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mardi 6 novembre 2012

Services augmentés pour les publics handicapés

On apprend sur le site de Proxima Mobile que des chercheurs du MIT auraient mis au point une bague équipée d’une microcaméra servant à prendre des photos d’un objet pour en obtenir une description vocale : eyering (Voir vidéo)

Destinée aux personnes non-voyantes, cette bague permettrait, en pointant du doigt un objet de savoir de quel type d’objet il s’agit, sa couleur ou même son prix. Les données recueillies par la caméra sont analysées par une application de reconnaissance d’images qui décrit vocalement l’objet identifié. Les concepteurs de ce projet se proposent, à terme, d’analyser des vidéos en temps réel afin qu’EyeRing puisse remplacer la canne des non-voyants.

1. Des mobiles accessibles ?

Sans aller jusque là, il apparaît indéniable que les smartphones depuis l'apparition des nouveaux OS (iOS pour l'iPhone et leurs concurrents sous Android) de nouvelles possibilités sont apparues, les derniers modèles intégrant nativement un grand nombre de nouvelles fonctionnalités facilitant l'utilisation de leur appareil d'une part et de ses applications d'autre part par les usagers empêchés. Récemment de nouvelles applications spécifiques sont développées à l'instar de BlindSquare pour iOS, une appli qui associe la géolocalisation, synthèse vocale et les bases de données publiques pour guider les usagers déficients visuels et leur fournir l'information recherchée. L'occasion de rappeler combien l'ouverture des données est cruciale aujourd'hui.

On trouvera plus largement chez Apple un lecteur d’écran (VoiceOver), un agrandisseur d'écran (Zoom) ainsi qu’un générateur d’alertes visuelles pour les malentendants chez Apple. On trouvera également des applications de dictaphone pour ses mémos voire, sur iPhone4, la prise en charge des afficheurs braille sans fil et des tableaux brailles internationaux (cf. aussi). Tandis que le projet open-source "Eyes-free" de Google se propose d'utiliser son appareil "sans les yeux", par simple toucher-glisser d'écran, en utilisant la boussole pour entrer textes et nombres, grâce à une synthèse vocale ou encore via un système « haptique » de retour d’informations tactiles sous formes de vibrations.

Pour les personnes à mobilité réduite, Proxima Mobile propose l'application Jaccede Mobile, une application qui permet, grâce à la géolocalisation, d' afficher les lieux publics accessibles à proximité,
d'ajouter facilement des lieux accessibles et d' enrichir les fiches de lieux déjà référencées. Plus largement, de nombreuses applications peuvent permettre d'assister les personnes ayant des problèmes de motricités ou des problèmes d'apprentissage.

2. Livres numériques et accessibilité

Luc Maumet, responsable de la Médiathèque Valentin Haüy, spécialisé dans les services pour les publics empêchés de lire, je le rappelle, propose un blog très intéressant sur les solutions numériques d'accès à l'écrit : Nouvelles lectures

Il y souligne entre autre combien l'arrivée des livres numériques est une chance pour augmenter l'accès à l'écrit des personnes empêchées en proposant des technologies accessibles financièrement et simples à utiliser. Grâce aux formats EPUB et DAISY, les livres numériques rendent accessible de la même manière un ouvrage à une personne souffrant de handicap qu'à une autre n'en souffrant pas. C'est notamment dans cette optique que travaille le consortium DAISY (cf. aussi ce diaporama présenté au dernier congrès de l'IFLA présentant le consortium). Remarquons au passage que ces développements ne se font pas sans difficultés que ce soit en terme d'offre -toujours faible, même si des bibliothèques de libres numériques existent- ou tout simplement de dispositif de lecture où les verrous numérique, pour certains, créent une situation pour le moins paradoxale : les contenus accessibles existent mais sont rendus inaccessibles par ces DRM.

