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Tag - marketing

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jeudi 18 avril 2013

Statistiques de pénétration et d'usages des terminaux mobiles

En mettant à jour un diaporama sur les terminaux mobiles en bibliothèques (plutôt que de redéposer un nouveau fichier, j'ai simplement uploader la nouvelle version en écrasant l'ancienne mais, du coup, l'adresse n'est plus bonne) j'ai été confronté à la recherche de statistiques récentes et fiables.

Voici les sites que j'ai consulté :

1. Statistiques mondiales

Pour trouver des statistiques mondiales, on peut consulter des sites de consultants qui proposent des études comparées. On trouve ainsi des sites spécialisés comme :

auxquels on peut ajouter les sites plus généralistes (mais indispensables et synthétiques) :

2. En France

En France, les principales sources d'information sont :

  • Médiamétrie (pour les usages) :  "L'internet Global"
  • ARCEP (pour la pénétration des mobiles et la couverture du réseaux)

Mais des entreprises proposent également des données qui intéressent les usages mobiles français :

Des dossiers journalistiques :

auxquels on peut ajouter les études internationales qui proposent des données françaises :

jeudi 21 février 2013

Des biblitohèques (américaines) sur Tumblr

Je connais peu de bibliothèques françaises sur Tumblr, ce site de blog hybrides entre courts billets et re-publication sauvage d'images. je m'étais déjà fait l'écho de quelques tumblr bibliotécocentrés, mais d'une manière générale, il ne me semble pas que les établissements hexagonaux se soient vraiment emparés de ce support.

C'est, en revanche, loin d'être le cas outre atlantique comme le montre cette liste impressionnantes de liens renvoyant vers des tumblrs de bibliothèques et d'archives

Parmi ces établissements, on trouve des tumblr pour les ados (et aussi), les enfants, des sites élaborés (la Chicago Public Library) à d'autres minimalistes (Columbia college library), de bibliothèques municipales (Darien Public Library) et universitaires (special collections - University of Iowa), d'associations professionnelle (ALA Washington office) et para-professionnelles (les amis de la bibliothèque).

Bon, à voir les exemples proposé, c'est quand même spécial Tumblr comme médium avec cette orientation forte sur l'image décalée. Il n'y a pas réellement d'usage professionnel si ce n'est les tumblr universitaires qui se servent du support pour présenter leurs collections. Le plus souvent, on se retrouve avec un grand fatras pas organisé d'images plus ou moins amusantes et, du coup, l'objectif de l'outil m'échappe un peu. A moins que ce ne soit justement d'adopter un regard décalé pour un public jeune, d'où les tumblr de section ados et jeunesse... Je suis encore un peu dubitatif.

mercredi 20 février 2013

D'autres QRCodes littéraires dans le métro

Après l'initiative roumaine de proposer un accès à la librairie numérique de Vodaphone Roumanie dans le métro déjà signalée la semaine dernière, voilà que je tombe sur une initiative semblable proposée cette fois pour la célèbre New York Public Library.

Si j'ai bien compris, il ne s'agit pas d'un véritable projet, ou plus exactement, l'idée n'a pas réellement été mise en œuvre. L'image vous renvoie vers une vidéo promotionnelle réalisée dans le cadre d'un travail universitaire par un groupe d'étudiant en école de management de Miami.

Now that the internet is available almost anywhere, people are able to do “instant research” to learn about anything on their smartphones. The New York Public Library wants to remind New Yorkers that they are still a valuable resource, and a free service.

NYPL wants to take your usual subway ads and make them into something fun and entertaining. They want to give New Yorkers something productive to do on the subway instead of their everyday people watching.

New Yorkers will be given a free digital book sample to read on their way to work. Once finished they will be informed of the closest libraries so they could finish their story.

L'idée est donc que la bibliothèque achète des espaces publicitaires dans le métro qui permettraient aux usagers de lire des titres issus des collections de la bibliothèque. Dans le scénario développé, les passagers peuvent télécharger par NFC un extrait d'une dizaine de pages de l'ouvrage voulu puis, une fois sortis du métro et donc qu'il leur est de nouveau possible de se connecter à internet, l'application géolocalise les bibliothèques de la NYPL pour permettre au futur usager de venir emprunter le titre entamé.

