 34% pensent que les bibliothèques devraient en proposer, soit 76% de répondants qui estiment que les bibliothèques devraient plus investir le web.
  • Les bibliothèques ont des problèmes / opportunités de relations publiques. 
  • Il est facile de déterminer des cibles pour élargir son public.
    • Il y a encore une large part de la population qui n'utilise tout simplement pas la bibliothèque ni ne lit de livre.

jeudi 3 janvier 2013

Premiers pas avec une liseuse Kobo

Attention long billet.

Apparemment comme beaucoup de personnes cette année, j’ai reçu une liseuse à Noël. Je me suis décidé sur le tard pour ajouter l'appareil dans la liste mais finalement, je ne le regrette pas.

1. De la tablette à la liseuse


  • La tablette

A la maison, nous disposons déjà d’une tablette Asus transformer que, finalement, nous utilisons peu. Elle appartient à mon compagnon et son usage, il y a dix-huit mois d’abord éclectique, se voit peu à peu restreint à des applications de jeux. Un peu comme pour l’iPad précédemment testé, nous avions téléchargé nombre d’applications culturelles, institutionnelles et des livres numériques mais finalement, l'usage effectif et réel n'est pas au rendez-vous et l'outil est loin d'avoir détrôné les autres appareils du foyer.

Finalement, nous n’utilisons pas vraiment internet à partir de ce support, mais probablement est-ce parce que nous sommes plus friands de nos ordinateurs personnels dont le fixe est quasiment constamment allumé.

J’ai lu quelques ouvrages sur la tablette mais je me rends compte au final que ce qui m’intéressait était plus le côté interactif et multimédia que la lecture elle-même. De fait, je ne vais pas spontanément vers la tablette comme je peux prendre un livre papier qui traine et lire dessus relève tout autant d’une décision prise consciemment que d’un plaisir naturel. Pour la lecture, donc, je n’y vois que deux avantages majeurs : l’interactivité (mais finalement, n’est-ce pas ce qui a restreint notre usage aux applications ludiques ?)  et la couleur des illustrations. Je ne sais pas si le rétro-éclairage me fatiguait plus, mais il est en tout cas certain que mes plages de lectures se sont avérées plus courtes sur la tablette qu’actuellement sur la liseuse.

Il m’est arrivé de lire sur mon smartphone également. A l’époque, je disposais d’un HTC Hero sur lequel j’avais téléchargé « L'Étrange Histoire de Benjamin Button »,de F. Scott Fitzgerald. Il me semblait qu’une nouvelle serait plus facile à lire et finalement, la lecture s’est faite aisément même si je n’ai pas poussé l’expérience plus loin. D’abord pour des questions de confort de lecture évidente (c’est finalement fatiguant de devoir changer régulièrement de page, en plus de la taille des caractères et du rétro-éclairage), ensuite pour des questions de tenue de batterie.

  • Choix du support

La liseuse, comme support, ne m’attirait pas plus que cela. Je n’avais pas franchement été convaincu par la lecture sur tablette et je me disais qu’il en serait de même pour une liseuse. Finalement, je me suis décidé. Par curiosité d’une part, parce que plusieurs personnes de mon entourage avaient fait le pas d’autre part et m’en avaient parlé en bien louant le confort de lecture. Enfin, parce que je souhaitais lire plusieurs titres que je savais numériques, tombés ou non dans le domaine public, et que je ne souhaitais pas les acquérir (ma bibliothèque personnelle répond à une logique de collections plutôt particulière). Une liseuse me permet assez étrangement de parcourir ces titres, ces ouvrages, de tester en quelque sorte.

