Vagabondages

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lundi 16 janvier 2012

Détournements de logo

Amusante initiative de la bibliothèque municipale de Milwaukee qui, pour inciter ses usagers à lire a repris et détourné les logos des principaux sites de médias et réseaux sociaux.

En détournant, ou imitant ces logos célèbres, l'institution montre que lire un livre ou se rendre à la bibliothèque peut tout autant être moderne et amusant. Une méthode publicitaire disruptive qui a fait ses preuves.Quoiqu'il en soit, cette campagne fait le buzz et touche directement un cœur de cible qui n'est pas restreint aux seuls ados et jeunes adultes comme on pourrait le croire, l'utilisateur moyen de Facebook se révélant plutôt une femme autour de 30-35 ans.

mardi 13 décembre 2011

Le Prix international de marketing des bibliothèques

Vous le savez probablement, mais l'association internationale IFLA est organisée en multiples sections, actuellement 43 pour être précis, mais le chiffre évolue en fonction des adhérents et centres d'intérêts, et groupes d'intérêts spéciaux rattachés aux sections. 

1. La Section Management et Marketing de l'IFLA

Parmi elles, la 34e section s'intitule "Management and Marketing Section". Ouverte en 1997, elle connaît depuis un intérêt certain de la part des professionnels. Dans cette section officient quelques francophones comme un certain Silvère Mercier ou le président de l'AIFBD, Réjean Savard. Une page Facebook vient récemment d'ouvrir pour accompagner la promotion justement de cette section et une liste de diffusion accompagne les échanges entre les membres.

Si vous êtes intéressés par des questions autour de l'Innovation, c'est plutôt dans cette section qu'il faudra chercher des expériences étrangères.

Enfin, vous trouverez sur le site de l'IFLA des informations concernant les publications du groupe et sur le site de l'AIFBD les communications proposées lors des conférences de l'IFLA, en langue originale et traduites. D'abord, puisque j'évoque la traduction, n'hésitez pas à vous proposer pour traduire des communications qui vous intéresseraient. La liste de ces communications est vraiment importante et très intéressante, et vu la quantité de thématiques rencontrées, je doute que vous n'y trouviez aucun intérêt.

2. Le prix international de marketing

Voilà dix ans donc que cette Section Management et Marketing de l’IFLA lance son concours annuel pour le prix international de marketing. Un appel vient d'être lancé (pdf) pour recueillir des candidats à la prochaine remise du prix. A la clef, une somme de 1.000 USD et la participation tous frais payés (inscription, hébergement et voyage) au prochain congrès de l'IFLA qui se tiendra en août 2012 à Helsinki, en Finlande.

Les objectifs de ce prix visant à récompenser un projet de marketing en bibliothèque efficace sont également d'encourager la communication et le marketing en bibliothèque et offrir par là-même aux bibliothèque l'opportunité de partager leur expérience dans ce domaine. De fait, toute bibliothèque dans le monde qui construirait un tel projet peut candidater. 

L'an dernier, le premier prix avait été remis à la bibliothèque nationale allemande de médecine (Cologne) pour une campagne intitulée : "les pilotes décollent - ou atterrissent (comme vous voulez)". La campagne cherchait à mettre en valeur les portails de recherche allemands MEDPILOT et GREENPILOT pour en améliorer l'usage. Plusieurs modes de communication avaient alors ciblé des groupes spécifiques d'utilisateurs du portail, réguliers ou non, via une campagne tant numérique que plus traditionnelle (communiqués de presse, contacts personnels, événements locaux). La collègue en charge de ce dossier était Elke Roesner elke.roesner@zbmed.de.

A la seconde place, la bibliothèque municipale d'Edmonton au Canada a présenté son projet Rebranding the Edmonton Public Library – from research to implementation to results". Il s'agissait de rénover la perception et l'image de la bibliothèque auprès des usagers à l'occasion de la mise en œuvre d'un nouvelle identité censée apporter une touche de fraicheur, de créativité et de plaisir. La contact donnée pour ce projet est Tina Thomas, tthomas@epl.ca.