Une idée intéressante et peut-être plus accessible que de recouvrir entièrement les murs d'une station pour un établissement public...

mardi 19 février 2013

Mini libraries et library boxes

Outre-Atlantique, l'association Urban Librarians Unite (ULU) lutte contre les dégâts environnementaux provoqués par les récents ouragans et tempêtes. Elle a ainsi pu rassembler, par exemple, plus de 20.000 livres pour enfants pour remplacer les collections détruite par l'ouragan Sandy à New York. Et en attendant que les bâtiments eux-mêmes soient de nouveau opérationnels, elle a placé des "boîtes à livres", mini libraries, dans la rue, à l'emplacement des bibliothèques d'arrondissements les plus endommagées.

«Nos mini bibliothèques vont rencontrer les mêmes limites que toute autre petite bibliothèque," affirme ULU sur son site internet. "Elles ne pourront jamais être vues comme une alternatives aux bibliothèques qu'elles remplacent. Elles offrent simplement un peu de réconfort et de secours, en particulier aux enfants et aux familles, et elles rappellent combien les bibliothèques -et leurs bibliothécaires- sont réactifs, attentionnés et rapides pour répondre aux besoins de leurs communautés."

Une initiative qui fait penser aux little free libraries d'un côté, qui essaiment de plus en plus, y compris en France, mais dans des communes moins importantes et d'un autre côté à ce que peut proposer le bouclier bleu en terme de protection des biens culturels et patrimoniaux face aux situations d'urgence.

De son côté, l'association ULU espère proposer également prochainement des Library boxes, un dérivé de PirateBox avec du contenu culturel et informationnel

La LibraryBoxest un outil numérique mobile de distribution de fichiers open-source basé sur du matériel bon marché qui offre un contenu éducatif, social, et tout autre contenu important pour les usagers.

Incidemment, Urban Librarians Unite avait déjà fait parler d'elle récemment en organisant des actions pour sauver la bibliothèque de New York d'importantes coupes budgétaires en organisant une distribution gratuite de livres en mai 2012, une séance de câlins collectifs et une chaîne humaine en mai 2011 ou surtout une Zombie March for libraries (galerie FlickR) en octobre 2010.

mardi 12 février 2013

Enquête US sur le marketing des bibliothèques publiques

Signalétique d'accueil de la Welcome to North Brunswick Public Library, publiée par la New Jersey State Library.

La revue professionnelle Library Journal publie cette semaine un article de Nancy Dowd, une collègue spécialiste de ces questions auprès de l'ALA et qui maintenant travaille chez Ebsco, sur les stratégies marketing des bibliothèques publiques américaines. Ces conclusions sont le résultat d'un sondage mené en novembre 2012 auprès 471 bibliothèques de toutes tailles et organisé par une division de Ebsco Publishing.

L'objectif de ce sondage était d'avoir une vision plus claire de la façon dont les bibliothèques se promouvaient elles-mêmes, afin de pouvoir développer, pour Ebsco, un produit plus adéquat et utile aux professionnels. Les questions portaient sur la façon dont ces établissements communiquaient pour toucher leurs usagers, les supports utilisés, les informations distribuées, l'efficacité ressenties de ces campagnes et les résultats obtenus, notamment en terme d'implication et d'engagement sur un territoire. 

Les résultats, selon Nancy Dowd, sont mauvais. 

Les répondants étaient les directeurs des établissements. Aux questions sur les supports de communications utilisés pour souligner la présence de leur établissement au sein de la communauté desservie, ce sont les principaux canaux qui sont remontés : un site web, des documents imprimés, des articles dans la presse locale ou encore une présence sur les médias sociaux. Mais à la question sur l'efficacité de ces moyens, les résultats chutent terriblement : si on prend l'exemple du site internet, 95% des bibliothèques répondantes utilisent leur site comme moyen de communication pour toucher les usagers mais seules 14% d'entre elles considèrent que ce moyen est réellement efficace. De la même façon, 86% des établissements ont une présence sur les médias sociaux, mais seules 4% considèrent que c'est vraiment efficace.

Plus généralement, 77% des répondants s'accordent pour souligner qu'une campagne marketing augmente la reconnaissance de la bibliothèque au sein de la communauté desservie mais seuls 47% évaluent l'efficacité de leurs campagnes tandis que 46% des bibliothèques répondent que l'évaluation est une "bonne idée mais nous n'avons pas le temps de la mettre en place".

