Vagabondages

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samedi 27 mars 2010

Visiter Second Life

Allez, pas de dedign aujourd'hui mais une petite vidéo de présentation de Second Life, que France3D présente comme une plateforme multimédia 3D qui regroupe tous les médias numériques connus. J'aime bien cette définition qui a le mérite de recentrer l'univers virtuel sur l'aspect outils.

jeudi 25 mars 2010

Enseignement supérieur français dans Second Life

Second Life est un univers virtuel. On en a beaucoup parlé il y a quelques années, plutôt autour de 2006 à dire vrai avant les autres vagues de buzz autour de Facebook et de Twitter par exemple mais plus guère ces derniers temps. N'allez pas croire pour autant que ce monde est mort ou devenu has been. Certes, le taux de fréquentation a baissé, les grandes marques qui avaient ouvert des boutiques en ligne (on se souvient de Nike présentant ces dernières collections en avant première sur SL) ont fini le plus souvent par les fermer et l'ouverture d'autres mondes open sources pour certains qui plus est, lui ont fait du mal mais est-ce vraiment le cas ? A bien y réfléchir, ne sont restés que les passionnés et quelques professionnels.

Second Life ne dort pas et nous voyons surgir de temps à autres des petites nouveautés améliorant l'interface elle-même (le viewer 2 beta est sorti en février dernier), on a vu également apparaître au fil du temps l'utilisation de la voix ou la simulation du mouvement pour les personnes handicapées... Afin de se développer, Second Life a fait un effort également en direction du monde éducatif, mettant un espace complet à disposition des personnes intéressées, Second Life/Education. Si cela vous intéresse, vous pouvez lire ce que propose le New Media Consortium(pdf) en matière de recherche, formation et expression artisitique

La France peu à peu se penche aussi sur ces sujets et quelques établissements d'enseignements supérieur et de recherche ont créé des antennes virtuelles. C'est le cas des Universités de Lille 1, Nancy 2, Toulon, l'université de Lyon 3, l'école INSEAD ("qui a des campus en France, à Singapour et sur Second LIfe") ou encore du CNRS.On m'a parlé également de Toulouse et d'Angoulême mais je n'ai pas retrouvé ces sites.

1. Universités

Lille1 propose un campus virtuel sur Second Life, ou plus précisément le Master Global E-Business (GEB) de la faculté des Sciences économiques et sociales de l'université. On y trouve un amphi permettant l'organisation de cours, des projections de diaporamas, des liens vers le site internet de la fac, de l'université ou vers la plateforme Moodle. Au sol, une carte situe l'université et sur des panneaux on peut voir les visages de la promotion 2010 du Master.



Amphithéâtre Lille1 sur Second Life

Le service NUTICE de l'Université Nancy 2 annonçait également en mars 2009 l'ouverture d'un espace sur Second Life. En mars 2009 ce service souhaitait engager une étude technique et pédagogique de Second Life, pris comme laboratoire d’essai, en vue d’évaluer la pertinence de ses usages pédagogiques possibles.

L'université du Sud à Toulon également s'est intéressée au monde virtuel, et plus précisément le laboratoire I3M, qui fait de la recherche en sciences de l'information et de la communication. On y trouve un bâtiment avec des salle de classe, des cours pour s'entrainer, une étude sur SLoodle (ce masu-up entre Second Life et la plateforme Moodle)...

Enfin, le 30 octobre dernier, le Centre droit et nouvelles technologies de la faculté de Droit virtuelle de Lyon ouvrait à son tour un espace sur Seconde Life. Le projet, co-financé par l’Université Lyon 3 et le Conseil Général du Rhône pour un total de 3000 euros, offrira à terme huit cents documents couvrant les quatre premières années de droit, des exercices en ligne et de l’actualité juridique. Pour l'instant, le campus virtuel est composé d'une plate-forme d'accueil, d'un bâtiment pédagogique, d'une salle de travaux dirigés et d'un amphithéâtre doté de bornes où l'on peut télécharger les supports de cours laissés par les professeurs. Voir aussi la vidéo de présentation.

Faculté de Droit Virtuelle.

A noter que le CATI, rattaché à l'Université de Paris IV La Sorbonne a créé le Virtual Montmartre, une parcelle reproduisant le fameux Monmartre au début du XXe.



2. Écoles et instituts de recherches

En outre, le blog "Parcours" sur NordBlog évoque, en décembre 2009, la présence de HEI (Hautes Etudes d'Ingénieur), une école d'ingénieurs de Lille 1 toujours, dans le monde virtuel (mais je n'ai pas trouvé la localisation de ce campus). On y retrouve les locaux de l'école, mais aussi des salles de cours, de réunion... On peut y retrouver et consulter des documents pédagogiques, mais aussi discuter avec d'autres étudiants ou profs.

