Vagabondages

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mardi 28 janvier 2014

BibApps : plateforme collaborative d'applithécaires jeunesses

Dans la majorité des formations professionnelles est rappelée l'importance de la mobilité dans les pratiques informationnelles et de loisirs de nos usagers. Ces derniers n'hésitent plus à faire des recherches à partir de leur smartphone, à parcourir leur mur Facebook dans le bus ou regarder une vidéo dans le train.

Bien sûr, les professionnels que nous sommes réfléchissons à la question, et notamment à la façon de répondre à ces nouvelles pratiques, à ces nouveaux supports d'information, sur le prêt de tablettes, sur le contenu qu'elles peuvent véhiculer, sur les modalités d'accompagnement et de médiation. 

L'une des premières questions, lorsqu'on parle de contenu, qui émerge concerne les applications. Comment ne serait-ce que suivre la production phénoménale d'application fictionnelle, documentaire, ludique (parfois les trois à la fois), qui plus est évoluant dans les systèmes fermés que sont les stores, ces magasins d'applications en ligne dédié à une plateforme et un système d'exploitation ?

Pour répondre à ces questions, la Petite Bibliothèque Ronde vient d'ouvrir une plateforme collaborative de partage d'applications jeunesse : BibApps. Ces dernières sont classées en quatre catégories : Jeux - Histoire - Hybride - Documentaire, et son niveau d'accessibilité : à partir de 4 ans, de 6 ans, de 8 ans, de 10 ans ou de 12 ans et en direction de publics spécifiques. Chaque application est alors expliquée et décortiquée, donnant des pistes pour mettre en œuvre des animations ou pour travailler avec les enfants et, à l'ouverture du site, plus de 30 médiations étaient partagées autour de 24 applications. 

La plateforme se veut collaborative : les collègues qui actuellement font de la veille autour des applications jeunesse sont invités à venir déposer leurs coups de cœurs et renseigner les animations qu'ils mettent en place en se créant un compte utilisateur. 

L'idée me semble bonne. J'espère qu'elle séduira les collègues et qu'elle facilitera le partage d'information et d'expérience pour la mise en œuvre d'animation avec des tablettes pour les plus jeunes dans les bibliothèques. Mine de rien la carte signalant le prêt de tablettes et de liseuse en bibliothèque commence à être bien fournie, et si on ajoute l'ensemble des établissements qui ne prêtent pas et ne proposent qu'une consultation sur place, voire ceux qui ont des appareils sans trop savoir qu'en faire pour le moment, il me semble que les bibliothèques ont largement pris conscience de l'importance de ces nouveaux supports.

jeudi 18 avril 2013

Statistiques de pénétration et d'usages des terminaux mobiles

En mettant à jour un diaporama sur les terminaux mobiles en bibliothèques (plutôt que de redéposer un nouveau fichier, j'ai simplement uploader la nouvelle version en écrasant l'ancienne mais, du coup, l'adresse n'est plus bonne) j'ai été confronté à la recherche de statistiques récentes et fiables.

Voici les sites que j'ai consulté :

1. Statistiques mondiales

Pour trouver des statistiques mondiales, on peut consulter des sites de consultants qui proposent des études comparées. On trouve ainsi des sites spécialisés comme :

auxquels on peut ajouter les sites plus généralistes (mais indispensables et synthétiques) :

2. En France

En France, les principales sources d'information sont :

  • Médiamétrie (pour les usages) :  "L'internet Global"
  • ARCEP (pour la pénétration des mobiles et la couverture du réseaux)

Mais des entreprises proposent également des données qui intéressent les usages mobiles français :

Des dossiers journalistiques :

auxquels on peut ajouter les études internationales qui proposent des données françaises :

vendredi 12 avril 2013

Versu la plateforme de Storytelling imaginée par les créateurs de Second Life

Les créateurs de second Life, Linden Lab, viennent d'ouvrir une nouvelle plateforme de StoryTelling appelée Versu.