De façon plus notable, moins de 20% des bibliothèques interrogées disent qu'elles disposent effectivement d'un plan de communication et seulement 11% d'entre elles confirment que ce plan est actualisé et utilisé. 16% des répondant affirment néanmoins réfléchir à la mise en place d'un plan de communication.

Consulter l'ensemble des résultats du sondage.

Pour aller plus loin, Nancy Dowd est co-auteur du blog, avec Kathy Dempsey  The "M" Word - Marketing libraries, consacré au marketing des bibliothèques.

mardi 8 mai 2012

Réaliser un travail de recherche - poster

Mathieu Plasse est "analyste en technologies éducatives" à l’Université du Québec.

Dans un billet paru sur le blog collaboratif des bibliothécaires du réseau de l'Université du Québec, Tribune Compétences Informationnelles : la collaboration au service du milieu documentaire, il a récemment proposé un poster décrivant comment , comment les bibliothécaires peuvent guider, aider et orienter les étudiants à travers les différentes étapes de leur travail de recherche.

Ce poster, issu des travaux du GT-PDCI (Groupe de travail du Programme de développement des compétences informationnelles du réseau de l’Université du Québec) est librement réutilisable selon une licence Creative commons 3.0. Les documents sont téléchargeables à partir du blog notamment.

samedi 24 mars 2012

Posters vintage des réseaux sociaux

A votre avis, comment se seraient débrouillés ces bons Alfred Tate et Jean-Pierre Stevens, s'il avaient eut Facebook ou Twitter comme client ? C'est à cette question que tente de répondre une agence de communication brésilienne, Moma Propaganda, en proposant les affiches publicitaires des principaux réseaux sociaux, comme si ceux-ci avaient existé dans les années 50 ou 60. 

lundi 16 janvier 2012

Détournements de logo

Amusante initiative de la bibliothèque municipale de Milwaukee qui, pour inciter ses usagers à lire a repris et détourné les logos des principaux sites de médias et réseaux sociaux.

En détournant, ou imitant ces logos célèbres, l'institution montre que lire un livre ou se rendre à la bibliothèque peut tout autant être moderne et amusant. Une méthode publicitaire disruptive qui a fait ses preuves.Quoiqu'il en soit, cette campagne fait le buzz et touche directement un cœur de cible qui n'est pas restreint aux seuls ados et jeunes adultes comme on pourrait le croire, l'utilisateur moyen de Facebook se révélant plutôt une femme autour de 30-35 ans.

mardi 13 décembre 2011

Le Prix international de marketing des bibliothèques

Vous le savez probablement, mais l'association internationale IFLA est organisée en multiples sections, actuellement 43 pour être précis, mais le chiffre évolue en fonction des adhérents et centres d'intérêts, et groupes d'intérêts spéciaux rattachés aux sections. 

1. La Section Management et Marketing de l'IFLA

Parmi elles, la 34e section s'intitule "Management and Marketing Section". Ouverte en 1997, elle connaît depuis un intérêt certain de la part des professionnels. Dans cette section officient quelques francophones comme un certain Silvère Mercier ou le président de l'AIFBD, Réjean Savard. Une page Facebook vient récemment d'ouvrir pour accompagner la promotion justement de cette section et une liste de diffusion accompagne les échanges entre les membres.

Si vous êtes intéressés par des questions autour de l'Innovation, c'est plutôt dans cette section qu'il faudra chercher des expériences étrangères.

Enfin, vous trouverez sur le site de l'IFLA des informations concernant les publications du groupe et sur le site de l'AIFBD les communications proposées lors des conférences de l'IFLA, en langue originale et traduites. D'abord, puisque j'évoque la traduction, n'hésitez pas à vous proposer pour traduire des communications qui vous intéresseraient. La liste de ces communications est vraiment importante et très intéressante, et vu la quantité de thématiques rencontrées, je doute que vous n'y trouviez aucun intérêt.

2. Le prix international de marketing

Voilà dix ans donc que cette Section Management et Marketing de l’IFLA lance son concours annuel pour le prix international de marketing. Un appel vient d'être lancé (pdf) pour recueillir des candidats à la prochaine remise du prix. A la clef, une somme de 1.000 USD et la participation tous frais payés (inscription, hébergement et voyage) au prochain congrès de l'IFLA qui se tiendra en août 2012 à Helsinki, en Finlande.

