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Tag - ressources numériques

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jeudi 13 mars 2014

Doc Explore, un écran pour lire les livres anciens

Je profite de la publication d'un reportage diffusé dans l'émission "Vu d'ici" sur France3 Haute Normandie pour évoquer le projet européen Doc Explore

Rien de nouveau en soi. Ce projet s’intéressant à la valorisation et à l’analyse par ordinateur de manuscrits historiques a débuté en avril 2009. Plus précisément, il s'agit d'un logiciel permettant

  1. de plaquer des fichiers numérisés sur des feuilleteurs 3D tactiles ou gestuels de façon à en faciliter la consultation et la manipulation par les utilisateurs, y compris via une indexation ou l'ajout de fonctionnalités de recherche
  2. de faciliter la compréhension des documents grâce à l'ajout de commentaires, d'annotations, de vidéos... d'un ensemble de paratexte enrichissant les documents consultés

Comme l'explique Pierrick Tranouez, il s'agit donc de répondre à des obstacles tant physique que culturel pour faciliter l'accès aux documents et valoriser les documents patrimoniaux.

Le projet se base sur l’expertise de groupes de recherche académique situés à l’Université de Kent et à l’Université de Rouen (le laboratoire du LITIS), ainsi que sur la collaboration des Archives de la Cathédrale de Canterbury et de la Bibliothèque Municipale de Rouen, qui apportent les livres et manuscrits anciens numérisés.

En septembre dernier, deux expositions à Canterbury d'une part puis à la bibliothèque Jacques Villon de Rouen ont permis de faire connaître cet outils auprès du grand public. Maintenant, il semble qu'une table tactile soit disponible de manière pérenne pour consulter ces documents dans la capitale de Haute-Normandie.

Le reportage précise que seule cette bibliothèque dispose de ce logiciel pour l'instant mais l'idée est qu'il soit accessible à tous sur le web dans les mois à venir. En consultation je suppose...

Pour aller plus loin :

PS : on voit les responsables manipuler les fonds anciens précieusement, avec des gants, ce qui est pourtant de plus en plus contesté et contre-indiqué.

lundi 4 juin 2012

Ressources numériques en section jeunesse

Jeudi 31 mai, j'intervenais -rapidement- dans le cadre d'une journée d'étude coorganisée par Médiaquitaine et le Centre national de la littérature pour la jeunesse - La Joie par les livres sur le thème des "Politiques documentaires jeunesse à l'heure du numérique" dont vous trouverez ici le programme au format pdf.

Ce dernier présente la journée de cette façon :

Les politiques documentaires, en particulier jeunesse, s’inscrivent désormais dans un contexte du développement des ressources numériques.
Qu’en est-il des notions d’acquisition, de collection, bousculées par celles d’accès et de service ? Que proposer, face à quelles attentes, pour quels usages ? Avec quels moyens ? Pour quelles finalités ? Quelle gestion, entre concurrence, coexistence, complémentarité ? En février 2011 Médiaquitaine organisait avec l’ABF une journée d’étude nationale : « Politiques documentaires jeunesse : quelles réalités aujourd’hui ? ». En prolongement de cette journée et pour en approfondir la thématique, on s’interrogera sur ces bouleversements.

Je ne reviendrai pas sur cette dernière, vous en trouverez des comptes-rendus en ligne (par exemple ici ou ici, sur le  sur le blog de l'inspecteur d'académie Jean-Pierre Véran sollicité pour faire la synthèse de la journée).

Ma propre intervention devait traiter des ressources numériques en bibliothèque jeunesse et je l'ai construite en trois temps :

  1. Un contexte en mutations
  2. Panorama des ressources numériques
  3. Stratégies de mise en œuvre

La première partie revenait sur les évolutions des usages, expliquant combien les plus jeunes avaient un accès facilité aux appareils et, partant, aux ressources numériques ce qui n'était pas sans conséquence pour nos propres établissements. L'idée était donc d'évoquer les évolutions d'usages et la désinstitutionalisation comme la désintermédiation qui en résultaient ce qui, paradoxalement, renforce le rôle des bibliothèques et des médiathèques puisque cette désintermédiation ne signifie pas tant disparition qu'invisibilité des intermédiaires. Benoît Tuleu, qui me précédait dans la journée et évoquait l'impact du numérique sur les politiques documentaires, avait déjà abordé ces changements menant à un certain flou dans les repères professionnels.

