Vagabondages

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jeudi 7 février 2013

libraries.pewinternet.org

Vous connaissez probablement le Centre de recherche sur l'internet et les modes de vie américain : Pew Research Center. Ce centre explore, entre autres, l'impact d'internet et des modifications d'usages qui s'en suivent sur les enfants, les familles, les communautés, les lieux de travail, les écoles, la qualité de vie ou l'engagement citoyen. Il est à l'origine de nombres de données et d'études qui nous permettent de suivre et d'abonder les modifications d'usages dans la société (américaine donc).

L'un des derniers travaux par exemple se penche sur la présence des Américains sur Facebook : 67% des Américains sont inscrits sur Facebook et parmi ces derniers, 61% pensent clore un jour ce compte. 20% des Américains qui utilisent internet mais pas Facebook disent avoir déjà eu un compte fermé depuis souvent parce qu'ils n'avaient pas le temps d'aller sur le réseau social (21%), sinon parce qu'ils estimaient qu'il ne s'y passait rien d'intéressant (10%), ou que leurs statuts de leurs contacts les énervait (9%). 8% estimaient y passer trop de temps.

Récemment, donc, le directeur de Pew Internet, Lee Rainie, a fait une intervention au cours du Congrès d'Hiver de l'ALA, notamment pour évoquer les derniers développements et conclusions de son centre autour des bibliothèques. Il y a quelques mois, en effet, le centre a ouvert un portail consacré aux bibliothèques, libraries.pewinternet.org, sur lequel il rassemble toutes les études concernant ou ayant un impact sur nos institutions. On y retrouve notamment des données sur les habitudes de lectures des américains (par communautés notamment ou pour les ados par exemple), les livres électroniques et les possesseurs de tablettes et de liseuses, la typologie des services à l'ère du numérique et leur utilisations par les usagers ou encore les communautés d'apprentissage. En fait, on pourrait rassembler ces études autour de trois grands thèmes : les contenus numériques, les services des bibliothèques et les segmentations d'usagers.

Au cours de son intervention, Lee Rainie a développé ces différents points (je reprends et traduis là un billet de David Lee king qui se fait l'écho de cette intervention) pour exposer les dernières conclusions :

1. contenu numérique

  • On lit beaucoup plus de livres numériques. 16% des américains de plus de 16 ans en 2011, 23% en 2012. Au cours de la même période, la lecture de livres imprimés décline de 72% en 2011 à 67% en 2012.
  • 40% des américains dispose d'un appareil de lecture numérique : 31% ont une tablette, 26% une liseuse
  • Les lecteurs de livres électroniques auraient moins de 50 ans, seraient allé à l'Université, sont plutôt aisés (50k+), et sont de gros lecteurs. Ils achètent leurs livres électroniques.
  • Près de la moitié des Américains disposent d'un smartphone.
  • L'an dernier, près de 5% des Américains de plus de 16 ans aurait emprunté des livres électroniques à la bibliothèque.
  • Les usagers d'ailleurs sont de mieux en mieux informé de l'existence de ce service (31% du public).
  • Cependant plus de la moitié de ces usagers, s'ils connaissent l'existence de ce service, ne savent pas s'il leur est adressé ou non (57%).
  • Les problèmes rencontrés dans les cas de prêts concernent :
    • une incompatibilité matérielle avec la liseuse
    • l'absence de liste de réservation
  • Plus de la moitié des usagers attend une aide et des conseils de la part des bibliothécaires à propos de ce service.

2. Services de bibliothèques et usagers

  • Les répondants adorent leurs bibliothèques, plus pour ce qu'elles font pour leur territoire que en ce qu'elles répondent à leurs besoins. 
    • 91% pensent que les bibliothèques sont importantes dans les communautés
    • 6% disent que les bibliothèques sont importantes pour eux et leur famille
    • Les usagers aiment les bibliothécaires.
  • Les bibliothèques sont reconnues comme espaces numériques (libraries have rebranded themselves as tech hubs)
    • 77% considèrent qu'un accès gratuit à un ordinateur et à internet est un service très important
  • Les répondants veulent tous pouvoir accéder aux mêmes services
    • Les Africain-Americains et les Latinos sont particulièrement enthousiastes à propos des services qui leurs sont proposés.
  •  Les répondants attendent une plus grande implication des bibliothécaires
    • S'impliquer dans les écoles, la lutte contre l'analphabétisme, proposer des espaces confortables, plus de services en ligne est une attente des usagers.
    • A propos des services en ligne, 42% des américains pensent qu'ils sont incontournables, 34% pensent que les bibliothèques devraient en proposer, soit 76% de répondants qui estiment que les bibliothèques devraient plus investir le web.
  • Les bibliothèques ont des problèmes / opportunités de relations publiques. 
  • Il est facile de déterminer des cibles pour élargir son public.
    • Il y a encore une large part de la population qui n'utilise tout simplement pas la bibliothèque ni ne lit de livre.

jeudi 3 janvier 2013

Premiers pas avec une liseuse Kobo

Attention long billet.

Apparemment comme beaucoup de personnes cette année, j’ai reçu une liseuse à Noël. Je me suis décidé sur le tard pour ajouter l'appareil dans la liste mais finalement, je ne le regrette pas.