Les technologies aujourd'hui nous permettent d'amoindrir les difficultés rencontrées par les personnes handicapées. L'utilisation de tablettes peuvent nous permettre de repenser nos services et de proposer de nouvelles animations, l'achat de ressources numériques dans un format accessible représentent un premier pas pour rendre accessibles à tous nos collections et nous permettre également de mieux accueillir l'ensemble des publics desservis par nos établissements. Cela pose de nombreuses questions cependant en terme d'accès, et poussent nos établissements à s'intéresser aux notions d'open data, de logiciels d'open source, et autres questions autour de la libre circulation du savoir mais ce n'en est que plus intéressant.

Combien de bibliothèques proposent un portail d'accès spécifique à l'instar de ce que propose la Bm de Lyon ? 

Voir également :

  • Le blog Nouvelles Lectures, de Luc Maumet
  • Les actualités de la catégorie consacrée au handicap sur le site Proxima Mobile
  • Plus largement, pour les publics handicapés et les bibliothèques, la fiche du dictionnaire de l'enssib.
  • Le site Handicap.fr



mardi 14 février 2012

30 Tumblr sur le livre, les bibliothèques et les bibliothécaires

Je parcourais l'autre jour plusieurs Tumblr (cf.), ces mini-blogs, souvent essentiellement de photos et sur une thématique très précise, en me demandant ce qu'il existait pour les bibliothèques.

1. Tumblr ?

Parmi les récentes créations de biblioblogs, quelques uns utilisent Tumblr justement. C'est le cas notamment de "De la page au clic" tumblr de veille que Jean-Michel Mermet, chargé de mission documentaire à l'université de Grenoble, a ouvert en novembre dernier. C'est le cas également de BiblioBang, le blog de jeunes conservateurs territoriaux ouvert en octobre dernier. C'était le cas aussi des éclats du S.I.Lex mais qui n'ont pas tenu, de même que le Tumblr d'Hubert Guillaud, plus rédigé, qui n'est plus guère alimenté.

Initialement, Tumblr se veut un outil de blogging simple et rapide. On peut y récupérer des photos, s'abonner à d'autres tumblr et voir leurs publications dans sa propre interface d'administration, ce qui permet en deux clics de republier, à la manière d'un retweet, ce qui a été publié ailleurs. Le plus souvent il s'agit de photos, ou d'informations courtes. On se trouve alors dans une sorte d'entre deux, entre les longs billets d'un blogs et les courtes mises à jour d'un tweeter ou d'un profil de réseau social. Mais le plus souvent, l'outil sert a publier des images et des photos, sans commentaires.

On retrouve de fait de nombreuses fonctionnalités propres à twitter : des gens qui s'abonnent à vos publications (followers), d'autres que vous suivez (followings), une timeline rassemblant l'ensemble desdites publications et des billets relativement brefs. Et comme pour Twitter, c'est ce réseau de contacts qui joue un rôle central dans la publication et les re-publications en œuvre. Tumblr a même mis en oeuvre une fonctionnalité de Tumblarity, qui fait remonter les billets les plus reblogués et les plus aimés. A ma connaissance, pas de commentaires possibles. On signale qu'on aime, on republie un billet, mais si l'on veut interagir, il faut envoyer un message à l'auteur, on ne peut pas commenter comme sur un module de blog.

Dernier détail, il vaut mieux se mettre à l'anglais. A ma connaissance, l'outil est moins utilisé en France. Mashable citait même des chiffres impressionnants évoquant en décembre dernier plus de 33 millions de Tumblr, 12 milliards de posts, et une croissance forte ces derniers mois (+218% en juin 2011) où la France se place en 9e place des pays contributeurs.

2. et en bibliothèques ?

Les Tumblr de réflexion se font rares. L'outil n'est pas propice aux longs billets rédigés malgré donc quelques exceptions. On voit plus facilement des sites de photos et d'images plus ou moins humoristiques ou artistiques, d'art livresque, de bibliothèques anciennes, de situations de lectures. De petits instantanés rien moins que naturels

En cherchant à droite et à gauche, je suis tombé sur quelques exemples (pour voir toutes les photos d'un coup, il suffit d'ajouter "/archive" à la fin de la l'URL dans la barre d'adresse) :

1. blogs généraux présentant livres et bibliothèques :

Il s'agit là essentiellement de recueils d'images

surtout des livres :

