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vendredi 7 novembre 2014

The Librarians - série télévisée

Dans un monde où se mêlent Magie et Réalité, une ancienne organisation a fait le vœu de défendre l'humanité contre un Mal indescriptible. Ses membres sont... la Légion Légendaire... La Société des... Les Gardiens de la Ga... bon ok, ses membres sont des bibliothécaires. (cliquez sur l'image pour voir la vidéo).

La série évoque une organisation secrète plurimillénaire, cachée sous les locaux de la bibliothèque publique de New York depuis la chute d'Alexandrie (enfin au moins depuis la construction du bâtiment en 1890, entre temps, on ne sait pas), dédiée à la protection d'une réalité magique. Ses membres résolvent des mystères, se battent contre des menaces surnaturelles et partent en quête de puissants artefacts un peu partout dans le monde : réels (l'original de la Joconde, le cheval de Troie), religieux (l'Arche d'Alliance, un fruit défendu du Paradis...), magiques (Excalibur, la pierre philosophale, l'oie aux œufs d'or...) ou fictifs (la Nautilus de Jules Verne, la machine à remonter le temps de Wells...). Oui, vous avez raison, il y a là un petit air d'Indiana Jones mais c'est justement l'intérêt de cette vision américaine -télévisée- du métier de bibliothécaire qui ne restreint aucunement l'information au seul support papier et imagine un métier tout en poursuites et en combats.

Rien à voir avec l'autre série télévisée, une comédie intitulée elle-aussi The Librarians (les producteurs ont une imagination folle), parue en 2007 en Australie et qui a tout de même duré trois saisons. Elle mettait en scène les aventures d'une directrice de bibliothèque raciste et bigote (catholique ! dans ce pays protestant) qui se voit un jour obligée d'embaucher son ancienne meilleure amie, aujourd'hui dealeuse de drogue, comme responsable de la section jeunesse. 

À dire vrai, cette nouvelle série américaine cette fois se veut une suite à la trilogie The Librarian (2004), dont elle reprend le nom en le mettant au pluriel, traduite en français sous le titre "Les aventures de Flynn Carson", mettant en scène Flynn Carson, donc, un bibliothécaire embauché à la bibliothèque de New York et qui découvre cet aspect disons particulier du back-office. On verra d'ailleurs l'acteur Noah Wyle, de manière épisodique dans la série télévisée. 

La nouvelle équipe verra les efforts conjugués d'une agent du contre-terrorisme, d'un spécialiste de l'histoire de l'art avec un QI de 190, d'un génie en technologie et d'une jeune fille ayant des hallucinations sensorielles la renseignant sur la mémoire d'un lieu. Tout à fait le reflet moyen de professionnels des bibliothèques.

Rappelons-le, les bibliothécaires ont une longue tradition de combat  pour ou contre le surnaturel. On pense évidemment immédiatement à Rupert Giles, le bibliothécaire scolaire de la série Buffy contre les vampires, mais on peut citer également le héros de comics Rex Libris, ou encorele pauvre Alcatraz Smedry qui doit cette fois se battre contre de méchants bibliothécaires dans la série de littérature jeunesse éponyme.

Souvenez-vous :

La série télévisée The Librarians doit faire ses début aux États-Unis le sept décembre prochain pour dix premiers épisodes.

mardi 4 février 2014

images du bibliothécaire

Qui n'a pas entendu ce genre de réponse alors qu'il venait de préciser qu'il préparait le concours de bibliothécaire ? J'ai moi-même expérimenté certaines de ces exclamations, du genre :

