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Tag - musées

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mardi 1 février 2011

Quand les monuments innovent

1. Monument trackers

La ville de Tours propose aux touristes internautes et surtout mobinautes un service intéressant appelé Monument Tracker. A dire vrai, ce nom n'est pas tant celui du service que de l'entreprise qui se trouve derrière.

L'idée est simple : après avoir téléchargé une application spécifique -payante- sur son smartphone, on peut être automatiquement alerté sur son téléphone lorsqu'on s'approche d'un monument décrit dans la base. L'ensemble est possible grâce à la géolocalisation en continue.


BM de Tours

Pour chaque monument est ainsi présenté une image de ce dernier, un petit texte descriptif, et la proposition d'un itinéraire pour s'y rendre directement. Il est possible également de passer par un moteur de recherche pour trouver et se diriger directement vers un monument qui nous intéresserait a priori.

Tours propose ainsi de découvrir près de 120 monuments. Elle rejoint d'autres villes qui proposent déjà ce même service telles que Antibes, Cannes, Florence, Londres, Madrid, Monaco, Nice, Rome... Le service Monument Tracker est disponible en français, anglais et chinois.

2. Culture et innovation(s)

L'occasion de rappeler que se sont tenues récemment les deuxièmes rencontres nationales "Culture et innovation(s)" à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine dont les compte-rendus seront progressivement mis en ligne sur la page du programme. Parmi les sujets abordés : réalité virtuelle / augmentée, réseaux sociaux et communautés, outils et usages mobiles, publics jeunes, accessibilité …

Bon, en fait de CR, il s'agit essentiellement des diaporamas, donc à mon sens d'un intérêt limité, mais en attendant, vous pouvez lire les 500 twitts de la journée dans ce document ainsi que le compte-rendu collaboratif en ligne rédigé par Yves-Armel Martin, Directeur du Museolab / Conseil général du Rhône. Et là, on trouve nombre de liens et d'expériences toutes plus intéressantes les unes que les autres. A découvrir d'urgence.


mardi 26 octobre 2010

Librarium, le labo belge

Dernière semaine plutôt chargée et prochaine également. Ces périodes de fins d'années voient toujours l'activité s'intensifier qui rend la veille et la tenue du blog plus délicate.

Néanmoins, je vous présente "Librarium", un espace muséal inauguré mercredi 20 octobre dernier par la Bibliothèque royale de Belgique et qui se veut un "espace multimédia permanent de découverte des cultures du livre et de l’écrit" selon le dossier de presse.

A travers une scénographie originale, LIBRARIUM présente un contenu scientifique non seulement de façon chronologique, mais également thématique, donnant ainsi au parcours plusieurs niveaux de lecture qui satisferont aussi bien le profane que le connaisseur. (...) LIBRARIUM pose également la question de la place des bibliothèques dans l’évolution actuelle du livre et met leur avenir en perspective à travers une mise en forme moderne, bien adaptée à un établissement en constante évolution.

L'idée est donc de proposer une exposition permanente autour de l'histoire de l'écrit, du livre et des bibliothèques. Sont ainsi abordés l'apparition de l'écriture, sa diversité et les différentes formes du livre, le lien entre texte et image, la vie d'un livre de son auteur au lecteur et enfin les bibliothèques, hélas vue essentiellement comme lieux de mémoire et de conservation.

Hors ce léger bémol qu'il conviendra d'approfondir, il est notable que la scénographie propose aussi bien des manuscrits et des ouvrages issus des collections de la Bibliothèque royale que des bornes interactives et des éléments audiovisuels.

Plan de la salle et images du chantier sont visibles sur le site de la Bibliothèque Royale de Belgique. Pour rappel, la Bibliothèque royale de Belgique (surnommée également Bibliothèque royale Albert Ier ou l'Albertine) est la bibliothèque scientifique nationale de l'état fédéral belge. Elle se situe à Bruxelles, au Mont des Arts, dans le quartier royal et compterait plus de 6 millions de volumes.

mardi 14 septembre 2010

Comment archives, musées et bibliothèques contribuent à la formation tout au long de la vie ?

