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vendredi 12 octobre 2012

Des MOOCs et des bibliothèques

L'association des bibliothèques de recherche américaines vient de publier un article sur les MOOCS intitulé : Massive Open Online Courses: Legal and Policy Issues for Research Libraries, un sujet qui émerge de manière de plus en plus nette dans les préoccupations actuelles et que d'aucuns considèrent comme le concept éducationnel qui fait le plus de buzz cette année.


1. De quoi s'agit-il exactement ?

Les MOOCs désignent donc les Massive Open Online Courses, littéralement des cours ouvert massivement multi-apprenants. Il s'agit donc de cours accessibles librement en ligne, ouverts à un nombre illimité d'inscrits, une forme pédagogique liée à l'enseignement à distance qui attire de plus en plus d'institution à l'instar de...

Il existe de la même manière plusieurs types de MOOCs. Initialement, ils se voyaient centrés sur les échanges entre les participants qui forment le cœur des apprentissages, tandis qu'on assiste plutôt à l'émergence d'enseignements institutionnels adoptant la structure plus traditionnelle d'un cours en présentiel, transposé sur une plateforme de cours en ligne. Dans le premier cas, chacun apporte sa pierre à l'établissement de savoir en faisant ses recherches de son côté (on parle là de cMOOC, pour souligner l'approche connectiviste). Dans le second cas, on évoque les xMOOCs, en référence à l'initiative edX du MIT, en collaboration avec les universités de Harvard, de Berkeley et aujourd'hui de l'Université du Texas. Mais depuis, de nombreuses autres universités se sont lancées dans la production de cours en ligne comme le montre la plateforme Coursera qui propose 200 cours, à l'heure où ce billet est écrit, et revendique plus d'un million d'utilisateurs (ici, un cours sur la gamification, là sur ces technologies qui nous menacent).

En septembre dernier, Google lui même s'est intéressé au modèle en lançant sa propre plateforme de partage : Course Builder, une plateforme open-source proposant des xMOOCs (en fonction de la modalité d'apprentissage recherchée, les plateformes vont en effet différer) et réunissant des institutions prestigieuses comme les Universités de Stanford, d'Indiana, de San Diego, l'EPFL de Lausanne ou, entre autres, un consortium panibérique : Universia.

Nous ne sommes évidemment pas aussi avancé en France pour la mise en ligne de cours gratuits, mais nous proposons déjà un accès certain à nombre de ressources en ligne au travers notamment des universités numériques thématiques. On y trouve des ressources de toute nature (vidéos, cours, exercices, QCM) etc. De la même façon, plusieurs universités proposent des cours en ligne à partir de plateformes locales, des ENT des établissements ou d'un dépôt sur des plateformes privées comme iTunes (cf. un billet précédent) mais ces enseignements sont rarement massifs ni même ouverts à tous

2. Pourquoi des MOOCs dans mon établissement ?

Dans son article "Quelle offre de MOOC pour mon établissement ?", Jean-Marie Gilliot, Maître de conférence au département informatique de Télécom Bretagne, propose deux axes de développement de cours en ligne aux étudiants d'une institution : développer des MOOCs en interne, et autoriser l'accès aux MOOCs externes.

Dans le premier cas, il liste les objectifs suivants (je ne développe pas les items mais vous renvoie à son article sur le sujet) :

  • Pour démontrer la dynamique de l’établissement.
  • Pour accroître la visibilité de l’établissement.
  • Pour attirer des futurs étudiants.
  • Pour faire des économies.reste difficile à évaluer. Surtout que la concurrence obligera certainement à faire vévoluer les couprs plus vite qu’aujourd’hui ;
  • Pour permettre à de nouveaux étudiants de s’inscrire dans des formations existantes
  • Pour développer une nouvelle offre.
  • Pour rendre une offre disponible sur plusieurs sites.
  • Pour améliorer la pédagogie.

Cependant, dans son article "Making sense of MOOCs : Musing in a maze of Myths, Paradox and Possibilities", Sir John Daniels, spécialiste de la question et membre du Conseil de l'Éducation au Royaume-Uni (entre autres) précise que le système ne représente pas la panacée en matière éducative, entre des étudiants qui plagient plus facilement qu'en présentiel d'une part et d'autre part un pourcentage finalement relativement faible d'apprenants qui réussissent le diplôme :

Patterson reports that only 7% of the 50,000 students who took his Coursera-UC Berkeley course in Software Engineering passed (Meyer, 2012).