La seconde partie revenait sur les principales ressources numériques disponibles en sections jeunesse, comprises au sens large soit pouvant accueillir tant les tout-petits que les adolescents. Je ne me suis pas attardé sur les cédéroms et autres dévédés pour me concentrer sur les ressources toutes dématérialisées à savoir 1°) les livres numériques et la presse en ligne, 2°) la vidéo à la demande et la musique en streaming, 3°) les jeux vidéo. Sont évoqués également les ressources d'autoformation et les livres sonores. Il s'agissait à chaque fois de faire le point sur les enjeux de chaque type de ressources (pourquoi sont-ils importants, quels questions techniques, juridiques, économiques ils posent...), évoquer rapidement une description des ressources disponibles et esquisser les modes de valorisation possibles. Pour ce faire, je suis parti des rapports et des premiers retours d'expérimentations existants.

Si l'on considère simplement l'offre jeunesse existante, il n'y a guère de surprise à avoir : elle demeure faible et mal valorisée par les éditeurs. Souvent, on trouve des titres compris dans les abonnements adultes mais plus rares sont les abonnements destinés uniquement à la jeunesse. Probablement sera-t-il intéressant pour un établissement de signaler au sein d'une même page ressources jeunesse spécifiques et titres cachés dans les abonnements adultes.

Quelques questions pour une offre de contenus numériques

  • Offre documentaire (bouquet ou non, support, ressources gratuites…)
  • Modèle économique (abonnement, titre à titre) et Coût  (subventions possibles)
  • Questions juridiques (cf. Ressources numériques en bibliothèque : aspects juridiques et modes d'acquisition / Lionel Maurel)
  • Aspects techniques (streaming, téléchargement, formats de fichiers, logiciels requis, statistiques)
  • Accès au service (prêt, sur place, à domicile) et Valorisation
La dernière partie voulait traiter plus spécifiquement des modalités de mise en œuvre au sein des établissements mais, même si je l'avais prévue plus succincte dans le déroulé du diaporama, je me suis tout de même retrouvé à court de temps libre pour la développer à bien.

Il s'agissait néanmoins d'insister sur plusieurs écueils récurrents à l'occasion de la mise en place de ces nouveaux services comme

  1. Ouvrir un service parce que c’est à la mode (Acquérir pour acquérir)
  2. Croire que tous les établissements se valent
  3. Céder aux sirènes technologiques
  4. Penser que parce que c’est en ligne, ça ne coûte rien
  5. Sous-estimer les questions techniques
  6. Sous-estimer les coûts sur le long terme
  7. Penser que les usagers seront enthousiastes
  8. Laisser le service dans les mains d’une seule personne
  9. Ne compter que sur son seul enthousiasme
  10. Avoir un personnel peu formé et à l’aise avec ces questions

L'idée est évidemment d'intégrer ses services comme autant de projets dans la stratégie de l'établissement, ce qui doit permettre de lier ces outils à des objectifs définis, réfléchir à leur valorisation, la communication à mettre en œuvre et la médiation que vous allez développer autour. Et je terminais en suivant deux orientations plus stratégiques : Développer une vision globale en terme d'offre de service que ce soit sur la façon dont l'offre s'insère dans l'offre de service de la bibliothèque d'une part (ne pas penser les services numériques en parallèle et déconnectés des services et des ressources physiques mais bien réfléchir en terme de complémentarité tant au niveau de l'offre que de la valorisation) et, d'autre part, comment ces ressources numériques s'insèrent dans l'archipel des services numériques de la bibliothèques (services en ligne, services numériques sur place, modalités d'accès aux collection...) tout en insistant sur l'importance de la formation, de l'expérimentation, de la connaissance de l'offre et de ces modalités, du rôle primordial du médiateur.

