Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - représentation

Fil des billets

mardi 9 octobre 2012

Singapour 2013

Alors que le congrès international de l'IFLA 2012 à Helsinki se terminait, les collègues asiatiques de Singapour s'activaient pour accueillir la session 2013.

A cette occasion, la bibliothèque nationale de Singapour (National Library Board of Singapore - NLB) et l'association des bibliothèques singapouriennes (Library Association of Singapore - LAS) nous proposent une intriguante vidéo de présentation de leur milieu professionnel.

La musique du clip est composée par Ivan Chew, biblioblogueur et bibliothécaire à la NLB, tandis que la chanson est interprétée par un groupe local, les Starfish Stories. La vidéo est postée sous licence Creative Commons by / nc / nd. 

 

free from IFLA on Vimeo.

En 2014, ce sera au tour de Lyon d'accueillir ces représentants internationaux et là aussi une vidéo de présentation étaient proposée aux congressistes. Pas de bibliothèques cette fois mais une vidéo de présentation de la ville et de son slogan : "Only Lyon". 

Nous aurons l'occasion d'y revenir.

jeudi 4 octobre 2012

L'homme qui ouvre sa bibliothèque au public

A Manille, un homme a tenté d'ouvrir sa bibliothèque au public. Hernando Guanlo est un tel passionné de lecture qu'il a spontanément installé sa bibliothèque personnelle, relativement conséquente, sur le trottoir devant chez pour, dit-il, développer la joie de lire au sein de sa communauté.

Son fonctionnement est très simple : les passants peuvent prendre autant de livres qu'ils souhaitent pour la durée qu'ils veulent, même de façon permanente. "La seule règle, est qu'il n'y a pas de règle". On pourrait croire que l'initiative allait être vite prise de court, faute de titres à proposer mais c'est en fait tout le contraire qui s'est produit et, depuis douze ans que l'initiative perdure, la collection n'a eu de cesse de croître, grâce aux dons des usagers.

"It seems to me that the books are speaking to me. That's why it multiplies like that," he says with a smile. "The books are telling me they want to be read… they want to be passed around."

Au début, en 2000, Hernando ne proposait qu'une centaine de titre issus de sa collection personnelle et d'autres hérités de ses parents. Ce sont eux, d'ailleurs, qui lui auraient transmis ce plaisir de lire et c'est suite à leur décès qu'il a eut envie de partager cette passion, pour honorer leur mémoire. L'idée était simplement partager ces lectures, de voir si les gens allaient s'en emparer, les emprunter. Non seulement ce fut le cas, mais en plus ils les rendaient avec de nouveaux titres qu'il convenait ensuite d'ajouter à la collection.

Aujourd'hui, notre homme ne sait pas de combien de titre il dispose exactement. Les exemplaires sont partout, dans les pièces, le salon, le garage, tout autour des murs. 

Un modèle qui fonctionne bien aux Philippines notamment où les habitants ont un accès limités aux livres et à la lecture à cause du faible maillage des bibliothèques publiques et des prix élevés des ouvrages.

Du coup, notre bibliothécaire local est allé plus loin et pars désormais à la rencontre des communautés les plus défavorisées à bord de son "Book Bike" sur lequel il entasse des piles de livres à distribuer et encourage l'ouverture d'autres bibliothèques citoyennes en dehors de Manille.

Hernando explique sa démarche de la façon suivante :

"You don't do justice to these books if you put them in a cabinet or a box," he says.

"A book should be used and reused. It has life, it has a message.

"As a book caretaker, you become a full man."

lundi 18 juin 2012

Jamais sans mon comic book

Vous vous souvenez peut-être du Zombie guide to the library, un guide du lecteur proposé par la bibliothèque du McPherson College aux États-Unis sous la forme d'une bande dessinée au cours de laquelle, deux jeunes étudiants se réfugiaient dans une bibliothèque pour échapper à des hordes de zombies. Là, ils découvraient les différentes ressources que pouvait leur proposer la bibliothèque pour se battre et vaincre les revenants.

