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Tag - réseaux sociaux

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mercredi 21 avril 2010

"Bibliothèques" sur Ning

Ning est un réseau social un peu particulier : cette plateforme de réseaux plus exactement vous permet, en vous ouvrant un compte de créer votre propre réseau social entièrement personnalisé. A vous ensuite d'y ajouter des fonctionnalités de blog, de forums, de partage de photos, de liens, de lier votre profil Ning avec votre compte Twitter pour diffuser toute mise à jour de votre profil etc.

En mars 2007, suite au premier Bibliocamp réunissant une quinzaine de biblioblogueurs à la BPI si je me souviens bien, Willy Ten ouvrit un réseau Ning appelé "Bibliothèques". Ce réseau est aujourd'hui gros de 130 membres, mais il faut concéder qu'il est aujourd'hui dépassé par d'autres outils de communication et réseaux sociaux. Le forum arbore trois messages dans les 09 derniers mois et les derniers billets de blogs datent de 2007. Depuis la fin 2009, nous avons restreint les inscriptions -auparavant libres- à une modération censée bloquer les centaines de spams qui l'inondaient en quasi-permanence.

Dernier coup dans le dos du réseau : Ning vient d'annoncer la fin de la gratuité de ses plateformes. On comprend qu'ils peinent à se trouver un modèle économique rentable -ce que ne parvient pas à combler la publicité- mais je crains que ce coup de Jarnac ne soit un coup de grâce. A partir du 04 mai prochain, une nouvelle offre sera proposée aux utilisateurs, qui ne fera pas d'exception aux réseaux pédagogiques, ou professionnels comme le nôtre. D'ores et déjà, les utlisateurs cherchent de nouvelles solutions et une liste de réseaux gratuits commence à circuler : Wild Apricot Rsitez SocialGo BoonEx, BuddyPress, Elgg, Joomla, JomSocial, Tuiyo, WackWall, Crowdvine, Spruz, SocialEngine, KickApps , SocialCast, The Online Family Center, Google Friend Connect, Huminity, I-Neighbors, MediaWiki, Grou.ps, Webbours, Groupsite, Stribe, Imentor, IgroopsSocialSam, MemberWing, Webs, Neeetz, Mixxt, CircleBuilder, Shutterfly...

Quant à Bibliothèques, je crains que nous ne finissions enfin par le détruire. J'aimerais bien le clore -fermer seulement les inscriptions- et le garder à titre d'archives et de démonstration pour montrer que nous pouvons nous organiser et que cela demeure possible. Peut-être pas avec ce réseau qui pour le coup est bel et bien mort ; et comment en serait-il autrement vu que plus personne n'y va ni ne communique autour. Peut-être avec un autre, sur une autre plateforme, pour répondre à un besoin ponctuel, local, particulier. L'outil est là, à nous de le garder dans un coin de notre esprit pour le cas où. J'aimerais bien le clore donc, mais je n'ai pas trouvé cette fonctionnalité. Je pense donc que, début mai, il sera détruit.

Et en attendant, Bibliobsession nous propose de jeter un oeil sur le réseau Savoir solidaire.

lundi 19 avril 2010

Les réseaux sociaux et les bibliothèques

Le 09 avril dernier, je me trouvais à l'URFIST de Rennes pour animer un stage sur l'utilisation des réseaux sociaux en bibliothèque. A cette occasion, j'ai proposé trois diaporamas portant sur les réseaux sociaux en général, celle de Facebook et Twitter en bibliothèque.

Le premier diaporama est le plus important. C'est un travail que j'avais déjà proposé à Bordeaux l'automne dernier mais retravaillé et  mis à jour. Il revient sur ce qu'est un réseau social, son histoire, ses concepts. Il propose des exemple d'utilisation des réseaux sociaux à titre professionnel et institutionnel. Enfin, il insiste sur les limites des réseaux sociaux, notamment des questions autour de la gestion de l'identité numérique.

Les deux diaporama suivants s'attardent sur l'utilisation de réseaux sociaux spécifiques, Facebook et Twitter, en bibliothèque. Il s'agit alors de présenter le réseau social, rappeler son importance et les principales fonctionnalités puis de montrer quelques utilisations professionnelles de ses réseaux et terminer rapidement sur la marche à suivre. Pour les stagiaires rennais, j'ai développé un peu le diaporama Twitter ce week-end.