Comme école, difficile de passer à côté de l'École de télécommunication de Bretagne qui possède, in world, sa propre île.  En fait, cette île accueille un grand nombre d'écoles puisque en 2009 le groupe Institut Telecom et le réseau des écoles des Mines ont fusionné. On y trouve un bâtiment pour la recherche mettant en avant les chercheurs du réseau, un bâtiment pour les formation avec un amphi, un gymnase, des résidences étudiantes voire un espace pour le "foyer" et le réseau des élèves.

Île École des télécommunications

L'INSEAD également a une implantation ferme dans Second Life. Elle possède une île entière à son nom où sont menées des enquêtes et des études. Our studies are carried out by INSEAD professors, PhD students, and research associates, and are purely for academic purposes. The results are available to the public in research journals such as the Journal of Consumer Research and the Journal of Marketing Research, among others. We do not do studies directly for companies. Précisent-ils.

Enfin, pour finir cette énumération, le CNRS a ouvert en mai 2009 sur une île appelée EuroCampus, une "Maison de l'Astroparticule". Selon le communiqué du CNRS, EuroCampus a pour objectif de créer dans Second Life un continent français et européen des sciences, de la culture et de l'éducation comme un archipel d'îles indépendantes et néanmoins connectées les unes aux autres.  Ceci dit, je ne retrouve pas non plus le lieu in world. Voilà ce que c'est que de relayer les info un an après ^^.

Vous connaissez d'autres projets ?

mardi 7 juillet 2009

Twitter et les Univers virtuels


1. Twitter sur Vivaty

D'après l'excellent blog "Mondes virtuels" qui explore plusieurs univers virtuels et surtout suit l'actualité de ces derniers, il serait désormais possible d’ajouter une ou plusieurs “Twitter Bubbles” dans ses propres scènes Vivaty.

Vivaty est un univers virtuel qui ne nécessite pas le téléchargement d'une interface spécialisée mais passe directement par le navigateur de l'internaute. Il s'agit alors de se créer un avatar, de décorer un pièce que l'on souhaiterait personnaliser et ensuite d'y partager vidéos, images, musique grâce à des connections avec YouTube, FlickR etc. Bien sûr, on peut communiquer avec ses amis dans un univers 3D :

Vivaty is a 3D virtual world you can access via your web browser.
Vivaty lets you hang out with friends, meet new ones, and do fun things in a way that you couldn't ever do with a regular chat room, and not without some serious download that frankly, you really wouldn't want to download.
With Vivaty, you can create a pretty sweet looking avatar, go dancing with your friends at the clubs, laugh together at some silly YouTube videos in your personal scene, and play games while exploring this new world.
Vivaty is constantly changing. Every day tons of new people are signing up and helping shape this world while making new friendships along the way.

La dernière nouveauté donc est l'ajout de "bulles de tweets" qui peuvent être facilement posées où on le souhaite. Il suffit alors de se logger avec son identifiant Twitter pour que le dernier tweet correspondant s’affiche. La mise à jour se fait à chaque fois que l’on pénètre dans la scène.

 TwitterBubble2s

TwitterBubble3s

Mondes virtuels précise que qu’il s’agit d’une première version et [Vivaty] prévoit à l’avenir des extensions de fonctionnalités, avec en particulier la possibilité de poster un tweet depuis l’environnement 3D.

2. Twitter sur Second Life

Cette possibilité existe sur d'autres monde virtuels.

Ainsi est-il possible de lire et d'envoyer des tweets depuis Second Life notamment grâce à des outils tels que SL Messenger qui se veut une sorte de pont entre le monde virtuel et les autres sites de communication en ligne tels AIM, Messenger, GTalk etc. Il suffit alors de faire porter un objet à son avatar (sous l'apparence d'une montre) qui vous permettra ensuite de twitter depuis Second Life.

La bibliothèque francophone sur Second Life a utilisé récemment un tel dispositif notamment pour les journées du numérique "Enseigner autrement" qui se sont tenu début avril. Elle a égalemetn mis en place un syst-me qui permet d'alimenter automatiquement le tweet de la bibliothèque lorsque qu'un gentil donateur donne des LindenDollars à l'établissement.

Inversement, depuis mars dernier, akYip propose un “Twitter Viewer” qui permettrait de consulter ses tweets dans Second Life. 

twitter_005s

Le dispositif affiche les trois derniers tweets sous forme de texte flottant au-dessus de l’objet. A ce stade, il s’agit encore d’une version alpha dans laquelle les caractères accentués ne sont pas repris et certains tweets trop longs sont tronqués.