La bande dessinée est proposée le dessinateur de webcomics et ancien bibliothécaire C. Michaël Hall, sur un scénario d'un autre collègue enseignant à la Emporia State University, Matt Upson et avec les couleurs de Dustin Evans

Les trois amis ne se sont pas arrêtés là puisqu'ils nous ont proposé depuis deux autres bandes dessinées sur le même principe. Si la première se déroulait dans les locaux d'une bibliothèque universitaire, la seconde se déroule cette fois dans ceux d'une bibliothèque municipale(la bibliothèque Wilton, dans le Connecticut) et voit les protagonistes se battre contre une horde de monstres tous sortis de livres plus effrayants les uns que les autres (pour un peu on se croirait dans Richard au Pays des Livres Magiques). Et voilà nos héros aux prises avec le Fantôme de l'Opéra, Frankenstein ou le terrifiant Dracula.

Heureusement, la bibliothécaire est là...

  Encore une fois, outre l'ingénieux mélange entre la bande dessinée et les informations pour le lecteur, doublée en fin de volumes d'explications sur le système de classement ou les opérateurs booléens, ce qui rend le volume intéressant et amusant demeure le côté décalé, les références discrètes qui dénoncent les professionnels derrière le projet sans pour autant se prendre au sérieux (les pauvres moniteurs se font bouffer par les zombies dans la première histoire).

Alors, on aura compris les bibliothèques ne sont peut-être pas des havres de paix mais elles ont les ressources idéales pour affronter les aléas qu'on peut rencontrer dans la vie. D'où question pas moins idéale : Comment devient-on bibliothécaire ? Et c'est là tout l'objet du troisième et dernier opus (pour l'instant) de la série : Supreme Librarians in Metaspace. Le titre n'est pas complètement anodin puisque les initiales forment l'acronyme SLIM qui est aussi celui de l'école de bibliothécaire représentée : l'école de gestion en sciences de l'information et des bibliothèques (School of library and information management) de l'Université d'État d'Emporia.

Il s'agit donc dans ce dernier opus de mettre en valeur les différentes activités et facettes du métier de bibliothécaire, toujours d'une manière drôle et décalée. Avec l'espoir que cette ressource créera des vocations ou, au minimum, permettra de changer la représentation que les usagers ont de leurs bibliothécaires.

A travers un voyage spatio-temporel à la Scrooge, on part à la rencontre des bibliothécaires d'Alexandrie, arabes, de Dewey, d'un vieux bibliobus (on n'est pas loin du bus magique) avec des chats et une bibliothécaire percée et tatouée (parce que bon, les chignons ça va un temps)... pas de numérique, mais comme le dit l'un des protagonistes, c'est à chacun de créer le futur des bibliothèques.

Quoiqu'il en soit, par leur côté décalé et amusant, ces comics forment assurément un moyen de communication efficace, vous ne trouvez pas ?

mercredi 23 mai 2012

Un jour à la bibliothèque

Le projet "Un jour à la bibliothèque" (Library Day in the Life Project) est un événement biannuel conduit par une collègue américaine Bobbi Newman. Cette dernière est également à l'origine d'autres projets dont j'ai déjà fait écho ici comme des travaux sur la translittéracie, le tumblr sur l'image des bibliothécaires "this is what a librarian looks like" ou encore le blog Librarian by Day.

Bobbi is dedicated to helping libraries find their place in the digital age. She is passionate about 21st century literacies and the role of all libraries in equal access and opportunity for all. Her professional interests include digital and technology based services, the digital divide, and improving existing services through expanding traditional methods, while creating innovative new practices.

Dans ce dernier projet donc, deux fois par an, des bibliothécaires au sens large du terme racontent une journée de leur vie professionnelle à travers des billets de blogs, des photos, des vidéos, des tweets (notamment via le hashtag #libday8 pour la huitième session)... Il ne s'agit pas uniquement de collègues américains : toute personne travaillant de près ou de loin dans une bibliothèque est ainsi amenée à participer et décrire, à sa façon, comment se déroule une de ses journées. Il suffit ensuite de remplir un tableau dans le wiki du projet et de proposer le lien vers sa propre participation.On ne le voit pas sur cette copie d'écran, mais il y a encore une colonne supplémentaire redirigeant directement vers les posts liés au projet.