Plus précisément, il s'agit de proposer une application  d'histoires courtes dans lesquelles les lecteurs peuvent incarner plusieurs personnage différents, avec chacun leurs pensées et réactions propres face aux événements. Une sorte de livre dont on est le héros amélioré où la personnalité des protagonistes se construit au fur et à mesure des choix du lecteur. A totu moment, le lecteur peut décider d'intervenir ou de ne rien faire, ce qui va influer également sur l'attitude des autres personnages dans l'histoire.

Les possibilités développées deviennent impressionnantes. On peut lire l'histoire du côté d'un protagoniste, puis en suivant le point de vue d'un second, ou refaire la même histoire en suivant des choix différents.

Versu commence lentement. Actuellement, seules quatre histoires sont disponibles, en anglais bien sûr. Deux histoires d'une durée de 30 à 45 minutes, deux histoires d'une durée de 5 à 10 minutes, histoire de se familiariser avec l'interface je suppose. De même, cette application est uniquement disponible dans l'AppStore d'Apple mais des versions pour Kindle et Android devraient bientôt suivre comme l'explique la créatrice Emily Short sur son blog.

Linden Lab essuie pas mal de difficultés depuis que la mode des univers virtuels a passé et l'entreprise qui a restreint les possibilités d'interactions dans son univers et relevé les tarifs de locations de ses îles. La concurrence également d'autres univers virtuels payants et libres (OSgrid, Kitely, Inworldz, FrancoGrid...) n'a probablement pas aidé ce développement mais l'entreprise américaine n'a pas réussi à profiter de cette émulation et voit son monde se tarir peu à peu, d'où des recherches actives de reconversion comme ce projet parmi d'autres. J'essaierai de revenir sur ce que devient SL dix ans après sa création.


mercredi 20 février 2013

D'autres QRCodes littéraires dans le métro

Après l'initiative roumaine de proposer un accès à la librairie numérique de Vodaphone Roumanie dans le métro déjà signalée la semaine dernière, voilà que je tombe sur une initiative semblable proposée cette fois pour la célèbre New York Public Library.

Si j'ai bien compris, il ne s'agit pas d'un véritable projet, ou plus exactement, l'idée n'a pas réellement été mise en œuvre. L'image vous renvoie vers une vidéo promotionnelle réalisée dans le cadre d'un travail universitaire par un groupe d'étudiant en école de management de Miami.

Now that the internet is available almost anywhere, people are able to do “instant research” to learn about anything on their smartphones. The New York Public Library wants to remind New Yorkers that they are still a valuable resource, and a free service.

NYPL wants to take your usual subway ads and make them into something fun and entertaining. They want to give New Yorkers something productive to do on the subway instead of their everyday people watching.

New Yorkers will be given a free digital book sample to read on their way to work. Once finished they will be informed of the closest libraries so they could finish their story.

L'idée est donc que la bibliothèque achète des espaces publicitaires dans le métro qui permettraient aux usagers de lire des titres issus des collections de la bibliothèque. Dans le scénario développé, les passagers peuvent télécharger par NFC un extrait d'une dizaine de pages de l'ouvrage voulu puis, une fois sortis du métro et donc qu'il leur est de nouveau possible de se connecter à internet, l'application géolocalise les bibliothèques de la NYPL pour permettre au futur usager de venir emprunter le titre entamé.

Une idée intéressante et peut-être plus accessible que de recouvrir entièrement les murs d'une station pour un établissement public...

jeudi 14 juin 2012

Trouver des applis jeunesse

Suite à une question récente, je me suis interrogé sur les modalités pour trouver des applications identifiées jeunesse dans les différentes "stores" pour des tablettes et autres terminaux mobiles.

En soi, finalement, ce n'est pas difficile. Il existe plusieurs sites qui proposent des focus jeunesse et, à dire vrai, c'est plutôt le contraire qui devient ennuyant : comment et à partir de quoi sélectionner dans la masse des applis disponibles et là, peu de critères d'évaluation sont connus. Je ne suis pas certain qu'une vraie grille d'évaluation ait été mise en place la plupart du temps et, du coup, je serais vraiment intéressé de découvrir comment des bibliothèques comme les Champs Libre à Rennes, la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ou encore le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées ont opérés leurs choix lorsqu'ils ont établis une liste d'applications au niveau des tablettes proposées au prêt ou à la consultation.

