Vagabondages

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Tag - universités

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mardi 4 septembre 2007

Wikipédia et compagnie


La taille de Wikipédia

Un Wikipédien forcené a tenté de calculer combien de volumes papier seraient nécessaires pour imprimer l'ensemble de l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Son calcul ne comprend pas les pages de discussions ni les historiques des articles, ce qui réduit déjà fortement la taille de l'encyclopédie. Il ne comprends pas non plus la place exigée pour les images et les tableaux. Pour ce faire, il a réalisé un graphique comparant la taille de l'ensemble des volumes nécessaires réunis sous forme d'étagères et la taille d'un homme adulte.

"Using volumes 25cm high and 5cm thick (some 400 leaves), each page having two columns, each columns having 80 rows, and each row having 50 characters, ≈ 6MB per volume. As English Wikipedia has 4.4GB of text (October 2006) ≈ 750 volumes. Note that this is conservative estimate, as it doesn't include images, tables etc. which take up more surface than the text which describes them."

Le résultat serait donc de quelques 750 volumes.


WikiScanner, les tricheurs démasqués

Au mois de mai, Wikipédia a franchi la barre des sept millions d'articles dans 250 langues. Un succès qui se vérifie dès que l'on demande à un étudiant quelle est sa principale source d'information et ce, malgré les problèmes de vandalisme, d'authenticité ou les scandales qui ponctuellement éclabousse la grande encyclopédie collaborative.

De fait, la modification d'articles à des fins partisanes, propagandistes ou promotionnelles a suivi ce succès et se voit d'autant facilitée que l'anonymat est de mise, nul n'étant besoin de dévoiler sa réelle identité pour éditer un article. Un problème qui a été résolu cet été par un jeune hacker américain, étudiant de son état, et futur diplômé de l' Institut Technologique de Californie: Virgil Griffith. Ce dernier en effet vient de proposer un service en ligne de sa conception utilisable par tous, le WikiScanner ou Wikipedia Scanner.

Il s'agit d'un utilitaire qui scrute les adresses IP associées à près de 35 millions d'entrées Wikipédia éditées depuis 2002 et détermine lesquelles proviennent de réseaux d'entreprises, agences gouvernementales ou autres organismes politiques identifiables. Dès lors, il devient possible de connaître tous les articles pour lesquels la CIA a jugé bon d'apporter sa contribution depuis ses locaux officiels, de démasquer les nombreuses entreprises ayant tenté de biaiser des articles les concernant, les politiciens tentant d'influer sur leur notice biographique, etc...

Un outil très utile donc qui n'a pas échappé aux journaliste de Wired qui ont sauté sur l'occasion pour demander aux internautes d'élire les abus les plus condamnables au cours des dernières années.

Wikiversité, la communauté pédagogique libre

Je termine avec Wikiversité, une communauté pédagogique qui se veut un lieu de partage et d'échange de la connaissance, basé sur la technologie Wiki (et projet de la Wikimedia Foundation). C'est une communauté de création et de partage de connaissances et de techniques d'apprentissage. Wikiversité a été créée afin de regrouper une grande variété de supports pédagogiques pour une grande variété d'utilisations. Ces supports sont conçus, pas uniquement pour l'auto-apprentissage, mais également pour être utilisés en classe, le but étant de fournir un moyen de trouver du contenu facilement, qui peut être imprimé ou sauvegardé.

Selon Brainsfeed, d'où je tire l'information, plus de 2000 notices sont déjà disponibles en français.

jeudi 18 janvier 2007

A propos des bibliothèques institutionnelles

Je ne sais plus qui en avait parlé, mais une enquète a été lancée pour connaître l'utilité des blogs dans les bibliothèques d'enseignement supérieur proposée par une certaine Shelly (ou Michelle) Drumm, des "Houston Community College Libraries" (via The Distant librarian)

We are interested in finding out how college and university libraries are using blogs to communicate with their patrons. If you are in an academic library and have used a blog to reach students or faculty, please fill out this survey. Findings will be used for a publication.

Pour y répondre, il faut se rendre à cette adresse, mais le plus intéressant évidemment sont les réponses déjà apportées que vous pouvez consulter simplement en cliquant "exit the survey" sans entrer aucune donnée. On y apprend ainsi que le but de blogs institutionnels est essentiellement de rendre compte des événements et actualités de l'institution puis à faire connaître la bibliothèque. Il est destiné principalement au public étudiant. La fréquence des billets est plutôt hebdomadaire en moyenne. Le blog en lui-même n'est pas très connu, la bibliothèque n'en fait pas de publicité outre mesure si ce n'est par des liens sur la page du site de la bibliothèque ou tout simplement par le bouche à oreille avec les personnels enseignants plus que les étudiants, même si mention en est faite lors des scéances de formation. Enfin, la plupart des bibliothèques n'ont pas mis en place de compteur de statistiques, ces dernières n'étant pas considérées comme prioritaires ni même nécessaires. Toujours à propos des bibliothèques institutionnelles, Laura Cohen du blog "Library 2.0: An Academic’s Perspective" vient de publier deux billets très intéressants : Academic Libraries, Captive Audiences and Transformation and 2.0 Projects and Scalability. Dans le premier, elle explique qu'à cause de leur situation de monopole sur les campus, les bibliothèques universitaires ne comprennent pas le besoin de s'adapter et d'aller plus vers leurs usagers, qui demeurent quoiqu'il arrive captifs. Il s'agirait là d'un obstacle qui empêcherait les bibliothèques d'adopter les innovations apportées par le 2.0. Elle continue en disant que les bibliothèques se trompent et perdent pied face à l'utilisation massive d'internet. Elle poursuit, inquiète :

Do academic libraries have a captive audience? Yes, but this audience is being drawn away from us and the situation will probably get worse. If things keep on going as they are, in ten years' time we'll still have users, but the disjunction between our information culture and theirs will be vast. We'll have a captive audience, all right, but one that will use us grudgingly, that will not enjoy dealing with our off-putting, complex, rigid information systems that are light years behind the interactive, participatory, open systems that define their information culture.

Il s'agit bien sûr d'une approche américaine mais je me demande jusque quel point cette remarque est transposable dans notre contexte français et je ne suis pas certain que nous serons épargnés par cette dichotomie qui se dessine et qui est déjà critiquée entre notre vieux et lourds OPAC et l'internet participatif que d'aucuns pratiquent quotidiennement. Dans le second billet, Laura Cohen revient sur un article de Kareen Comb paru dans le numéro de Janvier de Information Today : "Building a Library Web Site on the Pillars of Web 2.0.", qui dit-elle fait echo avec ses propres préoccupations (the ideal library 2.0 academic Web site). Alors évidemment, Laura Cohen se voit enchantée d'un tel projet et encore plus de ce qu'elle lit mais elle se pose la question de l'intérêt de développer un projet aussi ambitieux si c'est pour ne pas en faire profiter d'autres.

When individual libraries succeed at launching worthy projects, and the results are not shared, what is gained? Well, that library's constituencies are happy, and we're happy for them. But the benefits don't necessarily accrue to the profession.

Elle espère donc voir fleurir une culture de partage des projets de manière plus pregnante et officielle que ce qui se fait ça et là, que le seul wiki des Library Success.

I hope that libraries overall will consider sharing the guts of their accomplishments. Especially in the open source world, sharing source code, modules, methods, etc. should be feasible. Maybe we could set up a clearinghouse.