Le projet a démarré à la mi-juillet 2008 et a donc entamé en janvier sa huitième édition, mais si on trouve plusieurs contributions non américaines, il n'y en a aucune française. Je trouverais intéressant de changer cela, que les collègues racontent un peu leur quotidien et ce pourrait même faire l'objet d'un projet coordonné par l'ABF, pour l'image de la profession. 

Alors, dites, pour vous c'est quoi : "un jour à la bibliothèque" ?

jeudi 17 mai 2012

Projet 17 mai et valorisation de l'inclusion en bibliothèque

Aujourd'hui, nous sommes le 17 mai.

Depuis sept ans, cette journée est consacrée Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, à l'initiative du français Louis-Georges Tin et de son comité IDAHO (International day against homophobia).

Dans ce cadre, plusieurs bibliothèques organisent des manifestations à l'instar de la BM de la Part-Dieu, à Lyon, par le biais de son centre de ressources sur le genre, le point G, qui proposait le mercredi 16 mai au soir la projection du film d'animation de Sébastien Watel, Le baiser de la lune, racontant les amours de deux poissons garçons pour un public d'enfants entre huit et dix ans (CM1, CM2). La séance, en présence du réalisateur, se poursuivait par un débat sur l'opportunité et les modalités de telles projections face à un public jeune.

Une discussion qui est allé au-delà de la seule lutte contre l'homophobie en évoquant les parallèles possibles avec les luttes contre d'autres stéréotypes, d'autres discriminations, d'autres exclusions : qu'il s'agisse de questions de genre, de culture, et inversement de respect de soi, ou de vivre ensemble.

Parallèlement, les artistes s'engagent, à l'instar de Pochep et Silver, deux illustrateurs de bandes dessinées qui proposent aujourd'hui la sortie de Projet 17 mai, un site collaboratif regroupant les contributions de dessinateurs plus ou moins connus sur le thème de l'homosexualité et de la lutte contre l'homophobie. Cette initiative fait écho à un premier web-recueil initié en 2009 par la bloggueuse Julie Maroh, qui avait rassemblé une centaine de blogueurs en leur demandant de faire une note sur le sujet sur leur blog.

Le but du projet est d'aider : des personnes à se sentir soutenues à travers le projet, [montrer] que les choses s’améliorent et qu’il faut se battre pour ça. Et surtout, on espère que ça poussera certains lecteurs ou lectrices à se poser des questions sur le sujet. L’homophobie dans notre quotidien n’est pas uniquement des insultes ou des agressions, c’est aussi des clichés, des moqueries, des préjugés et des injustices. explique Silver sur le blog de Madmoizelle.

Construction de l'identité, lutte contre les stéréotypes, réflexions sur le multiculturalisme, les questions de genres ou l’orientation sexuelle et sentimentale sont autant d'axes développés par le récent groupe ABF très logiquement appelé "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes". Ce dernier propose d'ailleurs l'organisation d'une conférence débat lors du prochain congrès de l'association à Montreuil, le jeudi 7 juin 2012 à partir de 16h à 17h30 dans l'Espace-rencontre 1, sur le thème de l'inclusion : Inclusion et bibliothèques : une vision positive de l’accueil des publics dits minoritaires.

La rencontre réunira la chercheuse Christine Detrez, Maître de conférence en sociologie à l'Ens Lyon, et auteure de travaux sur le genre, la réception, les pratiques de lectures. Ses recherches actuelles portent sur les pratiques culturelles des enfants, sur les représentations du corps féminin, et sur les écrivaines contemporaines maghrébines.

Un second chercheur invité est Denis Merklen, Maître de conférence à l'EHESS, auteur de travaux sur les classes populaires, leurs modes d’inscription collective et de socialisation politique, et plus récemment sur les processus d’individuation en milieu populaire. Depuis 2006 notamment, il aborde ces questions du point de vue des bibliothèques de quartier : Pourquoi brûler des livres ? Violence, culture et politique populaires : une approche du point de vue des bibliothèques de quartier.

La dernière intervenante attendue est Sylvie Tomolillo qui est la responsable du Centre de ressources sur le genre de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu : le Point G, rassemblant un ensemble documentaire ciblé sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle.Elle pourra aborder la façon dont ce centre a vu le jour dans un contexte professionnel et les enjeux et problématiques qui se sont alors posés. Le point G, incidemment, propose des liens vers d'autres ressources externes et liste un certain nombre de bibliographies thématiques. 