1. Des listes d'applications pour les enfants 

Les recensions d'applications jeunesse, donc, ne manquent pas. En faisant une rapide recherche, on peut trouver des sites institutionnels qui commencent à se pencher sur la question, en plus d'autres personnels et professionnels. Je suis parti des résultats de ma propre veille et d'une recherche simple sur internet pour rassembler ces premiers sites.

A. Sites institutionnels

En France, la PBR participe donc au site DeclicKids, un magazine numérique qui propose des "chroniques" soit des critiques d'applications pour les enfants. On peut faire un tri par plateforme, par âge, par catégorie (apprendre, histoires, jeux...), éditeurs... 

Autre proposition, Edumobile est un site belge autour de l'usage pédagogique mobile. Il propose diverses catégories autour des domaines d'enseignements, des livres pour enfants et du ludo-éducatif.

Aux États-Unis, Yalsa (Young Adult Library Service Association) est la branche de l'ALA concernant les bibliothèques jeunesse. Elle dispose notamment d'un blog qui propose une rubrique intitulée"App of the Week" (archives) qui justement fait des recension d'applications. Certes c'est en anglais donc pas forcément toujours accessibles mais ce peut être une bonne piste de recherche.

De la même façon, il existe un blog proposé cette fois par leSchool Library JournalTouch and Go, qui se veut un guide des meilleures applications pour les enfants et les adolescents. Toujours en anglais bien sûr.

Enfin, vous avez probablement entendu parler récemment de la Darien Library. Cette bibliothèque propose deskits d'accompagnement au prêt de tablettes (avec des informations pour les parents, des explications sur les applications sélectionnées...). Cette bibliothèque propose également uneliste d'applications pour les tout-petits.

B. Sites perso et professionnels

Si l'on sort des sites institutionnels, il demeure plusieurs sites spécialisés autour des applications jeunesses dont les francophones : La Souris grise très présente et active sur twitter aussi proposée par la journaliste Laure Deschamps et dont l'équipe accueille notamment Axelle Desaint. Mais on pourrait citer de la même façon l'annuaire Applikids proposé par le site commercial "Affaires de mômes" ou encore le site AppliMini proposé cette fois par Odile et Valérie.

De façon plus générale, il peut être intéressant de consulter également des sites comme le portail d'information sur le livre numérique Idboox qui propose plusieurs catégories jeunesse comme "ebook pour enfants", "Ludo-éducatif", "3ans et plus"... ;

Parmi les sélections étrangères nous pourrions commencer par le site Common Sense media qui propose une liste d'applications rangées selon l'âge, le support et l'intérêt en terme d'apprentissage (ici leur sélection pour la famille). Vous trouverez en ligne leurs critères pour établir ces distinctions. Mais il existe d'autres sites comme Kirkus media qui dispose d'une section iPad pour les livres électroniques.

Les parents s'organisent puisqu'avec iKidApps, une maman, certes professeur en Sciences de l'information ce qui n'est pas anodin, a créé un portail autour des applications jeunesse tandis qu'une famille australienne propose sa propre sélection de titres (plus de deux cents titres évalués et classées par activités et âges des enfants). 