  • "ah bon, il faut un concours ? mais, genre, difficile ? Il faut étudier pour ça ?" (et je suis pas le seul, loin de là) non, non, il y a un distributeur automatique de diplôme à l'entrée de l'enssib. C'est bien pratique d'ailleurs.
  • "Oh bah tu passes ton temps à lire alors, c'est cool" variante "tu sais plein de choses !" et oui, un forgeron forge, un prof enseigne, un informaticien code et donc un bibliothécaire lit. C'est comme ça, ça va avec le personnage. Le corolaire, c'est que le bibliothécaire est forcément quelqu'un de cultivé donc il attire le respect (même si c'est un planqué).
  • "ah oui ? Bah moi je lis pas et de toute façon, avec Google..." On m'a vraiment demandé à quoi servaient les bibliothèques à l'ère de Google (*sob*) parce qu'évidemment les gens ont tous une utilisation instinctive du moteur de recherche, évidemment tout le monde a accès à internet, évidemment il n'existe aucune main-mise de logiciels propriétaires, aucun arbitrage à mener, évidemment, les bibliothèques ne jouent aucun rôle dans la transmission de la mémoire collective, dans la mise à disposition gratuite de collections textuelles et non-textuelles, dans l'ouverture d'espaces publics, de rencontre, de construction, d'affirmation de soi en tant qu'individu comme en tant que citoyen...
  • "ah mais depuis quand il y a des jeux vidéos en bibliothèque ?" variante aussi entendue "je comprends pas, les tablettes, c'est pour quoi faire ? Vous prêtez pas des livres en fait ?" Si, si, uniquement de vieux livres trouvés dans une brocante et qu'on saupoudre de poussière tous les matins histoire de renforcer le côté usé, le but étant d'éviter autant que faire ce peut d'avoir des usagers qui pourraient venir déranger le beau classement que nous mettons un soin maniaque à choyer.

J'imagine que vous en avez entendu de belles également. Ce fut tout pour moi, en quelques années, mais quand même. Il est parfois étrange parfois de considérer combien notre profession demeure mal connue malgré tous les efforts déployés, et malgré la prise réussie du virage numérique.

Une considération qui dépasse évidemment les frontières puisque nos collègues sont tout autant confrontés aux représentations types des bibliothécaires, comme le souligne cette géniale présentation de Sarah Houghton, directrice de la bibliothèque publique de San Raphael aux États-Unis et célèbre blogueuse sous le pseudo de Librarian in black, à l'occasion de la Nerd Nite San Franciscoen décembre dernier. Elle évoque les animations, les imprimantes 3D, les contenus numériques, la lutte contre la censure, contre les DRM, mais aussi les beaux mecs, la masturbation ou les chats...

il faut dire que l'image que nous renvoie la représentation populaire n'est certes pas toujours des plus dynamiques. Nous avons le choix entre la vieille femme aigrie à chignon et lunettes à écailles et la jeune pin up sexy qui ne tient ouvert un livre que pour mieux faire semblant de cacher sa poitrine opulente. Évidemment, la bibliothécaire ne saurait être un homme. You don't look like a librarian s'était fait le spécialiste de ce genre de collecte. Pourquoi d'ailleurs toujours représenter ce professionnel comme un personnage aigri et méchant ? Je suppose que c'est lié à l'aspect non passeur mais bien gardien du Savoir. Un gardien se doit d'être inflexible, sévère, intransigeant.

D'autant que finalement, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort...

mardi 16 avril 2013

Six compétences incontournables sur les médias sociaux

Début mars, sur ParisTech Review est paru un article intéressant sur les six compétences incontournable que "tout dirigeant doit maîtriser" sur les médias sociaux.

Publié initialement dans le McKinsey Quarterly par les dirigeants de General Electrics et partant du principe que la maîtrise des médias sociaux organisationnels procure un avantage concurrentiel non négligeable, les auteurs de l'article propose une série de six compétences clefs aujourd'hui que devraient acquérir tout responsable d'entreprise, pour nous responsable d'équipement et de projets. Cette liste a notamment émergés d'entretiens avec plusieurs responsables et cadres de l'entreprise au cours desquels ces derniers "ont décrit une vaste palette d’efforts visant à renforcer les compétences personnelles, expérimenter des techniques, investir dans de nouveaux outils, développer la participation des employés et enfin remanier les structures organisationnelles et leur gouvernance afin de mieux saisir des opportunités sociales émergentes".