Trois quart d'heures d'exposés puis échanges avec la salle. Voilà qui promet d'être intéressant.

jeudi 16 février 2012

Les bibliothécaires qui veulent contrôler le monde

Les bibliothécaires qui veulent sauver le monde, c'est bien gentil mais c'est forcément moins amusant que ceux qui veulent non pas le détruire, plutôt le contrôler.

En terme de recherche d'image et de représentations, ce n'est vraiment pas simple à trouver, d'autant que la frontière finalement est mince entre ces bibliothécaires vraiment méchants et ceux "simplement" effrayants dont la représentation s'est vue décrite et listée sur le site tvtropes (et là, les représentations de bibliothécaires sexy -ou sexies), une représentation qu'il distingue d'ailleurs des personnages amoureux des livres et de la lecture sans être pour autant bibliothécaires...

Néanmoins, je propose la liste d'items suivants. Si vous avez d'autres idées ou des correctifs, n'hésitez pas.

Romans :

  • Les bibliothécaires du monde d'Alcatraz de Brandon Sanderson : Dans ce roman pour la jeunesse, les bibliothécaires forment une espèce de secte contrôlant le monde et l'ensemble des connaissances admises pour lui cacher l'existence d'un autre continent.
  • Jorge de Burgos, le vieux bibliothécaire aveugle du Nom de de la Rose qui veille sur un enfer.  

  • Ardelia Lortz dans The Library Policeman (1990) de Stephen King : Un bibliothécaire démoniaque sort de l'Enfer pour se venger du non-retour de livres à la bibliothèque. (Stephen King semble plutôt friand de ces bibliothécaires méchants)

Films :

  • Chainsaw Sally (2004), un film gore qui prend comme meurtrier une jeune bibliothécaire psychopathe tuant les usagers qui font trop de bruit ou qui épellent mal les titres des ouvrages.

BD :

  • DansLunch Lady and the League of Librarians, un groupe de bibliothécaires veulent détruire la dernière console à la mode car ils trouvent que les enfants jouent trop aux jeux vidéos et pas assez aux livres !


  • Kamo Tharnn le Possesseur, un des gardiens de l'Univers de l'écurie Marvel, a créé une gigantesque bibliothèque sur une planète pour compiler l'ensemble des savoirs de l'Univers et accueillait les universitaires pour qu'ils puissent y mener leurs recherches jusqu'au jour où il fut pris d'une crise de paranoïa, en tua un, envoya les autres dans un vortex et sombra dans la folie.

  • Stanislaus Johns (New Earth) : un ancien biblitohécaire devenu fou à la mort de sa mère (de vieillesse). Il s'est mis en entendre des voix d'outre-tombe, s'est fait virer pour avoir rangé les ouvrages selon une version "modernisée" de la CDD (vous vous rendez compte !) et commenca a réorganiser les corps enterrés dans le cimetière de Gotham City en les exhumant, puis en tuant lui-même les citoyens, pour donner à tout cela un peu plus de logique à travers sa "bibliothèque des âmes".

  • John K. The Librarian : un bibliothécaire qui se révèle être aussi un propriétaire abusif qui profite de ses locataires et adepte de vaudou, espérant faire de sa collègue sa prochaine victime.

Jeux :

  • Zexion le conspirateur ténébreux. L'un des six membres fondateurs du XIIIe ordre, dans le jeux Kingdom Hearts.