1. De la tablette à la liseuse


  • La tablette

A la maison, nous disposons déjà d’une tablette Asus transformer que, finalement, nous utilisons peu. Elle appartient à mon compagnon et son usage, il y a dix-huit mois d’abord éclectique, se voit peu à peu restreint à des applications de jeux. Un peu comme pour l’iPad précédemment testé, nous avions téléchargé nombre d’applications culturelles, institutionnelles et des livres numériques mais finalement, l'usage effectif et réel n'est pas au rendez-vous et l'outil est loin d'avoir détrôné les autres appareils du foyer.

Finalement, nous n’utilisons pas vraiment internet à partir de ce support, mais probablement est-ce parce que nous sommes plus friands de nos ordinateurs personnels dont le fixe est quasiment constamment allumé.

J’ai lu quelques ouvrages sur la tablette mais je me rends compte au final que ce qui m’intéressait était plus le côté interactif et multimédia que la lecture elle-même. De fait, je ne vais pas spontanément vers la tablette comme je peux prendre un livre papier qui traine et lire dessus relève tout autant d’une décision prise consciemment que d’un plaisir naturel. Pour la lecture, donc, je n’y vois que deux avantages majeurs : l’interactivité (mais finalement, n’est-ce pas ce qui a restreint notre usage aux applications ludiques ?)  et la couleur des illustrations. Je ne sais pas si le rétro-éclairage me fatiguait plus, mais il est en tout cas certain que mes plages de lectures se sont avérées plus courtes sur la tablette qu’actuellement sur la liseuse.

Il m’est arrivé de lire sur mon smartphone également. A l’époque, je disposais d’un HTC Hero sur lequel j’avais téléchargé « L'Étrange Histoire de Benjamin Button »,de F. Scott Fitzgerald. Il me semblait qu’une nouvelle serait plus facile à lire et finalement, la lecture s’est faite aisément même si je n’ai pas poussé l’expérience plus loin. D’abord pour des questions de confort de lecture évidente (c’est finalement fatiguant de devoir changer régulièrement de page, en plus de la taille des caractères et du rétro-éclairage), ensuite pour des questions de tenue de batterie.

  • Choix du support

La liseuse, comme support, ne m’attirait pas plus que cela. Je n’avais pas franchement été convaincu par la lecture sur tablette et je me disais qu’il en serait de même pour une liseuse. Finalement, je me suis décidé. Par curiosité d’une part, parce que plusieurs personnes de mon entourage avaient fait le pas d’autre part et m’en avaient parlé en bien louant le confort de lecture. Enfin, parce que je souhaitais lire plusieurs titres que je savais numériques, tombés ou non dans le domaine public, et que je ne souhaitais pas les acquérir (ma bibliothèque personnelle répond à une logique de collections plutôt particulière). Une liseuse me permet assez étrangement de parcourir ces titres, ces ouvrages, de tester en quelque sorte.

Mon choix s’est donc finalement porté sur une Kobo Glo, notamment pour l’éclairage qui permet de ne pas trop s’abîmer les yeux le soir. Je ne souhaitais pas une Kindle, parce que les histoires d’effacement des titres m’avaient échaudé d’une part et d’autre part la politique de DRM d’Amazon m’est apparue assez rebutante. Je souhaitais lire plusieurs types de formats de fichiers. Je ne souhaitais pas non plus une liseuse à stylet comme c’est le cas de la Sony par exemple. Avec les tablettes, nous avons pris l’habitude de naviguer rapidement de manière tactile et il me semblait plus naturel de conserver ce geste avec la liseuse. Je ne voulais pas non plus de la Kobo Arc, qui est une autre tablette plus qu’une liseuse finalement, même si l’usage de la couleur m’attirait assez.


2. Découverte de la liseuse



  • Prise en main

La taille de l’appareil m’a d’abord surpris. Je n’avais pas encore eu de Kobo dans les mains et je m’attendais à ce que l’appareil soit plus grand. Cela m’a un peu dérouté, mais finalement ne gêne pas la lecture, voire permet une bonne prise en main et de glisser l’appareil aisément dans la poche de manteau.

La prise en main est ensuite relativement simple. Création du compte sur l’ordinateur, découverte des principales fonctionnalités. Je regrette cependant qu’il n’y ait pas de livret explicatif plus complet reprenant les diverses fonctionnalités de la liseuse dans la boîte qui ne fournit, initialement, que des explications techniques.

Premiers livres téléchargés donc, à partir de l’ordinateur connecté : « Quatre-vingt-treize » de Victor Hugo, « La Roue du Temps, t.1 » de Robert Jordan, « Les contes de Beedle le barde » de JK Rowling pour un unique achat, un manga pour voir ce que donne une bande dessinée et l’ouvrage « Le crime contre nature » de Gwenn Seemel qui propose un certain nombre d’illustrations afin de voir encore une fois comment la liseuse gère l’ensemble. De plus, je tenais à récupérer un titre chez un autre fournisseur que la Fnac dont le portail peut être abondant –quoique de nombreux titres ne sont encore accessibles qu’en anglais –mais il me semblait important de n’être pas prisonnier d’un seul fournisseur. Il faudra revenir d'ailleurs sur ce portail et sur la façon dont il propose les titres d'ouvrages par affinités, entre livres déjà téléchargés et succès de librairies.