Un taux extraordinairement bas, mais qui s'explique en partie par le fait que, les cours étant gratuits, ils attirent nombre de curieux que des frais universitaires auraient de la même façon rebutés.

Le potentiel d'apprentissage apporté par toutes ces technologies ne fait aucun doute, ne serait-ce pour la démultiplication des ressources éducatives pour un coût relativement faible, mais pour l'instant leurs usages n'est pas réellement entré dans les mœurs, voire se sont plutôt révélées décevants (cf. aussi l'usage des notebook au Pérou).

De la même façon, on peut se demander si la plupart des MOOCs sont réellement innovants d'un point de vue pédagogiques, et s'ils ne reprennent pas au contraire des méthodes anciennes, verticales, largement éprouvées. Les techniques de formation à distance existent depuis quarante ans. Voire, il y aurait dans les MOOCs encore moins de personnalisation des enseignements puisque l'enseignant -dont la présence demeure nécessaire comme le montrent les études sur la formation à distance justement-  ne peut suivre autant d'inscrits de manière simultanée.

Il ne s'agit donc pas d'espérer diffuser largement un enseignement supérieur comme éducation populaire, mais bien plutôt de favoriser l'insertion des institutions dans une politique de développement d'enseignements à distance et plus largement de mise à disposition de ressources pédagogiques numériques (espérons le, ouvertes).

3. Et dans ma bibliothèque ?

Plusieurs bibliothèques universitaires s'intéressent à la valorisation des ressources pédagogiques numériques, libres ou non, et à la façon dont elles peuvent / doivent les intégrer dans leur offre de ressources. Le premier angle d'approche concerne un partenariat entre le SCD et les services informatiques sur l'indexation des Ressources pédagogiques numériques mais elle peut aller jusqu'à la production de cours en ligne en fonction d'établissements.

On demeure loin cependant de la problématique des MOOCs et de leur double contrainte de proposition de cours massivement multi-apprenants d'une part, et ouverts d'autre part. 

L'ARL s'empare donc du sujet et souligne que les MOOCs soulèvent des questions légales et stratégiques importantes pour les établissements, liées aux enjeux du libre-accès et de l'égal accès de l'information pour tous.

These questions involve information policy concerns that are central to research
libraries, including the proper application of fair use, the transition to open access as the
default mode of scholarly publishing, and the provision of equal access to learning
materials for students with and without disabilities.

Selon l'association, les bibliothèques doivent évidemment prendre part à ces nouveaux modes d'apprentissage en suivant deux directions parallèles : la première, classique, est de faciliter l'appropriation par les étudiants des ressources en ligne qui leur sont nécessaires ; la seconde plus récente mais non moins importante est de conseiller les Universités dans leur utilisation d'un environnement libre et ouvert.

D'un point de vue légal, les MOOCs soulèvent des questions relatives à :

  • L'utilisation de cours et de références tierces dans des cours en ligne
  • Le statut juridique des cours produits et, partant, des enseignants (droit d'image par exemple)
  • Le lien avec le Digital Millenium Copyright Act (responsabilité des contenus)
  • L'accès des enseignements aux publics handicapés
Ce sont ces différents points que le document tente d'éclaircir au regard du droit américain (Existe-t-il toujours une exception pédagogique quand le cours est censé se voir "massivement" distribué ? Ou quand la plateforme est co-gérée par une entreprise privée par exemple ? Qui est propriétaire du cours et des supports, l'enseignant ou l'institution ? Qui est responsable en cas de contenu illégal ?)

D'un point de vue stratégique, l'ARL affirme les positions suivantes :

  • L'utilisation du Fair Use est un droit essentiel pour les bibliothèques et leurs usagers
  • Il faut utiliser et promouvoir des modèles Libres
  • Il faut penser l'accessibilité pour tous les contenus dès le début du projet 

L'association conclue en réaffirmant le rôle primordial des bibliothèques dans le développement de cours ouverts massivement multi-apprenants en ligne. Au delà des enjeux évoqués, il s'agit de souligner l'importance et la pertinence des bibliothèques et de leurs collections comme soutien aux enseignements ; c'est pourquoi la façon dont ces dernières, en tant qu'expertes seront associées au développement des MOOCs apparaît central.


