Vagabondages

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mardi 6 décembre 2011

Nouvelles lectures

Connaissez-vous "Nouvelles Lectures" ? Si ce n'est pas le cas, abonnez-vous à ce blog sous-titré Des solutions pour l'accès à l'écrit des personnes handicapées et proposé par le très intéressant Luc Maumet, responsable de la médiathèque Valentin Haüy, spécialisé dans les services en matière d'accès à l'écrit pour les publics empêchés.

L'association Valentin Haüy (prononcer A-U-I) lutte :

avec et pour les personnes déficientes visuelles pour la reconnaissance de leur droits, leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle, le développement de leur autonomie au quotidien, leur information et l'information du grand public sur la réalité du handicap visuel, les moyens de sa prévention et la nécessité de toujours faire évoluer le regard que la société, et parfois les personnes déficientes visuelles elles-mêmes, portent sur le handicap.

L’association est présente dans toute la France. Son siège est à Paris. Elle compte 85 comités régionaux et locaux et 8 établissements. Au passage, l’association Valentin Haüy et l’association Handicapzéro viennent d'organiser une journée d’information sur la façon d’interagir avec un écran tactile lorsqu’on est malvoyant ou aveugle le 3 décembre dernier à Paris.

Sur son blog, Luc Maumet parle du format DAISY, des offres numériques, des tablettes, de la peste des DRM (ici un liste des éditeurs sans DRM issue de Bibliosurf), de synthèse vocale sur iPhone et d'AlphaBib, le portail pour améliorer l'accueil des publics handicapés en bibliothèque porté par la BPI.

Dans l'un de ses récents billets, Luc Maumet nous présente une vidéo du Royal National Institut for the Blind (RNIB) l’intérêt des ebooks pour les personnes aveugles et malvoyantes. Une approche intéressante : peu technique mais sensible.



Une thématique à suivre, d'autant qu'on annonce prochainement (un à deux ans) la sortie detablettes à interfaces haptiques, simulant les textures et donc permettant de ressentir par le toucher ce qui est affiché à l'écran. Pour certains publics empêchés les applications possibles sont incroyables !


mercredi 21 septembre 2011

Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?

"Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?" est le titre d'un article paru cet été dans Mind Shift et proposé par .

L'auteur y explique que, si l'acte de lecture est un acte social -et nous avons toujours été amené à partager nos lectures, ce dernier se voit forcément touché par le développement du web social.

Le phénomène des recommandations en est un exemple fort : n'a-t-on pas vu en début d'année Amazon proposer une nouvelle fonctionnalité de "Public Notes", permettant à tout un chacun de partager avec le plus grand nombre les notes prises à la lecture d'un Kindle. Et si vous liez vos comptes Facebbok et Twitter, vous vous verrez suivre automatiquement l'ensemble des contacts que vous avez sur ces sites (ce qui peut s'avérer dérangeant quand même). Une fonctionnalité proposée aussi depuis cet été par Google qui propose quant à lui de partager les titres que vous lisez sur son propre réseau Google plus. Dans ces exemples, le partage est limité à l'utilisation d'une même plateforme, ou d'une même édition, mais d'autres réseaux libres, en ligne, existent et facilitent les échanges.

A dire vrai, les réseaux sociaux de lecture ne sont pas rares, mais il permettent l'émergence de nombreux groupes de lectures (ou clubs lectures) privés où les lecteurs partagent leurs impressions, écrivent des compte-rendus de lecture etc. notamment dans un contexte scolaire, parfois en temps réel pour des e-lecteurs suivant une même édition.

On pourra opposer, poursuit l'auteur, que les fonctionnalités sociales distraient l'usager de sa lecture, mais à l'inverse, elle affirme que ces éléments apportent de la profondeur et de la compréhension au texte, exactement comme peuvent le faire les clubs lecture, où les pairs nous aident à découvrir, appréhender des notions qui peuvent paraître ardu lorsqu'on lit seul.

lundi 19 septembre 2011

40 usages des Médias Sociaux par des bibliothèques

La liste n'est pas de moi mais se retrouve sur accreditedonlinecolleges.