Ci après le déroulement de la journée. A ceci près que le programme a paru un peu ambitieux et que nous avons débordés de près de trois quart d'heure. Enfin, cela prouve aussi que les stagiaires étaient intéressés puisque nous avons pu avoir d'intéressants échanges sur toutes ces questions.

Réseaux sociaux : Panorama et usages informationnels

  • Contextes et Usages
    • De quoi parle-t-on ?
    • Les concepts des réseaux sociaux
    • Usages et usagers
  • Facebook en bibliothèque
    • Historique et statistiques
    • Principales fonctionnalités
    • Applications en bibliothèque
    • Comment faire
  • Pourquoi utiliser des réseaux sociaux en bibliothèque ?
    • Le développement d'internet
    • Vers une bibliothèque 2.0
    • Quels enjeux pour une bibliothèque ?
  • Exemples d'utilisations en bibliothèques
    • Usages individuels
    • Groupes professionnels
    • Usages institutionnels
  • Questions et limites
    • La question de la participation
    • Lire et publier sur le net
    • Gestion de l'identité numérique
  • Twitter en bibliothèque
    • De quoi parle-t-on ?
    • Objectifs et fonctionnalités
    • Applications en bibliothèques
    • Données juridiques et légales

N'hésitez pas si vous avez des commentaires à faire sur ces documents.

dimanche 10 janvier 2010

Facebook en bibliothèque ?

Avant les vacances, j'ai reçu, au même titre que de nombreux autres collègues, une question me demandant assez largement quels conseils je pouvais donner à une bibliothèque "désirant utiliser Facebook dans le cadre de sa relation avec les usagers".

Voici en substance quelle fut ma réponse :

Quelques éléments de réponse à un question qui est vaste et mériterait précisions : les besoins et les modes d'actions d'une bibliothèque territoriale ne sont pas les mêmes que ceux d'une bibliothèque d'État par exemple. Par ailleurs, en terme de médiation, cette utilisation de Facebook se fera-t-elle au niveau institutionnel, celui d'un service (espace multimédia, musique, jeunesse), d'un thème, ou encore au titre de personnes ressources (le profil d'un bibliothécaire du service de référence, es qualité, par exemple ) ? Ces premières questions sont importantes et auront un impact certain sur l'utilisation de l'outil qu'est Facebook, notamment parce qu'une telle utilisation ne pourra se faire qu'en réponse à un projet.

Pourquoi utiliser Facebook ? Quel est le projet derrière, et à quels objectifs une telle utilisation est censée répondre ? sont à mon sens les premières questions à se poser. En fonction des réponses, du type de médiation envisagé, la bibliothèque mettra en place un mode d'alimentation et de fonctionnement fort différent. Par exemple, plutôt que de créer un profil ou une page (sachant que la page pour une institution est plus appropriée, le profil étant réservé à des personnes ressources par exemple), la bibliothèque peut parfaitement envisager de commencer par créer un groupe autour d'une animation, une collection, ce en concertation avec son public, notamment les ados, et mettre en place cette nouvelle visibilité en commun avec eux en les associant étroitement au projet.

Facebook peut ainsi servir à faire découvrir les collections de la bibliothèque, échanger avec les usagers en amont d'une animation comme en aval pour recueillir les avis, restituer des expériences. Facebook peut être le lieu d'un approfondissement aussi, après l'animation, avec la mise à disponibilité de liens, photos, vidéo ou d'espace d'échange (forum). Autant d'outils qui permettent également d'être présent pendant, d'accompagner l'usager dans son expérience de la bibliothèque.

J'évoque ici des animations mais ce peut être utile également au quotidien, en proposant des informations locales (horaires d'ouvertures et de fermetures), des widgets d'accès aux ressources (catalogues, bases de données), voire un service de renseignements à distance (chat, meebo).