Mon choix s’est donc finalement porté sur une Kobo Glo, notamment pour l’éclairage qui permet de ne pas trop s’abîmer les yeux le soir. Je ne souhaitais pas une Kindle, parce que les histoires d’effacement des titres m’avaient échaudé d’une part et d’autre part la politique de DRM d’Amazon m’est apparue assez rebutante. Je souhaitais lire plusieurs types de formats de fichiers. Je ne souhaitais pas non plus une liseuse à stylet comme c’est le cas de la Sony par exemple. Avec les tablettes, nous avons pris l’habitude de naviguer rapidement de manière tactile et il me semblait plus naturel de conserver ce geste avec la liseuse. Je ne voulais pas non plus de la Kobo Arc, qui est une autre tablette plus qu’une liseuse finalement, même si l’usage de la couleur m’attirait assez.


2. Découverte de la liseuse



  • Prise en main

La taille de l’appareil m’a d’abord surpris. Je n’avais pas encore eu de Kobo dans les mains et je m’attendais à ce que l’appareil soit plus grand. Cela m’a un peu dérouté, mais finalement ne gêne pas la lecture, voire permet une bonne prise en main et de glisser l’appareil aisément dans la poche de manteau.

La prise en main est ensuite relativement simple. Création du compte sur l’ordinateur, découverte des principales fonctionnalités. Je regrette cependant qu’il n’y ait pas de livret explicatif plus complet reprenant les diverses fonctionnalités de la liseuse dans la boîte qui ne fournit, initialement, que des explications techniques.

Premiers livres téléchargés donc, à partir de l’ordinateur connecté : « Quatre-vingt-treize » de Victor Hugo, « La Roue du Temps, t.1 » de Robert Jordan, « Les contes de Beedle le barde » de JK Rowling pour un unique achat, un manga pour voir ce que donne une bande dessinée et l’ouvrage « Le crime contre nature » de Gwenn Seemel qui propose un certain nombre d’illustrations afin de voir encore une fois comment la liseuse gère l’ensemble. De plus, je tenais à récupérer un titre chez un autre fournisseur que la Fnac dont le portail peut être abondant –quoique de nombreux titres ne sont encore accessibles qu’en anglais –mais il me semblait important de n’être pas prisonnier d’un seul fournisseur. Il faudra revenir d'ailleurs sur ce portail et sur la façon dont il propose les titres d'ouvrages par affinités, entre livres déjà téléchargés et succès de librairies.

Je suis déçu du traitement du manga : la liseuse affiche du page à page et, du coup, les cases et les phylactères sont vraiment petits, même si toujours lisible. J’aurais préféré un case à case plus simple. Il faudra que j’en télécharge d’autres afin de me faire une meilleure idée. Les illustrations du titre de Gwenn Seemel passent relativement bien. Ce n’est pas extraordinaire mais l’image rend bien, même si en noir et blanc ce qui ôte une dimension importante aux tableaux.

Pas non plus de téléchargement de magazines ni de journaux : le site indique que cette fonctionnalité n'est pas encore disponible et je n'ai pas fait l'effort d'en télécharger un gratuit quelque part.

J’ai commencé le Victor Hugo avec plaisir et délectation et j’avoue avoir été rapidement pris au jeu. La lecture est aisée, sans problème, et je suis rapidement resté plusieurs heures à parcourir la Bretagne révolutionnaire. Confort de lecture donc sans conteste.

  • Fonctionnalités de la liseuse

Ce n’est que dans un deuxième temps que j’ai découvert un certain nombre de fonctionnalités. Il faut commencer à fouiller la liseuse pour la bien prendre en main. Les titres les plus lus de sa bibliothèque personnelle apparaissent en mosaïque à l’écran de la liseuse. Cliquer sur le premier permet d’ouvrir le titre.

La liseuse permet de créer ses propres étagères virtuelles au sein des livres téléchargés, elle permet également de télécharger de simples extraits de livres numériques avant d’acheter l’ouvrage en question. Car si l’appareil se connecte à internet en wifi, ce n’est que pour synchroniser les titres téléchargés dans sa liseuse ou depuis son ordinateur ou pour acheter de nouveaux titres évidemment.

Dans les paramètres, on peut gérer son compte, la luminosité, la date et l’heure, la langue, la connexion wifi et accéder à de petits jeux (échecs, carnet de croquis, sudoku, navigateur internet basique).