Je suis déçu du traitement du manga : la liseuse affiche du page à page et, du coup, les cases et les phylactères sont vraiment petits, même si toujours lisible. J’aurais préféré un case à case plus simple. Il faudra que j’en télécharge d’autres afin de me faire une meilleure idée. Les illustrations du titre de Gwenn Seemel passent relativement bien. Ce n’est pas extraordinaire mais l’image rend bien, même si en noir et blanc ce qui ôte une dimension importante aux tableaux.

Pas non plus de téléchargement de magazines ni de journaux : le site indique que cette fonctionnalité n'est pas encore disponible et je n'ai pas fait l'effort d'en télécharger un gratuit quelque part.

J’ai commencé le Victor Hugo avec plaisir et délectation et j’avoue avoir été rapidement pris au jeu. La lecture est aisée, sans problème, et je suis rapidement resté plusieurs heures à parcourir la Bretagne révolutionnaire. Confort de lecture donc sans conteste.

  • Fonctionnalités de la liseuse

Ce n’est que dans un deuxième temps que j’ai découvert un certain nombre de fonctionnalités. Il faut commencer à fouiller la liseuse pour la bien prendre en main. Les titres les plus lus de sa bibliothèque personnelle apparaissent en mosaïque à l’écran de la liseuse. Cliquer sur le premier permet d’ouvrir le titre.

La liseuse permet de créer ses propres étagères virtuelles au sein des livres téléchargés, elle permet également de télécharger de simples extraits de livres numériques avant d’acheter l’ouvrage en question. Car si l’appareil se connecte à internet en wifi, ce n’est que pour synchroniser les titres téléchargés dans sa liseuse ou depuis son ordinateur ou pour acheter de nouveaux titres évidemment.

Dans les paramètres, on peut gérer son compte, la luminosité, la date et l’heure, la langue, la connexion wifi et accéder à de petits jeux (échecs, carnet de croquis, sudoku, navigateur internet basique).

  • Fonctionnalités sociales

Il est aussi possible de gérer son compte « Reading Life ». Cette option me laisse un peu dubitatif. Elle permet de gérer, nous dit-on, « l’évolution de votre lecture et de recevoir des récompenses Kobo ».

En gros, nous avons d’une part les statistiques de lectures (livres en cours, temps passé par livre, heures totales de lecture, temps restant par titre, pourcentage de la bibliothèque lu) et d’autre part des récompenses : un système semblable aux badges qu’on débloque sur Foursquare : on débloque ainsi des badges lorsqu’on se crée un compte Reading Life, se crée sa bibliothèque numérique, commence un nouveau livre, termine un livre, lit souvent le soir, lit depuis 2h, dans telle ou telle tranche horaire, utilise les fonctionnalités de notes, lie son compte Facebook etc.

Dubitatif donc car au côté ludique se joint un aspect intrusif peu appréciable même si, bien sûr, la collecte de ce genre de donnée n’est pas vraiment une nouvelle ni un nouveauté. C’est d’ailleurs en parcourant ces récompenses et celles à venir que j’ai découvert la fonctionnalité « afficher plus d’info » sur un titre de sa bibliothèque qui connecte l’ouvrage à sa fiche de résumé.

Enfin, la Fnac promet plus de fonctionnalités sociales qui mettent en avant les avis des lecteurs mais j'avoue n'avoir jamais vraiment été attiré par ce genre de choses et laisser plutôt cet aspect de côté.

  • Lecture numérique

Au cours de la lecture, j’ai apprécié l’ouverture de fenêtre pop-up pour les notes de bas-de-page ou le glossaire. C’est bien pratique, notamment dans le cadre d’un roman de fantaisie comme « La Roue du Temps » qui, selon la loi du genre, invente pléthore de vocabulaire pour faire plus exotique. Dans le cadre du glossaire, seules les premières lignes sont cependant affichées et il faut ensuite aller directement aux pages idoines pour lire l’intégralité de la définition mais la navigation et le retour dans la page lue sont plutôt aisés. Un bémol cependant, lorsqu’on referme une fenêtre pop-up, les caractères de la page apparaissent plus clairs, comme effacés. La fonctionnalité « dictionnaire » n’est pas toujours opérante ou alors c’est le vocabulaire de Victor Hugo qui échappe en partie aujourd’hui aux dictionnaires par défaut proposés.

D’une manière générale, la navigation dans un titre est plutôt intuitive. Une pression suffit pour changer de page et les zones tactiles sont également paramétrables (ce qui est bien pratique pour le gaucher que je suis).

J’aurais cependant aimé pouvoir revenir rapidement à une page précise. Par exemple, toujours dans le cadre d’un livre de fantaisie, revenir aisément à la carte du monde ou de la région sans avoir à passer par la table des matières, ce qui peut s’avérer fastidieux. Il y a bien une fonctionnalité pour corner une page mais je n’ai pas encore compris à quoi ni comment elle servait. Soit dit en passant, on peut zoomer sur les illustrations, ce qui est une très bonne chose pour mieux suivre la lecture des cartes.

J’ai réglé la taille des caractères également de façon à n’avoir pas trop de pages par chapitre. Je trouve cela vraiment pratique. De même que modifier l'intensité du rétro-éclairage est moins fatiguant que le paramétrage par défaut.