Quels conseils apporter ? Bien définir son projet dans un premier temps, en accord avec sa tutelle, et ensuite proposer plutôt une page institutionnelle pour un établissement. Elles sont faites pour cela. Reste que proposer ce genre de page ne suffit pas : quitte à investir l'espace, autant profiter pleinement des outils mis à disposition. Une bibliothèque ne devrait pas se contenter de se créer un profil Facebook, en soi ce n'a aucun intérêt. L'idéal est de compléter ce profil et les myriades d'onglets en ligne : onglets photos avec des images des animations, de l'équipe, du lieu, onglet vidéos avec des vidéos des ateliers ou des animations, onglet encarts avec des widgets de recherche dans le catalogue, dans les ressources, de chat voire un onglet événements, un onglet forum, pourquoi pas ? J'irai plus loin encore en proposant à la bibliothèque de participer en tant que telle à des groupes pour se fondre dans ceux où se trouvent et se retrouvent les usagers, banaliser sa présence en quelque sorte (certes réservés aux détenteurs d'un profil si je ne m'abuse).

Le dernier conseil serait de communiquer autour de cette présence en ligne : quitte à valoriser l'institution, autant que ce soit su. Il n'est pas gênant d'ajouter une ligne sur les documents de communication de la bibliothèque, il est intéressant de renvoyer vers les photos de l'animation ou celle d'un profil. Dans Facebook même, il n'est pas inutile de participer, montrer sa présence, voire profiter d'un billet pour rappeler qu'on peut faire une recherche à partir du widget idoine.

Je suppose que ma réponse est loin d'être complète et peut porter à commentaires, réflexions et ajouts. Mais il s'agissait surtout de dresser là quelques éléments à gros traits.

mercredi 28 octobre 2009

Le nouveau Facebook

Facebook, le réseau social le plus important de la planète actuellement, continue de changer et modifier sa page d'accueil. Pour répondre à la demande ou plus exactement aux usages de ses utilisateurs tentés par des applications toujours plus orientées vers le "real-time web" comme Twitter, même si ce dernier est encore loin de pouvoir réellement inquiéter le logiciel de Mark Zuckerberg.

1. Le système d'actualités

Il y a trois ans environ, Facebook avait introduit le système d'actualités qui informe les utilisateurs de manière antéchronologique sur ce que font leurs contacts ou les groupes auxquels ils sont inscrits. Cette innovation, importante dans le domaine des réseaux sociaux (même s'ils ne sont pas à l'origine des news feed de manière générale) et pour ce site tout particulièrement, bien que très critiquée à l'époque (l'idée de publier son statut, des informations personnelles ou des photos en ligne, aisément accessibles, n'était pas toujours pour plaire aux utilisateurs) a vite pris une importance centrale et incontournable.

Une récente modification en mars dernier déjà avait mis cette fonctionnalité (non plus seulement d'actualités mais d'actualités en temps réel) au cœur de la page d'accueil en la définissant comme point d'entrée au site. La mise a jour de son statut en était facilitée, qu'il s'agisse du profil, ou de la publication d'une image, d'un lien, d'une information désormais accessible de n'importe quelle page du site.

2. Les nouvelles fonctionnalités

Voilà maintenant que Facebook propose de nouvelles modifications changeant sensiblement la fonctionnalité et son usage démultipliant ces actualités en deux groupes : les Live Feed et les News Feed (ou en français : Actualités en direct et condensé des actualités), ce que les développeurs de Facebook précisent sur leur blog.

News Feed
When you log into Facebook, you'll see the most interesting things that happened in the last day in the "News Feed" view. News Feed picks stories that we think you'll enjoy based on a variety of factors including how many friends have liked and commented on it and how likely you are to interact with that story.

Live Feed
Once you've caught up on what you missed, you can click through to "Live Feed" to see what's happening right now. As long as you remain logged into Facebook, you'll continue to see posts and activity from your friends in real-time. You can edit what appears in this view by clicking "Edit Options" at the bottom of the home page.

Le News Feed s'est également enrichi de nouvelles entrées (les amis qui ont été taggués dans des photos, les groupes qu'ils ont rejoint en plus des invitations à des événements ou nouveaux contacts). L'idée donc est simple : comment mettre en valeur l'information la plus pertinente possible pour une utilisateur, comment lui permettre de retrouver cette information dans le flux ininterrompu des actualités, d'importances et d'intérêt divers -et c'est le moins qu'on puisse dire ?