  • Sarpedon et Ahriman, qui font partie de la caste des librarians, dans le jeu Warhammer. Les bibliothécaires forment une caste à part dans les légions ultramarines du jeu, pouvant faire montre de pouvoirs télépathiques et ayant pour rôle de chroniquer les combats. Si j'ai bien compris, Sarpedon, Maître du Chapitre des buveurs d'âme, appartenait à un groupe de traitres et avait le pouvoir de provoquer sa peur la plus intime à l'un de ses ennemis tandis que Ahriman aux Mille Enfants était un sorcier chaotique cherchant à rassembler le plus d'artefacts possibles. Il tire sont nom de la possession mentale d'une légion entière, les transformant en automates décérébrés.
  • [ajout du 4 juin 2012]
  • Le jeu de tir à la première personne, Metro 2033, propose de se battre contre des monstres très puissants et nommés bibliothécaires, du simple fait de leur habitat dans la "Moscow State Library" (qui l'eut cru ?). Ils ne bougent pas vraiment, ressemble à des zombies, et frappent tout ce qu'ils considèrent comme des menaces jusqu'à la mort.



mardi 14 février 2012

30 Tumblr sur le livre, les bibliothèques et les bibliothécaires

Je parcourais l'autre jour plusieurs Tumblr (cf.), ces mini-blogs, souvent essentiellement de photos et sur une thématique très précise, en me demandant ce qu'il existait pour les bibliothèques.

1. Tumblr ?

Parmi les récentes créations de biblioblogs, quelques uns utilisent Tumblr justement. C'est le cas notamment de "De la page au clic" tumblr de veille que Jean-Michel Mermet, chargé de mission documentaire à l'université de Grenoble, a ouvert en novembre dernier. C'est le cas également de BiblioBang, le blog de jeunes conservateurs territoriaux ouvert en octobre dernier. C'était le cas aussi des éclats du S.I.Lex mais qui n'ont pas tenu, de même que le Tumblr d'Hubert Guillaud, plus rédigé, qui n'est plus guère alimenté.

Initialement, Tumblr se veut un outil de blogging simple et rapide. On peut y récupérer des photos, s'abonner à d'autres tumblr et voir leurs publications dans sa propre interface d'administration, ce qui permet en deux clics de republier, à la manière d'un retweet, ce qui a été publié ailleurs. Le plus souvent il s'agit de photos, ou d'informations courtes. On se trouve alors dans une sorte d'entre deux, entre les longs billets d'un blogs et les courtes mises à jour d'un tweeter ou d'un profil de réseau social. Mais le plus souvent, l'outil sert a publier des images et des photos, sans commentaires.

On retrouve de fait de nombreuses fonctionnalités propres à twitter : des gens qui s'abonnent à vos publications (followers), d'autres que vous suivez (followings), une timeline rassemblant l'ensemble desdites publications et des billets relativement brefs. Et comme pour Twitter, c'est ce réseau de contacts qui joue un rôle central dans la publication et les re-publications en œuvre. Tumblr a même mis en oeuvre une fonctionnalité de Tumblarity, qui fait remonter les billets les plus reblogués et les plus aimés. A ma connaissance, pas de commentaires possibles. On signale qu'on aime, on republie un billet, mais si l'on veut interagir, il faut envoyer un message à l'auteur, on ne peut pas commenter comme sur un module de blog.

Dernier détail, il vaut mieux se mettre à l'anglais. A ma connaissance, l'outil est moins utilisé en France. Mashable citait même des chiffres impressionnants évoquant en décembre dernier plus de 33 millions de Tumblr, 12 milliards de posts, et une croissance forte ces derniers mois (+218% en juin 2011) où la France se place en 9e place des pays contributeurs.

2. et en bibliothèques ?

Les Tumblr de réflexion se font rares. L'outil n'est pas propice aux longs billets rédigés malgré donc quelques exceptions. On voit plus facilement des sites de photos et d'images plus ou moins humoristiques ou artistiques, d'art livresque, de bibliothèques anciennes, de situations de lectures. De petits instantanés rien moins que naturels

En cherchant à droite et à gauche, je suis tombé sur quelques exemples (pour voir toutes les photos d'un coup, il suffit d'ajouter "/archive" à la fin de la l'URL dans la barre d'adresse) :

1. blogs généraux présentant livres et bibliothèques :

Il s'agit là essentiellement de recueils d'images

surtout des livres :

Des blogs littéraires (ou presque) :

2. Tumblr sur les bibliothèques et les bibliothécaires :

Images de bibliothécaires :
  • Librarian wardrobe : des photos de bibliothécaires, pour montrer les styles vestimentaires...
  • This is What a Librarian Looks Like : sur le modèle du tumblr luttant contre l'image du chercheur, un autre exemple de site proposant aux bibliothécaires de poster des photos d'eux-mêmes

et sur les bibliothèques :