  • Fonctionnalités sociales

Il est aussi possible de gérer son compte « Reading Life ». Cette option me laisse un peu dubitatif. Elle permet de gérer, nous dit-on, « l’évolution de votre lecture et de recevoir des récompenses Kobo ».

En gros, nous avons d’une part les statistiques de lectures (livres en cours, temps passé par livre, heures totales de lecture, temps restant par titre, pourcentage de la bibliothèque lu) et d’autre part des récompenses : un système semblable aux badges qu’on débloque sur Foursquare : on débloque ainsi des badges lorsqu’on se crée un compte Reading Life, se crée sa bibliothèque numérique, commence un nouveau livre, termine un livre, lit souvent le soir, lit depuis 2h, dans telle ou telle tranche horaire, utilise les fonctionnalités de notes, lie son compte Facebook etc.

Dubitatif donc car au côté ludique se joint un aspect intrusif peu appréciable même si, bien sûr, la collecte de ce genre de donnée n’est pas vraiment une nouvelle ni un nouveauté. C’est d’ailleurs en parcourant ces récompenses et celles à venir que j’ai découvert la fonctionnalité « afficher plus d’info » sur un titre de sa bibliothèque qui connecte l’ouvrage à sa fiche de résumé.

Enfin, la Fnac promet plus de fonctionnalités sociales qui mettent en avant les avis des lecteurs mais j'avoue n'avoir jamais vraiment été attiré par ce genre de choses et laisser plutôt cet aspect de côté.

  • Lecture numérique

Au cours de la lecture, j’ai apprécié l’ouverture de fenêtre pop-up pour les notes de bas-de-page ou le glossaire. C’est bien pratique, notamment dans le cadre d’un roman de fantaisie comme « La Roue du Temps » qui, selon la loi du genre, invente pléthore de vocabulaire pour faire plus exotique. Dans le cadre du glossaire, seules les premières lignes sont cependant affichées et il faut ensuite aller directement aux pages idoines pour lire l’intégralité de la définition mais la navigation et le retour dans la page lue sont plutôt aisés. Un bémol cependant, lorsqu’on referme une fenêtre pop-up, les caractères de la page apparaissent plus clairs, comme effacés. La fonctionnalité « dictionnaire » n’est pas toujours opérante ou alors c’est le vocabulaire de Victor Hugo qui échappe en partie aujourd’hui aux dictionnaires par défaut proposés.

D’une manière générale, la navigation dans un titre est plutôt intuitive. Une pression suffit pour changer de page et les zones tactiles sont également paramétrables (ce qui est bien pratique pour le gaucher que je suis).

J’aurais cependant aimé pouvoir revenir rapidement à une page précise. Par exemple, toujours dans le cadre d’un livre de fantaisie, revenir aisément à la carte du monde ou de la région sans avoir à passer par la table des matières, ce qui peut s’avérer fastidieux. Il y a bien une fonctionnalité pour corner une page mais je n’ai pas encore compris à quoi ni comment elle servait. Soit dit en passant, on peut zoomer sur les illustrations, ce qui est une très bonne chose pour mieux suivre la lecture des cartes.

J’ai réglé la taille des caractères également de façon à n’avoir pas trop de pages par chapitre. Je trouve cela vraiment pratique. De même que modifier l'intensité du rétro-éclairage est moins fatiguant que le paramétrage par défaut.


3. En résumé :

  • Ce qui est bien :
- La taille
- Le paramétrage facile
- Le confort de lecture
- Je n’en ai pas parlé encore mais la durée de la batterie (pas besoin de recharger l’appareil tous les soirs comme pour une tablette, un luxe !)
- Le multiformat, il ne faut pas le nier
- J’aime bien le côté ludique des badges à débloquer

  • A améliorer :
- Une présentation des fonctionnalités de lecture et de navigation plus complète
- L’affichage des notes qui efface les caractères de l’encre électronique
- J’aime moins le potentiel envoi des données personnelles aux éditeurs
- Le traitement des images et des bandes dessinées (à vérifier avec d’autres titres)
- J'ai eu quelques problèmes liés aux métadonnées des ouvrages : titre sans auteur, deux fichiers pour un autre titre (un fichier texte et un fichier image pour la couverture) mais ce n'est pas lié à la liseuse elle-même ni au compte Fnac.