Enfin la troisième a été remise à la bibliothèque de l'institut de technologie de Georgie (Atlanta, Georgia, USA), pour l'animation d'une émission de radio Lost in the Stacks.” C'est la première et unique émission de radio proposée par une bibliothèque de recherche, et disponible sur WREK 91.1 FM à partir de leur site internet : http://wrek.org. Tous les vendredi midi.  Le contact est Ameet Doshi ameet.doshi@gatech.edu.

Si ça vous tente, les candidatures sont acceptées jusqu’au 15 janvier 2012 pour une remise des prix vers avril 2012.

mercredi 27 juillet 2011

Faire ses courses dans le métro... grâce aux QR Codes

Les Sud-Coréens sont fous... et particulièrement retors.

Bon, je suppose que cela dépend de l'optique adoptée : l'argument ici est de faire gagner du temps aux pauvres consommateurs qui peuvent faire leurs courses dans le métro à partir d'images des produits dont ils ont besoin. Il suffit alors de scanner le QR Code associé au produit pour le commander directement dans une boutique qui vous le livrera à domicile sans que vous ayez besoin de vous déplacer. Je vous concède que j'y vois une façon de nous pousser encore et toujours à consommer et que je ressens cela plus comme une agression qu'autre chose mais le discours de ce spot publicitaire est évidemment tout autre.

Allez, transposons. Vous imaginez des représentations d'étagères dans le métro et les usagers qui n'auraient plus qu'à scanner l'ouvrage qu'ils souhaitent lire pour le recevoir par la suite chez eux ? Non, même cela ne marche pas : d'une je vois déjà les best-seller déjà empruntés et les usagers frustrés, de deux, je vois déjà des problèmes de politiques de prêts (je viens d'avoir une mésaventure à Lyon hier et elle m'a suffisamment agacé). Il faudrait que le QR Code renvoie directement au catalogue de la BM de la ville où l'image a été collée. Donc renvoyer directement au permalien de chaque notice pour connaître la disponibilité des exemplaires souhaités. Certes, c'est faire fi du côté troisième lieu de la bibliothèque, du plaisir de flâner dans les travées et de feuilleter les dos ou les couvertures des ouvrages, de se laisser aller à la sérendipité mais l'objectif deviendrait de faire venir la culture (ou pas) aux citoyens et de mettre en avant son établissement.

On parlait de disruption, d'un changement d'image. Il s'agirait là d'adopter un discours plus offensif, en tout cas plus présent et d'aller à la rencontre des usagers. On s'éloigne des travées autocollantes pour une image seule, mettons format abribus, avec quelques best-sellers à la clefs histoire d'attirer le chaland et pour chaque un QR Code renvoyant vers le permalien de la notice à la bibliothèque.

Finalement, ça peut le faire, non ?

vendredi 8 avril 2011

La NYPL et Foursquare

J'ai déjà fait part de mon scepticisme, du moins de la réserve, pour une utilisation professionnelle de services de géolocalisation comme Foursquare.

Ce n'est pas le cas évidemment outre-atlantique où les bibliothèques dépendent peut-être plus de mécènes et de fonds privés que dans l'hexagone. Il faut montrer que la bibliothèque est utile, est réellement cette agora moderne tant promise. Et pour ce faire, il faut se mettre en avant, créer le buzz autour de soi.

1. Foursquare

Foursquare par son côté ludique et ses possibilités promotionnelles semble un outils intéressant pour répondre à ces besoins. De fait, la New York Public Library vient d'annoncer un partenariat inédit avec le site social.

En soi, ce n'est pas si étonnant. De grandes marques avaient déjà investi Foursquare et proposé des récompenses aux usagers qui s'identifieraient comme fréquentant les magasins ou les bibliothèques. Les fans les plus assidus en effet peuvent se voir récompensés de leur fidélité par une promotion quelconque (au risque de frôler le ridicule). Aux États-Unis notamment, les grandes conférences professionnelles se sont vues attribuer un badge permettant de souligner les visites et de récompenser le "maire" virtuel par un prix quelconque.