La présentation est disponible sur mon compte slideshare (cliquer sur l'image).N'hésitez pas à la compléter, commenter, discuter...

mardi 13 mars 2012

Qu'ont à offrir les applications mobiles de bases de données scientifiques ?

Les bibliothèques s'intéressent de plus en plus aux services accessibles à partir de terminaux mobiles (smartphones, tablettes). De manière plus pregnante peut-être dans le monde anglo-saxon mais pas uniquement. Dans cette optique, Aaron Tay a publié l'été dernier un billet intitulé :What are mobile friendly library databases offering? A survey. Ce dernier voulait faire le point sur ce que les fournisseurs de bases de données pouvaient proposer d'accessible à partir de terminaux mobiles. 

1. Accéder à une base de données en situation de mobilité ?

A commencer par une question centrale : les usagers sont-ils seulement intéressés par la possibilité d'accéder à leurs bases de données préférées en situation de mobilité ? 

Pour y répondre, Aaron Tay s'appuie sur deux études : la première, publiée en 2009 par la Cambridge and Open University et portant sur des usages de 2008, estime qu'il n'est pas intéressant pour une bibliothèque d'investir dans les contenus mobiles (e-Books et e-périodiques), peu d'usagers étant prêts à lire ce genre de document encore. Des conclusions confirmées par une étude de la California Digital Library, publiée en 2010, selon laquelle seuls 10% des étudiants étaient prêt à lire des contenus scientifiques sur leurs terminaux mobiles, notamment à cause de la taille des écrans, de la difficulté de prendre des notes et du manque de possibilité d'utiliser des outils de références bibliographiques. 

On pourrait ajouter les conclusions d'une troisième étude oubliée par notre collègue de Singapour et arrivant peu ou prou aux mêmes conclusions : Si les étudiants surfent aisément à partir de leurs terminaux mobiles (44% des étudiants écossais surfent au moins une fois par jour à partir de leur téléphone) selon une étude du Scottish Library and Information Council (SLIC) publiée en septembre 2011 et portant sur 2010, seuls 5% d'entre eux affirment utiliser leur mobile pour lire du contenu électronique au moins une fois par jour et 10% s'en servent pour lire la presse électronique. Apparemment, l'étude se concentre sur les smartphones, dont l'écran n'est certes pas vraiment adapté à une lecture scientifique.

Plus intéressante néanmoins cette enquête du même Aaron Tay et de Tiffinni A. Travis (Bib. California State University) présentée au Congrès de l'IFLA 2011 à Porto-Rico et intitulée Is mobile really necessary? The usability of mobile databases qui démontrait notamment que 53% des étudiants seraient susceptibles de faire des recherches dans le catalogue de la bibliothèque à partir de leur téléphone “fréquemment” ou “occasionnellement” (bizarrement, l'intervention n'apparaît pas dans la recension des communications à traduire ou traduites sur le site de l'AIFBD).

Quoiqu'il en soit, l'accès à des contenus sur terminaux mobiles n'est pas encore prêt, ou plus exactement, les étudiants ne sont pas encore complètement passés à ce genre d'usage, puisque les éditeurs, eux, commencent à passer le pas.

2. Qui offre quoi ?

Afin de savoir à peu près ce qu'il en est de l'offre pour mobiles des principales bases de données, je vous renvoie aux travaux de Gerry McKiernan, responsable de la section Sciences et technologie à la bibliothèque de l'Iowa State University. Ce dernier s'est fait une spécialité des liens entre bibliothèques et terminaux mobiles, notamment via son blog : Spectrum.

Voilà donc quelques mois que Gerry McKiernan publie des articles dans la revue professionnelle Searcher : The Magazine for Database Professionals où il revient sur ses thèmes de prédilection.