3. En résumé :

  • Ce qui est bien :
- La taille
- Le paramétrage facile
- Le confort de lecture
- Je n’en ai pas parlé encore mais la durée de la batterie (pas besoin de recharger l’appareil tous les soirs comme pour une tablette, un luxe !)
- Le multiformat, il ne faut pas le nier
- J’aime bien le côté ludique des badges à débloquer

  • A améliorer :
- Une présentation des fonctionnalités de lecture et de navigation plus complète
- L’affichage des notes qui efface les caractères de l’encre électronique
- J’aime moins le potentiel envoi des données personnelles aux éditeurs
- Le traitement des images et des bandes dessinées (à vérifier avec d’autres titres)
- J'ai eu quelques problèmes liés aux métadonnées des ouvrages : titre sans auteur, deux fichiers pour un autre titre (un fichier texte et un fichier image pour la couverture) mais ce n'est pas lié à la liseuse elle-même ni au compte Fnac.

L’ensemble est donc globalement positif pour le gros lecteur que je suis. Et le côté portable ne m’empêche pas d’emporter l’appareil partout avec moi, y compris dans les transports en commun, ce qui est un très bon point également.

Vous avez essayé ?



lundi 4 juin 2012

Ressources numériques en section jeunesse

Jeudi 31 mai, j'intervenais -rapidement- dans le cadre d'une journée d'étude coorganisée par Médiaquitaine et le Centre national de la littérature pour la jeunesse - La Joie par les livres sur le thème des "Politiques documentaires jeunesse à l'heure du numérique" dont vous trouverez ici le programme au format pdf.

Ce dernier présente la journée de cette façon :

Les politiques documentaires, en particulier jeunesse, s’inscrivent désormais dans un contexte du développement des ressources numériques.
Qu’en est-il des notions d’acquisition, de collection, bousculées par celles d’accès et de service ? Que proposer, face à quelles attentes, pour quels usages ? Avec quels moyens ? Pour quelles finalités ? Quelle gestion, entre concurrence, coexistence, complémentarité ? En février 2011 Médiaquitaine organisait avec l’ABF une journée d’étude nationale : « Politiques documentaires jeunesse : quelles réalités aujourd’hui ? ». En prolongement de cette journée et pour en approfondir la thématique, on s’interrogera sur ces bouleversements.

Je ne reviendrai pas sur cette dernière, vous en trouverez des comptes-rendus en ligne (par exemple ici ou ici, sur le  sur le blog de l'inspecteur d'académie Jean-Pierre Véran sollicité pour faire la synthèse de la journée).

Ma propre intervention devait traiter des ressources numériques en bibliothèque jeunesse et je l'ai construite en trois temps :

  1. Un contexte en mutations
  2. Panorama des ressources numériques
  3. Stratégies de mise en œuvre

La première partie revenait sur les évolutions des usages, expliquant combien les plus jeunes avaient un accès facilité aux appareils et, partant, aux ressources numériques ce qui n'était pas sans conséquence pour nos propres établissements. L'idée était donc d'évoquer les évolutions d'usages et la désinstitutionalisation comme la désintermédiation qui en résultaient ce qui, paradoxalement, renforce le rôle des bibliothèques et des médiathèques puisque cette désintermédiation ne signifie pas tant disparition qu'invisibilité des intermédiaires. Benoît Tuleu, qui me précédait dans la journée et évoquait l'impact du numérique sur les politiques documentaires, avait déjà abordé ces changements menant à un certain flou dans les repères professionnels.

La seconde partie revenait sur les principales ressources numériques disponibles en sections jeunesse, comprises au sens large soit pouvant accueillir tant les tout-petits que les adolescents. Je ne me suis pas attardé sur les cédéroms et autres dévédés pour me concentrer sur les ressources toutes dématérialisées à savoir 1°) les livres numériques et la presse en ligne, 2°) la vidéo à la demande et la musique en streaming, 3°) les jeux vidéo. Sont évoqués également les ressources d'autoformation et les livres sonores. Il s'agissait à chaque fois de faire le point sur les enjeux de chaque type de ressources (pourquoi sont-ils importants, quels questions techniques, juridiques, économiques ils posent...), évoquer rapidement une description des ressources disponibles et esquisser les modes de valorisation possibles. Pour ce faire, je suis parti des rapports et des premiers retours d'expérimentations existants.

Si l'on considère simplement l'offre jeunesse existante, il n'y a guère de surprise à avoir : elle demeure faible et mal valorisée par les éditeurs. Souvent, on trouve des titres compris dans les abonnements adultes mais plus rares sont les abonnements destinés uniquement à la jeunesse. Probablement sera-t-il intéressant pour un établissement de signaler au sein d'une même page ressources jeunesse spécifiques et titres cachés dans les abonnements adultes.

Quelques questions pour une offre de contenus numériques

  • Offre documentaire (bouquet ou non, support, ressources gratuites…)
  • Modèle économique (abonnement, titre à titre) et Coût  (subventions possibles)
  • Questions juridiques (cf. Ressources numériques en bibliothèque : aspects juridiques et modes d'acquisition / Lionel Maurel)
  • Aspects techniques (streaming, téléchargement, formats de fichiers, logiciels requis, statistiques)
  • Accès au service (prêt, sur place, à domicile) et Valorisation
La dernière partie voulait traiter plus spécifiquement des modalités de mise en œuvre au sein des établissements mais, même si je l'avais prévue plus succincte dans le déroulé du diaporama, je me suis tout de même retrouvé à court de temps libre pour la développer à bien.