C’est le titre d’une étude produite par le National Institute of Adult Continuing Education dans le cadre d’une grande enquête sur le devenir de la formation tout au long de la vie (Inquiry into the Future for Lifelong Learning). L’enquête en elle-même étudie une dizaine de grands secteurs dans lesquels cette formation peut se développer, à l’instar de la petite enfance, de l’école, le milieu familial, l’enseignement supérieur, les institution privées, les organisations communautaires ou culturelles…

Le rapport en question, mené par le MLA (Museum, Libraries and Archives Council) se penche sur les archives, bibliothèques et musées, essayant de souligner comment ces institutions la médiation autour des collections, la mise en espace ou les programmes de formation, d’animation peuvent contribuer à la formation tout au long de la vie.

Le rapport reconnaît la place de plus en plus prégnante de la formation dans les institutions culturelles (cf. the learning revolution, mars 2009). Cette « révolution tranquille » transparaît avec la mise en place de la gratuité, le développement de programme d’apprentissage et de formation, celui des espaces multimédia ont largement contribué à l’accès à la formation pour tous.

L’idée est alors de reconnaître ces efforts et d’aller plus loin notamment en développant quatre axes de travail :

  1. ouvrir plus encore, et différemment, ressources et espaces pour multiplier les opportunités : par exemple en accueillant séminaires, conférences, expositions, groupes de lectures, mais aussi aides de recherches généalogiques ou encore des permanences d’autres institutions sociales, de recherche d’emploi ou de santé. Organiser des visites de collections non plus seulement par des experts mais aussi par des usagers passionnés pour apporter un regard différent.
  2. Agir comme la colonne du secteur de la formation tout au long de la vie : notamment en travaillant avec les institutions scolaires pour proposer des initiatives communes, apporter notre savoir en terme de médiation culturelle, apprendre ce qu’elles peuvent proposer en terme de médiation pédagogiques et d’interfaces, bref, travailler de concert.
  3. Renforcer le côté « universel » des institutions en s’assurant que les offres s’adressent à toutes les catégories de populations, identifier les faiblesses et les combler au possible. Adopter une approche segmentaire des publics permet de les mieux identifier pour adapter les offres de formations. Il convient aussi de prévoir le vieillissement de la population et de développer services et campagnes à destination de ce public
  4. Développer le rôle central des bibliothèques comme centres d’information local dans les communautés qu’elles desservent. Avoir accès à la meilleure information permet d’améliorer sa vie personnelle, sociale, économique, et ce sont les bibliothèques qui sont au cœur de la circulation de l’information dans la cité.

L’ensemble de ces axes ne pourra réussir que si les institutions ont la volonté de s’ouvrir et de prendre part à la vie de leurs communautés, de les accueillir et de les former. Si, également, les autorités comprennent les enjeux et le rôle clef que peuvent jouer les institutions culturelles dans la formation tout au long de la vie des citoyens et développent, organisent des programmes clairement coordonnés, transversaux entre les institutions, entre les projets locaux et nationaux.

How museums, libraries and archives contribute to lifelong learning (IFLL) http://ff.im/-qADTb

mercredi 16 décembre 2009

Proxima Mobile

Le 26 octobre dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état chargé de la Prospective et du développement de l'économie numérique, et Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'internet, ont présenté six des soixante-huit lauréats de l'appel à projets "Proxima Mobile". Cette initiative "unique en Europe" selon les services du secrétariat d'Etat, "est le premier portail de services innovants gratuits et accessibles depuis les téléphones mobiles consacrés à internet". 