D'après ce graphique, donc, le responsable se doit de savoir créer du contenu attrayant (producteur), exploiter la dynamique de diffusion (distributeur) et bien gérer le trop plein de communication de façon à faire sens (destinataire). Vis à vis de leurs agents, ils doivent savoir mettre en œuvre la stratégie appropriée (conseiller et maître d’œuvre), mettre en œuvre une infrastructure organisationnelle et technique adaptée à leur structure (architecte) et savoir repérer les tendances et les innovations qui lui permettront de prendre l'avantage (analyste).

vendredi 1 mars 2013

International Hug a librarian Day

  Et oui, selon mes réseaux de veille et notamment le IFLA New Professionals Special Interest Group, le 1er mars est décrété (par qui ? pour quoi ?): "International Hug-a-librarian Day" : la journée du câlin à son bibliothécaire. Il y a un groupe Facebook et un mot-dièse spécifique sur twitter (avec des photos de câlins). Ceci dit, les réactions des bibliothécaires ne semblent finalement pas si enthousiastes que cela.

Je note quand même que cette journée est censée souligner le soutien de la population envers ses bibliothécaires et non à l'institution bibliothèque, ce qui est déjà pas mal comme reconnaissance professionnelle.

Cette forme de promotion des bibliothèques n'est pas une initiative isolée, et si cette journée "internationale" n'est proposée par aucune organisation ou institution officielle, elle s'inscrit dans un ensemble d'événements récurrents qui font florès dans le monde anglo-saxon. Elle participe de ce qu'ils appellent l'advocacy des bibliothèque, une forme de promotion, valorisation et lobby. 

Voici, rapidement compilées, des exemples de ces journées de promotion du métier :

1. Journées nationales

Au Royaume-Uni :

Aux États-Unis, l'ALA propose des événements toute l'année avec notamment :

C'est aussi en octobre que la CLA, association des bibliothécaires canadiens, a décrété le National Library Month

En Inde, le National Librarians’ Day est fixé au 12 août, en souvenir du Professeur Padmashree Dr S R Ranganathan (1892-1972).

Aux Philippines, en 2012, le "International Special Librarian’s Day" était proposé le 13 avril.

Sinon, j'ai trouvé un Library lovers Day le 14 février (of course) mais je ne sais pas à quoi il se rattache.


2. Journées internationales

D'un point de vue international, donc, on trouve notamment sur le site des Nations-Unies ou sur Wikipédia (en revanche rien sur celui de l'IFLA) : 

  • 12 mars : journée mondiale contre la censure sur Internet
  • 23 avril : Journée mondiale du livre et du droit d'auteur (ONU)
  • (23 juin : jour mondial pour les services publics et les fonctionnaires)
  • 8 septembre : Journée internationale de la littéracie

Auxquels on peut ajouter :

Alors, un petit câlin ?

jeudi 17 janvier 2013

Bibliothécaire : quelles fonctions ?

Dans l'un de ses derniers billets intitulé "When is a librarian not a librarian", Ian Clark, co-auteur du site collaboratif Voices for the library qui lutte contre les fermetures de bibliothèques au Royaume-Uni, revient sur les évolutions des fonctions de bibliothécaire. 

À partir de son parcours personnel où, diplômé récemment d'un master en Sciences de l'information, il affirme n'être pas tenté par une activité "classique" de bibliothécaire mais plutôt par un poste autour de la liberté de l'information (responsable open access par exemple), il s'est penché sur ce qu'on pouvait trouver aujourd'hui comme fonctions pour ce qu'il appelle un "bibliothécaire ne travaillant pas en bibliothèque".