Il s'agissait néanmoins d'insister sur plusieurs écueils récurrents à l'occasion de la mise en place de ces nouveaux services comme

  1. Ouvrir un service parce que c’est à la mode (Acquérir pour acquérir)
  2. Croire que tous les établissements se valent
  3. Céder aux sirènes technologiques
  4. Penser que parce que c’est en ligne, ça ne coûte rien
  5. Sous-estimer les questions techniques
  6. Sous-estimer les coûts sur le long terme
  7. Penser que les usagers seront enthousiastes
  8. Laisser le service dans les mains d’une seule personne
  9. Ne compter que sur son seul enthousiasme
  10. Avoir un personnel peu formé et à l’aise avec ces questions

L'idée est évidemment d'intégrer ses services comme autant de projets dans la stratégie de l'établissement, ce qui doit permettre de lier ces outils à des objectifs définis, réfléchir à leur valorisation, la communication à mettre en œuvre et la médiation que vous allez développer autour. Et je terminais en suivant deux orientations plus stratégiques : Développer une vision globale en terme d'offre de service que ce soit sur la façon dont l'offre s'insère dans l'offre de service de la bibliothèque d'une part (ne pas penser les services numériques en parallèle et déconnectés des services et des ressources physiques mais bien réfléchir en terme de complémentarité tant au niveau de l'offre que de la valorisation) et, d'autre part, comment ces ressources numériques s'insèrent dans l'archipel des services numériques de la bibliothèques (services en ligne, services numériques sur place, modalités d'accès aux collection...) tout en insistant sur l'importance de la formation, de l'expérimentation, de la connaissance de l'offre et de ces modalités, du rôle primordial du médiateur.

La présentation est disponible sur mon compte slideshare (cliquer sur l'image).N'hésitez pas à la compléter, commenter, discuter...

jeudi 15 mars 2012

Statistiques d'usages des mobiles en bibliothèque (au Royaume-Uni)

J'évoquais il y a deux jours le projet m-Library qui se veut un projet d'étude collaboratif entre les bibliothèques universitaires des Higlands (the University of the Highlands Islands (UHI)) et d’Édimbourg (Edinburgh Napier University). Coordonné par le SLIC, le Scottish Library and Information Council, ce projet s'est penché sur la mise en œuvre de services mobiles dans les bibliothèques universitaires du Royaume-Uni et leurs utilisations effectives par les étudiants.

L'enquête s'est déroulée sous forme de sondage électronique accessible à partir du site web de l'université et de la bibliothèque en novembre 2010 interrogeant les étudiants des deux universités partenaires et de ceux d'une troisième université : la Queen Margaret University. Environ 1.000 étudiants ont répondu, à 82% undergraduate (en gros Licence), 13% postgraduate taught (en gros Master étude) et 4% postgraduate research (master recherche).

Quelques statistiques sur le taux d'équipement de ces étudiants :

  • Les étudiants ont des équipements récents (81% avaient changé il y a moins de 18 mois)
  • Il y avait très peu de tablettes (seulement 4 de déclarées en 2010)

Usage principal :

  • L'utilisation principale du téléphone est, dans l'ordre : envoi de SMS, passer des coups de fil, naviguer sur internet.
  • 44% des étudiants affirment naviguer sur internet au moins une fois par jour à partir de leur téléphone
  • 5% s'en servent pour lire des livres électroniques, 10% pour lire des quotidiens.

Parmi les étudiants non équipés :

  • 21% avaient l'intention d'acheter un smartphone dans les 6 prochain mois et 31 s'équiperait éventuellement.

parmi les étudiants disposant d'un accès internet :

  • 42% avaient un forfait proposant un accès illimité à internet (aujourd'hui apparemment limité).
  • 63% avaient téléchargé des applications
  • 82% ne connaissaient pas les QR Codes
  • 8% avaient un lecteur de QR Code comme application

Concernant la bibliothèque :

  • 15% s'étaient déjà servi de leur téléphone pour naviguer sur le site de la bibliothèque
  • 90% seraient désireux d'utiliser des services sur mobile.
  • Ils attendent d'un site  mobile de bibliothèque des services plutôt pratiques dont principalement la possibilité de renouveler ses documents en ligne, de consulter le catalogue et de recevoir des rappels par SMS au moment de rendre les emprunts (et éviter ainsi d'éventuelles amendes).

mardi 6 décembre 2011

Nouvelles lectures

Connaissez-vous "Nouvelles Lectures" ? Si ce n'est pas le cas, abonnez-vous à ce blog sous-titré Des solutions pour l'accès à l'écrit des personnes handicapées et proposé par le très intéressant Luc Maumet, responsable de la médiathèque Valentin Haüy, spécialisé dans les services en matière d'accès à l'écrit pour les publics empêchés.

L'association Valentin Haüy (prononcer A-U-I) lutte :

avec et pour les personnes déficientes visuelles pour la reconnaissance de leur droits, leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle, le développement de leur autonomie au quotidien, leur information et l'information du grand public sur la réalité du handicap visuel, les moyens de sa prévention et la nécessité de toujours faire évoluer le regard que la société, et parfois les personnes déficientes visuelles elles-mêmes, portent sur le handicap.

