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Tag - universités

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jeudi 28 janvier 2010

Pyjama party à la Bibliothèque universitaire.

Aux Etats-Unis, les étudiants organisent des raves dans la BU. Voilà qui a de quoi surprendre ou du moins amuser ici-bas. Mais rassurez-vous, les étudiants de l'hexagone ne sont pas en manque d'imagination. Voilà, en effet, découvré-je dans Le Monde, qu'une cinquantaine d'étudiants est venue occuper la BU de Droit de l'université de Nancy ce mardi 26 janvier à 10h30, habillés de pyjamas et armés d'oreillers, édredons et de peluches.

"By torchlight - Day 333 of Project 365" Purplemattfish (image Flickr - licence by-nc-nd)

Ces étudiants appartiendraient au collectif "B.U. by night", une association créée en septembre 2009 qui réclame une ouverture des Bibliothèques Universitaires 24h/24, 7j/7 (ceci dit, le site n'est guère prolixe sur les personnes qui sont derrière cette association). Selon une dépêche AFP l'association ferait état de 300 membres, non vérifiables, mais le groupe Facebook associé en revendique pour l'instant 1 200 avec l'argumentaire suivant :

- Parce que tous les étudiants devraient avoir accès à une bibliothèque quand ils en ont besoin, avec les livres dont ils ont besoin,
- Parce qu'une B.U. c'est aussi un accès gratuit à Internet, indispensable de nos jours et privilégié dans nos études par la mise en ligne des cours, 'Environnement Numérique de Travail..., et que tout le monde ne peut pas se le permettre,
- Parce que notre pays n'est pas à la hauteur dans ce domaine, et que Nancy serait la première ville à tenter une telle expérience,

nous demandons que nos B.U. soient ouvertes 24h/24, 7j/7 !

Durant la matinée, les militants ont donc parcouru les amphithéâtres de la faculté et la BU en distribuant des tracts, "avec le soutien du doyen de la fac", assure Hélène Rossinot citée par l'AFP.

Une action très visible et qui a atteint son but premier : faire connaître les ervendications de l'association. Les réactions d'ailleurs commencent à arriver, pas toujours très positives, de la part de collègues puisqu'on trouve ce genre de commentaire sur le site de l'association :

Visiteur: Je suis bibliothécaire, la BU où je travaille est ouverte jusque 22h, pour 10 pelés, qui utilisent les ordinateurs pour consulter leur page facebook et travaillent la plupart du temps sur leurs propres bouquins!!! On garde les murs, et on dépense un argent fou pour électricité, chauffage, emploi de personnel étudiant etc. pour RIEN. On n'est pas aux USA ici, et surtout, nous n'avons ni les mêmes moyens, ni les mêmes besoins. Et puis, nous sommes des professionnels de la documentation, pas des nounous ni des gardiens de bâtiment. Des ouvertures en soirée sont pratiquées déjà dans plusieurs BU, et on ne peut pas dire que l'utilité soit ébouriffante. Une BU n'est pas une salle de perm...

Sur le forum de l'association sont évoqués également brièvement les personnels qui pourraient ouvrir les locaux ou encore l'idée d'une ouverture plus large le week-end. Autant de questions qui continuent de secouer la profession elle-même et qui a déjà donné lieu par ailleurs à plusieurs rapports de l'Inspection générale.

lundi 26 octobre 2009

Trucs et astuces à la bibliothèque

Intéressante initiative présentée par la Ithaca College Library qui a demandé à certains de ses élèves de présenter des aspects méconnus de la bibliothèques, sous forme de trucs et astuces : emprunter portable et périphériques au bureau de prêt, description des collections autour de la musicque au troisième étage, présentation du PEB, ou d'un étage "secret", apparemment caché car d'accès indirect où se trouvent des salles de travail et les archives de l'établissement.

En soi, le travail est déjà intéressant et remarquable, mais ces présentation sont proposées au format vidéo. Une occasion de faire en sorte que les élèves s'approprient le lieu et le fasse découvrir, par les pairs donc, à leurs condisciples.