Une différence majeure donc vient des publications que Facebook juge importante "en fonctions de nombreux critères" (ce qui demande à être éclairci), ce qui permettrait de ne rien laisser passer, tout en pouvant à tout moment revenir sur les actualités en temps réel. A dire vrai, ce n'est pas entièrement nouveau : l'algorithme qui remplit ce "condensé des actualités" rappelle celui utilisé auparavant qui mettait en valeur certaines actus dans la colonne de droite de l'ancienne page d'accueil. Mais ces actus étaient plus restreintes et ne prenaient pas en comptes tous les critères.

Il est enfin possible de paramétrer ce qui apparaitra ou non dans ces flux en cliquant sur le lien "modifier les options" en bas de pages qui ouvre une fenêtre et vous permets de définir les profils à montrer en priorité et ceux dont le logiciel peut masquer les actualités.

Les nouvelles fonctionnalités sont donc :

  1. L'apparition des "Actulatités en direct" en haut de page avec le nombre d'actus depuis votre dernière visite
  2. Le condensé des actus qui reprend le système des actus remarquables amélioré et complété. Il est notable que cette page est celle qui désormais apparaît par défaut quand on s'authentifie dans le logiciel.
  3. Cette section à droite laisse la place à des événements importants, "of particular interest", afin de les rendre plus rapidement identifiables.

3. Ce que cela signifie.

Un récent article paru dans le New York Times revient sur la signification de ces récents changements et en propose une explication.

L'auteur de l'article ainsi revient sur l'apparition par défaut, du condensé, ce qui n'est absolument pas anodin d'une part et d'autre part va avoir un impact sur l'utilisation du service par des millions de personnes dans le monde.  Cette vue en effet est censée renforcer les interactions entre les membres du réseau social. Les actions en ligne des membres de son réseau sont mises en avant et on est ainsi encouragé à interagir, répondre, y prêter plus d'attention auparavant.

Marshall Kirkpatrick, journaliste à ReadWriteWeb et auteur de l'article donc, continue et précise queWeak social connections and your personal long-tail of content are less prioritized in this view, ce qui peut paraître justement paradoxal dans un logiciel dont l'intérêt réside justement dans la mise en relation avec des contacts éloignés, des amis d'amis, dont l'un des concepts est celui des liens faibles tels que décrits par Mark Granovetter.

The inclusion of a user's past behavior as a criteria for hotness is key, though. It's not just a popularity contest. Your News Feed is your little universe and popularity is defined in relative terms.

poursuit  l'auteur.

D'autres nouveautés sont apparues, comme le nombre de fois où un de ses liens a été partagé, puis repris et de nouveau partagé, soulignant ainsi l'importance du message, du moins du buzz qui l'accompagne. Avec cette fonctionnalité, on remarque l'apparition d'un bouton "Partager" ou "Share"  qui permet de reprendre du contenu sur le web pour le publier dans les actualités d'où il pourra être commenté, repris, échangé... ce qui place de nouveau ces actus au centre de l'utilisation du logiciel, y compris dans une utilisation hors Facebook.

The Share button enables you to take content from across the Web and share it with your friends on Facebook, where it can be re-shared over and over so the best and most interesting items get noticed by the people you care about.

Marshall Kirkpatrick termine son article en posant la question d'un usage futur du web lorsque l'ensemble des réseaux sera interopérable mais d'ici là, je serais plutôt intéressé par les usages qui vont naître, qui naissent ou qui sont déjà en place dans un Web en temps réel qui prend de plus en plus d'importance. 

jeudi 15 octobre 2009

Des réseaux sociaux et des bibliothèques

Pas beaucoup de billets ces derniers jours mais j'ai une excuse : je préparais une intervention à Bordeaux, invité par l'IUT Montaigne Bordeaux 3 et le CNFPT Aquitaine sur les réseaux sociaux en bibliothèque prévue pour ce jour-même. Les publics sont donc des étudiants d'une part et d'autre part des professionnels en poste.