L’association est présente dans toute la France. Son siège est à Paris. Elle compte 85 comités régionaux et locaux et 8 établissements. Au passage, l’association Valentin Haüy et l’association Handicapzéro viennent d'organiser une journée d’information sur la façon d’interagir avec un écran tactile lorsqu’on est malvoyant ou aveugle le 3 décembre dernier à Paris.

Sur son blog, Luc Maumet parle du format DAISY, des offres numériques, des tablettes, de la peste des DRM (ici un liste des éditeurs sans DRM issue de Bibliosurf), de synthèse vocale sur iPhone et d'AlphaBib, le portail pour améliorer l'accueil des publics handicapés en bibliothèque porté par la BPI.

Dans l'un de ses récents billets, Luc Maumet nous présente une vidéo du Royal National Institut for the Blind (RNIB) l’intérêt des ebooks pour les personnes aveugles et malvoyantes. Une approche intéressante : peu technique mais sensible.



Une thématique à suivre, d'autant qu'on annonce prochainement (un à deux ans) la sortie detablettes à interfaces haptiques, simulant les textures et donc permettant de ressentir par le toucher ce qui est affiché à l'écran. Pour certains publics empêchés les applications possibles sont incroyables !


mercredi 21 septembre 2011

Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?

"Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?" est le titre d'un article paru cet été dans Mind Shift et proposé par .

L'auteur y explique que, si l'acte de lecture est un acte social -et nous avons toujours été amené à partager nos lectures, ce dernier se voit forcément touché par le développement du web social.

Le phénomène des recommandations en est un exemple fort : n'a-t-on pas vu en début d'année Amazon proposer une nouvelle fonctionnalité de "Public Notes", permettant à tout un chacun de partager avec le plus grand nombre les notes prises à la lecture d'un Kindle. Et si vous liez vos comptes Facebbok et Twitter, vous vous verrez suivre automatiquement l'ensemble des contacts que vous avez sur ces sites (ce qui peut s'avérer dérangeant quand même). Une fonctionnalité proposée aussi depuis cet été par Google qui propose quant à lui de partager les titres que vous lisez sur son propre réseau Google plus. Dans ces exemples, le partage est limité à l'utilisation d'une même plateforme, ou d'une même édition, mais d'autres réseaux libres, en ligne, existent et facilitent les échanges.

A dire vrai, les réseaux sociaux de lecture ne sont pas rares, mais il permettent l'émergence de nombreux groupes de lectures (ou clubs lectures) privés où les lecteurs partagent leurs impressions, écrivent des compte-rendus de lecture etc. notamment dans un contexte scolaire, parfois en temps réel pour des e-lecteurs suivant une même édition.

On pourra opposer, poursuit l'auteur, que les fonctionnalités sociales distraient l'usager de sa lecture, mais à l'inverse, elle affirme que ces éléments apportent de la profondeur et de la compréhension au texte, exactement comme peuvent le faire les clubs lecture, où les pairs nous aident à découvrir, appréhender des notions qui peuvent paraître ardu lorsqu'on lit seul.

lundi 19 septembre 2011

40 usages des Médias Sociaux par des bibliothèques

La liste n'est pas de moi mais se retrouve sur accreditedonlinecolleges.

Faisant le constat du développement des réseaux sociaux y compris dans les établissements d'enseignements supérieurs américains, le site a essayé de lister quelques usages répandus dans les bibliothèque. Facebook, Twitter, FlickR, YouTube sont ainsi autant d'outils et de lieux d'expérimentations pour permettre la réalisation de nouveaux services et la mise en valeur de l'établissement. Pas mal d'idées, certaines qui existent déjà en France, d'autres qui ont été oubliées mais que vous pourrez compléter à loisir j'en suis certain. 

Les liens renvoient aux réalisations elles-mêmes ou aux articles qui en parlent (et qui du coup parfois évoquent d'autres projets tout autant intéressants).

  1. Tuesday Trivia:
    La bibliothèque McCain du Agnes Scott College organise un tournoi tous les mardi sur le blog de la biblitohèques et la page facebook et offre des prix à chaque bonne réponse (places de théâtre, bon pour un café, goodies etc.) Et elle n'est pas la seule
  2. The Incremental Project:
    Un chercheur de Cambridge University Library utilise YouTube et les médias sociaux pour rassembler des outils et de la matière de recherche sur l'Irak.

  3. Broadcasting live events:
    certaines bibliothèques diffusent des vidéos en direct des animations et événements comme des soirées jeux ou des rencontres d'auteurs etc...

  4. Facebook photo contest:
    La bibliothèque de Fairfield University sponsorise un concours de photos pour la Semaine des Bibliothèques (National Library week)

  5. Displaying new acquisitions:
    La bibliothèque de l'Université de la Vallée de l'Utah utilise Shelfari pour afficher et exposer ses nouvelles acquisitions.

  6. Rebranding:
    L'Université du Missouri à Kansas City utilise nombre de médias sociaux pour reconstruire l'identité du réseau de bibliothèques,  augmenter leur visibilité et mettre un visage humain derrière les services proposés.

  7. Creating a connected presence:
    La BU de Bryant utilise des flux RSS, des widgets, et des lignes de codes pour interconnecter leurs présences sociales, ne publier qu'une fois les informations et gagner du temps de travail.