Sept articles pour l'instant reviennent sur l'utilisation professionnelle de terminaux mobiles. Je passe sur les premiers, publiés en 2010 à partir d'observations de 2009 sur le web mobile et les premières applications professionnelles (quelques bases de données dans ce premier article), puis une revue de ce que peuvent offrir les trois grands Apple, Android et Blackberry, pour arriver au dernier article en date (été 2011) sur les offres des bases suivantes :

  • Alexander Street Press
  • American Chemical Society
  • Cengage Learning
  • EBSCO Publishing
  • Infotrieve
  • Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE)
  • NewspaperDirect, Inc.

Il s'agit alors d'étudier et de lister le type de contenu accessible, les options de recherche proposées, les différences observées en fonction des terminaux.

(d'autres articles évoquent les manuels numériques et expose l'exemple d'une université catholique ayant fait le choix du mobile dans sa stratégie).

Dans son billet, Aaron Tay quant à lui fait le choix de ne pas étudier de bases de données médicale(comme Pubmed) ni certaines bases statistiques, ou d'autres centrées sur certains journaux comme Wiley-Blackwell JournalsNEJM. Il compare en revanche : 

  • Annual Review (iPhone app)
  • arXiv (iPhone app)
  • Cambridge Journal Online (mobile web)
  • Ebscohost (iPhone app)
  • Ebscohost (mobile web)
  • IEEExplore (mobile web)
  • IOPScience (iPhone app)
  • JSTOR (mobile web)
  • Nature (iPhone app)
  • PLOS (iPhone app)
  • ScienceDirect (iPhone app)
  • Scopus (iPhone app)
  • SSRN (iPhone app)

3. Des interfaces adaptées

Les fournisseurs de bases de données ont commencé à développer des interfaces spécialement adaptées aux terminaux mobiles et revoilà notre collègue de Singapour tenter une étude comparative de ces dernières afin de souligner :

  1. ce qui diffère de la version web
  2. ce qui est propre à la version mobile.

Il l'explique dans son article : son étude n'est pas et ne se veut pas exhaustive, mais il n'empêche que le tableau qui se trouve en fin d'article demeure très intéressant à étudier.

Mais d'abord, trouve-t-on plutôt des applications spécifiques ou une ergonomie web adaptée aux mobiles pour les fournisseurs de Bases de données ? L'intérêt d'une application dans ce cas serait de pouvoir enregistrer des articles jugés pertinents dans son terminal et y revenir même hors connexion internet, ce qui est également possible bien sûr dans la version web mobile, à condition cette fois d'être authentifié et de posséder un compte en ligne (une question qu'on retrouve traitée dans ces deux articles d'un collègue américain, Stephen Francoeur ici et ici). 

Et à dire vrai, on trouve de tout : Elsevier par exemple propose des applications spécifiques pour Scopus et Sciencedirect, tandis que JSTOR ou Cambridge Journal Online ont opté pour le web mobile et Ebscohost propose les deux.

Je ne vais pas traduire complètement son étude que je vous engage à parcourir avec intérêt mais souligne ici quelques unes des principales conclusions :

  • Du point de vue de la recherche, peu portent uniquement sur le titre dans l'interface mobile : ce qui est mis en avant est une recherche simple sur tous les champs par défaut. (C'est le cas également de la plupart des interfaces mobiles de catalogues de bibliothèques). Seul Ebscohost permet des requêtes plus complexe en listant les champs utilisables et leurs raccourcis (TI pour titre, TX pour texte intégral, AU pour auteur...)
  • Aucune option de tri des résultats n'est non plus proposée. Mais il semble exister des possibilité de rebonds : à partir d'une notice, vous pouvez cliquer sur le nom de l'auteur, le sujet ou la source de l'article pour relancer une recherche dans certaines bases (IEEE, ebscohost...). Seule l'application de Annual Reviews propose d'affiner les résultats à partir de facettes.
  • Très peu de BdD proposent de fonctionnalités de partage hors l'application iPhone de Scopus qui permet de twitter un article ou celle de la revue Nature qui liste un grand nombre d'outils comme Connotea, Facebook, Google reader, InstapaperPinboard, Readitlater, Tumbler, Twitter, Papers (un outils genre EndNote)... il serait intéressant, note Aaron Tay, de vérifier si seul l'URL de l'article est mémorisé ou si cela concerne également le contenu de l'article. Soit dit en passant, très peu de logiciels de gestion de références bibliographiques possède leur propre application mobile.