Pour aller plus loin :
  • MOOC Madness : http://chronicle.com/section/Online-Learning/623/
  • http://tipes.wordpress.com/category/environnements-dapprentissage/mooc/

jeudi 5 janvier 2012

50 ressources en Open Access pour les bibliothécaires

Sur iLibrarian, Ellyssa Kroski a publié le mois dernier une liste de 50 ressources (partie 1 et 2) en accès libre utiles pour les bibliothécaires. Cette liste était initialement proposée pour un cours sur les sites de références et se subdivisent en plusieurs catégories : 

  • Annuaire d'Archives ouvertes
  • Ressources en archives ouvertes
  • Blogs sur les Archives ouvertes
  • Listes de diffusion sur les Archives ouvertes
  • Archiver ses propres documents en AO
  • Revues sur les archives ouvertes
  • Répertoires institutionnels
  • Répertoires disciplinaires
  • Modèle économique des archives ouvertes (dont des guides pour implémenter des AO dans son établissement)

Le tout en anglais bien sûr.

lundi 29 août 2011

Ressources pédagogiques libres et bibliothèques

Elyssa Kroski nous propose un très intéressant diaporama sur l'Education libre et les bibliothèques. Disponible sur slideshare.

Les ressources pédagogiques Libre -je ne sais pas s'il existe un meilleur terme en français, c'est le fait de promouvoir le libre dans l'enseignement que ce soit au niveau du contenu (près de 3.000 cours disponibles sur plus de 300 universités dans le monde), des outils et logiciels utilisés ou des licences intellectuelles associées. En 2005, un Consortium s'est d'ailleurs créé qui rassemble plus de 200 institutions et associations dédiées à la création de cours en ligne : l'Open Courseware Consortium. En France, participent l'Université de Lyon, l'Ecole de Management de Grenoble et ParisTech.

Les bibliothèques ont aussi leur rôle à jouer dans la promotion de ces ressources pédagogiques, que ce soit dans la création et la maintenance de dépôts et de bibliothèques numériques, dans la valorisation de ces mêmes ressources, la promotion auprès de la communauté éducative, enseignante et étudiante. Au delà, il s'agit de promouvoir une philosophie d'échange et de partage, faire avancer le savoir dans la société... Et cela passe également par l'utilisation de telles ressources, de tels logiciels dans le travail interne comme par exemple, utiliser un wiki comme procédurier pour l'ensemble des équipes, recenser et créer des tutoriels pour l'utilisation de ses logiciels et bases de données etc.

Un diaporama donc qui mérite qu'on y jette un œil à l'heure où on commence à se pencher sur les ressources pédagogiques numériques dans nos universités.

vendredi 26 novembre 2010

Documents numériques en bibliographies

Digital Scolarship est un portail proposé et maintenu par le chercheur Charles W. Bailey, Jr, qui propose des bibliographies en accès-libre sur de nombreux domaines dont :

Ces bibliographies apparaissent comme autant de sites web indépendants, au format XHTML, qui proposent chaque fois des références organisées d'ouvrages, articles, études et travaux de recherches sur le domaine concerné. Il s'agit également de références récentes (très rarement antérieures à 2000). Tous les travaux cependant sont en anglais.

Par exemple, la bibliographie sur les répertoires institutionnels se compose de la façon suivante :

  1. General
  2. Country and Regional Institutional Repository Surveys
  3. Multiple-Institution Repositories
  4. Specific Institutional Repositories
  5. Institutional Repository Digital Preservation Issues
  6. Institutional Repository Library Issues
  7. Institutional Repository Metadata Issues
  8. Institutional Repository Open Access Policies
  9. Institutional Repository R&D Projects
  10. Institutional Repository Research Studies
  11. Institutional Repository Software
  12. Electronic Theses and Dissertations in Institutional Repositories
  13. Appendix A. Related Bibliographies
  14. Appendix B. About the Author

Chaque bibliographie est librement réutilisable selon la licence Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 United States, soit citation de l'auteur, aucune utilisation commerciale possible. En revanche, il vous est loisible d'utiliser tout ou partie de ce travail dans un autre cadre et de le partager. Des moteurs Google Custom Search Engine sont également proposés pour parcourir rapidement la bibliographie.