Des blogs littéraires (ou presque) :

2. Tumblr sur les bibliothèques et les bibliothécaires :

Images de bibliothécaires :
  • Librarian wardrobe : des photos de bibliothécaires, pour montrer les styles vestimentaires...
  • This is What a Librarian Looks Like : sur le modèle du tumblr luttant contre l'image du chercheur, un autre exemple de site proposant aux bibliothécaires de poster des photos d'eux-mêmes

et sur les bibliothèques :

3. Tumblr sur la lecture et les lecteurs (sexy)

Des exemples de Tumblr sur la lecture :

Et bien sûr, comme nous sommes le 14 février, je vous présente aussi quelques exemples s'intéressant plus précisément aux beaux mecs en train de lire, parce que bon, parfois ça fait du bien :)

et plus sexy (rassurez-vous, pas vraiment de nu intégral [EDIT du 15/02 : euh...ou presque, il s'en publie des choses depuis que j'ai rédigé ce billet ^^]) :

vendredi 1 octobre 2010

La fin de Bloglines.

Il est des nouvelles qui rendent triste.

Ainsi, l'agrégateur Bloglines, celui que j'utilise fidèlement depuis bien quatre ans, doit fermer le 1er novembre prochain (la date a récemment été repoussée d'un mois par rapport au 1er octobre initialement prévu). C'est son site même qui nous l'affirme, affichant à l'ouverture de son compte depuis un mois le message suivant :

As you may have heard, we are sorry to share that Bloglines will officially shut down on October 1, 2010.  More detail can be found on the Ask.com blog - http://blog.ask.com.
 We want to make it as easy as possible to transport your feeds to another RSS aggregator, so below are some simple instructions: Instructions
 Additional questions about this process can be directed to bloglines-help@ask.com. Thanks again to all of our loyal users for their support through the years. The Ask.com / Bloglines Team

[rectifié en The Bloglines service will officially close November 1, 2010.]

La marche à suivre explique simplement comment facilement exporter ses dossiers et ses flux au format OPML.

J'avoue, je suis attristé. J'aimais beaucoup Bloglines que j'utilisais régulièrement sans avoir jamais eut de gros problèmes.

Ask.com, qui a racheté l'agrégateur en 2005, juste avant la grosse percée des flux RSS, explique sa décision par la volonté de se recentrer sur d'autres tendances du web dont le web en temps réel :

The real-time information RSS was so astute at delivering (primarily, blog feeds) is now gained through conversations, and consuming this information has become a social experience. As Steve Gillmor pointed out in TechCrunchlast year, being locked in an RSS reader makes less and less sense to people as Twitter and Facebook dominate real-time information flow. Today RSS is the enabling technology - the infrastructure, the delivery system. RSS is a means to an end, not a consumer experience in and of itself. As a result, RSS aggregator usage has slowed significantly, and Bloglines isn't the only service to feel the impact. The writing is on the wall.

C'est moins qui surligne. La circulation de l'information passerait désormais dans un flux en temps réel, par des sites comme Twitter ou les murs d'un réseau social comme Facebook. Pour y répondre, Ask.com souhaite développer un service QR plus apte selon eux à entrer dans le flux. Nous verrons.

Je suis pour ma part relativement sceptique devant cet argument. Certes, l'activité RSS et plus largement celle de blogging s'est ralentie ces derniers temps mais les agrégateurs demeurent des outils incontournables.

D'abord, tous les sites d'information ne sont pas dans le flux. Il y a des informations qui le sont, des collègues qui se mettent plus à twitter qu'à bloguer, mais l'agrégateur avait et garde cette particularité qu'il agrège également des temporalités de conversation différentes. On peut suivre par flux des conversations, des flux d'information, de l'institutionnel comme du privé, des images, vidéos, voire des tweets. Je pense sincèrement que c'est l'argument majeur, la temporalité.

Ce qui est découle est le type d'information qui circule. Difficile de comparer les échanges rapides et pas toujours développé sur du micro-blogging et des billets de blogs argumentés. 140 caractères sur Twitter, c'est peu. Très peu. Parfois trop pour exprimer l'ensemble d'une idée.