Et vous, vous avez déjà essayé ce genre d'application ?

lundi 29 août 2011

Ressources pédagogiques libres et bibliothèques

Elyssa Kroski nous propose un très intéressant diaporama sur l'Education libre et les bibliothèques. Disponible sur slideshare.

Les ressources pédagogiques Libre -je ne sais pas s'il existe un meilleur terme en français, c'est le fait de promouvoir le libre dans l'enseignement que ce soit au niveau du contenu (près de 3.000 cours disponibles sur plus de 300 universités dans le monde), des outils et logiciels utilisés ou des licences intellectuelles associées. En 2005, un Consortium s'est d'ailleurs créé qui rassemble plus de 200 institutions et associations dédiées à la création de cours en ligne : l'Open Courseware Consortium. En France, participent l'Université de Lyon, l'Ecole de Management de Grenoble et ParisTech.

Les bibliothèques ont aussi leur rôle à jouer dans la promotion de ces ressources pédagogiques, que ce soit dans la création et la maintenance de dépôts et de bibliothèques numériques, dans la valorisation de ces mêmes ressources, la promotion auprès de la communauté éducative, enseignante et étudiante. Au delà, il s'agit de promouvoir une philosophie d'échange et de partage, faire avancer le savoir dans la société... Et cela passe également par l'utilisation de telles ressources, de tels logiciels dans le travail interne comme par exemple, utiliser un wiki comme procédurier pour l'ensemble des équipes, recenser et créer des tutoriels pour l'utilisation de ses logiciels et bases de données etc.

Un diaporama donc qui mérite qu'on y jette un œil à l'heure où on commence à se pencher sur les ressources pédagogiques numériques dans nos universités.

jeudi 30 juin 2011

Bibliothèques et terminaux mobiles

Mi-juin, j'ai proposé dans un stage de formation continue une intervention sur les usages possibles, en bibliothèque, des terminaux mobiles

Mon intervention était proposée en plusieurs temps : ainsi, après avoir précisé le champs de l'intervention (Typologie de terminaux mobiles ; Usages et usagers ; L’offre aujourd’hui en matière culturelle), et avoir précisé quelques points (différence entre un site mobile et une application par exemple), j'ai dressé un panorama de ce qui se faisait à partir d'un terminal mobile (Quels ressources pour quels services ?) en terminant par des points plus spécifiques à ce genre de terminal (usages des QRCodes, géolocalisation et géoréférencement, réalité augmentée). Vous trouverez en dessous le plan de l'intervention

1. De quoi parle-t-on ?

  1. Typologie de terminaux mobiles
  2. Usages et usagers
  3. L’offre aujourd’hui

2. Projeter une présence mobile

  1. Une stratégie globale
  2. Par quoi commencer ?
  3. Application ou site mobile ?

3. Quels ressources pour quels services ?

  1. Informations pratiques
  2. Ressources et catalogue
  3. Services mobiles

4. Le mobile, outil de médiation

  1. Le QR Code
  2. La géolocalisation
  3. La réalité augmentée

Mon propos n'était pas de rentrer dans des considérations techniques. Je ne suis pas technicien, encore moins développeur. Il s'agissait surtout de revenir sur ce qu'il était possible de faire et dans quel cadre. Mon propos pèche pourtant je pense sur plusieurs aspects : j'aurais voulu plus insister sur le côté gestion de projet (mais ce côté est indépendant du thème en lui-même) et donc revenir sur les points essentiels à aborder dans un cahier des charges. Enfin, encore une fois, le propos était surtout de clarifier un peu le sujet pour les stagiaires. 