La page s'appelle : Student video tips sur la page de l'Ithaca College Library.

jeudi 22 octobre 2009

Etablissements d'enseignement supérieur les plus anciens dans le monde

Liste piochée dans ce Guide pour la mobilité en Europe :

1. liste des plus anciennes universités dans le monde (avant 1500)
  • Université de Bologne, Bologne, Italie, fondée en 1088
  • Université de Paris, Paris, France, fondée autour de 1150 (maintenant scindée en plusieurs universités autonomes).
  • Université de Oxford, Oxford, Angleterre, fondée avant 1167.
  • Université de Modène, Modène, Italie, fondée en 1175.
  • Université de Cambridge, Cambridge, Angleterre, fondée autour de. 1209.
  • Université de Salamanque, Salamanque, Espagne, fondée en 1218.
  • Université de Montpellier, Montpellier, France, fondée en 1220.
  • Université de Padoue, Padoue, Italie, fondée en 1222.
  • Université de Naples Federico II, Naples, Italie, fondée en 1224.
  • Université de Toulouse, Toulouse, France, fondée en 1229.
  • Université de Sienne, Sienne, Italie, fondée en 1240.
  • Université de Coimbra, Coimbra, Portugal, fondée en 1290 à Lisbonne.
  • Universidad Complutense de Madrid, Madrid, Espagne, fondée en 1293 à Alcalá de Henares.
  • Université de Lleida, Lleida, Espagne, fondée en 1300.
  • Université de Rome La Sapienza, Rome, Italie, fondée en 1303.
  • Université de Pise, Pise, Italie, fondée en 1343.
  • Université Charles de Prague, Prague, République Tchèque fondée en 1348.
  • Université de Pavie, Pavie, Italie, fondée en 1361.
  • Jagiellonian Université, Cracovie, Pologne, fondée en 1364.
  • Université de Vienne, Vienne, Autriche, fondée en 1365.
  • Université de Pécs, Pécs, Hongrie, fondée en 1367.
  • Ruprecht Karls Université de Heidelberg, Heidelberg, Allemagne, fondée en 1386.
  • Université de Ferrara, Ferrara, Italie, fondée en 1391.
  • Université de Würzburg, Würzburg, Allemagne, fondée en 1402.
  • Université de Leipzig, Leipzig, Allemagne, fondée en 1409.
  • Université d'Aix en Provence, Aix en Provence, France, fondée en 1409
  • Université de St. Andrews, St. Andrews, Ecosse, fondée en 1412.
  • Université de Rostock, Rostock, Allemagne, fondée en 1419.
  • Université Catholique de Leuven, Leuven, Belgique, fondée en 1425, maintenant scindée entre
  • l’Université catholique de Louvain francophone, à Louvain-la-Neuve et la Katholieke Universiteit
  • Leuven, néerlandophone et toujours à Leuven.
  • Université de Poitiers, Poitiers, France, fondée en 1431.
  • Université de Glasgow, Glasgow, Ecosse, fondée en 1451.
  • Université d’Istanbul, Istanbul, Turquie, fondée en 1453.
  • Université Ernst Moritz Arndt de Greifswald, Greifswald, Allemagne, fondée en 1456.
  • Université Albert Ludwigs de Freiburg, Freiburg, Allemagne, fondée en 1457
  • Université de Bâle, Bâle, Suisse, fondée en 1460.
  • Université de Nantes, Nantes, France, fondée en 1461 par bulle pontificale.
  • Université de Uppsala, Uppsala, Suède, fondée en 1477.
  • Eberhard Karls Université de Tübingen, Tübingen, Allemagne, fondée en 1477.
  • Université de Copenhague, Copenhague, Danemark, fondée en 1479.
  • Université de Aberdeen, Aberdeen, Ecosse, fondée en 1494.
  • Université de Santiago de Compostela, Galice, Espagne, fondée en 1495.

2. Quelques exemples des plus anciens établissements d’enseignement supérieur non universitaire dans le monde
  • Shangyang (Shang signifie Supérieur et Yang signifie école) qui remonte au 21ème siècle avant JC en Chine.
  • L’Université impériale de Nanjing fondée en 258, résultant de l’évolution de Shangyang, qui allait devenir le premier établissement complet associant enseignement et recherche et qui consistait en cinq facultés en 470.
  • Nalanda University (Université de Nalanda) fondée au 5ième siècle avant JC en Inde.
  • Université Al-Azhar fondée en 988 en Egypte.


mercredi 7 octobre 2009

Twitter dans l'éducation

Pour une fois, je vais faire dans la copie.