La matinée de la journée aborde "Les réseaux sociaux, aspects généraux" et après avoir abordé des aspects généraux sur les réseaux sociaux (concepts, typologie, usages des réseaux sociaux), avec une présentation de Facebookpar Risu himself, j'aborde des questions liées aux bibliothèques 2.0 et aux enjeux relatifs.

L'après-midi porte quant à lui sur une utilisation des réseaux sociaux en bibliothèques, concrètement, qu'il s'agisse d'usages individuels, de groupes ou institutionnels. Je termine en évoquant des limites (validation de l'information, identité numérique etc). Risu devrait présenter Twitter et ses aspects sociaux avant de proposer une synthèse de la journée.

La journée a lieu en ce moment, donc, mais n'hésitez pas à faire des retours et corriger le diaporama, ou du moins me dire ce que vous en pensez. Je pense qu'il y a des améliorations à apporter ici et là et peut-être insister sur certains points. Je verrai aussi en fonction de mon discours.

J'ai essayé de me mettre des commentaires de rappel sous certaines diapos et de rendre les images cliquables le plus souvent possible. Vous pouvez accéder au diaporama en cliquant sur le lien suivant :

mercredi 22 juillet 2009

Le Canada et Facebook

Vu via le tweet du Bouillon, le Canada aurait lancé un ultimatum au site de réseau social Facebook au motif que ce dernier ne respecterait pas la Loi sur la protection des renseignements personnels et des documents électroniques (LPRPDE).

Les problèmes autour du respect de la vie privée par les sites de réseaux sociaux -et par nombre de sites se réclamant du 2.0 plus largement- ne sont pas récents et ont déjà fait parler d'eux mais c'est la première fois à ma connaissance qu'un état ou plus exactement qu'une commission nationale intervient directement.

C'est en effet suite à une plainte déposée par la Clinique d’intérêt public et de politique d’Internet du Canada (CIPPIC) que le Commissariat à la protection de la vie privée au Canada s'est penchée sur l'utilisation des données personnelles par le site de réseau social.

Dans le cadre de son enquête, le Commissariat s’est penché sur la question de savoir si Facebook donnait suffisamment d’information pour soutenir le consentement valable des utilisateurs en documentant les fins de la collecte, de l’utilisation et de la communication des renseignements personnels et en portant ces fins à l’attention des personnes de manière raisonnablement directe et transparente. La question de la conservation des renseignements personnels fait plus précisément surface dans les allégations relatives à la désactivation et à la suppression des comptes ainsi qu’aux renseignements des non-utilisateurs. La question des mesures de sécurité occupait une place importante dans les allégations relatives aux applications de tiers et à Facebook Mobile.

Rapporte le commissaire dans son rapport, disponible en ligne en version intégrale.

Pour être précis, le rapport examine 11 points distincts et apporte pour chacun ses conclusions décrétant pour certains que la plainte n'est pas fondée (par exemple, tromperie et fausse représentation, Facebook Mobile), pour d'autres que la plainte est fondée mais résolue au regard des réponses et des mesures correctives de Facebook (par exemple, les paramètres de confidentialité par défaut et la publicité), pour d'autres encore que la plainte est fondée (par exemple soit les applications de tiers, la désactivation et la suppression du compte, les comptes des utilisateurs décédés, et les renseignements personnels des non-utilisateurs) et que l'entreprise doit encore faire des efforts et accepter les modifications préconisées par le Commissariat.

Un suivi est censé être opéré 30 jours après ces premières conclusions, vérifiant d'une part que les premières mesures correctives sont toujours en place et d'autre part espérant que celles préconisées mais refusées soient finalement adoptées.

Du coup, je me demande ce qu'il en sera au bout de ce laps de temps. La seule phrase trouvée à ce sujet est "À défaut de telles preuves, nous déterminerons le meilleur moyen de traiter toute autre question non résolue conformément à nos pouvoirs" ce qui en soit ne veut pas dire grand chose. L'affaire sera-t-elle portée devant les tribunaux ? Avec quelle conséquence ? Ou un accord à l'amiable sera-t-il trouvé ? Sur quelles bases ? A dire vrai, maintenant que la discussion est lancée, les échanges vont devenir d'autant plus intéressants...

lundi 20 juillet 2009

La bibli sur ton mobile : présentation ALA2009

Au cours de la dernière grande conférence de l'ALA, Lisa Carlucci Thomas and Joe Murphy, Bibliothécaires à Yale, ont proposé une conférence sur le thème : “Go Mobile: Top 5 Mobile Services for Libraries.”  (à dire vrai, il s'agissait d'une poster session, mais je ne suis pas certain d'avoir compris exactement ce dont il s'agit : la présentation d'un "poster" à partir duquel se tient l'intervention ?).