L'appel à projet à retenu quelques 68 projets sur les 250 déposés par des TPE, PME, établissements publics, associations... couvrant un large éventail de domaines : santé, éducation, emploi, handicap, emploi, culture, développement durable, etc. L'objectif est alors triple :

  1. Créer un bouquet de services sur mobiles utiles à l’ensemble des citoyens.
  2. Permettre aux publics les moins connectés (personnes âgées ou handicapées, personnes sous condition de ressources) de bénéficier plus largement des services et applications utiles de l’Internet mobile.
  3. Stimuler l’écosystème des services Internet sur mobiles qui est devenu un enjeu stratégique pour l’ensemble des acteurs de l’économie numérique.
Dans le domaine de la culture, donc, les projets retenus étaient les suivants :
  • CultureClic - Cité des Sciences + Réunion des Musées Nationaux + BNF + Muséum national d'Histoire naturelle (retrouver les informations pratiques et touristiques, les points clés des grandes institutions culturelles, les musées et les monuments)
  • Musée du Louvre - Musée du Louvre (Présentation des collections du musée, accès aux informations pratiques et à l'actualité du musée, constitution de favoris par les utilisateurs)
  • oMusée - Redshift SAS (Aperçu et informations sur les musées et lieux d’exposition en France)
  • Petit Nemo - Kino Factory (Encyclopédie du patrimoine géolocalisée proposant des informations culturelles : texte, commentaires audio, photo, plans…)
Dans le domaine de l'éducation les projets sont :
  • Adele. mobi - Adèle (Recherche géolocalisée de logements étudiants avec assistance, accompagnement et réservation en ligne)
  • Campus@6 - TIKI'Labs SAS (Plateforme mobile donnant accès à toutes sortes d’informations pratiques liées à la vie des étudiants)
  • Conte-moi mobile - Tralalère (Diffusion des contes « audio » ainsi que des ressources associées (images, textes, informations…))
  • Mobile plus sûr - Tralalère (initier les non experts, adultes, parents et grands-parents, à une pratique responsable de l’Internet mobile)
  • Mobil-Etc - CRIJ Poitou-Charentes & Einden Studio (Services géolocalisés sur mobiles pour les jeunes donnant accès aux informations diffusées sur le portail des CRIJ (offres d'emploi, de logement, activités de loisirs, de vacances, informations de mobilité internationale, dépistage SIDA, etc.))
  • Mon université numérique mobile - UNR Paris IDF (accès aux informations sur la vie étudiante, la vie scolaire, accès aux contenus pédagogiques et culturels, fonctions de géolocalisation des différents campus et des points d’intérêt sur les sites universitaires)
  • My Cube Mobile - Le Cube (Ensemble de contenus sur mobile pour les jeunes (12-16 ans) traitant des techniques de création numérique)
  • Open Video Éducation - Ecole Polytechnique / ESSEC / Institut Télécom / EISTI / MobiClip (Service de mise à disposition des étudiants de cours au format « vidéo » sur les téléphones mobiles)
Parmi les projets présentés le 26 octobre, on retrouvait CultureClic,service permettant de tagguer les oeuvres, de les géolocaliser voire de fournir des infos sur une oeuvre grâce à la réalité augmentée. Mon Université numérique mobile (en île-de-France) se voudra quant à lui une sorte de porte d'accès mobile aux ENT des établissements. Enfin, MobiPOF sera un accès mobile au Portail national de l’Orientation et de la Formation, initié par le CentreInffo. Via MobiPOF, le mobinaute cherche et géo-localise les lieux d’informations et les actions de formation qui correspondent à sa situation et à ses besoins. Pour en savoir plus, il accède à des contenus interactifs sur les métiers qui l’intéressent, et bénéficie de conseils sur ses droits à la formation et sur les dispositifs qui lui correspondent.

Des projets ambitieux qui demanderont nombre de développement et de travaux mais qu'on a hâte de voir aboutir.

mercredi 14 janvier 2009

Le musée du Prado dans Google Earth

(ou doit-on dire "sur" Google Earth ?)

Google permet la visualisation d'une quinzaine d'oeuvre du Prado (je mets le lien mais à l'heure où j'écris, il ne marche pas), le célèbre musée madrilène, via son outils Google Earth nous apprend le blog Zorgloob : page dédiée.

L'idée initiale est d'utiliser le même outil que pour visualiser sa maison depuis une image satellite pour zoomer en "ultra haute définition" dans un tableau permettant ainsi aux internautes de se plonger avec minutie dans le Jardin des délices, de Jérôme Bosch qui fourmille de personnages ou bien explorer les détails saisissants de réalisme de la Descente de croix de Roger van der Weyden. Chaque tableau aurait ainsi fait l'objet de milliers de photos, chacune se concentrant sur une partie infime de la toile.