Faisant le constat du développement des réseaux sociaux y compris dans les établissements d'enseignements supérieurs américains, le site a essayé de lister quelques usages répandus dans les bibliothèque. Facebook, Twitter, FlickR, YouTube sont ainsi autant d'outils et de lieux d'expérimentations pour permettre la réalisation de nouveaux services et la mise en valeur de l'établissement. Pas mal d'idées, certaines qui existent déjà en France, d'autres qui ont été oubliées mais que vous pourrez compléter à loisir j'en suis certain. 

Les liens renvoient aux réalisations elles-mêmes ou aux articles qui en parlent (et qui du coup parfois évoquent d'autres projets tout autant intéressants).

  1. Tuesday Trivia:
    La bibliothèque McCain du Agnes Scott College organise un tournoi tous les mardi sur le blog de la biblitohèques et la page facebook et offre des prix à chaque bonne réponse (places de théâtre, bon pour un café, goodies etc.) Et elle n'est pas la seule
  2. The Incremental Project:
    Un chercheur de Cambridge University Library utilise YouTube et les médias sociaux pour rassembler des outils et de la matière de recherche sur l'Irak.

  3. Broadcasting live events:
    certaines bibliothèques diffusent des vidéos en direct des animations et événements comme des soirées jeux ou des rencontres d'auteurs etc...

  4. Facebook photo contest:
    La bibliothèque de Fairfield University sponsorise un concours de photos pour la Semaine des Bibliothèques (National Library week)

  5. Displaying new acquisitions:
    La bibliothèque de l'Université de la Vallée de l'Utah utilise Shelfari pour afficher et exposer ses nouvelles acquisitions.

  6. Rebranding:
    L'Université du Missouri à Kansas City utilise nombre de médias sociaux pour reconstruire l'identité du réseau de bibliothèques,  augmenter leur visibilité et mettre un visage humain derrière les services proposés.

  7. Creating a connected presence:
    La BU de Bryant utilise des flux RSS, des widgets, et des lignes de codes pour interconnecter leurs présences sociales, ne publier qu'une fois les informations et gagner du temps de travail.

  8. Real-time meeting feedback:
    Des bibliothèques utilisent les changements de statut Facebook pour avoir des retours en temps réel, même au milieu des réunions de travail.

  9. Working collaboratively:
    Cet article en anglais a été écrit par deux bibliothécaires universitaires qui ne se sont en fait jamais rencontrés mais ont été capables de travailler en collaboration à travers les outils sociaux.

  10. Tracking social media involvement:
    Des universités ont agrégé de l'information pour évaluer leur image sur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.

  11. Reference questions:
    @KoernerRef de l'Université de Colombie Britannique publie les questions intéressantes posées au bureau de renseignement. Le compte alimente aussi la page d'accueil de leur site internet.

  12. Tweet upon checkout:
    Avec Symphony (SirsiDynix), des bibliothèques peuvent automatiquement twitter quand de nouveaux documents ou produits sont empruntés et donc faire de la pub pour les collections de la bibliothèque.

  13. Homepage IM reference service:
    Beaucoup de bibliothèques universitaires proposent des services de références virtuels en messagerie instantanées à partir de leur page d'accueil.

  14. Pointing out useful resources:
    Des établissements publient des informations pertinentes sur la vie de la bibliothèque mais aussi de l'école/université.

  15. How do you use the library?:
    La bibliothèque de l'Université de McMaster utilise un sondage et un concours sur Twitter pour promouvoir la bibliothèque.

  16. Student worker training wiki:
    La bibliothèque Dick Smith de l'Université de Tarleton utilise un wiki pour former les stagiaires et un autre comme intranet.

  17. First Year Experience:
    La bibliothèque de McMaster’s a ouvert un wiki pour aider les étudiants à se repérer lors de leur première année dans l'Université.