La session était présentée simultanément sur Twitter sur le compte de Joe Murphy, sur Facebook (idem), et postée sur Flickr pour permettre au plus de toucher le plus de personnes intéressées possible.

Le poster est accompagné du texte suivant (texte originel en anglais) :

Aujourd'hui, les usagers veulent accéder à des informations depuis la paume de leur main. Utilisant des téléphones portables comme première interface, les usagers s'attendent à ce que les bibliothèques répondent parfaitement à leurs besoins d'information.

Ce poster introduit et décrit les principales méthodes innovantes dont les bibliothèques auront à faire usage pour délivrer leurs services via des dispositifs mobiles. 

  • Text Message Reference : Répondre aux questions de référence posées par les usagers sur leur portable, par textos.
  • Electronic Collections : Promouvoir et améliorer l'accès en ligne aux collections de la bibliothèques via les dispositifs mobiles et considérer les meilleures pratiques pour développer de nouveaux projets numériques utilisant les interfaces de mobiles.
  • Access Services : Fournir des informations sur le compte de l'usager et permettre l'accès aux services pour les usagers à partir de leurs mobiles d'où ils veulent, quand ils veulent.
  • Online Social Networks : Fournir des ressources et des services permettant la construction de communautés en ligne et développer un espace numérique solide pour votre établissement, sur des sites de réseaux sociaux mobiles populaires tels que Facebook ou Twitter.
  • Mobile Applications : Créer des logiciels servant d'interface mobile personnalisable pour la bibliothèque que les usagers pourront télécharger et utiliser sur leurs iPhones et autres smartphones.

Ensemble, ces cinq méthodes favorisent la pertinence des services traditionnels dans l'environnement moderne et développent la capacité des bibliothécaires à avoir une pensée prospective à propos des nouveaux dispositifs mobile .

"Think Forward, Think Mobile."

Les intervenants m'ont demandé de publier également leurs coordonnées et auters avatars numériques, et de ne pas hésiter à les contacter :

Lisa Carlucci Thomas :
http://www.facebook.com/lisacarlucci
http://twitter.com/lisacarlucci
LinkedIn: "Lisa Carlucci Thomas"

Joseph Murhy :

http://www.facebook.com/joemurphy3
http://twitter.com/libraryfuture

voir aussi ce billet sur ses publications

jeudi 9 juillet 2009

Les Réseaux sociaux et la vie privée

C'est le contenu d'un article de Technology Review de Erica Naone paru le 11 juin dernier qui affirme en effet que :

Social-networking sites lead a double life. On one hand, they encourage users to share as much personal information as possible, making it easy to post photos, videos, notes, and links. But at the same time, these sites have to safeguard that information and limit how it is shared between users and beyond their own walls. Users are often dismayed when their information reaches unintended recipients, such as bosses, relatives, or other companies.

Les réseaux sociaux sont schizophrènes qui nous encouragent d'un côté à partager le plus d'information personnelles possibles que ce soit sur nous-même ou via des documents divers (photos, vidéos, notes) mais qui, d'un autre côté, doivent protéger cette information et faire en sorte que ne peuvent y accéder que les personnes autorisées.

Les usagers eux-mêmes sont assez vigilants sur ces questions de protection privée. Il n'est qu'à se rappeler le tollé qui avait suivi le changement des conditions d'utilisations de Facebook en février dernier, un buzz tel que le réseau social avait dû faire marche arrière et revenir à ces conditions précédentes, guère plus satisfaisantes soit dit en passant.