2. Une grille d'évaluation

 Pour revenir à la question d'une grille d'évaluation, il me semble que la plupart de ces sites utilisent leur propre système. Il existe bien quelques liens sur le sujet mais les informations sont encore éparses et demandent à être réécrites et repensées. Par exemple :
Cependant, si l'on reprend les critères rencontrés ont peut définir plusieurs catégories :

Des données techniques :
  • Quelle date de création
  • Quelle version de l'application 
  • Quel support / plateforme d'utilisation (iPhone, iPod, Android...) ;
  • éventuellement durée du jeu ;
Des données autour du contenu :
  • âge recommandé
  • Concept
  • Description
  • domaine (jeux, matière abordée, livre électronique, outils de création, livre électronique ou BD...) ;
  • type d'interaction ;

et enfin,

  • auteur ;  
  • coût éventuel ;
  • âge recommandé :

Commun Sense Media complète ces premières informations avec des questionnements autour de l'intérêt de l'application (est-elle amusante, passionnante ?), de l'approche éducative (cette approche est-elle centrale ou non, les concepts sont-ils transférables dans la vie réelle ? quelles compétences l'enfant développe-t-il ?), du retour qu'obtiennent les enfants (quels retours ? le jeu s'adapte-t-il à ce que font les enfants ?), au contexte. 

D'autres idées ?

mercredi 6 juin 2012

Applis de recommendation

Les applications de bibliothèques commencent à se développer. La plupart offrent accès à des ressources (catalogues, bases de données, ressources numériques) et des services (accès au compte-lecteur, visite virtuelle, renseignements, réservation...) qu'on pourrait presque qualifier d'habituels et, parfois, on trouve sur de petites perles.

Ainsi les applications sont plus efficaces lorsqu'elles sont réservées à un service ou une fonction particuliers, laissant les principales informations et accès aux ressources aux sites mobiles. C'est ce qu'on compris les établissements ci-dessous qui nous propose de manière pertinente et originale des applications de recommandation de lectures. 

Le principe est simple : il s'agit de proposer de manière plus ou moins aléatoire et ludique un titre aux usagers, en fonction de grands critères de recherche. 

1. Shake it !

C'est le cas par exemple de l'application "Shake it !" de l'Orange County Library System. Ce réseau de bibliothèque situé en Floride récolte régulièrement des prix outre-atlantique pour la mise en place de services innovants. Voir leur page consacrée à leurs multiples applications pour terminaux mobiles

L'OCLS propose donc une application amusante appelée "Shake it", "Secoue [ton mobile]". L'idée est simple et amusante : en secouant son terminal, on lance une recherche aléatoire dans le catalogue de la bibliothèque comme on tirerait sur le bras d'un bandit manchot : et voilà l'appareil qui propose une ressource selon les filtres prescrits (type de public, genre littéraire, support), permet d'affiner les résultats en bloquant un item et de consulter la notice soit directement dans l'application soit en ouvrant un navigateur.


L'application est disponible sur l'App Store et sur Google Play (Android).

A consulter aussi l'excellente vidéo de présentation du service.


2. Book Genie

Un autre exemple est le Book Genie de la bibliothèque de l'Université d'État d'Oregon. On ne profite plus de l'accéléromètre cette fois-ci mais on formule un vœu à la machine du style "trouve-moi un ouvrage dans telle catégorie". Les catégories en question sont :

  • All - un choix au hasard parmi toutes les catégories
  • American Literature - Littérature américaine du XVIIe à nos jours
  • Award-Winning Books - Des titres qui ont reçu des prix littéraires
  • Banned Books - Titres issus de la liste des livres censurés établie annuellement par l'American Library Association
  • British Literature - Littérature britannique du XVIIe à nos jours
  • Children's and Young Adult Books - Des fictions de la section jeunesse
  • Diversity Authors - Des titres écrits par des auteurs de la diversité (notable multi-cultural authors)
  • OSU Authors - Des ouvrages écrits par des chercheurs et enseignants de l'Oregon State University
  • OSU Press Books - Des titres des Presses de l'OSU

En fonction de la catégorie choisie, donc, la machine propose aléatoirement un titre dont le lecteur peut ensuite sauvegarder dans son espace personnel, qu'il peut s'envoyer par mail ou envoyer par sms à un ami. Chaque notice propose un rapide sommaire de l'ouvrage, un lien vers la notice catalogue et un second vers la notice Google books pour accéder des extraits, la disponibilité du titre, sa côte et sa localisation permettant d'en faciliter l'emprunt.