C'est une notion un peu difficile à transposer chez nous puisque nous n'avons pas les mêmes acceptions derrière les attributions de bibliothécaire, non pas tant en ce qui concerne le métier lui-même qu'autour de fonctions annexes que nous qualifierions plus de fonctions de documentaliste. Un professeur documentaliste, travaillant dans un CDI, chez nous, prendrait dans le monde anglo-saxon le titre de bibliothécaire, plus exactement de school librarian

Il n'empêche, la liste ébauchée a partir de retour de collègues en poste, est déjà intéressante. J'essaie de la regrouper dans des catégories qui nous sont déjà plus familières :

1. Des fonctions de documentaliste

  • Chargé de veille [Information specialist]
  • Responsable circuit de l'information [Data and Information Process Officer]
  • Responsable Système de gestion de la connaissance [Knowledge Management Systems Manager]
  • Gestionnaire de contenu [Global portal content manager]
  • Gestionnaire de données numériques [Computerised Records Trainer]
  • Ingénieur documentaliste [Information specialist (work with R&D - patent searching, competitive intelligence,  knowledge management, records retention)]
  • Record Manager
  • Documentaliste audiovisuel [Film Researcher at the BBC]

2. Des fonctions archivistiques

  • Généalogiste [Genealogist]

3. Des fonctions nouvelles en bibliothèques

  • Gestionnaire d'information en ligne [Online Information Manager]
  • Spécialiste de la Recherche [Research specialist]
  • Analyste projet [Project Analyst (for a library based project)]
  • Recherche d'information pour gérer sa carrière [Information Specialist (careers service)]
  • Chargé de mission autour de la liberté de l'information [Freedom of Information Officer]
  • Chargé de mission Qualité ? (travail sur des données probantes, concrètes) [Evidence Advisor]
  • Animateur de communauté [Communications and Social Media Officer]
  • Responsable du développement de contenus [Content Development Officer, Library & Archival Services]

Ce sont donc effectivement ces dernières qui nous intéressent plus directement. On peut les regrouper derrière l'apparition de fonctions nouvelles liées à la gestion de contenu en ligne (depuis la production à la conservation, en passant par l'animation de communauté), à la gestion qualité qui, même si c'est lié au service public, demeure une notion relativement récente dans le monde des bibliothèques, au travail en lien à des communautés particulières (ici les Chercheurs ou les personnes en recherche d'emploi). Il me semble en effet assister à un renouvellement de l'intérêt porté aux Chercheurs en tant que public spécifique : à l'université de Versailles Saint-Quentin, par exemple, le SCD s'appelle Direction des bibliothèques et de l'information scientifique et technique (DBIST) et des fonctions sont ainsi orientées "services numériques aux chercheurs". Parmi les fonctions qui émergent ces dernières années, on voit des postes autour de la valorisation du contenu et de la communication également, quel que soit le support.

Et vous qu'auriez-vous ajouté à cette liste ?

jeudi 4 octobre 2012

L'homme qui ouvre sa bibliothèque au public

A Manille, un homme a tenté d'ouvrir sa bibliothèque au public. Hernando Guanlo est un tel passionné de lecture qu'il a spontanément installé sa bibliothèque personnelle, relativement conséquente, sur le trottoir devant chez pour, dit-il, développer la joie de lire au sein de sa communauté.

Son fonctionnement est très simple : les passants peuvent prendre autant de livres qu'ils souhaitent pour la durée qu'ils veulent, même de façon permanente. "La seule règle, est qu'il n'y a pas de règle". On pourrait croire que l'initiative allait être vite prise de court, faute de titres à proposer mais c'est en fait tout le contraire qui s'est produit et, depuis douze ans que l'initiative perdure, la collection n'a eu de cesse de croître, grâce aux dons des usagers.

"It seems to me that the books are speaking to me. That's why it multiplies like that," he says with a smile. "The books are telling me they want to be read… they want to be passed around."

Au début, en 2000, Hernando ne proposait qu'une centaine de titre issus de sa collection personnelle et d'autres hérités de ses parents. Ce sont eux, d'ailleurs, qui lui auraient transmis ce plaisir de lire et c'est suite à leur décès qu'il a eut envie de partager cette passion, pour honorer leur mémoire. L'idée était simplement partager ces lectures, de voir si les gens allaient s'en emparer, les emprunter. Non seulement ce fut le cas, mais en plus ils les rendaient avec de nouveaux titres qu'il convenait ensuite d'ajouter à la collection.