  18. Giving the scoop:
    Des bibliothèques publient des informations en avant-première sur Facebook et Twitter comme, par exemple, l'arrivée de nouveaux titres dans tel ou tel domaines.

  19. Zombie comic:
    La biblitohèque du McPherson’s college a créé une bande dessinée présentant l'établissement et ses ressources mettant en scène des zombies qui est devenu très populaire sur les réseaux sociaux.

  20. Library Minute:
    L'université de l'Arizona publie de courtes vidéos sur YouTube pour partager des informations sur l'actualité de la bibliothèque.

  21. Qwidget:
    La bibliothèque de l'Université du Texas propose sur sa page d'accueil d'interroger le Qwidget QuestionPoint mais également de la solliciter sur Facebook pour renseigner les usagers.

  22. Librarians do Gaga:
    Les bibliothécaires peuvent se promouvoir en faisant de super vidéos !

  23. Foursquare specials:
    Des bibliothèques mettent en place des événements spéciaux pour les étudiants qui se géolocalisent sur Foursquare et d'autres services de géolocalisation : par exemple, le droit d'emprunter plus d'ouvrages ou de vidéos pour les "Maires".

  24. Remote apps:
    Certaines applications proposées par des bibliothèques sur terminaux mobiles permettent aux étudiants de consulter les périodiques et autres ressources de n'importe où.

  25. Poll Everywhere:
    La bibliothèque du Champlain College utilise Poll Everywhere pour faire des sondages à partir de SMS, de Twitter, et bien plus rendant ces derniers amusants et augmentant le taux de participation.

  26. Text a librarian:
    La bibliothèque de Middleton offre une fonctionnalité qui propose aux étudiants de consulter un service de Questions-Réponses par SMS à toute heure du jour.

  27. The Amazing Library 101 Challenge:
    La bibliothèque de l'Université d'Ottawa a créé une vidéo sur YouTube montrant une sorte de course d'orientation à travers les différents services de la bibliothèque. C'est pas super bien filmé, mais en français, et l'idée me paraît plutôt originale et appréciable.

  28. Finals hashtags:
    La bibliothèque du Madison College, Université du Wisconsin, a ouvert un hashtag sur Twitter, #studystrong, pour aider les étudiants pendant les révisions de leurs partiels (ça n'a pas beaucoup marché apparemment, le fil est vide ou presque)

  29. Second Life sculpture garden:
    La biblitohèque de l'Université de McMaster possède une île sur Second Life dont la sculpture centrale a été créée par les étudiants de la filière "Création numérique".

  30. BiblioCommons:
    Nombres de bibliothèques universitaires et publiques utilisent BiblioCommons comme outils de partage où elles échangent des conseils, des recommandations, des tags etc.

  31. Parody videos:
    L'Université de Brigham Young a parodié une publicité très connue (outre-atlantique) pour un déodorant, pour encourager les étudiants à fréquenter la bibliothèque.

  32. Getting feedback:
    Des bibliothèques utilisent les médias sociaux pour comprendre comment leurs usagers utilisaient les services et améliorer les points négatifs qui remontaient.

  33. Tour the library:
    La bibliothèque du Harper College propose une visite des locaux en vidéos sur YouTube.

  34. IM widget for unsuccessful searches:
    quand un étudiant fait une recherche infructueuses dans le catalogue, il peut solliciter un bibliothécaire par messagerie instantanée pour l'aider dans sa recherche.

  35. Delicious tag bundles:
    Des bibliothèques propose des groupes de tags sur Delicious comme annuaire de liens validés disponibles à partir du site de la bibliothèque.

  36. Uploading visiting authors and lectures:
    D'autres bibliothèques ont chargés les enregistrements audios et vidéos d'auteurs et de conférenciers sur des sites comme Facebook, TouTube ou FlickR.