3. Twitter sur Twinity

Le blog Mondes virtuels termine en précisant qu'on peut aussi poster simplement sur Twitter depuis l'univers Twinity.

Twinity is a 3D online world that links the real with the virtual world based on realistic replicas of the world’s most vibrant metropolises in 3D.

  • Create the virtual you
  • Build a digital home
  • Explore our first virtual city: Berlin
  • Meet real people & go out and have fun



jeudi 2 juillet 2009

MiRTLE, la myrtille éducative

Dans la continuité du billet précédent, Sun Labs nous propose un nouveau rapport technique sur le projet MiRTLE. Ce projet, acronyme pour Mixed Reality Teaching & Learning Environment cherche donc à créer un environnement d'apprentissage en réalité virtuelle en utilisant l'outil open-source de création d'Univers virtuels Project Wonderland sous java.

Le document décrit la mise en place et le background du projet, les objectifs visés et les réalisations finales.

mardi 30 juin 2009

Projets éducatifs dans les univers virtuels

De nombreux établissements d'enseignements se sont emparés de Second Life et autres mondes virtuels. Les communautés se sont regroupées dans le monde comme le montre le grand nombre d'îles EduIsland qui accueillent les communautés éducatives au sein de l'InfoArchipel. La liste d'institutions et organisations dans SL proposée par le wiki SimTeach, "Second Life Education Wiki", est assez éloquente à ce sujet et propose même des exemples de cours à dispenser en ligne. Certaines universités achètent même leurs propres îles pour y recréer des campus virtuels et spécifier de manière plus importante leur présence in-world. 

Un autre wiki revient quant à lui sur les utilisations pédagogiques des univers virtuels : "Second Life in education : exploring the educational uses of Second Life". Il propose d'ailleurs plusieurs pages sur le sujet revenant et expliquant différents projets : architecture, intelligence artificielle, environnements immersifs, chambres de réalités virtuelles, études à distances mais aussi gouvernances et pratiques civiques, numérisation de documents anciens, recherches sociales et anthropologiques, rôleplay (cf l'expérience de James Milles, directeur de la University of Buffalo Law Library qui utilisait les jeux de rôles dans un cours qu'il propose sur les violences domestiques où il demandait à ses étudiants d'explorer les dynamiques de genres qui peuvent se mettre en place en endossant un avatar d'un genre opposé à celui qu'ils ont dans la vie réelle), urbanisme, tourisme virtuel etc. On se souvient d'ailleurs de ces étudiants de médecine qui opéraient des patients virtuels.

Plus prosaïquement, la plupart des universités proposent simplement des cours en distanciel par l'intermédiaire de l'univers virtuel. Dès l'automne 2006, la Harvard Law School et la Harvard Extension School proposaient des cours juridiques online. Les étudiants en droit pouvaient ainsi assister en temps réel à "CyberOne : Law in the Court of Public Opinion" (vidéo de présentation) sur l'île Berckman Island.

Une nouvelle étape vient désormais d'être franchie puisque Bryant & Stratton College, un établissement qui possède quatre campus dans des états différents et un cinquième virtuel, vient d'organiser une cérémonie de remise des diplômes dans l'univers virtuel Second Life. L'idée est donc que les étudiants, qui ont suivi des cours en distan-présentiel, recoivent également leur diplôme en ligne. De l'inscription au diplôme, tout peut ne plus passer que par l'univers virtuel.

lundi 8 juin 2009

Forums des métiers sur Second Life

Voici longtemps que je n'avais parlé de Second Life. Et pourtant, ce n'est pas l'envie ni les sujets qui manquent. il faudra d'ailleurs que je revienne sur les changements qui se sont déroulés ces derniers mois dans cet univers virtuel et les bouleversements sensibles qui s'y déroulent. Je pourrais ainsi vous parler des problèmes de coûts rencontrés par Linden Lab et par conséquent les résidents. Les tarifs des îles ont évolué en fin d'année dernière provoquant des fermetures et un changement de la configuration des archipels. Je pourrais également décrire plus attentivement la présence de l'ALA qui possède une île sur l'InfoArchipel ou revenir sur SciLands, l'archipel des îles à thématique scientifique regroupant des organismes publics comme la NASA, des musées et des universités. L'InfoArchipel lui-même recense quelques 45 îles, pas toutes de bibliothèques mais au moins à visée informationnelle et pédagogique, ainsi que quelques îles partenaires.