ConstantinoplE, et avant elle Ghislain Chasme, signalent une carte heuristique recensant pas moins de 55 comptes twitter à suivre dans la thématique de l'éducation. On y retrouve ainsi des comptes institutionnels (d'universités et d'établissements d'enseignement supérieur, du minisitère, d'académies, du CROUS), des comptes d'information (prépaHEC, le point etudiant, des sites de communication comme ComCampus...) et des comptes individuels d'enseignants, de documentalistes, d'étudiants). 

Manuel Canevet, sur Facebook, rappelle qu'une liste d'universités possédant un compte sur Twitter est disponible sur ComCampus. Cette liste recoupe et complète celle de la carte heuristique. Parfois, les universités proposent de très belles réussites comme cet exemple outre-atlantique.

Enfin, pour parachever le document, rappelons cette proposée ici-même et mise à jour sur Bibliopedia concernant cette fois les Bibliothèques universitaires et d'enseignement supérieur, ainsi que d'autres établissements, dont les URFIST.

mardi 6 octobre 2009

Des Kindle et des universités

Au Printemps dernier, Amazon sortait la dernière version de son lecteurs de livres électroniques : le Kindle DX. Cette nouvelle version présente un écran plus grand de 9.7 pouces soit un peu moins de 25cm en diagonale (contre 15cm dans la version précédente), un écran auto-rotatif,un lecteur de pdf et un navigateur web et enfin, la possiblité d'enregistrer notes et signets (d'où le procès que la firme américaine à sur les bras suite au retrait des exemplaires de 1984 et Animals'farm des bibliothèques de ses clients faisant perdre deux mois de travail à un étudiants qui avait annoté ses exemplaires achetés et obligeant la firme à spécifier en quel cas ce genre de retrait peut avoir lieu).

Afin d'en favoriser la distribution, trois journaux importants, le  New York Times, le Boston Globe, et le Washington Post  offrent des exemplaires du Kindle à des coûts réduits (il était vendu à sa sortie pour quelques $489) à leurs lecteurs qui vivraient dans zone difficiles d'accès ou où la distribution à domicile n'est pas possible, et uniquemenent s'il s'abonnent pour une longue période à la version numérique du journal

Mais l'initiative la plus importante est certainement celle d'investir le monde très prometteur des manuels scolaires et universitaires. Le grand écran de cette nouvelle version permet notamment de publier les graphiques et les tableaux dont sont remplis les livres scientifiques ou d'histoire. Pour ce faire, Amazon a passé des accords avec les principaux fournisseurs de manuels aux Etats-Unis comme Textbook publishers Cengage Learning, Pearson, et Wileyqui représentent à eux seuls quelques 60% du marché américain.

Cette rentrée donc, ce sont pas moins de plusieurs universités qui ont fait les frais de cette nouvelle politique : Arizona State University, Case Western Reserve University, Princeton University, Reed College, la Darden School of Business at the University of Virginia ou encore l'Université de  Washington (cf cette vidéo au moment où ils reçoivent les fameux lecteurs) Un blog est d'ailleurs associé à ce projet pilote dans cette dernière université.

Ces établissements ont donc distribué nombre de lecteurs à leurs étudiants issus de disciplines différentes leur permettant de prendre des notes, surligner, feuilleter dans la bibliothèque, utiliser le dictionnaire intégré ou encore leur évitant un poids considérable. 

Dans un billet daté de mai dernier, Franck Pisani rappelait que des expériences similaires avaient été réalisées ailleurs avec le Sony Reader et s'étaient avérées peu encourageantes en raison notamment du manque de navigabilité. Apparemment, les étudiants accueillent aussi le Kindle DX avec scepticisme. Les étudiants de Princeton, ainsi, sont assez critiques envers une machine qu'ils découvrent lente, difficile d'utilisation et pas opérable du tout.

Au delà de ce seul aspect technique, c'est l'aspect cognitif qui est mis en cause, les étudiants devant changer la manière dont ils apprennent leurs cours. Howarth, un étudiant en dernière année affirme que :

"Much of my learning comes from a physical interaction with the text: bookmarks, highlights, page-tearing, sticky notes, and other marks representing the importance of certain passages—not to mention margin notes, where most of my paper ideas come from and interaction with the material occurs," he says. "All of these things have been lost, and if not lost, they're too slow to keep up with my thinking and the 'features' have been rendered useless."