  8. Real-time meeting feedback:
    Des bibliothèques utilisent les changements de statut Facebook pour avoir des retours en temps réel, même au milieu des réunions de travail.

  9. Working collaboratively:
    Cet article en anglais a été écrit par deux bibliothécaires universitaires qui ne se sont en fait jamais rencontrés mais ont été capables de travailler en collaboration à travers les outils sociaux.

  10. Tracking social media involvement:
    Des universités ont agrégé de l'information pour évaluer leur image sur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.

  11. Reference questions:
    @KoernerRef de l'Université de Colombie Britannique publie les questions intéressantes posées au bureau de renseignement. Le compte alimente aussi la page d'accueil de leur site internet.

  12. Tweet upon checkout:
    Avec Symphony (SirsiDynix), des bibliothèques peuvent automatiquement twitter quand de nouveaux documents ou produits sont empruntés et donc faire de la pub pour les collections de la bibliothèque.

  13. Homepage IM reference service:
    Beaucoup de bibliothèques universitaires proposent des services de références virtuels en messagerie instantanées à partir de leur page d'accueil.

  14. Pointing out useful resources:
    Des établissements publient des informations pertinentes sur la vie de la bibliothèque mais aussi de l'école/université.

  15. How do you use the library?:
    La bibliothèque de l'Université de McMaster utilise un sondage et un concours sur Twitter pour promouvoir la bibliothèque.

  16. Student worker training wiki:
    La bibliothèque Dick Smith de l'Université de Tarleton utilise un wiki pour former les stagiaires et un autre comme intranet.

  17. First Year Experience:
    La bibliothèque de McMaster’s a ouvert un wiki pour aider les étudiants à se repérer lors de leur première année dans l'Université.

  18. Giving the scoop:
    Des bibliothèques publient des informations en avant-première sur Facebook et Twitter comme, par exemple, l'arrivée de nouveaux titres dans tel ou tel domaines.

  19. Zombie comic:
    La biblitohèque du McPherson’s college a créé une bande dessinée présentant l'établissement et ses ressources mettant en scène des zombies qui est devenu très populaire sur les réseaux sociaux.

  20. Library Minute:
    L'université de l'Arizona publie de courtes vidéos sur YouTube pour partager des informations sur l'actualité de la bibliothèque.

  21. Qwidget:
    La bibliothèque de l'Université du Texas propose sur sa page d'accueil d'interroger le Qwidget QuestionPoint mais également de la solliciter sur Facebook pour renseigner les usagers.

  22. Librarians do Gaga:
    Les bibliothécaires peuvent se promouvoir en faisant de super vidéos !

  23. Foursquare specials:
    Des bibliothèques mettent en place des événements spéciaux pour les étudiants qui se géolocalisent sur Foursquare et d'autres services de géolocalisation : par exemple, le droit d'emprunter plus d'ouvrages ou de vidéos pour les "Maires".

  24. Remote apps:
    Certaines applications proposées par des bibliothèques sur terminaux mobiles permettent aux étudiants de consulter les périodiques et autres ressources de n'importe où.

  25. Poll Everywhere:
    La bibliothèque du Champlain College utilise Poll Everywhere pour faire des sondages à partir de SMS, de Twitter, et bien plus rendant ces derniers amusants et augmentant le taux de participation.

  26. Text a librarian:
    La bibliothèque de Middleton offre une fonctionnalité qui propose aux étudiants de consulter un service de Questions-Réponses par SMS à toute heure du jour.

  27. The Amazing Library 101 Challenge:
    La bibliothèque de l'Université d'Ottawa a créé une vidéo sur YouTube montrant une sorte de course d'orientation à travers les différents services de la bibliothèque. C'est pas super bien filmé, mais en français, et l'idée me paraît plutôt originale et appréciable.

  28. Finals hashtags:
    La bibliothèque du Madison College, Université du Wisconsin, a ouvert un hashtag sur Twitter, #studystrong, pour aider les étudiants pendant les révisions de leurs partiels (ça n'a pas beaucoup marché apparemment, le fil est vide ou presque)

  29. Second Life sculpture garden:
    La biblitohèque de l'Université de McMaster possède une île sur Second Life dont la sculpture centrale a été créée par les étudiants de la filière "Création numérique".

  30. BiblioCommons:
    Nombres de bibliothèques universitaires et publiques utilisent BiblioCommons comme outils de partage où elles échangent des conseils, des recommandations, des tags etc.

  31. Parody videos:
    L'Université de Brigham Young a parodié une publicité très connue (outre-atlantique) pour un déodorant, pour encourager les étudiants à fréquenter la bibliothèque.

  32. Getting feedback:
    Des bibliothèques utilisent les médias sociaux pour comprendre comment leurs usagers utilisaient les services et améliorer les points négatifs qui remontaient.

  33. Tour the library:
    La bibliothèque du Harper College propose une visite des locaux en vidéos sur YouTube.

  34. IM widget for unsuccessful searches:
    quand un étudiant fait une recherche infructueuses dans le catalogue, il peut solliciter un bibliothécaire par messagerie instantanée pour l'aider dans sa recherche.

  35. Delicious tag bundles:
    Des bibliothèques propose des groupes de tags sur Delicious comme annuaire de liens validés disponibles à partir du site de la bibliothèque.