3. Tumblr sur la lecture et les lecteurs (sexy)

Des exemples de Tumblr sur la lecture :

Et bien sûr, comme nous sommes le 14 février, je vous présente aussi quelques exemples s'intéressant plus précisément aux beaux mecs en train de lire, parce que bon, parfois ça fait du bien :)

et plus sexy (rassurez-vous, pas vraiment de nu intégral [EDIT du 15/02 : euh...ou presque, il s'en publie des choses depuis que j'ai rédigé ce billet ^^]) :

jeudi 2 février 2012

Ces bibliothécaires qui sauvent le monde

Je suis tombé récemment sur cet article listant pas moins de 20 bibliothécaires ayant sauvé le monde. Il s'agit de fiction bien sûr, mais je suis sûr qu'on pourrait entamer une liste de ce genre avec des noms plus célèbres (dont vous ignoriez probablement que certains étaient bibliothécaires).

Une liste donc de héros bibliothécaires, dans le sens de personnages principaux ou d'importance que je reprends dans l'ensemble mais agrémente et complète un peu. Notons donc :

I - Dans les romans :

1. Le bibliothécaire anthropomorphe du Disque-Monde de Terry Pratchett. Un bibliothécaire universitaire qui ne s'exprime qu'à force de ook et de eek et qui a détruit systématiquement toute référence à son ancienne apparence humaine.

2. Le chat du Cheshire
dans la série des aventures de Thursday Next, par Jasper Fforde. Il est le gardien de la Grande Bibliothèque du Monde des Livres.


3. Liraël
, dans l'ouvrage éponyme de Garth Nix. Une jeune adolescente qui fait des recherches à la bibliothèque quand elle libère accidentellement une créature magique très puissante qu'elle devra vaincre notamment avec l'épée du bibliothécaire en Chef (on y revient).



4. Margarita Staples
et les autres bibliothécaires du roman Un Lun Dun (non traduit) de China Mieville. L'histoire se déroule dans un Londres alternatif où mènent toutes les étagères de livres et où les bibliothécaires de l'Extrême risquent continuellement leur vie.



5. Le bibliothécaire virtuel qui apparaît dans Le samouraï virtuel (Snow Crash) de Neil Stevenson. Even though he's just a piece of software, he has reason to be cheerful; he can move through the nearly infinite stacks of information in the Library with the agility of a spider dancing across a vast web of cross-references.

II - Dans les BD et comics américains :

1. Rex Libris, du comics éponyme plusieurs fois cité dans ce blog. Responsable de la bibliothèque publique de Middleton, grand pourfendeurs de zombies, improbables extra-terrestres et d'usagers recalcitrants. Il ne rend compte qu'au Dieu Thot lui-même. With fists of steel and mind as sharp as a tack, Rex is a true guardian of knowledge, foe of the foolish, defender of the Dewey Decimal System, and the best hope for the future of civilization.


2. Iku Kasahara, la bibliothécaire combattante de la série Library War (romans et mangas) (voir aussi) qui se bat pour la liberté d'expression et contre l'amour qu'elle porte à son supérieur.


3. Barbara Gordon, la première Batgirl et la fille du commissaire Gordon, était aussi bibliothécaire à Gotham City. Depuis, ses pouvoirs se sont tournés entièrement vers le numérique et elle est devenu la célèbre Oracle.



On pourrait citer aussi la mère de superman, bibliothécaire et archiviste sur Krypton, une certaine Luna Moth, super-héroïne et bibliothécaire à la NYPL comme Elijah Bradley, aussi connu sous le nom de The Patriot, au sein des Jeunes Vengeurs.

Évoquons également Karma, chez les X-men, membre des Nouveaux mutants et accessoirement bibliothécaire à la BU de Chicago, puis à l'institut de Charles Xavier. (pour une liste complète de superhéros bibliothécaires, voir cette page et cette vidéo).



4. Dans le Sandman de Neil Gayman, on peut citer Lucien, le bibliothécaire de la Bibliothèque des Rêves, qui contient tous les livres écrits et tous ceux rêvés.