  37. Libguides:
    Des biblitohèques peuvent partager des guides et des tutoriels sur Facebook grâce à l'application Libguides. En soi c'est une super idée ce partage de tuto que chacun recréé dans son coin.

  38. Connotea citations:
    Les bibliothèques de l'Université de Duke offrent aux étudiants d'utiliser OpenURL pour créer des liens vers les ressources électroniques de l'université via leur compte Connotea.

  39. Retweeting new material:
    Le compte Twitter de nombreuses bibliothèques font souvent suivre les tweets d'auteurs et d'autres artistes présents dans leurs collections.

  40. JSTOR:
    Des bibliothèques offrent à leurs usagers de faire une recherche dans JSTOR à partir de Facebook.

vendredi 22 juillet 2011

Usage des réseaux sociaux par les étudiants

Sur son blog Marketing et Technologies, Julien Bonnel fait état d'une étude réalisée par Jobteaser sur l'usage de quatre réseaux sociaux importants (Facebook, Twitter, LinkedIn et Viadeo) par des étudiants de second et troisième cycle (bac +4/+5) en France. L'étude a été menée auprès de 1 500 étudiants de grandes écoles (commerces, ingénieurs) et d'université et fournit également des indicateurs concernant l'usage et la perception des réseaux sociaux par les entreprises.

Julien Bonnel cite les chiffres suivants :

  • 95% des étudiants possèdent un compte facebook
    • 86% s'y connectent quotidiennement
    • 65% sont actifs sur le réseau
    • 14% sont fans d'une marque
    • 11% ont déjà cliqué sur une publicité lié à une marque
    • Facebook reste majoritairement utilisé pour un usage personnel
  • 53% possèdent un compte sur les réseaux professionnels Viadeo ou LinkedIn
    • Le taux monte à 62% pour les jeunes diplômés des écoles d'ingénieurs et 96% pour les jeunes diplômés des écoles de commerce
    • 29% s'y connectent plus d'une fois par mois
    • 86% y sont inscrits pour s'assurer un profil professionnel sur le web
    • Toutefois les réseaux professionnels ne sont pas perçus comme utiles à leur orientation professionnelle
  • 27% possèdent un compte sur Jobteaser
  • 16% des étudiants ont un compte Twitter,
    • 7% s'y connectent quotidiennement
    • 5% y sont actifs
    • Twiter est considéré comme un réseau non prioritaire par les étudiants
et renvoie vers le diaporama de présentation de l'étude, déposé sur Slideshare (ça ne s'affiche pas chez moi) :


mercredi 6 avril 2011

La "disruption" en bibliothèque

La Disruption est un concept issu du marketing publicitaire fondé sur la notion de rupture, en l'occurence, rupture avec l'image conventionnelle véhiculée par la marque pour la diriger vers une vision espérée (cf. ce pdf proposant des exemples pour les collectivités).

Dans le schéma suivant, volontairement réduit -je vous engage à cliquer sur l'image pour accéder au billet original-, vous sont proposées des sources actives de discontinuité. En l'occurrence, une liste de services externes proposés à nos usagers qui vont venir concurrencer nos propres services et auprès desquels ces derniers peuvent paraître, disons, moins attrayants.

"This image is not meant to be comprehensive, just a proof of concept."

Oui, nos services rencontrent une concurrence forte mais cela ne veut pas dire que nos services sont pour autant condamnés. Bien au contraire, aurais-je envie de préciser. Il s'agit bien plutôt, en effet, d'utiliser, d'intégrer, de digérer cette offre et de ne pas tant la considérer comme un menace que comme un complément ou comme une aide.

La rupture constatée entre notre OPAC et les services web doit être pour nous l'occasion justement d'une rupture de paradigme et d'un changement d'image. L'occasion de disséminer la bibliothèque et de nous renouveler pour aller à l'encontre non pas seulement des usages que de nos usagers.

lundi 24 janvier 2011

QR Codes et tutoriels

Le blog Boring and Mundane nous apprend comment utiliser des QR Codes pour insérer des tutoriels dans des objets physiques.