Pour l'instant, je voulais évoquer le forum des métiers organisé par la célèbre American Chemical Society (ACS) qui ouvre aujourd'hui dans Second Life, ce jusque jeudi prochain. En soi, le site est relativement pauvre d'information, mais je trouve notable néanmoins qu'une entreprise aussi importante qu'ACS décide d'installer une présence forte dans l'univers virtuel. Apparemment, employeurs et postulants peuvent s'inscrire en ligne, avoir des entretiens par le biais de webcams ou suivre des animations prévues en webcasts.

De la même façon, le 8 mai dernier, s'est tenu sur Second Life un forum des métiers en Sciences de l'Information. Organisé surtout par le groupe LIS Student union, un groupe d'étudiants en Sciences de l'Information de l'université d'Hawaï mais accueillant plus largement les étudiants en SIB dont le siège se trouve sur Info International.

Le programme de la journée était composé de session d'initiation à l'interface de Second Life, de conférences sur la présence des bibliothèques et des bibliothécaires in world, de présentations de travaux des étudiants et d'une fête couronnant le tout. Dans le programme donné ci-dessous, les noms des intervenants sont remplacés par leur pseudo sous Second Life.

  • Noon-2 pm SLT: Orientation sessions for new avatars
  • 2-3 pm SLT: First Panel: "The intersections of SL Libraries and RL Libraries"

2:00 - 2:15 Opening Keynote Speaker, Kitty Pope, Executive Director, Alliance Virtual Library, AVL’s 3rd Anniversary
2:15 - 2:30 JJ Drinkwater, Digital publics, anytime reference, and the conversation of culture: Lessons from the life of a cartoon librarian
2:30 - 2:45 Honoria Paine, Medical Librarianship in SL
2:45 - 3:00 Kitty Mumfuzz, Recruiting in SL

  • 3:15-4 pm SLT: "Student SL Research Presentations"

3:15 - 3:30 Rhaenys Taney, Metaphorical Design
3:30 - 3:45 lejenna Krautrauch, Affective Response to Design
3:45 - 4:00 Melanie Twine, Book Search and Display in SL

  • 4-5 pm SLT: Second Panel: "What libraries are looking for in today’s job market".

4:00 - 4:15 Puglet Dancer, Areas of Emphasis in Recent Job Searches
4:15 - 4:30 Rocky Vallejo, Employment Needs of Kansas State Library
4:30 - 4:45 Maggie Marat, Finding Your Tribe: Networking in Second Life
4:45 - 5:00 Hypatia Dejavu, Being a LGBT Librarian in Today’s Libraries

  • 5-7 pm SLT: Social Networking Party mixer for Career Fair and Library Fair participants and friends with DJ Gwen Carillon, dancing and music.

J'espère vivement pouvoir trouver les textes de ces interventions sans nul doute riches et intéressantes. Selon Amanda Hahn, assistante de recherche à l'université d'Hawaï et co-organisatrice de l'événement, il y eut a peu près une quarantaine de participants, ce qui est assez honorable pour ce genre de manifestation. Des bornes proposaient même des liens vers des offres de recrutements réelles.

Bornes vers des offres d'emplois.

Intervention de Maggie Marat sur la présence d'une bibliothèque publique in world.

mercredi 3 décembre 2008

Bad days for virtual worlds

Cela fait un moment que je n'avais parlé de modne virtuels. Il va falloir que je me remette à Second Life même si j'avoue ne pas être allé dans cet univers depuis la fin de l'été. Du coup j'ai suivi de loin toutes les discussions et manifestations autour du prix des Sims (si j'ai bien compris, Linden a relevé le prix des terrains dans Second Life, alors que les institutions bénéficiaient d'une sorte de rabais pédagogique jusque là. Or qui dit terrain plus cher, dit moins de bibliothèques en ligne et moins d'utilisation de l'espace). Enfin, j'essaierais de relire les compte-rendus archivés dans mon agrégateurs pour vous en faire part plus longuement.

D'une manière générale, Second Life d'ailleurs pâtit d'une baisse d'intérêt de la part des utilisateurs, ce qui en soi n'est pas forcément une mauvaise chose : les "joueurs" s'en vont au profit d'un usage plus professionnel, rigoureux. Le buzz est parti mais l'interêt de l'interface demeure. Voire, les utilisateurs quittent Second Life pour d'autres mondes virtuels, dont certains en Open Access.

Reuters, par exemple, a décidé de fermer ses bureaux et son île dans l'univers virtuel. Le correspondant sur place explique ainsi sa décision :

So what happened? Is Second Life dying? No, but the buzz is gone. For all the sound and fury over recent price hikes and layoffs at Linden Lab, Second Life has a community of fanatically loyal users. Since Linden Lab derives its revenue from user fees, not advertisements, Second Life is much more likely to survive the Web 2.0 shakeout than most other startups.