Aujourd'hui, notre homme ne sait pas de combien de titre il dispose exactement. Les exemplaires sont partout, dans les pièces, le salon, le garage, tout autour des murs. 

Un modèle qui fonctionne bien aux Philippines notamment où les habitants ont un accès limités aux livres et à la lecture à cause du faible maillage des bibliothèques publiques et des prix élevés des ouvrages.

Du coup, notre bibliothécaire local est allé plus loin et pars désormais à la rencontre des communautés les plus défavorisées à bord de son "Book Bike" sur lequel il entasse des piles de livres à distribuer et encourage l'ouverture d'autres bibliothèques citoyennes en dehors de Manille.

Hernando explique sa démarche de la façon suivante :

"You don't do justice to these books if you put them in a cabinet or a box," he says.

"A book should be used and reused. It has life, it has a message.

"As a book caretaker, you become a full man."

lundi 18 juin 2012

Jamais sans mon comic book

Vous vous souvenez peut-être du Zombie guide to the library, un guide du lecteur proposé par la bibliothèque du McPherson College aux États-Unis sous la forme d'une bande dessinée au cours de laquelle, deux jeunes étudiants se réfugiaient dans une bibliothèque pour échapper à des hordes de zombies. Là, ils découvraient les différentes ressources que pouvait leur proposer la bibliothèque pour se battre et vaincre les revenants.

La bande dessinée est proposée le dessinateur de webcomics et ancien bibliothécaire C. Michaël Hall, sur un scénario d'un autre collègue enseignant à la Emporia State University, Matt Upson et avec les couleurs de Dustin Evans

Les trois amis ne se sont pas arrêtés là puisqu'ils nous ont proposé depuis deux autres bandes dessinées sur le même principe. Si la première se déroulait dans les locaux d'une bibliothèque universitaire, la seconde se déroule cette fois dans ceux d'une bibliothèque municipale(la bibliothèque Wilton, dans le Connecticut) et voit les protagonistes se battre contre une horde de monstres tous sortis de livres plus effrayants les uns que les autres (pour un peu on se croirait dans Richard au Pays des Livres Magiques). Et voilà nos héros aux prises avec le Fantôme de l'Opéra, Frankenstein ou le terrifiant Dracula.

Heureusement, la bibliothécaire est là...

  Encore une fois, outre l'ingénieux mélange entre la bande dessinée et les informations pour le lecteur, doublée en fin de volumes d'explications sur le système de classement ou les opérateurs booléens, ce qui rend le volume intéressant et amusant demeure le côté décalé, les références discrètes qui dénoncent les professionnels derrière le projet sans pour autant se prendre au sérieux (les pauvres moniteurs se font bouffer par les zombies dans la première histoire).

Alors, on aura compris les bibliothèques ne sont peut-être pas des havres de paix mais elles ont les ressources idéales pour affronter les aléas qu'on peut rencontrer dans la vie. D'où question pas moins idéale : Comment devient-on bibliothécaire ? Et c'est là tout l'objet du troisième et dernier opus (pour l'instant) de la série : Supreme Librarians in Metaspace. Le titre n'est pas complètement anodin puisque les initiales forment l'acronyme SLIM qui est aussi celui de l'école de bibliothécaire représentée : l'école de gestion en sciences de l'information et des bibliothèques (School of library and information management) de l'Université d'État d'Emporia.

Il s'agit donc dans ce dernier opus de mettre en valeur les différentes activités et facettes du métier de bibliothécaire, toujours d'une manière drôle et décalée. Avec l'espoir que cette ressource créera des vocations ou, au minimum, permettra de changer la représentation que les usagers ont de leurs bibliothécaires.