5. Dans BookHunter de Jason Shiga, l'inspecteur Bay, agent spécial de la Police des Bibliothèques, chargé d'une enquête à la bibliothèque publique d'Oakland doit récupérer les livres que d'indélicats emprunteurs refuseraient de rendre, ou partir à la recherche de précieux ouvrages volés.



III - Parmi les films et téléfilms :

1. Gilles, de la fameuse série Buffy contre les vampires, est un professeur-documentaliste au Lycée de Sunnydale, comme nous dirions de ce côté de l'atlantique, mais bibliothécaire scolaire  aux Etats-Unis.



2. Flynn Carson, des téléfilms du même nom qui emmène le héros à la recherches d'objets mythiques disparus (la Lance sacrée, le trésor du Roi Salomon...)
3. Evelyn Carnahan dans La Momie et Le retour de la Momie. Elle est censée être bibliothécaire et chercher le Livre des Morts, si je me souviens bien, avant de se retrouver à se battre contre une momie au milieu de nulle part.



4. Zoe Heriot dans la série Doctor Who est bibliothécaire quand elle rencontre le fameux Dr. et est connue pour son incroyable facilité à retenir les informations et en disposer.


IV - Dans les dessins animés :

1. Yomiko Readman, de la série Read or Die est une jeune femme obsédée par les livres et la lecture, mais surtout un agent secret sous le nom de code "The Paper" travaillant pour une section secrète de la British Library .

Bon allez, la prochaine fois on regarde les bibliothécaires méchants. Ce sera plus amusant :)

dimanche 1 janvier 2012

The librarian - film légo

La bibliothèque, un monde pas comme les autres...

mardi 27 décembre 2011

Men of the Stacks

D'abord rendons à César, en l’occurrence Marlène, ce qui lui appartient : ce lien nous était offert sur son blog Marlène's corner au début de ce mois.

Néanmoins, difficile pour moi de passer à côté de ce Men of the Stacks : un calendrier mettant en avant des bibliothécaires hommes. L'objectif affiché de ce dernier est de rompre avec l'image traditionnelle de la bibliothécaire âgé avec son sempiternel chignon et ses immuables lunettes à écailles. "This is not us", clament alors ces collègues outre-atlantique. Et le calendrier devient un moyen de faire changer ces perceptions.

“We can’t just leave it to others to tell the people who we are; that’s why the stereotypes about librarians continue to flourish.  We have to be the ones to go out there and tell people who we are. It’s not enough to complain about inaccurate images of librarians; we must be able to present alternative, positive images in movies, books and, yes, blogs.” — Filipino Librarian

(et soi dit en passant, les commentaires sous chaque image sont à mourir de rire :p )

En cinquante jours (le calendrier fut lancé le 27 septembre dernier), le total des dons s'élevait à plus de 12.700 dollars américains.  avec plus de 860 exemplaires du calendrier vendues et ce, sans fonds ni expériences en marketing autre que professionnelle. Megan, l'un des bibliothécaires modèles explique ainsi sur son blog que tout s'est fait via les réseaux professionnels et sociaux :

We created a seed market. We took advantage of our social networks.  We studied the best practices and tips offered by articles in Mashable and in The Social Media Examiner. We did a little of this and we did a little of that.  As I was talking, I realized I shouldn’t be so forthcoming with the details of “how we did it.”  On some level, that stuff becomes intellectual property and I shouldn’t be giving it all away.  Remember The Joker’s advice in The Dark Knight?  “If you’re good at something, never do it for free.”

En soi, l'initiative est plutôt bienvenue, mais il y a autre chose : les recettes de cette vente seront ensuite donnée au Projet "It gets better" qui lutte contre le mal-être des jeunes LGBT en publiant des vidéos d'anonymes et de célébrités, d'individus et d'organisations leur affirmant qu'au delà de ces années adolescentes peut-être difficile, tout finira par s'arranger. Des universités et des bibliothèques ont proposées également leur contribution au projet.



L'idée de calendriers professionnels n'est pas neuve (celle de bibliothécaires hommes non plus d'ailleurs), mais elle n'en est pas moins d'actualité ni intéressante comme l'ont montrées des expériences passées. Si en plus il y a une bonne cause derrière...

- page 2 de 4 -