A dire vrai, ce n'est pas tout à fait une application mais plutôt un service accessible en ligne, quelque soit le navigateur web dont on dispose (y compris à partir d'un ordinateur de bureau donc) mais le service est notable et initialement destiné aux terminaux mobiles ; du moins présenté comme tel.

3. Yalsa Teen book finder

Bon, là, tout de suite le nom est moins glamour mais l'appli demeure intéressante. Après la bibliothèque publique et celle universitaire, nous sommes ici devant une application de recommandation proposée par une association professionnelle. YALSA, en effet, est la division de l'American Library Association dédiée à la littérature de jeunesse, l'acronyme signifiant Young Adult Library Services Association.

A travers cette application, donc, l'association nous propose de faire une recherche parmi les titres récompensés par des prix ou listés par les professionnels au cours des trois dernières années. Un peu comme si l'ABF sortait une appli qui permettait de retrouver tous les prix Sorcières de ces dernières années, super idée non ?

Il est donc possible d'interroger une base de données des prix des dernières années, de faire un tri par nom d'auteur, titre d'ouvrage, année du prix, genre littéraire, type de prix ou bibliographie. Une bouton Find it! proposé par l'API de recherche dans Worldcat permet de savoir si une bibliothèque à proximité possède le titre en question. Enfin, il est possible d'enregistrer le tri dans un espace personnel et de partager le titre en question sur des réseaux comme Twitter ou Facebook.

Pour l'instant, il n'existe qu'une version Apple de l'application mais son équivalent Android devrait sortir d'ici la fin de l'année.

jeudi 15 mars 2012

Statistiques d'usages des mobiles en bibliothèque (au Royaume-Uni)

J'évoquais il y a deux jours le projet m-Library qui se veut un projet d'étude collaboratif entre les bibliothèques universitaires des Higlands (the University of the Highlands Islands (UHI)) et d’Édimbourg (Edinburgh Napier University). Coordonné par le SLIC, le Scottish Library and Information Council, ce projet s'est penché sur la mise en œuvre de services mobiles dans les bibliothèques universitaires du Royaume-Uni et leurs utilisations effectives par les étudiants.

L'enquête s'est déroulée sous forme de sondage électronique accessible à partir du site web de l'université et de la bibliothèque en novembre 2010 interrogeant les étudiants des deux universités partenaires et de ceux d'une troisième université : la Queen Margaret University. Environ 1.000 étudiants ont répondu, à 82% undergraduate (en gros Licence), 13% postgraduate taught (en gros Master étude) et 4% postgraduate research (master recherche).

Quelques statistiques sur le taux d'équipement de ces étudiants :

  • Les étudiants ont des équipements récents (81% avaient changé il y a moins de 18 mois)
  • Il y avait très peu de tablettes (seulement 4 de déclarées en 2010)

Usage principal :

  • L'utilisation principale du téléphone est, dans l'ordre : envoi de SMS, passer des coups de fil, naviguer sur internet.
  • 44% des étudiants affirment naviguer sur internet au moins une fois par jour à partir de leur téléphone
  • 5% s'en servent pour lire des livres électroniques, 10% pour lire des quotidiens.

Parmi les étudiants non équipés :

  • 21% avaient l'intention d'acheter un smartphone dans les 6 prochain mois et 31 s'équiperait éventuellement.

parmi les étudiants disposant d'un accès internet :

  • 42% avaient un forfait proposant un accès illimité à internet (aujourd'hui apparemment limité).
  • 63% avaient téléchargé des applications
  • 82% ne connaissaient pas les QR Codes
  • 8% avaient un lecteur de QR Code comme application

Concernant la bibliothèque :

  • 15% s'étaient déjà servi de leur téléphone pour naviguer sur le site de la bibliothèque
  • 90% seraient désireux d'utiliser des services sur mobile.
  • Ils attendent d'un site  mobile de bibliothèque des services plutôt pratiques dont principalement la possibilité de renouveler ses documents en ligne, de consulter le catalogue et de recevoir des rappels par SMS au moment de rendre les emprunts (et éviter ainsi d'éventuelles amendes).

mardi 13 mars 2012

Qu'ont à offrir les applications mobiles de bases de données scientifiques ?