Digital Scholarship est également sur Facebook en tant que projet et LinkedIn au nom de Charles Bailey. Le blog DigitalKoans se fait l'écho de la veille du chercheur et des nouveautés sur le site concernant le numérique. Un compte a d'ailleurs été ouvert sur Delicious pour agréger l'ensemble de cette veille et un autre sur Twitter pour en faciliter la diffusion.


vendredi 24 septembre 2010

Développement et Usage des Archives Ouvertes en France

Sur ArchiveSIC à été déposé en juillet dernier un rapport proposé par les universitaires Joachim Schöpfel (Lille3) et Hélène Prost (INIST) et portant sur le "Développement et Usage des Archives Ouvertes en France. 1e partie : Développement".

Le rapport présente les résultats d'un projet de recherche mené en 2009 à l'université Charles-de-Gaulle Lille 3. L'objectif du projet : évaluer les résultats de la politique en faveur des archives ouvertes en France. La 1e partie du rapport intitulé « Développement » fournit des éléments chiffrés sur la typologie, la taille et le contenu des archives ouvertes, en comparant si possible l'information de 2009 avec 2008. L'enquête s'appuie sur un échantillon quasi-exhaustif des sites français, constitué à partir de répertoires et annuaires. Les données ont été collectées en ligne, sur chaque site.

Le rapport évoque une forte dynamique locale et un développement des dépôts institutionnels ou non mais sans grande coordination malgré l'existance d'acteurs et de partenaires qui pourraient jouer ce rôle (GTAO, MESR...).  Il souligne également une déviation de l’objectif principal d’une archive, la communication directe, rapide et libre entre chercheurs. Préoccupés par un souci d’évaluation de l’impact, certains établissements scientifiques donnent la priorité au signalement plutôt qu’à l’accès direct aux documents. En outre, le mélange entre production scientifique et chargement d’anciens fonds numérisés pose un double problème, celui de la cible et de l’objectif du service, et celui de la pertinence des résultats de recherche dans les archives et pose la question de l'avenir des AO en France.

mardi 24 mars 2009

Les articles du MIT librement accessibles

Je reprends là une information de l'excellent blog Demain la veille qui nous apprend que, selon un communiqué, le "MIT Will Publish All Faculty Articles Free In Online Repository"; le MIT publiera l'ensemble des articles de ces chercheurs dans un répertoire d'archives ouvertes. Le communiqué débute ainsi :

Faculty voted unanimously this week to approve a resolution that allows MIT to freely and publicly distribute research articles they write. MIT plans to create a repository to make these articles available online

Cette résolution s'applique à l'ensemble de l'Université, ce qui semble une première bien que nombre de facultés ou de départements universitaires aient déjà proposés leurs articles en archives ouvertes. Une initiative qui devraient permettre, espèrent-ils, de renforcer le poids de l'institution dans les négociations face aux maisons d'édition et permettre la diffusion libre de ses articles.

La plateforme retenue pour une telle diffusion est bien entendu celle de DSpace, déjà développée par le MIT et utilisées par un nombre important d'institutions (dont plusieurs françaises comme le laboratoire LARA et OpenSigle de l'Inist, l'INRA d'Avignon ou la base WindMusic financée par le conseil général du Haut Rhin).

Cette décision prendra néanmoins quelques temps avant d'être appliquée. De nouveaux contrats doivent en effet être négociés avec les éditeurs d'une part et le workflow de dépôt être mis en place au sein de l'université ce qui pourrait prendre encore quelques mois.

samedi 14 juillet 2007

IFLA 2007 - Durban et Dakar

Vous le savez peut-être, ou pas, mais la conférence annuelle de la Fédération internationale des institutions et associations de bibliothécaires (IFLA) se tiendra cette année du 19 au 23 août à Durban, en Afrique du Sud, et aura pour thématique principale : "Libraries for the future: Progress, Development and Partnerships" soit : "Bibliothèques du futur, progrès, développement et partenariats".

Les bibliothèques et le secteur de l'information doivent s'assurer que ses services correspondent aux besoins réels de ses clients.

Nous servons plusieurs mondes : éducation (enseignement et apprentissage : primaire, secondaire et tertiaire), recherche ; entreprises et intelligence économique ; formation des adultes et loisirs ; enfants ; distraction ; créativité ; développement politique ; etc.

Quel service peut apporter le secteur des bibliothèques et de l'information à ces différents mondes ? Les services à ces différents mondes sont-ils étanches et isolés les uns des autres ou doivent-ils se fertiliser les uns les autres ? Quelle relation doit-il y avoir entre ces différents mondes ? Quel rôle directeur et créatif peut jouer l'IFLA dans la communauté mondiale et quel impact peut avoir le secteur des bibliothèques et de l'information ?