A travers un voyage spatio-temporel à la Scrooge, on part à la rencontre des bibliothécaires d'Alexandrie, arabes, de Dewey, d'un vieux bibliobus (on n'est pas loin du bus magique) avec des chats et une bibliothécaire percée et tatouée (parce que bon, les chignons ça va un temps)... pas de numérique, mais comme le dit l'un des protagonistes, c'est à chacun de créer le futur des bibliothèques.

Quoiqu'il en soit, par leur côté décalé et amusant, ces comics forment assurément un moyen de communication efficace, vous ne trouvez pas ?

mercredi 23 mai 2012

Un jour à la bibliothèque

Le projet "Un jour à la bibliothèque" (Library Day in the Life Project) est un événement biannuel conduit par une collègue américaine Bobbi Newman. Cette dernière est également à l'origine d'autres projets dont j'ai déjà fait écho ici comme des travaux sur la translittéracie, le tumblr sur l'image des bibliothécaires "this is what a librarian looks like" ou encore le blog Librarian by Day.

Bobbi is dedicated to helping libraries find their place in the digital age. She is passionate about 21st century literacies and the role of all libraries in equal access and opportunity for all. Her professional interests include digital and technology based services, the digital divide, and improving existing services through expanding traditional methods, while creating innovative new practices.

Dans ce dernier projet donc, deux fois par an, des bibliothécaires au sens large du terme racontent une journée de leur vie professionnelle à travers des billets de blogs, des photos, des vidéos, des tweets (notamment via le hashtag #libday8 pour la huitième session)... Il ne s'agit pas uniquement de collègues américains : toute personne travaillant de près ou de loin dans une bibliothèque est ainsi amenée à participer et décrire, à sa façon, comment se déroule une de ses journées. Il suffit ensuite de remplir un tableau dans le wiki du projet et de proposer le lien vers sa propre participation.On ne le voit pas sur cette copie d'écran, mais il y a encore une colonne supplémentaire redirigeant directement vers les posts liés au projet.

Le projet a démarré à la mi-juillet 2008 et a donc entamé en janvier sa huitième édition, mais si on trouve plusieurs contributions non américaines, il n'y en a aucune française. Je trouverais intéressant de changer cela, que les collègues racontent un peu leur quotidien et ce pourrait même faire l'objet d'un projet coordonné par l'ABF, pour l'image de la profession. 

Alors, dites, pour vous c'est quoi : "un jour à la bibliothèque" ?

jeudi 16 février 2012

Les bibliothécaires qui veulent contrôler le monde

Les bibliothécaires qui veulent sauver le monde, c'est bien gentil mais c'est forcément moins amusant que ceux qui veulent non pas le détruire, plutôt le contrôler.

En terme de recherche d'image et de représentations, ce n'est vraiment pas simple à trouver, d'autant que la frontière finalement est mince entre ces bibliothécaires vraiment méchants et ceux "simplement" effrayants dont la représentation s'est vue décrite et listée sur le site tvtropes (et là, les représentations de bibliothécaires sexy -ou sexies), une représentation qu'il distingue d'ailleurs des personnages amoureux des livres et de la lecture sans être pour autant bibliothécaires...

Néanmoins, je propose la liste d'items suivants. Si vous avez d'autres idées ou des correctifs, n'hésitez pas.

Romans :

  • Les bibliothécaires du monde d'Alcatraz de Brandon Sanderson : Dans ce roman pour la jeunesse, les bibliothécaires forment une espèce de secte contrôlant le monde et l'ensemble des connaissances admises pour lui cacher l'existence d'un autre continent.
  • Jorge de Burgos, le vieux bibliothécaire aveugle du Nom de de la Rose qui veille sur un enfer.  

  • Ardelia Lortz dans The Library Policeman (1990) de Stephen King : Un bibliothécaire démoniaque sort de l'Enfer pour se venger du non-retour de livres à la bibliothèque. (Stephen King semble plutôt friand de ces bibliothécaires méchants)

Films :

  • Chainsaw Sally (2004), un film gore qui prend comme meurtrier une jeune bibliothécaire psychopathe tuant les usagers qui font trop de bruit ou qui épellent mal les titres des ouvrages.