Des réflexes et un mode d'apprentissage qui ne sont pas totalement incompatibles avec le nouveau support mais qu'il faut adapter et renouveler complètement, ce qui peut paraître déstabilisant lorsque ces derniers sont bien ancrés par des années de pratiques.

Le Kindle DX et les lecteurs de livres électroniques ont encore du chemin à faire pour répondre aux contraintes physiques mais également aux mentalités. Dans les universités américaines, les professeurs sont mitigés et attendent de voir si les élèves assimilent aussi bien leurs cours avec ce nouvel outils qu'avec le papier mais au moins la question est posée. L'aspect cognitif est important. Quoiqu'il en soit, si les expériences sont concluantes, Amazon gagnera sûrement sur tous les tableaux en parvenant à décrocher un marché à la fois important en terme de cible et faible en terme de nombre de partenaires à convaincre (il est certes plus facile de convaincre quelques grands acteurs institutionnels et éditeurs que de faire rentrer de nouveaux usages dans la population, par exemple pour la lecture des journaux noationaux en ligne).

mardi 4 septembre 2007

Wikipédia et compagnie


La taille de Wikipédia

Un Wikipédien forcené a tenté de calculer combien de volumes papier seraient nécessaires pour imprimer l'ensemble de l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Son calcul ne comprend pas les pages de discussions ni les historiques des articles, ce qui réduit déjà fortement la taille de l'encyclopédie. Il ne comprends pas non plus la place exigée pour les images et les tableaux. Pour ce faire, il a réalisé un graphique comparant la taille de l'ensemble des volumes nécessaires réunis sous forme d'étagères et la taille d'un homme adulte.

"Using volumes 25cm high and 5cm thick (some 400 leaves), each page having two columns, each columns having 80 rows, and each row having 50 characters, ≈ 6MB per volume. As English Wikipedia has 4.4GB of text (October 2006) ≈ 750 volumes. Note that this is conservative estimate, as it doesn't include images, tables etc. which take up more surface than the text which describes them."

Le résultat serait donc de quelques 750 volumes.


WikiScanner, les tricheurs démasqués

Au mois de mai, Wikipédia a franchi la barre des sept millions d'articles dans 250 langues. Un succès qui se vérifie dès que l'on demande à un étudiant quelle est sa principale source d'information et ce, malgré les problèmes de vandalisme, d'authenticité ou les scandales qui ponctuellement éclabousse la grande encyclopédie collaborative.

De fait, la modification d'articles à des fins partisanes, propagandistes ou promotionnelles a suivi ce succès et se voit d'autant facilitée que l'anonymat est de mise, nul n'étant besoin de dévoiler sa réelle identité pour éditer un article. Un problème qui a été résolu cet été par un jeune hacker américain, étudiant de son état, et futur diplômé de l' Institut Technologique de Californie: Virgil Griffith. Ce dernier en effet vient de proposer un service en ligne de sa conception utilisable par tous, le WikiScanner ou Wikipedia Scanner.

Il s'agit d'un utilitaire qui scrute les adresses IP associées à près de 35 millions d'entrées Wikipédia éditées depuis 2002 et détermine lesquelles proviennent de réseaux d'entreprises, agences gouvernementales ou autres organismes politiques identifiables. Dès lors, il devient possible de connaître tous les articles pour lesquels la CIA a jugé bon d'apporter sa contribution depuis ses locaux officiels, de démasquer les nombreuses entreprises ayant tenté de biaiser des articles les concernant, les politiciens tentant d'influer sur leur notice biographique, etc...

Un outil très utile donc qui n'a pas échappé aux journaliste de Wired qui ont sauté sur l'occasion pour demander aux internautes d'élire les abus les plus condamnables au cours des dernières années.

Wikiversité, la communauté pédagogique libre

Je termine avec Wikiversité, une communauté pédagogique qui se veut un lieu de partage et d'échange de la connaissance, basé sur la technologie Wiki (et projet de la Wikimedia Foundation). C'est une communauté de création et de partage de connaissances et de techniques d'apprentissage. Wikiversité a été créée afin de regrouper une grande variété de supports pédagogiques pour une grande variété d'utilisations. Ces supports sont conçus, pas uniquement pour l'auto-apprentissage, mais également pour être utilisés en classe, le but étant de fournir un moyen de trouver du contenu facilement, qui peut être imprimé ou sauvegardé.