It's hard to say what, if anything, Linden Lab can do to make Second Life appeal to a general audience. The very things that most appeal to Second Life's hardcore enthusiasts are either boring or creepy for most people...


De son côté, Google annonce pour le 31 décembre la fermeture de son propre monde virtuel, Lively, lancé en juillet dernier seulement.

[D]espite all the virtual high fives and creative rooms everyone has enjoyed in the last four and a half months, we've decided to shut Lively down at the end of the year. It has been a tough decision, but we want to ensure that we prioritize our resources and focus more on our core search, ads and apps business. Lively.com will be discontinued at the end of December, and everyone who has worked on the project will then move on to other teams.

Et bien, même si le contenu restera inchangé (comme autant d'images hébergées, mais sans interactions possibles), ça reste un coup dur pour les mondes virtuels.

mardi 17 juin 2008

retour sur la conférence "Second Life, fin d'un mythe ou nouvel eldorado ?"

[Mise à jour du 20 juin 2008] : La vidéo de la conférence est en ligne à l'adresse : http://php.bm-lyon.fr/video_conf/detail.php?id=235

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Depuis plusieurs années, la BM de la Part-Dieu et l’association Doc’Forum proposent un cycle de conférence intitulé « Vive la culture numérique » (blog). C’est l’occasion de proposer, diffuser et vulgariser des présentations abordant des thématiques liées à la prégnance du numérique telles que « Les enjeux du logiciel libre », l’art numérique, le patrimoine numérique, etc. Chacune des conférences est filmée et disponible en format audio et vidéo sur le site de la bibliothèque municipale.

Ce sera le cas également de la conférence qui s’est tenue hier soir sur les mondes virtuels. Devant un public de vingt à trente personnes en salle et d’une dizaine de personne in world, cette rencontre, intitulée « Second Life, fin d'un mythe ou nouvel eldorado ? », a tenté de faire le point sur les mondes virtuels d’une manière générale, leurs enjeux, leurs limites, notamment à travers l’exemple particulier de l’univers de Second Life.

La rencontre s’est déroulée en trois temps : en tant qu’animateur sur l’aimable invitation de Doc’Forum, j’ai commencé par rappeler le contexte en précisant ce qu’étaient les mondes virtuels et ce que l’on pouvait y faire. Ensuite, la parole était donnée à Rémi Soussan, journaliste à Internet Actu (notamment la série "demain les mondes virtuels") et auteur du livre « les utopies posthumaines » qui s’est attaché quant à lui à revenir sur les changements sociaux notamment induits par les mondes virtuels en général, et enfin nous nous sommes promené dans la bibliothèque francophone, un lieu de création et de diffusion culturelles et littéraires. Pour ce faire nous avions à nos côtés, dans la salle, Coulaut Menges, l’un des co-fondateurs de la bibliothèque francophone tandis que, in world, c'est-à-dire en duplex via Second Life, l’autre fondateur Hugobiwan Zolnir avait réuni un certain nombre d’avatars et nous faisait la visite de leur sim.

La conférence sera retransmise en ligne donc, mais je vais d’ores et déjà tenter de vous proposer un compte-rendu détaillé des interventions, selon la tenue de mes notes assez inégales je le concède.

Thomas Chaimbault : Les mondes virtuels remis en contexte.

Afin donc de repréciser le contexte de la rencontre, j’ai commencé par rappeler que Second Life était un monde virtuel créé en 2003 par une société privée californienne : Linden Lab. C’est en 2006 que ce monde virtuel arrive en Europe et donc en France où il acquiert une certaine renommée au cours du premier semestre 2007, notamment grâce au buzz internet. Tout le monde parle alors de SL et, puisque nous sommes en pleine période présidentielle, les partisans de l’un ou l’autre candidat n’hésitent pas à militer également dans le monde virtuel. Puis, plus rien ou presque. Le buzz est retombé. On dit le monde fini tandis que parallèlement, un gros consultant américain, Gartner, prédit que d’ici 2012 près de 70% des entreprises auront créé leur propre monde virtuel.

Quelques caractéristiques peuvent définir les mondes virtuels. Il s’agit d’abord d’un espace social partagé avec d’autres usagers qui permet, à travers une interface graphique aujourd’hui, une interaction en temps réel au moyen de gestes, de la messagerie instantanée, ou encore de transmission de la voix. Le contenu de ces mondes est entièrement généré par les usagers, d’où une différence marquante avec des jeux de rôles en réseaux massivement multijoueurs (MMORPG) dont le monde est préconçu et où les joueurs doivent suivre un scénario préétabli. Ce n’est alors pas le cas des univers virtuels (MUVE multi users virtual environment) où les usagers sont libres d’évoluer comme ils le souhaitent et n’ont pas de but prédéfini à atteindre.