BD :

  • DansLunch Lady and the League of Librarians, un groupe de bibliothécaires veulent détruire la dernière console à la mode car ils trouvent que les enfants jouent trop aux jeux vidéos et pas assez aux livres !


  • Kamo Tharnn le Possesseur, un des gardiens de l'Univers de l'écurie Marvel, a créé une gigantesque bibliothèque sur une planète pour compiler l'ensemble des savoirs de l'Univers et accueillait les universitaires pour qu'ils puissent y mener leurs recherches jusqu'au jour où il fut pris d'une crise de paranoïa, en tua un, envoya les autres dans un vortex et sombra dans la folie.

  • Stanislaus Johns (New Earth) : un ancien biblitohécaire devenu fou à la mort de sa mère (de vieillesse). Il s'est mis en entendre des voix d'outre-tombe, s'est fait virer pour avoir rangé les ouvrages selon une version "modernisée" de la CDD (vous vous rendez compte !) et commenca a réorganiser les corps enterrés dans le cimetière de Gotham City en les exhumant, puis en tuant lui-même les citoyens, pour donner à tout cela un peu plus de logique à travers sa "bibliothèque des âmes".

  • John K. The Librarian : un bibliothécaire qui se révèle être aussi un propriétaire abusif qui profite de ses locataires et adepte de vaudou, espérant faire de sa collègue sa prochaine victime.

Jeux :

  • Zexion le conspirateur ténébreux. L'un des six membres fondateurs du XIIIe ordre, dans le jeux Kingdom Hearts.

  • Sarpedon et Ahriman, qui font partie de la caste des librarians, dans le jeu Warhammer. Les bibliothécaires forment une caste à part dans les légions ultramarines du jeu, pouvant faire montre de pouvoirs télépathiques et ayant pour rôle de chroniquer les combats. Si j'ai bien compris, Sarpedon, Maître du Chapitre des buveurs d'âme, appartenait à un groupe de traitres et avait le pouvoir de provoquer sa peur la plus intime à l'un de ses ennemis tandis que Ahriman aux Mille Enfants était un sorcier chaotique cherchant à rassembler le plus d'artefacts possibles. Il tire sont nom de la possession mentale d'une légion entière, les transformant en automates décérébrés.
  • [ajout du 4 juin 2012]
  • Le jeu de tir à la première personne, Metro 2033, propose de se battre contre des monstres très puissants et nommés bibliothécaires, du simple fait de leur habitat dans la "Moscow State Library" (qui l'eut cru ?). Ils ne bougent pas vraiment, ressemble à des zombies, et frappent tout ce qu'ils considèrent comme des menaces jusqu'à la mort.



jeudi 2 février 2012

Ces bibliothécaires qui sauvent le monde

Je suis tombé récemment sur cet article listant pas moins de 20 bibliothécaires ayant sauvé le monde. Il s'agit de fiction bien sûr, mais je suis sûr qu'on pourrait entamer une liste de ce genre avec des noms plus célèbres (dont vous ignoriez probablement que certains étaient bibliothécaires).

Une liste donc de héros bibliothécaires, dans le sens de personnages principaux ou d'importance que je reprends dans l'ensemble mais agrémente et complète un peu. Notons donc :

I - Dans les romans :

1. Le bibliothécaire anthropomorphe du Disque-Monde de Terry Pratchett. Un bibliothécaire universitaire qui ne s'exprime qu'à force de ook et de eek et qui a détruit systématiquement toute référence à son ancienne apparence humaine.

2. Le chat du Cheshire
dans la série des aventures de Thursday Next, par Jasper Fforde. Il est le gardien de la Grande Bibliothèque du Monde des Livres.