J'espère qu'il vous sera tout autant utile (cliquer sur l'image)

Si le lien sur l'image ne fonctionne pas, j'ai déposé le diaporama sur mon compte Slideo à l'adresse : http://www.slideo.com/article/details/articleId/2906
(slideo parce que Slideshare ne marchait pas lorsque j'ai voulu le télécharger sur cette autre plateforme).

vendredi 26 novembre 2010

Documents numériques en bibliographies

Digital Scolarship est un portail proposé et maintenu par le chercheur Charles W. Bailey, Jr, qui propose des bibliographies en accès-libre sur de nombreux domaines dont :

Ces bibliographies apparaissent comme autant de sites web indépendants, au format XHTML, qui proposent chaque fois des références organisées d'ouvrages, articles, études et travaux de recherches sur le domaine concerné. Il s'agit également de références récentes (très rarement antérieures à 2000). Tous les travaux cependant sont en anglais.

Par exemple, la bibliographie sur les répertoires institutionnels se compose de la façon suivante :

  1. General
  2. Country and Regional Institutional Repository Surveys
  3. Multiple-Institution Repositories
  4. Specific Institutional Repositories
  5. Institutional Repository Digital Preservation Issues
  6. Institutional Repository Library Issues
  7. Institutional Repository Metadata Issues
  8. Institutional Repository Open Access Policies
  9. Institutional Repository R&D Projects
  10. Institutional Repository Research Studies
  11. Institutional Repository Software
  12. Electronic Theses and Dissertations in Institutional Repositories
  13. Appendix A. Related Bibliographies
  14. Appendix B. About the Author

Chaque bibliographie est librement réutilisable selon la licence Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 United States, soit citation de l'auteur, aucune utilisation commerciale possible. En revanche, il vous est loisible d'utiliser tout ou partie de ce travail dans un autre cadre et de le partager. Des moteurs Google Custom Search Engine sont également proposés pour parcourir rapidement la bibliographie.

Digital Scholarship est également sur Facebook en tant que projet et LinkedIn au nom de Charles Bailey. Le blog DigitalKoans se fait l'écho de la veille du chercheur et des nouveautés sur le site concernant le numérique. Un compte a d'ailleurs été ouvert sur Delicious pour agréger l'ensemble de cette veille et un autre sur Twitter pour en faciliter la diffusion.


jeudi 18 novembre 2010

Journées d'étude sur la littérature de jeunesse en vidéo

Deux journées d'études récentes sur la littérature de jeunesse sont accessibles en audio et vidéo : 

1. Bibliothécaires jeunesse, quel métier ?

La première s'intitule "Bibliothécaires jeunesse, quel métier ?" et fut organisée le 21 octobre 2010 par le Centre national de la littérature jeunesse - La Joie par les livres / Bibliothèque nationale de France et l'enssib. L'ensemble des interventions de la journée est accessible au format audio MPEG à partir de la bibliothèque numérique de l'enssib.

Les bibliothécaires pour la jeunesse se sont historiquement identifiés par une formation spécialisée, dans un contexte de développement de la bibliothèque enfantine. Que devient cette culture professionnelle quand la dématérialisation, l’accueil des mêmes publics, le souci de la création et le soutien à l’économie de la filière culturelle sont communs à l’ensemble d’un établissement de lecture publique ? C’est peut-être en partant de ce constat que pourrait aujourd’hui se refonder une identité et s’affirmer un rôle spécifique prenant en compte les attentes du public, des partenaires, des tutelles, de tous les acteurs d’un contexte nouveau.

Cette journée a vu les interrogations de Georges Perrin, Inspecteur général des bibliothèques, sur l'existence du métier (Y-a-t-il encore un métier pour les bibliothécaires jeunesse ?), un rappel de Claudine Hervouët, CNLJ-JPL, sur son histoire et sa représentation (Le bibliothécaire pour la jeunesse dans « Le Métier de bibliothécaire ») et Odile Nguyen, Médiat Rhône Alpes sur sa légitimité et son avenir (Statut, technicité, formation : quelle histoire, quelle légitimité,…Quel avenir ?). 

A suivi une table-ronde animée par Violaine Kanmacher, Bibliothèque municipale de Lyon, sur les publics (Les publics des bibliothèques pour la jeunesse : du bébé lecteur à l’adolescent). Tandis que la sociologue Virginie Repaire évoquait la représentation des bibliothécaires jeunesse pour les adolescents (Les bibliothécaires vus par le public des 11-18 ans).