Les usagers, du moins dans le cas de Second Life et selon les statistiques toutes officielles de Linden Lab, pour le mois d’avril, sont essentiellement des américains (30% des utilisateurs). Viennent ensuite par ordre d’importance les allemands, les anglais, les japonais et en cinquième position, les français. Linden Lab revendique actuellement quelque 13 millions de comptes ouverts, ce qui ne veut pas dire qu’il y a 13 millions d’utilisateurs connectés en même temps, loin de là. En fait, on estime à environ 40.000 le nombre d’usagers connectés en permanence. Enfin, 35% de ces derniers ont entre 25 et 34 ans, 23% entre 18 et 24 et 24% entre 35 et 44 ans.

Que fait-on dans ces mondes virtuels ? Il peut s’agir dans un premier lieu de lieux d’expérimentation :

  • Dans le domaine artistique, par exemple, on retrouve la mise en place d’exposition in world, de zoos virtuels. C’est le lieu également d’une expression artistique renouvelée, libérée des contraintes physique en ce qui concerne l’architecture, multimédia en ce qui concerne les arts plastiques etc. On peut y recréer des œuvres d’art, programmer des concerts de musiques, des lectures, des conférences…
  • Dans le domaine éducatif, on retrouve dans Second Life des campus virtuels, des cours en ligne, l’organisation d’événements, de conférences, la numérisation de documents anciens qu’il devient aisé de manipuler, ou encore, on peut profiter des possibilités du web 3D pour évoluer dans une île qui vous immerge complètement dans un environnement donné pour des besoins historiques ou scientifiques…
  • Dans le domaine politique, Second Life a été l’occasion de débats et de manifestations, notamment au moment des présidentielles françaises. Il existe par ailleurs une confédération de simulateurs démocratiques qui étudie les rouages démocratiques au sein d’îles données.
  • Dans le domaine des affaires enfin, il faut savoir que Second Life possède sa propre monnaie virtuelle appelée le Linden dollar (L$). Cette monnaie s’achète et se vend et possède un taux de change tout à fait officiel qui était, mercredi 11 juin de l'ordre d'1 US$ = 211 L$ ou 1€ = 311 L$. Avec cet argent, les avatars peuvent acheter et vendre des objets, monter des communautés d’usagers, organiser des événements, des promotions etc. Lacoste a par exemple présenté sa dernière collection sur Second Life, Adidas et Nike y ont vendu des chaussures tandis que la maison Dior y a présenté sa dernière collection de bijoux.

Ce monde n’est pourtant pas replié sur lui-même. De nombreuses passerelles existent entre Second Life et d’autres applications web, autour de blogs (on peut bloguer et même twitter depuis SL), autour des réseaux sociaux (Facebook propose des groupes d’utilisateurs, fait le lien entre les contacts IRL et in world).

Vis-à-vis de la vie réelle, de nombreuses interactions sont encore possibles. Ainsi, des entreprises comme L’Oréal, Unilog, Alstom, Areva, Accenture ont-elles organisés des sessions de recrutement dans SL, les employés d’IBM Italie ont-il fait grève dans SL pour protester contre la politique austère de leur entreprise, l’entreprise Sun possède-t-elle 7 îles dont 5 sont réservées à des usages purement interne de formations ou de réunions… De même, la mairie de la ville d’Issy-les-Moulineaux a-t-elle ouvert une réplique de l’hôtel de ville en ligne dans lequel il est possible de retrouver des expositions de la ville, des extraits d’Issy TV et même de contacter un employé municipal par mail qui se connectera pour venir vous aider dans vos démarches administratives.

L’utilisation de ces mondes virtuels n’est cependant pas sans rencontrer certaines limites, poser certaines questions : des limites techniques en premier lieu puisqu’il faut bénéficier du haut-débit et des configurations minimales requises pour pouvoir se connecter, tandis qu’une société voulant implanter son propre monde virtuel devra acquérir nombres de serveurs puissants capables de gérer tous ces avatars simultanément. D’autres questions peuvent se poser sur la prégnance du côté marchand, l’impact réel des techniques marketings dans ce monde, la valeur d’une économie qui repose sur des objets virtuels (auxquelles des réponses ont été apportées déjà).

Enfin, si SL est un lieu d’expérimentation, quelle crédit peut-on accorder à ces mondes virtuels en tant que laboratoires du réel, la réaction des avatars est-elle réelle ou déterminée par le monde lui-même et comment en tenir compte… De nombreuses questions qui ont permis de faire le lien avec l’intervention de Rémi Soussan.