Ensuite, l'agrégateur propose des fonctions très intéressantes comme celle, avant tout, de classer ses flux ou celle de sauvegarder et mettre de côté un item. Vous me direz, c'est dorénavant possible aussi sur Twitter qui permet de mettre en favori des tweets ou de créer des listes, ce que je n'ai pas encore fait car je n'en avait pas l'utilité (mais du coup, je vais jeter un oeil à ces fonctionnalités). Mettre en mémoire, faire une recherche au sein de l'agrégateur, voire créer un flux sur des pages fixes était bien pratique sur Bloglines.

Y aurait-il alors une granularité plus importante sur Twitter et facebook qui apporterait plus de fluidité à l'information ? 

Bon, je ne vais pas abandonner maintenant mes flux. Je sais, j'en ai beaucoup trop et je devrais en profiter pour faire du ménage avant le déménagement. Du coup, je crois que je vais me retourner vers le seul autre agrégateur qui vaille le coup (à moins que vous n'ayez des suggestions) : Google Reader.

lundi 25 mai 2009

Des univers Netvibes à Lyon

Je suppose que nombre des lecteurs est déjà au courant mais je tenais à signaler l'initiative intéressante du SCD de Lyon 1 qui propose depuis la fin avril pas moins de huit univers netvibes à destination des étudiants, doctorants et enseignants-chercheurs de l'université.

Ces univers thématiques reprennent les principales disciplines de l'université et proposent à la fois des liens vers des ressources dans le domaine concerné rangés en plusieurs onglets spécifiques (sites institutionnels, flux RSS, blogs...) que des outils spécifiques (encart de recherche PUBMED), des ressources pratiques (sur les stages par exemples) ou des informations sur la bibliothèque (widgets renvoyant vers le catalogue, les livres électroniques, le SUDOC etc.

Une initiative fort intéressante et une première pour un établissement de cette taille (en terme d'univers thématiques, on ne peut que penser aux pionnaires de l'ESC Lille). Il serait intéressant de connaître la communication qui a été faite autour de ces outils et plus tard, l'utilisation réelle qui en a résulté.

De plus en plus de bibliothèques et d'établissements d'enseignement supérieur proposent des univers Netvibes. C'est le cas par exemple du SCD de l'Université de Provence, du SCD de l'université de Limoges ou du SCD de l'université de Hautes-Alpes. C'est le cas également d'organismes de formation comme l'Urfist de Rennes ou Média Centre-Ouest qui propose un univers dédié à la préparation des concours des bibliothèques.

Le wiki professionnel Bibliopédia rassemble d'ailleurs la majorité de ces univers au sein d'une page dédiée. Cette page recence nombre d'univers de bibliothèques : Médiathèques et bibliothèques Publiques, Etablissements d'enseignement supérieur, BDP, CDI, Autres, Liste des Univers Netvibes pour les professionnels de l'information, Références. Comme tout wiki, n'oubliez pas que vous pouvez enrichir à votre tour cette page des sites dont vous avez connaissance ou des projets que vous espérez mettre en place.

vendredi 13 mars 2009

Diigo acquiert Furl

Je suis tombé dessus un peu par hasard, mais il semblerait que le service de partage de signets en ligne et d'ajout d'annotations, Diigo (signifiant “Digest of Internet Information, Groups and Other stuff"), soit dit en passant de plus en plus apprécié de la petite communauté des biblioblogueurs, que Diigo donc ait racheté récemment son concurrent Furl.

L'information a paru sur le site TechCrunch, qui explique que LookSmart, précédent propriétaire de Furl, revendrait ainsi un service qui s'éloignait de son coeur d'activité.

Furl et Diigo permettent tous deux aux internautes de sauvegarder des pages web, des parties de pages, de les annoter et de les partager avec d'autres usagers, un peu comme ce que propose Delicious. On peut dès lors considérer que Diigo acquiert là un concurrent alors même qu'il s'apprêterait à lancer sa plateforme Diigo 4.0, censée renforcer les fonctionnalités du service.