Les bibliothèques s'intéressent de plus en plus aux services accessibles à partir de terminaux mobiles (smartphones, tablettes). De manière plus pregnante peut-être dans le monde anglo-saxon mais pas uniquement. Dans cette optique, Aaron Tay a publié l'été dernier un billet intitulé :What are mobile friendly library databases offering? A survey. Ce dernier voulait faire le point sur ce que les fournisseurs de bases de données pouvaient proposer d'accessible à partir de terminaux mobiles. 

1. Accéder à une base de données en situation de mobilité ?

A commencer par une question centrale : les usagers sont-ils seulement intéressés par la possibilité d'accéder à leurs bases de données préférées en situation de mobilité ? 

Pour y répondre, Aaron Tay s'appuie sur deux études : la première, publiée en 2009 par la Cambridge and Open University et portant sur des usages de 2008, estime qu'il n'est pas intéressant pour une bibliothèque d'investir dans les contenus mobiles (e-Books et e-périodiques), peu d'usagers étant prêts à lire ce genre de document encore. Des conclusions confirmées par une étude de la California Digital Library, publiée en 2010, selon laquelle seuls 10% des étudiants étaient prêt à lire des contenus scientifiques sur leurs terminaux mobiles, notamment à cause de la taille des écrans, de la difficulté de prendre des notes et du manque de possibilité d'utiliser des outils de références bibliographiques. 

On pourrait ajouter les conclusions d'une troisième étude oubliée par notre collègue de Singapour et arrivant peu ou prou aux mêmes conclusions : Si les étudiants surfent aisément à partir de leurs terminaux mobiles (44% des étudiants écossais surfent au moins une fois par jour à partir de leur téléphone) selon une étude du Scottish Library and Information Council (SLIC) publiée en septembre 2011 et portant sur 2010, seuls 5% d'entre eux affirment utiliser leur mobile pour lire du contenu électronique au moins une fois par jour et 10% s'en servent pour lire la presse électronique. Apparemment, l'étude se concentre sur les smartphones, dont l'écran n'est certes pas vraiment adapté à une lecture scientifique.

Plus intéressante néanmoins cette enquête du même Aaron Tay et de Tiffinni A. Travis (Bib. California State University) présentée au Congrès de l'IFLA 2011 à Porto-Rico et intitulée Is mobile really necessary? The usability of mobile databases qui démontrait notamment que 53% des étudiants seraient susceptibles de faire des recherches dans le catalogue de la bibliothèque à partir de leur téléphone “fréquemment” ou “occasionnellement” (bizarrement, l'intervention n'apparaît pas dans la recension des communications à traduire ou traduites sur le site de l'AIFBD).

Quoiqu'il en soit, l'accès à des contenus sur terminaux mobiles n'est pas encore prêt, ou plus exactement, les étudiants ne sont pas encore complètement passés à ce genre d'usage, puisque les éditeurs, eux, commencent à passer le pas.

2. Qui offre quoi ?

Afin de savoir à peu près ce qu'il en est de l'offre pour mobiles des principales bases de données, je vous renvoie aux travaux de Gerry McKiernan, responsable de la section Sciences et technologie à la bibliothèque de l'Iowa State University. Ce dernier s'est fait une spécialité des liens entre bibliothèques et terminaux mobiles, notamment via son blog : Spectrum.

Voilà donc quelques mois que Gerry McKiernan publie des articles dans la revue professionnelle Searcher : The Magazine for Database Professionals où il revient sur ses thèmes de prédilection.