Une attitude pourtant souvent ambigue de la part des usagers : on se souvient également de la -juste- crainte exprimée par les français lors de la mise en place du logiciel policier EDVIGE, « Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale » (depuis renommé en EDVIRSP, pour « Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique ») qui permettait de ficher les citoyens ayant une activité syndicale ou politique, ainsi que de noter leur orientation sentimentale et leur état de santé mais ces mêmes personnes ne vont pas hésiter à afficher ces informations sur leur profil Facebook (qui est depuis le début de cette année le premier logiciel de réseau social en France devant l'indétrônable Copaindavant).

Il convient donc plus que jamais d'être vigilant devant les paramétrages des réseaux sociaux portant sur la gestion de sa vie privée d'une part et d'autre part de développer de plus en plus les sessions de formation à la gestion de son identité numérique. L'un des défis majeurs de ces dernières années.

vendredi 13 mars 2009

Diigo acquiert Furl

Je suis tombé dessus un peu par hasard, mais il semblerait que le service de partage de signets en ligne et d'ajout d'annotations, Diigo (signifiant “Digest of Internet Information, Groups and Other stuff"), soit dit en passant de plus en plus apprécié de la petite communauté des biblioblogueurs, que Diigo donc ait racheté récemment son concurrent Furl.

L'information a paru sur le site TechCrunch, qui explique que LookSmart, précédent propriétaire de Furl, revendrait ainsi un service qui s'éloignait de son coeur d'activité.

Furl et Diigo permettent tous deux aux internautes de sauvegarder des pages web, des parties de pages, de les annoter et de les partager avec d'autres usagers, un peu comme ce que propose Delicious. On peut dès lors considérer que Diigo acquiert là un concurrent alors même qu'il s'apprêterait à lancer sa plateforme Diigo 4.0, censée renforcer les fonctionnalités du service.

lundi 9 mars 2009

Meebo aime facebook

Meebo est un petit logiciel de messagerie instantanée bien pratique : en ligne, il vous permet de contourner les restriction que votre informatitien aurait pu placer mais surtout, il vous permet de vous connecter via une seule et unique interface à plusieurs messageries telles que AOL’s AIM, Yahoo Messenger ou Microsoft Messenger, ce qui en soi est bien plus pratique que d'ouvrir un à un ces différents comptes. On peut ajouter des interfaces Meebo sur des sites comme ce qui est fait sur ce même blog pour discuter directement avec les auteurs et les personnes derrière le site (mais je suis rarement connecté à Meebo, honnêtement).

Parmi ces systèmes de messagerie, Meebo vient d'ajouter le chat de Facebook, le célèbre réseau social. Cela ne s'est pas fait sans problèmes mais le résultat semble prometteur pour la petite entreprise de Mountain view, Calif. Du coup, inversement, Meebo fait partie des premiers partenaires officels de la version alpha de Facebook Connect, l'outil d'authentification de facebook. En fait, Meebo avait déjà ajouté Facebook Chat en décembre dernier, mais c'était fait reprendre par Facebook pour qui le passage par son logiciel Facebook Connect est obligatoire (une histoire qui n'est pas sans rappeler le combat de l'INA conter YouTube et Google).

The method for connecting is slightly different than the other networks on Meebo, but it works basically the same way. You can login to Facebook from the front page or, if you have a Meebo account, login with your Meebo username and add Facebook as a network account from inside Meebo.

Bien sûr, cette intégration est importante puisqu'elle devrait permettre d'élargir encore l'influence de Facebook et de disséminer ses outils sur le réseau. A partir de maintenant, les utilisateurs de Meebo pourront discuter avec leurs amis Facebook, sans être connecté au logiciel social, et voir leurs fameux statuts. A terme, peut-être, l'intégration entre les deux outils permettra-t-elle aux utilisateurs de Meebo de voir une partie du profil de leurs amis ou de changer leur propre statut qui sait ?

Se forger des réseaux, des contacts devient de plus en plus prégnant et lié intimement à une utilisation d'internet. Il semble normal aux internautes d'avoir un grand nombre d'amis sur le web et de se créer une sorte de base de ces derniers, afin de pouvoir aisément et rapidement les contacter. Meebo, d'ailleurs ne s'arrête pas là qui vient d'ajouter récemment d'autres connections et propose la possibilité d'ouvrir le chat d'outils comme Flixster ou la communauté de Piczo...

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