L’ensemble est donc globalement positif pour le gros lecteur que je suis. Et le côté portable ne m’empêche pas d’emporter l’appareil partout avec moi, y compris dans les transports en commun, ce qui est un très bon point également.

Vous avez essayé ?



mardi 6 décembre 2011

Nouvelles lectures

Connaissez-vous "Nouvelles Lectures" ? Si ce n'est pas le cas, abonnez-vous à ce blog sous-titré Des solutions pour l'accès à l'écrit des personnes handicapées et proposé par le très intéressant Luc Maumet, responsable de la médiathèque Valentin Haüy, spécialisé dans les services en matière d'accès à l'écrit pour les publics empêchés.

L'association Valentin Haüy (prononcer A-U-I) lutte :

avec et pour les personnes déficientes visuelles pour la reconnaissance de leur droits, leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle, le développement de leur autonomie au quotidien, leur information et l'information du grand public sur la réalité du handicap visuel, les moyens de sa prévention et la nécessité de toujours faire évoluer le regard que la société, et parfois les personnes déficientes visuelles elles-mêmes, portent sur le handicap.

L’association est présente dans toute la France. Son siège est à Paris. Elle compte 85 comités régionaux et locaux et 8 établissements. Au passage, l’association Valentin Haüy et l’association Handicapzéro viennent d'organiser une journée d’information sur la façon d’interagir avec un écran tactile lorsqu’on est malvoyant ou aveugle le 3 décembre dernier à Paris.

Sur son blog, Luc Maumet parle du format DAISY, des offres numériques, des tablettes, de la peste des DRM (ici un liste des éditeurs sans DRM issue de Bibliosurf), de synthèse vocale sur iPhone et d'AlphaBib, le portail pour améliorer l'accueil des publics handicapés en bibliothèque porté par la BPI.

Dans l'un de ses récents billets, Luc Maumet nous présente une vidéo du Royal National Institut for the Blind (RNIB) l’intérêt des ebooks pour les personnes aveugles et malvoyantes. Une approche intéressante : peu technique mais sensible.



Une thématique à suivre, d'autant qu'on annonce prochainement (un à deux ans) la sortie detablettes à interfaces haptiques, simulant les textures et donc permettant de ressentir par le toucher ce qui est affiché à l'écran. Pour certains publics empêchés les applications possibles sont incroyables !


mercredi 21 septembre 2011

Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?

"Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?" est le titre d'un article paru cet été dans Mind Shift et proposé par .

L'auteur y explique que, si l'acte de lecture est un acte social -et nous avons toujours été amené à partager nos lectures, ce dernier se voit forcément touché par le développement du web social.

Le phénomène des recommandations en est un exemple fort : n'a-t-on pas vu en début d'année Amazon proposer une nouvelle fonctionnalité de "Public Notes", permettant à tout un chacun de partager avec le plus grand nombre les notes prises à la lecture d'un Kindle. Et si vous liez vos comptes Facebbok et Twitter, vous vous verrez suivre automatiquement l'ensemble des contacts que vous avez sur ces sites (ce qui peut s'avérer dérangeant quand même). Une fonctionnalité proposée aussi depuis cet été par Google qui propose quant à lui de partager les titres que vous lisez sur son propre réseau Google plus. Dans ces exemples, le partage est limité à l'utilisation d'une même plateforme, ou d'une même édition, mais d'autres réseaux libres, en ligne, existent et facilitent les échanges.

A dire vrai, les réseaux sociaux de lecture ne sont pas rares, mais il permettent l'émergence de nombreux groupes de lectures (ou clubs lectures) privés où les lecteurs partagent leurs impressions, écrivent des compte-rendus de lecture etc. notamment dans un contexte scolaire, parfois en temps réel pour des e-lecteurs suivant une même édition.