Sept articles pour l'instant reviennent sur l'utilisation professionnelle de terminaux mobiles. Je passe sur les premiers, publiés en 2010 à partir d'observations de 2009 sur le web mobile et les premières applications professionnelles (quelques bases de données dans ce premier article), puis une revue de ce que peuvent offrir les trois grands Apple, Android et Blackberry, pour arriver au dernier article en date (été 2011) sur les offres des bases suivantes :

  • Alexander Street Press
  • American Chemical Society
  • Cengage Learning
  • EBSCO Publishing
  • Infotrieve
  • Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE)
  • NewspaperDirect, Inc.

Il s'agit alors d'étudier et de lister le type de contenu accessible, les options de recherche proposées, les différences observées en fonction des terminaux.

(d'autres articles évoquent les manuels numériques et expose l'exemple d'une université catholique ayant fait le choix du mobile dans sa stratégie).

Dans son billet, Aaron Tay quant à lui fait le choix de ne pas étudier de bases de données médicale(comme Pubmed) ni certaines bases statistiques, ou d'autres centrées sur certains journaux comme Wiley-Blackwell JournalsNEJM. Il compare en revanche : 

  • Annual Review (iPhone app)
  • arXiv (iPhone app)
  • Cambridge Journal Online (mobile web)
  • Ebscohost (iPhone app)
  • Ebscohost (mobile web)
  • IEEExplore (mobile web)
  • IOPScience (iPhone app)
  • JSTOR (mobile web)
  • Nature (iPhone app)
  • PLOS (iPhone app)
  • ScienceDirect (iPhone app)
  • Scopus (iPhone app)
  • SSRN (iPhone app)

3. Des interfaces adaptées

Les fournisseurs de bases de données ont commencé à développer des interfaces spécialement adaptées aux terminaux mobiles et revoilà notre collègue de Singapour tenter une étude comparative de ces dernières afin de souligner :

  1. ce qui diffère de la version web
  2. ce qui est propre à la version mobile.

Il l'explique dans son article : son étude n'est pas et ne se veut pas exhaustive, mais il n'empêche que le tableau qui se trouve en fin d'article demeure très intéressant à étudier.

Mais d'abord, trouve-t-on plutôt des applications spécifiques ou une ergonomie web adaptée aux mobiles pour les fournisseurs de Bases de données ? L'intérêt d'une application dans ce cas serait de pouvoir enregistrer des articles jugés pertinents dans son terminal et y revenir même hors connexion internet, ce qui est également possible bien sûr dans la version web mobile, à condition cette fois d'être authentifié et de posséder un compte en ligne (une question qu'on retrouve traitée dans ces deux articles d'un collègue américain, Stephen Francoeur ici et ici). 

Et à dire vrai, on trouve de tout : Elsevier par exemple propose des applications spécifiques pour Scopus et Sciencedirect, tandis que JSTOR ou Cambridge Journal Online ont opté pour le web mobile et Ebscohost propose les deux.

Je ne vais pas traduire complètement son étude que je vous engage à parcourir avec intérêt mais souligne ici quelques unes des principales conclusions :

  • Du point de vue de la recherche, peu portent uniquement sur le titre dans l'interface mobile : ce qui est mis en avant est une recherche simple sur tous les champs par défaut. (C'est le cas également de la plupart des interfaces mobiles de catalogues de bibliothèques). Seul Ebscohost permet des requêtes plus complexe en listant les champs utilisables et leurs raccourcis (TI pour titre, TX pour texte intégral, AU pour auteur...)
  • Aucune option de tri des résultats n'est non plus proposée. Mais il semble exister des possibilité de rebonds : à partir d'une notice, vous pouvez cliquer sur le nom de l'auteur, le sujet ou la source de l'article pour relancer une recherche dans certaines bases (IEEE, ebscohost...). Seule l'application de Annual Reviews propose d'affiner les résultats à partir de facettes.
  • Très peu de BdD proposent de fonctionnalités de partage hors l'application iPhone de Scopus qui permet de twitter un article ou celle de la revue Nature qui liste un grand nombre d'outils comme Connotea, Facebook, Google reader, InstapaperPinboard, Readitlater, Tumbler, Twitter, Papers (un outils genre EndNote)... il serait intéressant, note Aaron Tay, de vérifier si seul l'URL de l'article est mémorisé ou si cela concerne également le contenu de l'article. Soit dit en passant, très peu de logiciels de gestion de références bibliographiques possède leur propre application mobile.