Rémi Soussan : Les mondes virtuels

SL et les mondes virtuels ne sont ni un nouvel Eldorado, ni un Mythe mais un peu des deux. Déjà, les technologies utilisées sont anciennes. Un monde appelé ActiveWorlds il y a dix ans utilisait déjà le principe de Second Life, la modélisation du monde avec même des essais de transmission vocale. Ce qui a vraiment changé la donne en faveur de SL est l’utilisation du Linden dollar. On a alors assisté à une véritable ruée vers l’or renforcée par le buzz ambiant : tout le monde voulait faire fortune dans les mondes virtuels. Après cette phase de buzz intense, puis après une phase de désillusion de la part des investisseurs, on arrive maintenant dans un entre-deux peut-être plus raisonnable. Une caractéristique forte des mondes virtuels est que l’enthousiasme suscité vient de ce qu’ils promettent plus que de ce qu’ils permettent.

Il ne faut pas oublier cependant que Linden est une société privée et que l’ensemble du monde repose sur des serveurs qui appartiennent à Linden Lab. Cette caractéristique s’oppose au fait que le web n’appartient à personne. Des tentatives de mondes virtuels libres émergent, comme celle de Croquet, un monde basé sur la technologie du peer to peer où chacun dispose d’une parcelle sur son PC. La géographie du monde évolue donc en fonction des utilisateurs connectés.

A cette limite économique s’ajoute une limite liée à la perception. Tenir un objet dans un monde virtuel n’a pas vraiment d’équivalence avec le fait de tenir un objet en réel. Et de fait, des laboratoires essaient d’amenuiser ces différences de perception par le biais de casques, de gants, d’outils comme la wiimote de Nintendo de façon à nous faire ressentir physiquement des impressions générée et vécues dans le monde virtuel.

Si donc l’utilisation des mondes virtuels n’est pas mûre encore, le potentiel décelé n’est certes pas à négliger.

Evoluer dans les mondes virtuels influe sur notre façon de vivre. Des études ont ainsi montré que l’apparence de l’avatar jouait beaucoup dans les négociations in world (un avatar grand aura plus de chance de remporter la négociation, comme il faut éviter toute androgynie et essayer de pouvoir fixer son interlocuteur et ne pas laisser son avatar regarder à droite à gauche). De même, il est démontré que l’on garde de manière plus stable et pérenne la confiance en soi acquise dans les mondes virtuels.

Enfin, l’utilisation de ces mondes virtuels a permis la création d’une nouvelle discipline appelée la sociologie expérimentale : on peut créer des sociétés, des microcosmes et les évaluer dans leur fonctionnement et leurs impacts.

Coulaut Menges et Hugobiwan Zolnir : Visite de Second Life

La dernière partie de la conférence nous a permis d’évoluer dans Second Life via l’avatar de Coulaut Menges, co-fondateur de la Bibliothèque francophone. Ce dernier, présent dans la salle, nous a d’abord expliqué comment il avait vaguement entendu parler dans un article de Second Life qu’il était allé découvrir par pure curiosité. Les premiers jours, il n’a pas été emballé par ce monde où rien ne se passe et où l'on ne rencontre personne jusqu’à ce qu’il découvre la Bibliothèque francophone. Il a alors décidé de s’y investir pleinement. SL est un univers de partage, de rencontres, où il est possible de créer des œuvres interactives et multimédia ce qui donne une nouvelle dimension aux objets de créations.

Nous sommes ensuite, derrière Hugobiwan Zolnir, entouré du public venu assister à la conférence in world, partis à la visite de la bibliothèque francophone à la découverte de la tour du Projet Gutenberg qui permet d’accéder à 23.000 titres passés dans le domaine public, à l’exposition des poèmes de René Char, celle de poètes anonymes slifers, à la découverte de manuscrits de Victor Hugo… Nous avons découvert la salle de conférence et ses 80 places, son écran qui permet de projeter des vidéos, des diaporamas. Nous avons pu déambuler en avant première dans le jardin poétique où des sculptures sonores sont exposées, où des poèmes surgissent lorsqu’on se promène. Les réalisations de la bibliothèque francophone sont nombreuses et diverses au point que le bâtiment a réellement pris une importance indéniable en terme d’expérimentation et de diffusion culturelle, notamment de diffusion culturelle francophone.

Les questions dans la salle ont été l’occasion de repréciser certains points.

  • Quel peut être l’intérêt professionnel de Second Life ?