Les objectifs de ce prix visant à récompenser un projet de marketing en bibliothèque efficace sont également d'encourager la communication et le marketing en bibliothèque et offrir par là-même aux bibliothèque l'opportunité de partager leur expérience dans ce domaine. De fait, toute bibliothèque dans le monde qui construirait un tel projet peut candidater. 

L'an dernier, le premier prix avait été remis à la bibliothèque nationale allemande de médecine (Cologne) pour une campagne intitulée : "les pilotes décollent - ou atterrissent (comme vous voulez)". La campagne cherchait à mettre en valeur les portails de recherche allemands MEDPILOT et GREENPILOT pour en améliorer l'usage. Plusieurs modes de communication avaient alors ciblé des groupes spécifiques d'utilisateurs du portail, réguliers ou non, via une campagne tant numérique que plus traditionnelle (communiqués de presse, contacts personnels, événements locaux). La collègue en charge de ce dossier était Elke Roesner elke.roesner@zbmed.de.

A la seconde place, la bibliothèque municipale d'Edmonton au Canada a présenté son projet Rebranding the Edmonton Public Library – from research to implementation to results". Il s'agissait de rénover la perception et l'image de la bibliothèque auprès des usagers à l'occasion de la mise en œuvre d'un nouvelle identité censée apporter une touche de fraicheur, de créativité et de plaisir. La contact donnée pour ce projet est Tina Thomas, tthomas@epl.ca.

Enfin la troisième a été remise à la bibliothèque de l'institut de technologie de Georgie (Atlanta, Georgia, USA), pour l'animation d'une émission de radio Lost in the Stacks.” C'est la première et unique émission de radio proposée par une bibliothèque de recherche, et disponible sur WREK 91.1 FM à partir de leur site internet : http://wrek.org. Tous les vendredi midi.  Le contact est Ameet Doshi ameet.doshi@gatech.edu.

Si ça vous tente, les candidatures sont acceptées jusqu’au 15 janvier 2012 pour une remise des prix vers avril 2012.

mercredi 27 juillet 2011

Faire ses courses dans le métro... grâce aux QR Codes

Les Sud-Coréens sont fous... et particulièrement retors.

Bon, je suppose que cela dépend de l'optique adoptée : l'argument ici est de faire gagner du temps aux pauvres consommateurs qui peuvent faire leurs courses dans le métro à partir d'images des produits dont ils ont besoin. Il suffit alors de scanner le QR Code associé au produit pour le commander directement dans une boutique qui vous le livrera à domicile sans que vous ayez besoin de vous déplacer. Je vous concède que j'y vois une façon de nous pousser encore et toujours à consommer et que je ressens cela plus comme une agression qu'autre chose mais le discours de ce spot publicitaire est évidemment tout autre.

Allez, transposons. Vous imaginez des représentations d'étagères dans le métro et les usagers qui n'auraient plus qu'à scanner l'ouvrage qu'ils souhaitent lire pour le recevoir par la suite chez eux ? Non, même cela ne marche pas : d'une je vois déjà les best-seller déjà empruntés et les usagers frustrés, de deux, je vois déjà des problèmes de politiques de prêts (je viens d'avoir une mésaventure à Lyon hier et elle m'a suffisamment agacé). Il faudrait que le QR Code renvoie directement au catalogue de la BM de la ville où l'image a été collée. Donc renvoyer directement au permalien de chaque notice pour connaître la disponibilité des exemplaires souhaités. Certes, c'est faire fi du côté troisième lieu de la bibliothèque, du plaisir de flâner dans les travées et de feuilleter les dos ou les couvertures des ouvrages, de se laisser aller à la sérendipité mais l'objectif deviendrait de faire venir la culture (ou pas) aux citoyens et de mettre en avant son établissement.

On parlait de disruption, d'un changement d'image. Il s'agirait là d'adopter un discours plus offensif, en tout cas plus présent et d'aller à la rencontre des usagers. On s'éloigne des travées autocollantes pour une image seule, mettons format abribus, avec quelques best-sellers à la clefs histoire d'attirer le chaland et pour chaque un QR Code renvoyant vers le permalien de la notice à la bibliothèque.

Finalement, ça peut le faire, non ?

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