Et vous, vous avez déjà essayé ce genre d'application ?

mercredi 27 juillet 2011

Faire ses courses dans le métro... grâce aux QR Codes

Les Sud-Coréens sont fous... et particulièrement retors.

Bon, je suppose que cela dépend de l'optique adoptée : l'argument ici est de faire gagner du temps aux pauvres consommateurs qui peuvent faire leurs courses dans le métro à partir d'images des produits dont ils ont besoin. Il suffit alors de scanner le QR Code associé au produit pour le commander directement dans une boutique qui vous le livrera à domicile sans que vous ayez besoin de vous déplacer. Je vous concède que j'y vois une façon de nous pousser encore et toujours à consommer et que je ressens cela plus comme une agression qu'autre chose mais le discours de ce spot publicitaire est évidemment tout autre.

Allez, transposons. Vous imaginez des représentations d'étagères dans le métro et les usagers qui n'auraient plus qu'à scanner l'ouvrage qu'ils souhaitent lire pour le recevoir par la suite chez eux ? Non, même cela ne marche pas : d'une je vois déjà les best-seller déjà empruntés et les usagers frustrés, de deux, je vois déjà des problèmes de politiques de prêts (je viens d'avoir une mésaventure à Lyon hier et elle m'a suffisamment agacé). Il faudrait que le QR Code renvoie directement au catalogue de la BM de la ville où l'image a été collée. Donc renvoyer directement au permalien de chaque notice pour connaître la disponibilité des exemplaires souhaités. Certes, c'est faire fi du côté troisième lieu de la bibliothèque, du plaisir de flâner dans les travées et de feuilleter les dos ou les couvertures des ouvrages, de se laisser aller à la sérendipité mais l'objectif deviendrait de faire venir la culture (ou pas) aux citoyens et de mettre en avant son établissement.

On parlait de disruption, d'un changement d'image. Il s'agirait là d'adopter un discours plus offensif, en tout cas plus présent et d'aller à la rencontre des usagers. On s'éloigne des travées autocollantes pour une image seule, mettons format abribus, avec quelques best-sellers à la clefs histoire d'attirer le chaland et pour chaque un QR Code renvoyant vers le permalien de la notice à la bibliothèque.

Finalement, ça peut le faire, non ?

lundi 25 juillet 2011

Statistiques internationales du trafic sur internet

ComScore vient de lancer le service,"Device Essentials". Ce dernier propose des données sur le trafic internet de plusieurs appareils pouvant se connecter à internet tels que ordinateurs bien évidemment, mais aussi téléphones mobiles, tablettes, lecteurs de musique, e-lecteurs, consoles de jeux, et autres appareils compatibles.

C'est un service payant, et vous abonner sur la page permet d'accéder uniquement aux "essentiels" retenus et proposés par la firme.

On y découvre néanmoins que le trafic internet, hors ordinateurs, se fait essentiellement sur téléphones mobiles (68.3%), puis sur tablettes (22.4%) avant le reste (9.3%). Pas de grande nouveauté sinon d'avoir des chiffres datés (mai 2011).

Le site Services-mobiles, en revanche, d'où je tire l'information, nous propose des tableaux intéressants qui soulignent la prédominance des produits Apple par rapport aux appareils sous android en France (iPad, 26.9% de parts de marché, iPhone 34.3% de parts de marché).

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Services-mobiles précise que "Device Essentials" fournit également une visibilité sur le trafic par catégorie de site de contenu par pays avec le type d'appareil.

Ainsi, il renvoie vers un autre tableau où comScore examine les modèles de trafic dans la catégorie de journaux en ligne pour comprendre combien chaque type d'appareil contribue à la circulation de la catégorie totale et par rapport à la consommation de contenu total. C'est mieux en image. Je ne reproduit pas le tableaux mais je vous renvoie vers leur billet.


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