3. Liraël
, dans l'ouvrage éponyme de Garth Nix. Une jeune adolescente qui fait des recherches à la bibliothèque quand elle libère accidentellement une créature magique très puissante qu'elle devra vaincre notamment avec l'épée du bibliothécaire en Chef (on y revient).



4. Margarita Staples
et les autres bibliothécaires du roman Un Lun Dun (non traduit) de China Mieville. L'histoire se déroule dans un Londres alternatif où mènent toutes les étagères de livres et où les bibliothécaires de l'Extrême risquent continuellement leur vie.



5. Le bibliothécaire virtuel qui apparaît dans Le samouraï virtuel (Snow Crash) de Neil Stevenson. Even though he's just a piece of software, he has reason to be cheerful; he can move through the nearly infinite stacks of information in the Library with the agility of a spider dancing across a vast web of cross-references.

II - Dans les BD et comics américains :

1. Rex Libris, du comics éponyme plusieurs fois cité dans ce blog. Responsable de la bibliothèque publique de Middleton, grand pourfendeurs de zombies, improbables extra-terrestres et d'usagers recalcitrants. Il ne rend compte qu'au Dieu Thot lui-même. With fists of steel and mind as sharp as a tack, Rex is a true guardian of knowledge, foe of the foolish, defender of the Dewey Decimal System, and the best hope for the future of civilization.


2. Iku Kasahara, la bibliothécaire combattante de la série Library War (romans et mangas) (voir aussi) qui se bat pour la liberté d'expression et contre l'amour qu'elle porte à son supérieur.


3. Barbara Gordon, la première Batgirl et la fille du commissaire Gordon, était aussi bibliothécaire à Gotham City. Depuis, ses pouvoirs se sont tournés entièrement vers le numérique et elle est devenu la célèbre Oracle.



On pourrait citer aussi la mère de superman, bibliothécaire et archiviste sur Krypton, une certaine Luna Moth, super-héroïne et bibliothécaire à la NYPL comme Elijah Bradley, aussi connu sous le nom de The Patriot, au sein des Jeunes Vengeurs.

Évoquons également Karma, chez les X-men, membre des Nouveaux mutants et accessoirement bibliothécaire à la BU de Chicago, puis à l'institut de Charles Xavier. (pour une liste complète de superhéros bibliothécaires, voir cette page et cette vidéo).



4. Dans le Sandman de Neil Gayman, on peut citer Lucien, le bibliothécaire de la Bibliothèque des Rêves, qui contient tous les livres écrits et tous ceux rêvés.



5. Dans BookHunter de Jason Shiga, l'inspecteur Bay, agent spécial de la Police des Bibliothèques, chargé d'une enquête à la bibliothèque publique d'Oakland doit récupérer les livres que d'indélicats emprunteurs refuseraient de rendre, ou partir à la recherche de précieux ouvrages volés.



III - Parmi les films et téléfilms :

1. Gilles, de la fameuse série Buffy contre les vampires, est un professeur-documentaliste au Lycée de Sunnydale, comme nous dirions de ce côté de l'atlantique, mais bibliothécaire scolaire  aux Etats-Unis.



2. Flynn Carson, des téléfilms du même nom qui emmène le héros à la recherches d'objets mythiques disparus (la Lance sacrée, le trésor du Roi Salomon...)
3. Evelyn Carnahan dans La Momie et Le retour de la Momie. Elle est censée être bibliothécaire et chercher le Livre des Morts, si je me souviens bien, avant de se retrouver à se battre contre une momie au milieu de nulle part.



4. Zoe Heriot dans la série Doctor Who est bibliothécaire quand elle rencontre le fameux Dr. et est connue pour son incroyable facilité à retenir les informations et en disposer.


IV - Dans les dessins animés :

1. Yomiko Readman, de la série Read or Die est une jeune femme obsédée par les livres et la lecture, mais surtout un agent secret sous le nom de code "The Paper" travaillant pour une section secrète de la British Library .

Bon allez, la prochaine fois on regarde les bibliothécaires méchants. Ce sera plus amusant :)

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