On pourra opposer, poursuit l'auteur, que les fonctionnalités sociales distraient l'usager de sa lecture, mais à l'inverse, elle affirme que ces éléments apportent de la profondeur et de la compréhension au texte, exactement comme peuvent le faire les clubs lecture, où les pairs nous aident à découvrir, appréhender des notions qui peuvent paraître ardu lorsqu'on lit seul.

mercredi 31 août 2011

Livre électronique contre livre papier


Une infographie trouvée sur le site spécialisé El club del ebook (cliquer sur le l'image) :


vendredi 25 février 2011

Le livre qui voulait être un jeu vidéo

Je suis franchement emballé par l'article d'Hubert Guillaud paru dans La Feuille à propos des éditions volumiques et d'Étienne Mineur : Le livre papier comme nouvelle plateforme de jeu.

Bien sûr, j'apprécie énormément les articles de ce blog qui sont toujours une source foisonnante de ressources et de réflexions. Mais ce dernier me plaît encore plus car j'aime l'idée des éditions volumiques de faire se rejoindre livre et technologie, non pas sous la forme d'un livre numérique homothétique ou non, mais bien en inversant le vecteur d'approche, et en essayant de réfléchir à la manière d'"introduire les usages et l'expérience utilisateur des médias numériques dans le livre papier".

Hubert explique ainsi cette démarche ainsi :

“Que deviendraient les livres si on y mettait tout ce qu’on a appris du monde des jeux ?” interroge Étienne Mineur, qui a longtemps travaillé dans le monde du jeu vidéo. Que serait un livre doté de capteurs qui réagirait comme nos consoles de jeux réagissent à la pression des boutons que nous actionnons ? Que serait un “Livre qui voudrait être un jeu vidéo” ? C’est tout l’intérêt du travail exploratoire que mènent les bricoleurs des éditions Volumiques. [...]
Les éditions volumiques ne font que du bricolage, explique Étienne Mineur. Elles hackent le papier et le livre pour créer des œuvres d’art.

Ainsi, le Livre qui voulait être un jeu vidéo propose des leds, des capteurs de pression, un Simon en tournant les pages, un jeu de Pong (de rythme en tournant les pages) etc... Le livre sait à quelle page je suis, où j'en suis, où je l'ai laissé... les créations sont toutes des prototypes, expérimentales, mais fonctionnent et sont pleins de promesses.

Il y a aussi tout un travail de complément entre le mobile les les livres, ou les quotidiens (voir notamment le travail avec Libération). Ou comment adapter des principes de GameDesign dans un contexte informationnel.

Je ne reviendrais pas sur l'ensemble des créations des éditions volumiques qui interrogent le livre, proposent des livres-jeux vidéos, des livres en temps limité, des livres sensibles, une BD qui se lit en profondeur... mais je vous engage vivement à jeter un œil sur ces productions stimulantes et passionnantes et regarder les vidéos des réalisations.

D'autres images sur le blog du WebDesign.

Liens :

mercredi 3 novembre 2010

Ebook in libraries manifesto

Vous avez probablement suivi les différents démêlés entre bibliothécaires et éditeurs outre-manche à propos des livres numériques. 2010 manifestement aura été l'année charnière sur ce sujet y compris en France avec les récentes discussions autour de la loi sur le prix unique du livre numérique... de la même façon que l'année précédente mettait en valeur Twitter et celle encore d'avant Facebook. Et oui, bloguer aujourd'hui paraît so 2005.