L'idée est simple. A partir de l'expérience d'une mauvaise utilisation de la photocopieuse (comment faire du recto-verso), un collègue américain s'est décidé de créer un tutoriel vidéo. Les tuto papiers en effet soit ne restent pas longtemps en place (ou alors il faut les coller sur la machine) soit ne sont carrément pas lus.

Voilà notre collègue donc qui se filme en train d'effectuer la manipulation et montre comment il est possible de proposer une copie recto-verso à partir de deux documents différents. La vidéo créé, il la charge sur la chaîne YouTube de sa bibliothèque. Nous avons l'outil d'un côté, le tutoriel vidéo de l'autre avec ses explications. Le lien entre les deux sera un QR Code.

Le QR Code permet en effet de renvoyer vers du contenu en ligne à partir de son téléphone mobile. Nous pourrons ainsi proposer aux usagers de visionner directement la vidéo du tutoriel sur leur portable et effectuer en même temps la manipulation.

Bel exemple d'utilisation de ces codes-barres, non ?

mercredi 15 décembre 2010

Les jeunes ne savent pas utiliser le Web

Je reprends là le titre du billet de Brainsfeed qui signale un rapport du groupe CIBER pour le JISC et la British Library sur les évolutions de l'information sur le web et les compétences à acquérir pour la trouver.

The broad aims of the study are to gather and assess the available evidence to establish:

  • whether or not, as a result of the digital transition and the vast range of information resources being digitally created, young people, the `Google generation’, are searching for and researching content in new ways and whether this is likely to shape their future behaviour as mature researchers?
  • whether or not new ways of researching content will prove to be any different from the ways that existing researchers and scholars carry out their work?
  • to inform and stimulate discussion about the future of libraries in the internet era

Brainsfeed précise que, selon l'étude, finalement les digital natives ne seraient pas plus performants que les "anciens" sur le Web et que s'ils utilisaient plus facilement l'outil, ils manquent de visibilité périphérique et seraient très souvent mono-moteurs. rencontrant dès lors des difficultés de cette "génération Google" (i.e. née après 1993) pour comprendre et exprimer des besoins précis en information, elle aurait du mal à mettre en œuvre des stratégies de recherche efficaces.

Par extension, l'étude souligne le rôle des bibliothèques et pointe leur manque de visibilité et de reconnaissance, de "branding". Il propose également qu'elles s'appuient sur les réseaux sociaux largement utilisés par ces jeunes. Elles doivent mettre en place des formations pour acquérir ce genre de compétences informationnelles, et surtout des dispositifs d'évaluation des usages. Non seulement les mettre en place mais les prendre en compte et changer leurs politiques en fonction.



Information behaviour of the researcher of the future
http://bit.ly/16oT6s
Langue: anglais
Accès: gratuit

lundi 22 novembre 2010

Pratiques informationnelles estudiantines

Truth Be Told: How College Students Evaluate and Use Information in the Digital Age, évoque un rapport écrit par deux chercheurs de l'université de Washington Alison Head et Michael Eisenberg. Ces derniers en effet se sont penchés sur les stratégies informationnelles des étudiants pointant les problèmes rencontrés.

"A report about college students and their information-seeking strategies and research difficulties, including findings from 8,353 survey respondents from college students on 25 campuses distributed across the U.S. in spring of 2010, as part of Project Information Literacy."