Enfin, les dernières interventions se sont penchées sur la médiation jeunesse avec Delphine Quereux-Sbaï, directrice de la Bibliothèque municipale de Reims (Missions, rôles et compétences : l’organisation de l’offre et de la médiation), et une table ronde animée par Jean-Claude Utard, Inspecteur des bibliothèques de la Ville de Paris réunissant Kathy Feinstein, Bibliothèque municipale de Grenoble, Violaine Kanmacher, Bibliothèque municipale de Lyon, Marie Paquet, directrice de la bibliothèque municipale de St Priest, Agnès Rigollet , Maison du livre, de l’image et du son de Villeurbanne autour des stratégies d'accueil et de conquète des publics (Face aux attentes, demandes, modes de fréquentation des jeunes : quelles stratégies de fidélisation, de conquête des
publics ?
).

2. Les nouvelles pratiques culturelles face au numérique : y aura-t-il encore des enfants lecteurs au 21e siècle ?

La Petite Bibliothèque Ronde vient également de publier sur son site les vidéos du colloque organisé le 23 septembre dernier et intitulé "Les nouvelles pratiques culturelles face au numérique : y aura-t-il encore des enfants lecteurs au 21e siècle ?". 

Après la presse, le cinéma et la musique, c’est au tour du livre de faire sa révolution numérique. Ce bouleversement implique le développement d’une nouvelle offre culturelle, tout comme l’émergence de nouvelles pratiques de lecture.

Les enfants d’aujourd’hui, issus de la génération numérique, ont en effet un rapport bien différent aux livres et à l’écrit de leurs aînés, une relation qui devrait continuer à évoluer avec les générations futures. Nos enfants liront-ils encore au 21ème siècle ? Quels types de lecteurs seront-ils ? L’avenir du livre sera-t-il uniquement numérique ? Quelle place auront les bibliothèques et les musées ? Autant de questions auxquelles le colloque permet de répondre.

Il s'agissait cette fois en trois temps de revenir sur ces changements de pratiques et leur impacts sur les établissements culturels.

Le premier temps revenait donc sur cette "révolution numérique" avec les interventions d'Axelle Desaint, responsable des ateliers et des formations sur les nouvelles technologies jeunesse pour le grand public et les professionnels au sein de l’association Territoire 21 et Bruno Jammes, directeur adjoint de la bibliothèque de la Cité des Sciences et de l’Industrie ("Le développement des espaces multimédia"). Le psychanalyste Yann Leroux, par la suite est revenu sur la place des jeux vidéos comme médias permettant de penser le monde et soi-même (Les enfants, les jeux vidéo et internet). Enfin, Karen Bertrams, consultante pour la société de conseil néerlandaise spécialisée dans les bibliothèque ProBiblio, sur la façon ce que les enfants aujourd'hui attendent de leur bibliothèque.

Le second temps s'attardait sur la littérature pour enfant avec d'une part un ensemble d'intervention revenant sur les transformations numériques du livre pour enfant, notamment les interventions de Françoise Juhel, chef du service des éditions multimédias à la Bibliothèque nationale de France venue présenter le récent portail pour enfants ouvert par l'institution, et celle de Dominique Korach, directrice Générale de Nathan Jeunesse et des Jeux Nathan, évoquant les orientations suivies par la maison d'édition (réalité augmentée et tablettes numériques). Les interventions de Arnaud Vincenti et René Denis, d'une société de production de solutions numériques interactives pour les médias présentent ensuite quelques utilisations intéressantes, innovantes et amusantes d'un tableau numérique dans le cadre d'une heure du conte. Toutes ces présentations ne doivent cependant pas nous faire croire que la littérature n'a plus de rôle à jouer comme nous le rapellent Geneviève Pastre et Lina María Pulgarín Mejía, Bibliothécaire au département de la lecture de Comfenalco Antioquia à Medellin en Colombie.