2. à la NYPL

Et à la New York Public Library alors ? Le partenariat se place dans une politique de communication plus large autour de la célébration du centenaire de la bibliothèque. Il sera désormais possible aux usagers de débloquer un badge spécial « Find the Future Centennial » annonçant les festivités en s'identifiant dans l'une des bibliothèques du réseau, dans le Bronx, à Staten Island ou à Manhattan. Mais la création d'un badge ne justifie pas à elle-seule d'un partenariat.

De fait, les usagers qui obtiendront le badge se verront offrir un abonnement premium d'un an et des avantages spéciaux tandis que les fameux "maires" se verront proposer des billets pour les événements "LIVE from NYPL" ou des visites privées des locaux interdits aux publics du Département des cartes.

3. Dans un cadre plus large

L'ensemble rentre dans un cadre plus large de promotion de l'établissement. Ainsi la bibliothèque organise-t-elle un jeu grandeur nature dans ses propres locaux pour 500 personnes la nuit du 20 mai prochain intitulé "Find the future". A partir de ressources qui ont inspiré l'humanité, ces personnes essaieront de réécrire le monde et de changer monde.

Je suis horriblement jaloux :)


dimanche 27 février 2011

Le cartable mystérieux

Dans les années '60, on trouvait aussi des publicités pour les bibliothèques dans les comics américains : Tim sait tellement de choses, mais d'où tient-il toutes ces informations ? est en quelques mots le propos de l'histoire ci-dessous.

lundi 20 décembre 2010

calendriers 2011

Avec la fin de l'année revient la mode des calendriers.

Outre-atlantique, ces calendriers revêtent une importance particulière puisqu'ils participent d'un processus marketing et de communication autour de la bibliothèque, processus d'autant plus important en ces temps de crise et de réduction budgétaire.

Du coup, après qu'on m'ait signalé le dernier calendrier à la mode (cf. les tatouages ci-après), j'ai essayé de faire un tour du web de calendrier de bibliothécaires. Je me souvenais en effet que les années précédentes, l'idée avait inspiré nombre d'établissements :

1. Un calendrier professionnel

Depuis le simple "I love my law librarian" à la BU de Cincinnati

L'idée est simple est pour peu que les événements marquants soient prévus (journées d'étude, conseil de la doc, vacances et donc fermeture etc...) on pourrait envisager d'envoyer cela aux différents directeurs de département non ? Reste qu'ils risquent de trouver que la BU a trop d'argent puisqu'elle l'emploi dans de telles campagnes...

Mais celui qui marche le plus en ce moment nous vient du Pacific Northwest qui nous propose ce magnifique Tattooed librarians. Un calendrier qui fait suite à un autre proposé par les bibliothécaires texanes l'année précédente.

2. Les calendriers de nus

Bien sûr, ce qui fonctionne toujours, c'est le calendrier de nus et plusieurs établissements ont essayé de s'y coller.

Ainsi en 2005 pouvait-on commander sur un blog américain "Desperate Librarians" un calendrier présentant les bibliothécaires d'une bibliothèque publique dans le plus simple appareil :

Et en 2008, c'était les hommes des bibliothèques texanes qui étaient mis à contribution :

18 mois de calendriers, on en avait pour son argent... Malheureusement pas plus d'images que cela à proposer. Tout cela à disparu dans les strates du net. 

Cette année, ce sont les bibliothécaires du Nebraska qui se dénudent pour vous et pour récolter des fonds :

3. Calendriers étudiants

On retrouve les étudiants en Sciences de l'information aussi intéressé par ce genre de calendrier.

Souvenez-vous comment, en 2008, des étudiants de l'EBSI jouaient avec les clichés qui entourent les bibliothécaires. 