Cette question fut l’occasion de parler des réalisations des sociétés commerciales dans Second Life, comment celles-ci s’étaient engouffrées dans la manne des univers virtuels afin d’être présentes dans une optique essentiellement de marketing et de communication. Le retour à la maturité aujourd’hui rencontré permet de souligner de nombreux autres aspects, qu’ils s’agissent de l’utilisation du monde à des fins de simulations de situations réelles et plus largement de lieux d’expériences, qu’il s’agisse de s’en servir comme d’un outil de travail collaboratif, ou d’un moyen de produire des cours et des conférences à des coûts réduits. Les échanges commerciaux réalisés tous les mois montent à plusieurs millions de dollars américains. Les bibliothécaires américains, quant à eux, s’en servent comme d’un nouvel espace ou poursuivre leurs activités traditionnelles de prêts d’ouvrages et d’accompagnement dans la recherche d’information tout en essayant de créer de nouveaux partenariats, de nouveaux modes d’apprentissage en montant des îles thématiques et évaluant les possibilités du web 3D.

  • Vous parlez de potentiel culturel et de réalité commerciale. Vous confondez fond et forme, la forme change certes, mais les contenus culturels sont les mêmes. Qu’est-ce qui est différent au fond d’un point de vue culturel ?

Les réponses ont portées sur l’importance de la diffusion, du partage, de la création à plusieurs, les spécificités de l’art numérique, la possibilité de mettre en avant des cultures spécifiques parce que numériques ou parce que restreintes à des groupes particuliers, l’accès à des biens introuvables, trop rares ou trop fragiles… Elles ont aussi souligné que nous ne connaissions pas tout. Il y a beaucoup de communications privées également, et qu’est-ce qui nous dit qu’un petit groupe d’individus n’est pas en train de faire le monde de demain ?

mardi 1 avril 2008

L'infoArchipel à la conquête des Univers


En l'occurence, il s'agit des univers Netvibes puisque qu'un univers InfoIsland (www.netvibes.com/infoisland) vient d'être ouvert par des collègues sur Second Life. Une vidéo de présentation est d'ailleurs disponible sur blip.tv à l'adresse : http://blip.tv/file/755698 (plus exactement, la vidéo se situe sur le compte des gérants de l'île HealthInfoIsland).

Pour rappel, les univers netvibes sont des pages publiques personnalisables à volontés en y ajoutant des petits modules proposant un accès vers des pages internets, syndiquant des flux RSS, affichant des visionneuses de vidéos, d'images, de diaporamas, retournant vos mails, voter planning, voire vous laissant la possibilité de créer vos propres modules sous forme d'applications flash. Les univers Netvibes vous permettent de rendre ces pages publiques, donc visibles par tout le monde. Vos choix deviennent publics et les modules que vous avez ajoutés peuvent être récupérés par les lecteurs afin de les insérer dans leur propre site, blog, ou page Netvibes. Vous trouverez ici, comme exemple, l'Univers de Bibliobsession.

En ce qui concerne InfoIsland, donc, l'idée de départ est de réaliser un site regroupant les outils utilisés par les bibliothécaires sur SL, les commentaires circulant sur internet à propos de l'InfoArchipel, listant les événements qui sont organisés in world, en gros ce qui est visible, ce qu'on peut trouver, ce qu'on peut chercher.... Une sorte de vitrine / boîte à outils regroupant les présences de bibliothèques et bibliothécaires sur Second Life.
La plupart des widget est disponible dans le répertoire Eco.netvibes à l'adresse : http://eco.netvibes.com/users/9148

lundi 17 mars 2008

Moveable life


Moveable life est une tentative intéressante d'intégration de Second Life dans un navigateur. Une fois identifié, l'application affiche un écran sur lequel on retrouve les îles de SL, ses contacts, ses groupes, son inventaire, les modules de chat et de recherche... De fait, il est alors possible de discuter avec ses amis, de se téléporter sur la carte, d'utiliser la plupart des fonctionnalités de l'univers de Second Life.

La différence, et non des moindres, est que le navigateur ne reproduit pas l'environnement 3D du monde persistant. Et soyons honnête, SL sans la 3D, n'est plus vraiment Second Life. Nos collègues bibliothécaires américains évoquent le web 3D en parlant des univers virtuels. De fait, on n'obtient rien d'autre qu'une nouvelle interface de messagerie instantanée. Alors certes, vous pouvez naviguer dans SL sans avoir besoin de l'application. Certes, vous pouvez naviguer dans SL à partir de n'importe quel poste. Plus de souci quant à la configuration de la machine, ou la puissance e la carte graphique. Mais franchement, l'intérêt est énormement amoindri par rapport à l'univers lui-même.

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