Explorer les progrès et les nouveaux modèles de développement des bibliothèques dans les pays en développement. Former et construire des partenariats pour aider au développement ; accroître le niveau de la profession ; obtenir des financements ; entre nous et les utilisateurs.

Vous pourrez trouver le programme de ce 73e congrès en ligne. Certaines des interventions ou plutôt les textes des interventions sont d'ailleurs déjà en ligne, sous forme d'articles (ex : le service de livraison électronique sécurisé à l'INIST [pdf]).

L'idée de situer cette conférence en Afrique du Sud n'est pas anodine. En premier lieu, l'IFLA essaie de proposer des lieux différents et dans toutes les régions du globe. L'année dernière, la conférence se situait à Séoul, en Corée, et l'an prochain le congrès annuel se tiendra à Québec, au Canada. Le choix de l'Afrique est censé montrer symboliquement que les collègues et les problématiques de ce continent ne sont pas oubliés même si -assez paradoxalement, en en discutant avec des collègues, il semble qu'il devrait y avoir peu de collègues africains cette année, l'Afrique du sud étant un pays où la vie est relativement chère.

Pour préparer ce congrès annuel, un pré-congrès est organisé quelques jours plus tôt, du 14 au 16 août 2007 à Dakar, au Sénégal. Cette pré-conférence a pour thème : "Le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans les pays e voie de développement : logiciels libres vs options commerciales". Il est coordoné par Réjean Savard de l'Université de Montréal au Québec.

Le programme de cette avant-première est également d'ores et déjà disponible en ligne [pdf] et devrait proposer un tour d'horizon des logiciels libres, des études comparatives, des études de cas, un focus sur l'utilisation des nouvelles technologies pour le développement et notamment en Afrique.

Le thème de cette pré-conférence sera le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans le contexte des pays en développement, et à la lumière des développements récents concernant les logiciels libres et leurs applications, comme les nouveaux produits commerciaux. Les objectifs de la pré-conférence sont :

  • De réunir ensemble les praticiens, chercheurs, et enseignants en science de l’information tout comme les concepteurs et les fournisseurs de technologies, logiciels et autres produits qui peuvent être utiles aux bibliothèques et à leurs utilisateurs, afin d’échanger des informations et des idées;
  • De partager les expériences internationales touchant les différentes approches du management des technologies et des systèmes automatisés de gestion de bibliothèques dans le contexte des pays en développement;
  • De favoriser la mise en place de groupes d’étude sur ces questions parmi les professionnels de l’information africains des différentes communautés linguistiques;
  • D’explorer les possibilités pouvant être offertes par les programmes de base de l’IFLA pour aider les pays en développement à améliorer leur management des nouvelles technologies et des systèmes automatisés de gestion de bibliothèques. 

mercredi 14 mars 2007

Revues d'étudiants en LIS


Je suis tombé dernièrement sur ce billet de OA Librarian évoquant un revue étudiante professionnelle (cela fait-il antinomique ?) en Sciences de l'information.

The University of Buffalo Department of Library and Information Studies publishes a peer-reviewed open access journal, Library Student Journal.
The Library Student Journal site also features a blog, forum, and a new listserv for library students internationally.
Thanks to Eli Guinnee, Editor-in-Chief

Parallèlement, je parcourais le blog des étudiants de l'EBSI où ils évoquaient La Référence et Cursus, bulletins des étudiants de l'école et je me posais la question de l'opportunité d'une telle publication en France. Ecrire des articles professionnels, faire des comptes-rendus de leurs stages, partager l'avancée de leurs travaux mais également autoriser une certaine lattitude en permettant des prises de positions... bref, dépasser la publication courte et irrégulière des billets d'un blogs pour une vraie revue professionnelle, en open-access, à la manière d'une BiblioAcid en quelque sorte.

A l'heure où les biblioblogueurs francophones (et en l'occurence français il me semble) tentent d'organiser un tant soi peu leurs initiatives à travers un BiblioCamp, il peut sembler étrange de revenir à l'idée de la publication d'une revue électronique mais je ne trouve finalement pas. Blog et revue n'ont pas les mêmes exigences, les mêmes contenus ni les mêmes processus de validation. Et je trouverais particulièrement intéressant que les étudiants en Sciences de l'information partagent et diffusent leurs réflexions avec la communauté professionnelle par ce biais également.
Vous en pensez quoi ?