En 2010, ce sont les étudiants en SIB de l'Université (tchèque) de Masaryk se dénudent à leur tour pour une ONG de lutte contre l'analphabétisme appelée "Guerilla Readers" (autres photos)

4. Et vous ?

Bon, allez, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire n'est-ce pas ? Début 2009, Sophiebib avait commencé à montrer la voie en proposer un calendrier composé des bobines de biblioblogueurs... cachés derrière leur pochette de vynil préféré : 

mercredi 27 octobre 2010

Marketing des biblitohèques

Le marketing des bibliothèques (fiche pratique de l'enssib) est un concept qui fait encore peur, du moins de ce côté de l'Atlantique, même si on trouve plusieurs mémoires traitant de communication dans les travaux de l'école (Le Rôle stratégique de la communication externe en bibliothèque universitaire, les Bibliothèques troisième lieu, Service public et marketing,...) et alors que le dernier congrès de l'IFLA proposait une série de conférences sur le sujet (les diaporamas au moins sont accessibles !). .

C'est moins le cas aux États-Unis où les établissements, pouvant moins compter sur le soutien des tutelles, doivent impérativement mettre davantage en avant les services qu'elles offrent à la communauté. Ainsi récemment Librarian in Black a-t-elle mis en ligne sur son blog un diaporama listant 20 étapes nécessaires pour un bon marketing des bibliothèques :

  1. Être référencé dans les annuaires généralistes
  2. Être référencé dans les annuaires spécialisés
  3. Être référencé dans les moteurs de recherche
  4. Avoir une adresse internet qui identifie l'établissement
  5. Disséminer services et événements sur les sites et agendas locaux
  6. Plus généralement être présent sur ces sites locaux, notamment ceux des partenaires
  7. Apparaître dans Wikipédia
  8. Proposer plug-ins, widgets et applications mobiles pour interroger ses ressources
  9. Référencer ses blogs dans les moteurs de recherche de blogs
  10. Géolocaliser sa bibliothèque !
  11. Ouvrir des comptes sur différents sites de médias sociaux
  12. Ouvrir des comptes sur différents sites de réseaux sociaux
  13. Être référencé dans des annuaires de wifi gratuit
  14. Utiliser la messagerie instantanée
  15. Utiliser les textos pour renseigner les usagers ou leur permettre de nous poser des questions (text-a-librarian)
  16. Participer à des sites d'experts (notamment de questions-réponses)
  17. Proposer des flux RSS
  18. Participer à des univers virtuels
  19. Utiliser Twitter
  20. faciliter l'accès aux ressources audio et vidéo

Ce à quoi on pourrait ajouter : s'offrir des badges !

UPDATE du 28/10 : une autre présentation sur le sujet : Marketing Strategies for Your Library de Susan Geiger, une documentaliste dans un lycée (High School) américain.

jeudi 11 octobre 2007

Marketing de Bibliothèques

Les bibliothèques de l'UQAM (Université du Québev à Montréal) viennent de lancer leur nouvelle campagne de promotion nous apprend Patrick M. Lozeau, sur son blog. Une série de sept affiches en effet vient de fleurir sur les divers panneaux d'information de l'université de Montréal mais également dans divers autres médias tels que l'agenda de l'université, son site internet, des écrans géants, le journal interne...

Les affiches sont dues à Jimmy Pelchat, étudiant à l’École de design de l’UQÀM, et ont été sélectionnées suite à un concours organisé à l'automne 2006. Chaque affiche désigne une des six bibliothèques de l'UQAM, tandis qu'une septième évoque les bibliothèques dans leur ensemble. Avec humour et créativité, elles invitent les étudiants à venir aux bibliothèques de l'UQAM et à découvrir les ressources et les services qui leurs sont offerts.





En regard, et dans un autre style, je vous présente également le projet vidéo des étudiants du département information-communication de l'IUT du Havre sur la gestion de leur centre de documentation. A noter que ce centre de documentation est géré par les étudiants eux-mêmes dans le cadre semble-t-il d'un projet tutoré.

A voir directement sur le blog du centre de documentation.