Selon Brainsfeed, d'où je tire l'information, plus de 2000 notices sont déjà disponibles en français.

jeudi 18 janvier 2007

A propos des bibliothèques institutionnelles

Je ne sais plus qui en avait parlé, mais une enquète a été lancée pour connaître l'utilité des blogs dans les bibliothèques d'enseignement supérieur proposée par une certaine Shelly (ou Michelle) Drumm, des "Houston Community College Libraries" (via The Distant librarian)

We are interested in finding out how college and university libraries are using blogs to communicate with their patrons. If you are in an academic library and have used a blog to reach students or faculty, please fill out this survey. Findings will be used for a publication.

Pour y répondre, il faut se rendre à cette adresse, mais le plus intéressant évidemment sont les réponses déjà apportées que vous pouvez consulter simplement en cliquant "exit the survey" sans entrer aucune donnée. On y apprend ainsi que le but de blogs institutionnels est essentiellement de rendre compte des événements et actualités de l'institution puis à faire connaître la bibliothèque. Il est destiné principalement au public étudiant. La fréquence des billets est plutôt hebdomadaire en moyenne. Le blog en lui-même n'est pas très connu, la bibliothèque n'en fait pas de publicité outre mesure si ce n'est par des liens sur la page du site de la bibliothèque ou tout simplement par le bouche à oreille avec les personnels enseignants plus que les étudiants, même si mention en est faite lors des scéances de formation. Enfin, la plupart des bibliothèques n'ont pas mis en place de compteur de statistiques, ces dernières n'étant pas considérées comme prioritaires ni même nécessaires. Toujours à propos des bibliothèques institutionnelles, Laura Cohen du blog "Library 2.0: An Academic’s Perspective" vient de publier deux billets très intéressants : Academic Libraries, Captive Audiences and Transformation and 2.0 Projects and Scalability. Dans le premier, elle explique qu'à cause de leur situation de monopole sur les campus, les bibliothèques universitaires ne comprennent pas le besoin de s'adapter et d'aller plus vers leurs usagers, qui demeurent quoiqu'il arrive captifs. Il s'agirait là d'un obstacle qui empêcherait les bibliothèques d'adopter les innovations apportées par le 2.0. Elle continue en disant que les bibliothèques se trompent et perdent pied face à l'utilisation massive d'internet. Elle poursuit, inquiète :

Do academic libraries have a captive audience? Yes, but this audience is being drawn away from us and the situation will probably get worse. If things keep on going as they are, in ten years' time we'll still have users, but the disjunction between our information culture and theirs will be vast. We'll have a captive audience, all right, but one that will use us grudgingly, that will not enjoy dealing with our off-putting, complex, rigid information systems that are light years behind the interactive, participatory, open systems that define their information culture.

Il s'agit bien sûr d'une approche américaine mais je me demande jusque quel point cette remarque est transposable dans notre contexte français et je ne suis pas certain que nous serons épargnés par cette dichotomie qui se dessine et qui est déjà critiquée entre notre vieux et lourds OPAC et l'internet participatif que d'aucuns pratiquent quotidiennement. Dans le second billet, Laura Cohen revient sur un article de Kareen Comb paru dans le numéro de Janvier de Information Today : "Building a Library Web Site on the Pillars of Web 2.0.", qui dit-elle fait echo avec ses propres préoccupations (the ideal library 2.0 academic Web site). Alors évidemment, Laura Cohen se voit enchantée d'un tel projet et encore plus de ce qu'elle lit mais elle se pose la question de l'intérêt de développer un projet aussi ambitieux si c'est pour ne pas en faire profiter d'autres.

When individual libraries succeed at launching worthy projects, and the results are not shared, what is gained? Well, that library's constituencies are happy, and we're happy for them. But the benefits don't necessarily accrue to the profession.

Elle espère donc voir fleurir une culture de partage des projets de manière plus pregnante et officielle que ce qui se fait ça et là, que le seul wiki des Library Success.

I hope that libraries overall will consider sharing the guts of their accomplishments. Especially in the open source world, sharing source code, modules, methods, etc. should be feasible. Maybe we could set up a clearinghouse.