  36. Uploading visiting authors and lectures:
    D'autres bibliothèques ont chargés les enregistrements audios et vidéos d'auteurs et de conférenciers sur des sites comme Facebook, TouTube ou FlickR.

  37. Libguides:
    Des biblitohèques peuvent partager des guides et des tutoriels sur Facebook grâce à l'application Libguides. En soi c'est une super idée ce partage de tuto que chacun recréé dans son coin.

  38. Connotea citations:
    Les bibliothèques de l'Université de Duke offrent aux étudiants d'utiliser OpenURL pour créer des liens vers les ressources électroniques de l'université via leur compte Connotea.

  39. Retweeting new material:
    Le compte Twitter de nombreuses bibliothèques font souvent suivre les tweets d'auteurs et d'autres artistes présents dans leurs collections.

  40. JSTOR:
    Des bibliothèques offrent à leurs usagers de faire une recherche dans JSTOR à partir de Facebook.

vendredi 22 juillet 2011

Usage des réseaux sociaux par les étudiants

Sur son blog Marketing et Technologies, Julien Bonnel fait état d'une étude réalisée par Jobteaser sur l'usage de quatre réseaux sociaux importants (Facebook, Twitter, LinkedIn et Viadeo) par des étudiants de second et troisième cycle (bac +4/+5) en France. L'étude a été menée auprès de 1 500 étudiants de grandes écoles (commerces, ingénieurs) et d'université et fournit également des indicateurs concernant l'usage et la perception des réseaux sociaux par les entreprises.

Julien Bonnel cite les chiffres suivants :

  • 95% des étudiants possèdent un compte facebook
    • 86% s'y connectent quotidiennement
    • 65% sont actifs sur le réseau
    • 14% sont fans d'une marque
    • 11% ont déjà cliqué sur une publicité lié à une marque
    • Facebook reste majoritairement utilisé pour un usage personnel
  • 53% possèdent un compte sur les réseaux professionnels Viadeo ou LinkedIn
    • Le taux monte à 62% pour les jeunes diplômés des écoles d'ingénieurs et 96% pour les jeunes diplômés des écoles de commerce
    • 29% s'y connectent plus d'une fois par mois
    • 86% y sont inscrits pour s'assurer un profil professionnel sur le web
    • Toutefois les réseaux professionnels ne sont pas perçus comme utiles à leur orientation professionnelle
  • 27% possèdent un compte sur Jobteaser
  • 16% des étudiants ont un compte Twitter,
    • 7% s'y connectent quotidiennement
    • 5% y sont actifs
    • Twiter est considéré comme un réseau non prioritaire par les étudiants
et renvoie vers le diaporama de présentation de l'étude, déposé sur Slideshare (ça ne s'affiche pas chez moi) :


mercredi 6 avril 2011

La "disruption" en bibliothèque

La Disruption est un concept issu du marketing publicitaire fondé sur la notion de rupture, en l'occurence, rupture avec l'image conventionnelle véhiculée par la marque pour la diriger vers une vision espérée (cf. ce pdf proposant des exemples pour les collectivités).

Dans le schéma suivant, volontairement réduit -je vous engage à cliquer sur l'image pour accéder au billet original-, vous sont proposées des sources actives de discontinuité. En l'occurrence, une liste de services externes proposés à nos usagers qui vont venir concurrencer nos propres services et auprès desquels ces derniers peuvent paraître, disons, moins attrayants.

"This image is not meant to be comprehensive, just a proof of concept."

Oui, nos services rencontrent une concurrence forte mais cela ne veut pas dire que nos services sont pour autant condamnés. Bien au contraire, aurais-je envie de préciser. Il s'agit bien plutôt, en effet, d'utiliser, d'intégrer, de digérer cette offre et de ne pas tant la considérer comme un menace que comme un complément ou comme une aide.

La rupture constatée entre notre OPAC et les services web doit être pour nous l'occasion justement d'une rupture de paradigme et d'un changement d'image. L'occasion de disséminer la bibliothèque et de nous renouveler pour aller à l'encontre non pas seulement des usages que de nos usagers.

lundi 24 janvier 2011

QR Codes et tutoriels

Le blog Boring and Mundane nous apprend comment utiliser des QR Codes pour insérer des tutoriels dans des objets physiques.

L'idée est simple. A partir de l'expérience d'une mauvaise utilisation de la photocopieuse (comment faire du recto-verso), un collègue américain s'est décidé de créer un tutoriel vidéo. Les tuto papiers en effet soit ne restent pas longtemps en place (ou alors il faut les coller sur la machine) soit ne sont carrément pas lus.

Voilà notre collègue donc qui se filme en train d'effectuer la manipulation et montre comment il est possible de proposer une copie recto-verso à partir de deux documents différents. La vidéo créé, il la charge sur la chaîne YouTube de sa bibliothèque. Nous avons l'outil d'un côté, le tutoriel vidéo de l'autre avec ses explications. Le lien entre les deux sera un QR Code.

Le QR Code permet en effet de renvoyer vers du contenu en ligne à partir de son téléphone mobile. Nous pourrons ainsi proposer aux usagers de visionner directement la vidéo du tutoriel sur leur portable et effectuer en même temps la manipulation.

Bel exemple d'utilisation de ces codes-barres, non ?

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