Le troisième temps, enfin, s'attarde sur des présentations d'établissements innovant ou comment les institutions culturelles peuvent s'adapter dans ce contexte mouvant. C'est d'abord le cas d'une table-ronde réunissant Tony Di Mascio, Bibliothécaire jeunesse à la médiathèque Louis Aragon de Bagneux, Franck Queyraud, Responsable du département formation et multimédia à la médiathèque de Saint-Raphaël et coordinateur du groupe ABF bibliothèques hybrides, Violaine Kanmacher, Responsable du département de littérature jeunesse de la Bibliothèque Municipale de Lyon et Henriette Nikiema, Ancienne directrice de la diffusion à la Bibliothèque Nationale du Burkina-Faso et coordinatrice du réseau de lecture publique qui travaille actuellement au secrétariat général du Ministère de la Culture. C'est le cas également De la seconde série d'intervention cherchant à imaginer le centre culturel de demain à partir des exemples étrangers danois (Jannick Mulvad, consultant informatique et concepteur de la Children’s Interactive Library à Aarhus au Danemark), anglais (Sergio Dogliani, inventeur et directeur général des Idea Store) mais également français avec cette structure impressionnante qu'est le Cube.

De quoi se replonger et prolonger les réflexions qui entourent notre profession.

mercredi 18 février 2009

Quest 2 Learn

Une école devrait ouvrir à New York à l'automne prochain. Jusqu'ici rien de bien extraordinaire, si ce n'est que cette école d'un genre nouveau se veut résolument orientée vers les "digital kids" et proposera des modes d'apprentissages alternatifs résolument tournés vers les technologies en ligne : réseaux en ligne, jeux, médias numériques, technologies mobiles.

A l'origine entre autres de ce projet, l'institut du jeu explique ainsi sa démarche :

We believe that students today can and do learn in different ways, often through interaction with digital media and games. Q2L builds on this belief to create a nurturing and vibrant 6th-12th grade school environment that supports all students in the pursuit of academic excellence, social responsibility, respect for others, and a passion for lifelong learning.

Within Quest’s integrated curriculum traditional and 21st century literacies merge— students “learn by doing” through coursework focused on helping students make connections between ideas and skills in real world contexts. Enhanced literacy and math instruction occurs daily and all students have opportunities to gain expertise in reading, writing, and designing with digital media, including taking courses in computer programming, media arts, and game design. A fully integrated Wellness curriculum supports students in achieving healthy hearts, minds, and bodies. “Quest to Learn has re-imagined the traditional school from top to bottom, based on research on how students today learn best—and has created a new kind of learning environment that will prepare students for success in college and the 21st century workforce,” said Robert Hughes, president of New Visions for Public Schools.


L'école recherche encore étudiants et professeurs, si certains sont intéressés...

jeudi 8 janvier 2009

Mettre en oeuvre une API Facebook pour votre bibliothèque

Un article est paru dans le dernier numéro de Code4Lib qui aborde la question des réseaux sociaux et des bibliothèques : Reaching Users Through Facebook: A Guide to Implementing Facebook Athenaeum de Wayne Graham (The Code4Lib Journal, Issue 5, 2008-12-15 ).

Facebook Athenaeum is an open source application that integrates library resources directly into the Facebook website. Facebook is one of the single most-visited websites in the world, and its popularity among college-aged students provides a unique opportunity for libraries to redefine how they interact with students. This article walks you through the deployment Facebook Athenaeum, and discusses some of the usage trends and pitfalls of deploying applications using the Facebook API.

mardi 25 novembre 2008

Copyright et préservation numérique

Educause nous informe de la parution en juillet dernier d'une étude intitulée "International Study on the Impact of Copyright Law on Digital Preservation" (pdf)

This study focuses on the copyright and related laws of Australia, the Netherlands, the United Kingdom and the United States and the impact of those laws on digital preservation of copyrighted works. It also addresses proposals for legislative reform and efforts to develop non-legislative solutions to the challenges that copyright law presents for digital preservation.

This is a joint report from The Library of Congress National Digital Information, Infrastructure and Preservation Program, The Joint Information Systems Committee, The Open Access to Knowledge (OAK) Law Project and .he SURFfoundation

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