Le rapport se compose de trois parties :

  1. Une analyse comparative de la façon dont les étudiants cherchent l'information et dont ils sélectionnent les sources, ce à partir d'une enquète conduite en 2009 et en 2010 ;
  2. Des commentaires sur la façon dont les étudiants évaluent l'information trouvée sur le web et à la bibliothèque que ce soit dans le cadre de leurs études ou pour leur usage personnel. On trouvera ici également des remarques sur leurs habitudes de recherches notamment la façon dont ils utilisent les applications du web 2.0 ;
  3. Enfin, des réflexions sur les difficultés, défis, obstacles que les étudiants rencontrent régulièrement durant leurs recherches
iLibrarian cite quelques unes des propositions des chercheurs :

  • Peu d'étudiants s'inquiètent d'évaluer l'information trouvée. Ils considèrent trop souvent que l'information trouvée sur le web (77%) ou à la bibliothèque (67% du panel)est forcément à jour dans le cadre de recherches professionnelles.
  • Le processus d'évaluation est souvent un processus collaboratif : presque les deux-tiers du panel (61%) se sont tournés vers leurs amis et/ou leur famille quand ils avaient besoin d'évaluer une information dans le cadre de recherches personnelles.
  • Presque la moitié du panel (49%) sollicitent fréquemment les enseignants ("instructors") pour de l'aide lorsqu'ils doivent évaluer une source, loin devant les bibliothécaires sollicités pour seulement 11% d'entre eux.
  • Pour plus des trois quart du panel (84%), le problème le plus important rencontré au cours de leurs recherches est de savoir par où commencer. Définir un sujet (66%), le délimiter (62%), et filtrer les réponses non pertinentes (61%) gênent énormément les étudiants. Les entretiens qui ont suivi soulignent l'absence de cadre et savoirs faire dans une société numérique où information abonde et où ils se sentent submergés par les résultats.

lundi 8 novembre 2010

Usages dans Second Life

Rapidement, un petit graphique qui reprend les usages de Second Life, trouvé sur un forum de Jeuxonline. La question avec les univers virtuels est que n'étant pas un jeu, il n'y a pas d'objectifs prédéterminés. Ainsi, Second Life est plus une interface 3D qu'un monde prédéfini, d'autant que, comme le web, ce monde évolue sans cesse au gré des utilisateurs et des financeurs.

Cette vacuité peut s'avérer troublante et finalement vertigineuse. Une fois dans l'univers virtuel, que faire ? la réponse apportée par les usagers est traitée dans ce graphique, sous un mode humoristique : la première année on passerait son temps à zoner et chercher des objets gratuits, puis les années suivantes une fois installé dans l'univers, à acheter des objets et attendre que ses amis se connectent à leur tour, enfin, au bout de quatre ans, à construire soi-même l'univers et surtout, surtout, se plaindre des lags.

C'est amusant et en partie vrai (ce qui rend la chose amusante justement). Ma propre pratique du monde virtuel demeure, au bout de plusieurs années essentiellement à explorer et découvrir de nouveaux et de nouvelles gens. Je participe de temps en temps à des événements, retrouve des amis pour travailler et jouer avec eux (on a écrit l'autre soir un texte en cadavre exquis, ce que j'ai trouvé particulièrement réussi et potentiellement intéressant pour un club d'écriture).

Ma pratique est multiple et encore relativement distante. Elle n'est pas complètement professionnelle, ni uniquement personnelle. je ne me suis engagé dans aucun groupe mais je demeure observateur. Je commence juste, au bout de plusieurs années, à manipuler des Linden Dollars pour évaluer comment cela marche parce que justement, je me refuse d'entrer dans un rapport marchand avec l'univers virtuel. C'est cette distance probablement qui m'a empêché encore de m'intéresser de près à la Francogrid sur OpenSim, mais je pense certainement m'en rapprocher.

mercredi 6 octobre 2010

Map of online communities 2010

Le webcomic Xkcd nous gratifie aujourd'hui d'une version mise à jour de sa Map of Online Communities 2010 que je reproduis ici en petit mais que je vous engage à consulter sur le site idoine.

La première version de la carte voyait une certaine prédominance de MySpace et des logiciels de messagerie qui aujourd'hui sont réduits dans les échanges à la portion congrue, du moins loin derrière des logiciels comme skype. A noter également le déclin graphique de la blogosphère et évidemment l'écrasant poids des réseaux sociaux dont QQ, le réseau leader en Chine.

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