Ce projet, né d'une collaboration inédite entre le géant de Mountain view et la direction du Musée, est encore une initiative isolée, aucun autre projet n'est encore prévu tant du côté de Google que du Prado.



Voici la liste complète des 14 chefs-d'oeuvres que vous pouvez visualiser :
- Artémise de Rembrandt
- Auto-portrait de Dürer
- Le 3 mai 1808 à Madrid: les fusillades sur la montagne du Principe Pio de Goya
- Le chevalier à la main sur la poitrine de El Greco
- Le Cardinal de Raphael
- La Descente de Croix de Weyden
- L'empereur Charles Quint, à cheval, à Mühlberg de Titian
- Le jardin des Délices ou la peinture de l'arbousier de Bosch
- Le songe de Jacob de Ribera
- Immaculée Conception de Tiepolo
- L'Annonciation de Angelico
- La Crucifixion de Flandes
- La famille de Philippe IV, ou Les Ménines de Velázquez
- Les trois Grâces de Rubens

dimanche 10 février 2008

Le centre BEAUBOURG en 1977


Trouvé sur le site de l'INA.fr cette interview de Françoise Giroud sur les objectifs du Centre Beaubourg, datant du 02 février 1977. Cela me donne l'occasin de rappeler l'offre impressionnante d'archives proposées par ce site.

C'EST A DIRE
A2 - 02/02/1977 - 00h02m28s

Interview de Françoise GIROUD, Secrétaire d'Etat à la culture.
Elle parle de l'originalité du centre Beaubourg. Elle explique que si le centre ne marche pas, il restera tout de même un beau musée d'Art Moderne, une bibliothèque publique, une cinémathèque dont Paris avait besoin. "Si c'est réussi, chacun y entrera comme chez lui". Elle parle aussi du public des enfants, de la liberté de se promener, de la communication que ce lieu sucitera.

vendredi 19 octobre 2007

Musées du livre et de l'imprimerie

Nous avons à Lyon un Musée de l'Imprimerie dont l'intense activité reflète l'a relation étroite qu'entretient la ville et le monde du livre. Créé en 1964 et installé dans un bâtiment Renaissance, ce "Musée de France" propose aux visiteurs de découvrir l’histoire du livre et des techniques graphiques, de Gutenberg à la photocomposition.

Les missions principales du Musée de l'imprimerie sont d'enrichir, de conserver, de documenter et de valoriser auprès de divers publics le patrimoine livresque et graphique.

Le Musée de l’imprimerie de Lyon possède également un un fonds documentaire et iconographique considérable qui constitue son Centre de Documentation. Ce fonds est composé d’ouvrages de référence et de périodiques acquis au cours de l’activité quotidienne du Musée, d’archives léguées et rassemblées en fonds spécialisés ainsi qu'une collection particulièrement remarquable de documents sur l’imprimerie et les procédés graphiques au XIXe siècle et un ensemble exceptionnel de spécimens et catalogues de caractères typographiques.

Depuis 1994, le Musée de l'imprimerie et la Bibliothèque municipale de Lyon sont devenus pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, avec pour domaine de compétence l’histoire de l’imprimerie et du livre.

Le site du Musée, enfin, renvoie vers l'Institut d'Histoire du Livre (IHL) dont l'objectif est de regrouper des pôles d'excellence dans le domaine du livre et de l'écrit et propose un ensemble de liens concernant le monde de l'imprimerie et du graphisme (histoire de l'imprimerie, bibliogrpahie, industrie du graphisme, typographie...).

Le site de l'IHL propose enfin un Répertoire des musées européens du livre, de l’imprimerie et de la papeterie qui liste notamment 26 autres musées sur le sujet en France parmi lesquels :

Chaque notice du répertoire propose informations pratiques, profil des collections et statut administratif du musée concerné. On regrette simplement qu'il n'y ait pas plus de lien internet -quand le musée dispose d'une page ou d'un site propre- et d'une information mise à jour (il semble que certaine notice datent de 2004).