Quoiqu'il en soit, Steven harris revenant sur cet incident qui empêche tout prêt à distance de livre numérique, présente sur son blog Collections 2.0 un "Ebook in libraries manifesto" que je vous laisse découvrir :

Thus, I find that I must present this as my EBOOKS IN LIBRARIES MANIFESTO:

  1. The digital nature of ebooks offers great benefits that publishers and libraries should learn to exploit together.
  2. Clinging to practices that held sway in the physical book environment will be counterproductive to ebook uptake.
  3. Libraries will be as important to the uptake of ebook technology as marketing campaigns by publishers.
  4. Libraries must be allowed to distribute ebooks electronically to widely dispersed users.
  5. Libraries must be allowed to circulate an ebook to multiple users at a time.
  6. Authorized library users must be allowed to download an ebook to the device of their choosing, without being required to visit a physical library.
  7. Libraries are willing to implement some limit on the length of use of the downloaded ebook (DRM if you will). The library would not be giving away ownership of ebook files. Let the library select a limit that is best for its user population.
  8. Libraries are willing to adopt different pricing models for innovative digital services. Certainly, a multi-user ebook will be priced differently than a single print book. But the cost cannot be a factor of the total user population. Total actual use is a more realistic gauge of price. Libraries are willing pay more for heavily used materials. In turn, we would like to pay nothing for unused materials. Let us abandon “just in case” costs and focus on actual use. Digital makes that possible.
  9. Certainly, the copy-ability of ebooks could be a threat to publisher profits, but it is unlikely that such copying will be from library collections.
  10. Librarians are not pirates.

samedi 5 juin 2010

Un iPad enfin utile !

Trouvé sur le blog Déco une utilisation très utile de l'iPad dont on nous rabâche tant les oreilles depuis quelques semaines.

Pour tous les iPad sceptiques, et il y en a fort heureusement, et pour ceux qui se demanderaient tout simplement comment ranger leur nouveau gadget, le designer Dominic Wilcox nous propose cet accessoire fort utile baptisé iBookend

My idea this week is an accessory to transform the whizzbang iPad into a simple practical object that may be useful around the home, in this case a bookend.
 (...) The iPad will definitely be a success as an entertainment device, looking at photos, reading an e-magazine, watching a movie and visiting websites, but whether it will become a ‘useful’ thing is a bit of an unknown.

Transformer son iPad en serre-livre, il suffisait d'y penser.

Et pourquoi pas ?

jeudi 18 mars 2010

La TIB et la licence nationale

La TIB est la bibliothèque nationale allemande des sciences et des technique. Cette dernière et la bibliothèque nationale allemande de médecine viennent de signer le 11 mars dernier une licence nationale permettant à l'ensemble des établissement de recherche et d'enseignement supérieur allemand (universités, instituts, labos de recherche) d'accéder à la collection complète d'e-books Springer en chimie, médecine et sciences des matériaux. La Fondation Allemande pour la recherche (Deutsche Forschung Gemeinshaft)  a contribué au financement de cet accord.

La bibliothèque nationale allemande des sciences et des technique et la bibliothèque nationale allemande de médecine forment avec la bibliothèque nationale d'économie de Leibniz le réseaux de bibliothèques pour la documentation scientifiques. Ce réseau travaille sur des sujets comme l'accès plein texte aux articles scientifiques, les licences, les ressources non-textuelles, la conservation numérique ou l'open access. Leurs activités concernant les licences nationales sont organisées au sein d'un groupe de travail intitulé le Cooperative Office Goportis Licensing.

En Allemagne, les travaux concernant ce genre de licences nationales, donc concernant l'ensemble du territoire ne sont pas récents. La Fondation Allemande pour la Recherche publie d'ailleurs sur son propre site une liste des ressources disponibles par ce biais où l'on retrouve des bases bibliographiques, des bouquets de périodiques électroniques et plus précisément des archives numériques, des bases en texte intégral et des ouvrages de références. Ce genre de négociation n'existe pas en France. Ni le consortium COUPERIN en charge des négociations avec les éditeurs, ni même l'ABES ne peuvent et ne proposent de telles licences à ma connaissance. Je ne suis pas sûr que les mouvements visant à autonomiser les établissements d'enseignements supérieur facilitent d'ailleurs l'achat de ces licences mais elles pourraient permettre en tout cas d'uniformiser la diffusion des données de la Recherche en France.

source: TIB

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